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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Quelle réponse politique à la terreur ?

18 Novembre 2015, 06:12am

Publié par Grégoire.

Quelle réponse politique à la terreur ?

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Quand quelqu'un que l'on aime meurt, on s'aperçoit qu'on devient désert…

17 Novembre 2015, 05:54am

Publié par Grégoire.

Quand quelqu'un que l'on aime meurt, on s'aperçoit qu'on devient désert…

 

« Nous sommes sans arrêt confrontés à des séparations. La vie a une main qui plonge dans notre corps, se saisit du cœur et l’enlève. Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le cœur arraché vivant…

Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil.

 

Ceux qui ont disparu mêlent leurs visages au nôtre. Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante. C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante. La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil. Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. »

 

Entretien avec Christian Bobin

extrait du numéro spécial de La Vie : "Vivre le deuil"

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à Dieu...

16 Novembre 2015, 06:27am

Publié par Grégoire.

à Dieu...

Ah donne-nous des crânes de braises 

Des crânes brûlés aux foudres du ciel 
Des crânes lucides, des crânes réels 
Et traversés de ta présence 

Fais-nous naître aux cieux du dedans 
Criblés de gouffres en averses 
Et qu’un vertige nous traverse 
Avec un ongle incandescent 

Rassasie-nous nous avons faim 
De commotions inter-sidérales 
Ah verse-nous des laves astrales 
A la place de notre sang 

Détache-nous, Divise-nous 
Avec tes mains de braises coupantes 
Ouvre-nous ces voûtes brûlantes 
Où l’on meurt plus loin que la mort 

Fais vaciller notre cerveau 
Au sein de sa propre science 
Et ravis-nous l’intelligence 
Aux griffes d’un typhon nouveau

 

Antonin Artaud
Le Pèse-nerfs

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Pray for Paris !

15 Novembre 2015, 07:01am

Publié par Grégoire.

Pray for Paris !

"On a parfois le plus grand mal à concevoir et admettre, mon Dieu, tout ce que tes créatures terrestres s'infligent les unes aux autres en ces temps déchaînés. .
 

Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, je ne fuis pas la réalité pour me réfugier dans de beaux rêves - je veux dire qu'il y a de la place pour de beaux rêves à côté de la plus cruelle réalité - et je m' entête à louer ta création, mon Dieu, en dépit de tout! "
 

Etty Hillesum, Quand souffle l'esprit.

 

 

 

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Gardez votre sang froid et soyez fort !

14 Novembre 2015, 23:53pm

Publié par Grégoire.

Gardez votre sang froid et soyez fort !
Gardez votre sang froid et soyez fort !

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La mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure...

14 Novembre 2015, 06:04am

Publié par Grégoire.

La mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure...

 

"Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige. Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. Et puis, il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer - qui s’est agrandie vertigineusement - a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent - parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour. En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré. L’amour démesuré. L’amour immodéré. Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère. Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous "

 

Christiane SINGER.

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La vérité

12 Novembre 2015, 06:41am

Publié par Grégoire.

La vérité

chef-d'oeuvre du cinéma français !

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Moine...?

11 Novembre 2015, 06:11am

Publié par Grégoire.

Parler de Dieu, comment fait-on aujourd’hui ?

C’est devenu presque insupportable pour la plupart des gens car ils ont souvent une définition très simpliste de Dieu. Le grand penseur et poète, Jean Grosjean, qui fut aussi prêtre, écrivait : « Dieu, c’est l’abîme intérieur ». Dieu, c’est notre abîme intérieur. Ce n’est pas une autorité qui viendrait nous écraser ou nous culpabiliser. Ce n’est pas non plus quelqu’un qui vient nous dire comment il faut vivre. C’est l’insondable en nous mais qui fait que nous vivons, c’est-à-dire que nous inventons, que nous créons, que nous jouons, que nous rions. Voyez, c’est à peu près l’inverse de tous les intégrismes. C’est une puissance vitale qui traverse la mort mais qui n’en est pas défaite, c’est comme un printemps portatif.

Christian Bobin.

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La confiance : le risque partagé ?

10 Novembre 2015, 06:39am

Publié par Grégoire.

Conversation entre Haïm Korsia, Grand Rabbin de France et Frère Samuel, Philosophe et théologien de la Communauté des Frères de Saint-Jean, animée par Nathalie de Baudry d’Asson - 24 juin 2015

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L'insoumise

8 Novembre 2015, 06:11am

Publié par Grégoire.

L'insoumise

“Son nom est connu dans un cercle d’initiés qui la considèrent comme une icône de la pensée contemporaine et qui se ressourcent régulièrement dans ses écrits.

Je fais partie de ces personnes qui, par les hasards d’une amitié, à l’adolescence, ont eu la chance de tomber sur La Pesanteur et la Grâce, et, comme bon nombre d’étudiants, je le suppose, j’ai appris par coeur certains fragments qui résonnaient en moi comme des aphorismes de sagesse et de compréhension du monde. Pendant des années ce livre de chevet fut pour moi comme la boussole du marin au milieu de l’océan déchaîné.

Trente ans après, mes recherches sur Hannah Arendt me firent lire ou relire certains textes comme La Condition ouvrière et L’Enracinement. Je fus, de nouveau, frappée par sa profondeur d’analyse, son courage physique et intellectuel, la pertinence de ses propositions, son mystère aussi, ce mystère d’une vie brisée à trente-quatre ans dans le feu de la recherche de la vérité. Aujourd’hui, nous avons besoin de la pensée de Simone Weil, de sa clairvoyance, de son courage, de ses propositions pour réformer la société, de ses fulgurances, de ses questionnements, de son désir de réenchanter le monde.”

(extraits de la préface)

 

La sortie en librairie d’un ouvrage consacré à celle que l’on confond trop souvent  avec son illustre et populaire homonyme est source, pour son admirateur, de joie et de terreur. Plaisir de voir que l’on s’attache à promouvoir la connaissance de Simone Weil, aussitôt doublé d’une angoisse portant sur la qualité de cette promotion. Ce n’est donc pas sans appréhension que l’on apprend que Laure Adler, après avoir marché Dans les pas de Hannah Arendt en 2005 [1], a décidé de livrer un opus consacré à la philosophe [2] dont on célèbrera en 2009 le centenaire. Evénement qui est le prétexte comme souvent d’une déferlante éditoriale dont L’insoumise a été le premier symptôme.

Le texte, qui ne se veut pas « biographie » mais « récit », a souvent recours à la première personne, et se conçoit effectivement plus comme le récit de l’exploration, par la journaliste et écrivain, de la vie de son héroïne, que comme une biographie stricto sensu. En ce sens, le livre s’inscrit dans la longue tradition des textes « non savants » [3] – souvent enflammés, parfois partiaux, la plupart du temps hagiographiques - qui constituent la bibliographie weilienne de seconde zone. La première se limitant au périmètre encore restreint d’ouvrages scientifiques, abordant Simone Weil de façon exigeante – et surtout de façon philosophique, ce qui semble être encore la justice la plus adaptée à la mémoire de cette philosophe, méconnue comme telle. N’allons toutefois pas jeter le bébé Adler avec l’eau du bain.

 

« Les temps chamgent. Nous vivons une période de cacophonies, de brouillage de repères, d’absence de plus en plus accentuée de la notion de valeur […] Les riches deviennent de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres. La droite séduit la gauche qui, elle-même, demeure aphone ou inaudible sur les grands thèmes qui nous tiennent à cœur […] Brouillage, cynisme, opacité même, si on fait semblant de tout nous dire sous prétexte de tout communiquer. Elle, Simone Weil, c’est le contraire » [4]

 

L’urgence de peindre la figure de Simone Weil semble se justifier aux yeux de Laure Adler par le besoin de justifier par le personnage insoumis une grille d’analyse qui se veut insoumise au monde dans lequel nous vivons. Bref, le propos ne donne pas à penser mais pense pour nous, et ce didactisme est regrettable, tout comme peuvent agaçer les questionnements personnels adlériens qui structurent ce parcours weilien. Mais cela ne doit pas éclipser le côté positif de l’affaire. Si c’est bien l’ego de Laure qui commande, il poursuit un louable but : celui de faire connaître largement la vie et les grandes lignes de la pensée de Simone. 

Traitant d’un auteur dont la progression de la pensée s’enracine dans la diversité de chaque expérience vécue, l’option de récit biographique choisie par Laure Adler doit s’attacher à manifester le surgissement de la pensée au sein d’un parcours humain. Sur ce plan il faut reconnaître à l’ancienne directrice de France Culture une démarche d’une justesse sincère dans l’interprétation et la connaissance des écrits et de la pensée de Simone Weil. Recoupant les sources traditionnelles de la bibliographie weilienne, L’insoumise permet de découvrir les grands traits de la personnalité de la jeune philosophe, même si on ne comprend pas vraiment ce qui motive le choix de la part de l’auteur d’un parcours biographique à rebours pour le moins déstabilisant – l’ouvrage s’ouvrant sur la mort de l’héroïne et s’achevant sur ses jeunes années. Mais surtout, le mérite de Laure Adler est de s’attacher à donner de celle qui fut tant décrite comme une pasionaria de l’ascèse une image plus vivante, très cohérente dans ses excès, et probablement plus juste.

« On découvre une autre Simone Weil, loin des clichés de femme pieuse, dévote, renfermée sur elle-même... Les historiens du catholicisme ont essayé de la récupérer » [5]

 

Ce qui fascine Laure Adler chez Simone Weil, c’est objectivement sa grande liberté, tant dans sa façon de mener sa vie que dans celle de concevoir la pensée:

A Simone Weil appartient le monde, et il est illimité. En Simone Weil réside une faculté de résistance, d’humour, de gaieté, d’absence de peur, de joie de vivre aussi » [6]  Oui, Simone Weil est inclassable, oui, il est difficile de lui donner une couleur politique, de la rattacher à une chapelle ; elle semble avoir traversé tous les idéaux et toutes les idéologies, s’y être intensément immergée pour aussitôt après en faire ressortir les faussetés, les lâchetés et les limites. Non, Simone Weil ne supportait pas la médiocrité, celle qu’elle pensait être sienne et celle qu’elle rencontrait, elle se révoltait et s’enflammait, prenant fait et cause pour tout ce qui la touchait. Mais liberté et engagement ne sont pas forcément synonyme d’insoumission. Il semble un peu rapide de désigner comme insoumise une philosophe dont la pensée repose profondément sur la notion… d’ordre ! La vocation de l’homme, selon Simone Weil, n’est-elle pas effectivement de réintégrer l’ordre de l’univers, régi par la nécessité qui est parfaite obéissance à la Sagesse divine ? L’héritage stoïcien et cartésien (aux échos malebranchistes) est décisif pour comprendre l’importance de la notion d’ordre dans la pensée métaphysique de Simone Weil, et ses conséquences sur la pensée du politique. Son œuvre, touchant aux thèmes les plus divers, présente une grande unité dans son inspiration, et peut être à ce titre qualifiée de philosophie.

 

Notes

[1] Laure Adler, Dans les pas de Hannah Arendt, Gallimard, 2005

[2] Laure Adler, L’insoumise, actes-sud, 2008

[3] Cf. interview de Laure Adler du 14/11/2008 dans un quotidien sétois : « C’est la première fois qu’on publie un livre non savant sur Simone Weil, sans tenir compte de ce qui a été publié après la guerre sous l’impulsion de sa mère ». Laure Adler omet de préciser que l’édition des écrits de Simone Weil après la guerre a été prise en charge par Albert Camus, avec le soutien de Mme Weil.

[4] L’insoumise, p. 9.

[5] Cf. interview du 14 novembre 2008.

[6] L’insoumise, p. 259.

 

Journaliste et écrivain, Laure Adler a animé de nombreuses émissions littéraires ou de débat, tant à la radio qu’à la télévision. Elle a dirigé pendant six ans France-Culture et a assuré des fonctions éditoriales chez Grasset, au Seuil, et actuellement chez Actes Sud. Elle est par ailleurs l’auteur de nombreux livres de fiction ou de non-fiction, parmi lesquels : Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005), A ce soir (Gallimard, 2001), Marguerite Duras (Gallimard, 1998), L’Année des adieux (Flammarion, 1995).

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Vos enfants ne sont pas vos enfants...

7 Novembre 2015, 05:57am

Publié par Grégoire.

Vos enfants ne sont pas vos enfants...

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, 

Parlez-nous des Enfants.

Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,

Ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,

Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, 

pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, 

mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.

L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance 

pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;

Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

 

Khalil Gibran Le Prophète

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Le scandale de la miséricorde...

6 Novembre 2015, 12:36pm

Publié par Grégoire.

Le scandale de la miséricorde...

 

L’histoire de l’Église abonde tristement de cette tentation : toutes les hérésies relativisant le primat de la grâce (pélagianisme, jansénisme…), l’Inquisition, les compromissions avec le pouvoir temporel, la corruption de l’autorité des pasteurs en un pouvoir tyrannique, la séduction de la gloire humaine et de la bonne réputation…  

L’une des formes que prend aujourd’hui la tentation de diminuer la vérité est de ramener la miséricorde à une espèce de faiblesse, en considérant qu’elle relève de l’exception (la justice étant la règle). Or, l’Évangile nous montre bien que la règle, c’est la miséricorde !

La miséricorde, c’est un amour de la personne qui va jusqu’au bout sans avoir peur des persécutions, du qu’en dira-t-on ou, simplement, du désordre… C’est pourquoi les témoins de la miséricorde furent si souvent incompris, critiqués, voire combattus.

 

La miséricorde, c’est ce que proclame tout chrétien faisant le signe de Croix : prendre la place de l’autre jusqu’au bout comme si on avait commis l’acte répréhensible, accepter d’être « assis à la table des pécheurs» et d’y laisser sa peau. C’est le réalisme du lavement des pieds et du don dans l’eucharistie : un don qui est de trop, excessif, insupportable même ! Dieu, le très-haut qui se fait le Très bas, donné à tous, A TOUS, qui vient chercher en priorité ceux qui sont perdus, ce qui ne peut pas être repris, ce qui est sans espoir, sans solution, sans dignité, médiocre, nul, considéré comme déchet, mort, même néfaste à nos yeux !

"Au dernier jour, nous serons jugés sur l'amour !" dit Jean de la Croix.

La miséricorde est ainsi LA note caractéristique de toute communauté chrétienne. Ainsi, il y a deux manières de gouverner une communauté : selon le bien de chacune des personnes qui la composent, ou bien pour la propreté du tout. La première regarde l’intention profonde des personnes ; la seconde, sous prétexte de justice et de bien commun, réduit les personnes à leur actes extérieurs et se corrompt rapidement en une espèce de « tyrannie des bien-pensants ». La première est celle du Christ, la seconde celle des Pharisiens !

" le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n’a pas fait miséricorde, mais la miséricorde se moque du jugement. Jacques 2, 13.

fr Grégoire.

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La théorie du meilleur : ou ces fragilités qui sont nos forces

6 Novembre 2015, 06:34am

Publié par Grégoire.

Jean-Baptise Hibon

S’il est une personne capable de nous convaincre qu’il y a en chacun de nous un potentiel immense, c’est Jean-Baptise Hibon. Dans notre société du ‘tout image’, la visibilité de son handicap ‘moteur cérébral’ aurait pu le murer dans une condition d’assisté à vie.

Mais Jean-Baptiste Hibon a fait de sa fragilité une force vitale, comme en témoigne la densité de son parcours. L’étudiant mène de front un DEA en psychologie sociale, une formation à la méthode Vittoz et un diplôme en organisation des systèmes complexes. L’homme se marie et devient père de deux enfants. Le professionnel se lance dans le conseil ‘handicap et diversité’ et fonde le ‘Réseau Humain’ (premier réseau socioprofessionnel dédié au monde du handicap). Il intervient notamment auprès d’écoles, de professions médico-sociales et de grands groupes du CAC 40.

Parce que son élocution est abîmée, il donne envie de l’écouter vraiment. Ainsi il nous frappe au cœur. Et quand ses mots nous submergent d’émotion, c’est sa distance par rapport à lui-même et son sens de l’autodérision qui nous aident à grandir.

Lien(s) : http://lereseauhumain.com/

bibliographie : « Ivre de joie, avec le handicap souffrir ou renaitre », Editions de l'Emmanuel, 2003

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« La miséricorde du pape François fait scandale dans l’Église »

4 Novembre 2015, 05:53am

Publié par Grégoire.

« La miséricorde du pape François fait scandale dans l’Église »

Texte paru dans La Repubblica du 14 octobre 2015.

 

Le terme “apocalypse” n’indique pas, comme beaucoup le pensent, quelque chose de catastrophique, mais bien plutôt le fait qu’un « voile se lève » ; c’est une révélation, l’émergence d’une réalité inattendue ou cachée. Pour cette raison, ce qui se produit non seulement en ces jours de Synode mais depuis le début du pontificat de François est une apocalypse révélant des situations qui paraissent impossibles et dévoilant la vérité des consciences et des cœurs, souvent cachée derrière des flatteries, des hypocrisies de langage et de comportement. Qu’y a-t-il en jeu dans cette confrontation synodale qui apparaît parfois comme une rude bataille ? Non pas ce que l’Église croit dans son obéissance à l’Évangile. En particulier, ce n’est pas la doctrine catholique sur l’indissolubilité du mariage qui est en jeu – et le pape François s’en est déclaré garant à plus d’une reprise – ni une négociation de l’Église, et en premier lieu des pasteurs, autour de la famille aujourd’hui, de sa crise, des blessures qu’elle peut enregistrer dans les histoires d’amour, de sa fragilité comme de ses réussites toujours imparfaites et contredites. Non, c’est la dimension pastorale qui est en jeu, l’attitude à assumer envers ceux qui se sont trompés et envers la société contemporaine. Et en ce sens précisément l’Église, qui a reçu les sacrements du Seigneur et croit en eux avec obéissance, pour en être ministre, a la tâche de déterminer la discipline en la renouvelant et en la rendant plus fidèle à l’Évangile compris toujours mieux au cours de l’histoire grâce à l’action de l’Esprit Saint.

 

Il faut le dire clairement : ce qui scandalise, c’est la miséricorde ! Cela pourrait sembler impossible. Nous ne pouvons cependant pas oublier que Jésus n’a pas été condamné et mis à mort parce qu’il se serait taché de quelque crime selon le droit romain, ni parce qu’il avait démenti la parole de Dieu contenue dans la loi et les prophètes, mais bien en raison de son comportement trop miséricordieux qui brisait les barrières érigées par les justes endurcis contre les pécheurs publics : il annonçait en effet le pardon, sans recourir à une justice rétributive et punitive, il aimait fréquenter les prostituées et les pécheurs connus comme tels, et se tenir à table avec eux. Sa manière de se comporter a révélé que la miséricorde n’est pas un correctif pour adoucir la justice, ni même un secours pour ceux qui ne connaissent pas la vérité : la justice de Dieu est toujours miséricorde, plus encore c’est la miséricorde qui établit la justice et rend la vérité resplendissante et non éblouissante. Les ennemis de Jésus étaient des experts des Saintes Écritures (scribes) et des hommes « religieux » qui mettaient leur confiance en eux-mêmes et dans leur comportement scrupuleusement observant.

 

Il est donc révélateur qu’une opposition analogue émerge également à l’encontre du pape François et du chemin qu’il tente de tracer pour l’Église, cet exode vers les périphéries existentielles d’une humanité souffrante et mendiante d’amour, de tendresse, de compassion dans un monde toujours plus dur, toujours plus incapable de proximité et de fraternité. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dès les premiers pas de ce pontificat : si le pape sera fidèle à l’Évangile, il se confrontera à l’opposition, et même au rejet et au mépris, parce qu’il ne pourra pas être davantage que son Seigneur. Jésus l’a prophétisé simplement en interprétant ses propres vicissitudes et celles des prophètes avant lui.

 

Ce qui étonne est précisément que ceux qui avançaient non des critiques ou des contestations à l’égard des papes précédents, mais leur posaient simplement des questions, étaient aussitôt taxés de « non catholiques ». Alors qu’aujourd’hui, grâce à la liberté que François a voulu assurer au débat, certains en viennent à soupçonner qu’il permette de laisser manipuler une discussion qui dans l’Église devrait toujours être écoute de l’autre, éloquence des convictions propres sans acharnement, reconnaissance que le successeur de Pierre, le pape, « fait route avec » (syn-odos) les évêques, mais en présidant leur communion avec un charisme et un mandat propres qui proviennent du Seigneur lui-même.

 

Nous en sommes revenus au temps du Concile, aux contestations plus ou moins manifestes, aux médisances contre Jean XXIII et Paul VI ; mais cela ne doit pas épouvanter. Dans son histoire, l’Église a connu des heures plus critiques, même si ces vicissitudes n’offrent indubitablement pas un témoignage de parrhésie (parole libre et franche) et de communion fraternelle. Il est étonnant que cette contestation provienne précisément de ceux que le pape François a voulu proches de lui dans le gouvernement de l’Église ou auxquels il a donné le mandat de l’aider pour tracer un chemin de réforme des institutions. Mais cette donnée révèle qui est le pape actuel : ce n’est pas un pontife qui écarte ceux qu’il sait différents de lui, ceux qui ont des sensibilités très éloignées, ce n’est pas un « régnant » qui marginalise ceux qui ont d’autres optiques pastorales. Tous peuvent constater cette attitude de sa part, qui assurément lui nuit et lui rend plus laborieux son service pour l’Église. D’ailleurs, dans l’Église, il en est de ceux qui voudraient que le pape François ne soit qu’une brève parenthèse, qui affirment que « ce pape ne leur plaît pas », qui le considèrent « faible dans la doctrine », qui n’aiment pas son œcuménisme désirant embrasser tous les baptisés et ne créer aucun mur à l’égard des non-chrétiens et des hommes et des femmes du monde.

Par choix de Benoît XVI, j’ai participé à deux Synodes. Et, je ne vois pas dans celui qui est en cours actuellement une procédure radicalement différente, sinon pour l’appel du pape François à la parrhésie et pour une méthodologie différente, voulue au service de cette liberté de parole : le fait par exemple de publier le résumé de la discussion sans fournir les noms de ceux qui sont intervenus et les phrases qu’ils ont prononcées permet de ne pas classer les évêques comme traditionalistes ou innovateurs, conservateurs ou libéraux, sur la base d’affirmations apodictiques (c’est-à-dire évidentes) qui ne reflètent pas l’incidence que la confrontation et le dialogue ont eue au cours du débat. Les différences en effet sont légitimes, surtout dans une assemblée véritablement catholique, où les évêques sont les porte-parole de leur peuple, les gardiens de la foi inculturée dans une région précise, laquelle n’apparaît pas toujours contemporaine d’autres.

 

Être « serviteur de la communion » est ardu pour le pape François, mais les catholiques croient aussi que repose sur lui la promesse que Jésus lui-même a faite à Pierre : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, affermis tes frères ! » Ce temps est une heure d’apocalypse dans l’Église, et ce ne sera pas la dernière : que chacun assume pour soi ses responsabilités à l’égard de la communion catholique, et plus encore à l’égard de l’Évangile auquel il dit vouloir obéir.

Enzo Bianchi

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Je ne veux plus rien que la vie nue et fraternelle.

2 Novembre 2015, 06:32am

Publié par Grégoire.

Je ne veux plus rien que la vie nue et fraternelle.

 

L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière.

La beauté, le Christ n'en parle jamais. Il ne fréquente qu'elle, dans son vrai nom : l'amour. La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d'une femme...

Un père c'est quelqu'un qui représente autre chose que lui-même en face de son enfant et qui croit à ce qu'il représente : la loi, la raison, l'expérience.... Une mère ne représente rien en face de son enfant. Elle n'est pas en face de lui mais autour, dedans, dehors, partout. Elle tient l'enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle. Les mère ont Dieu en charge.....

Dire de quelqu'un qu'il est saint c'est simplement dire qu'il s'est révélé, par sa vie, un merveilleux conducteur de joie.

Qui a vu l'enfant François grandir ? A part Dieu, personne ou presque.

L'âme est de la famille des oiseaux.

Juste le Très Bas qui chuchote à l 'oreille du dormeur, qui parle comme seulement Il peut parler : très bas.

Ce n'est pas du monde qu'il sort, c'est de lui. Il va là où le chant ne manque jamais de souffle...

    Il ne cherche pas la pauvreté; Il cherche l'abondance qu'aucun argent ne sait donner. Il devine à l'instinct que la vérité est bien plus dans le bas que dans le haut, bien plus dans le manque que dans le plein.

.... La vérité est dans la jouissance qu'elle nous donne.

Par nature, l'amour n'existe pas. Ce qui est naturel c'est cette manière d'aimer qui vous ressemble et qui vous flatte... Ce qui est surnaturel c'est d'entrer dans la léproserie... seul le Très Bas peut s'incliner aussi profondément avec autant de grâce...

Il a trouvé la maison de Son Maître. Il sait maintenant où loge le Très Bas : au ras de la lumière du siècle, là où la vie manque de tout, là où la vie n'est plus rien que vie brute, merveille élémentaire, miracle pauvre, donner à mon âme la minceur qui convient, l'humilité nécessaire.

Je ne veux plus rien que la vie nue et fraternelle. Mais la vie me vient de plus que toi.

Le vrai père c'est celui qui bénit... Le vrai père c'est celui qui ouvre les chemins par sa parole. Une vie c'est fait pour qu'on la donne - et pour rien d'autre.

Il emprunte la voix du Très Bas, jamais celle du Très Haut.... S'il préfère l'infinie douceur à l'infinie colère, il sait bien que toutes deux procèdent du même seul infini - celui de l'amour.

Lui, il s'adresse à Dieu pour L'entretenir des hommes, pour faire tinter à l'oreille de Dieu lointain cette pure note que chacun délivre par sa vie, par le seul maintien de sa vie dans la durée. Il parle avec tout l'univers car tout a puissance de parole dans l'amour, car tout est doué de sens dans l'amour insensé. Il parle avec douceur à chaque vie éphémère et les rassemble toutes dans une éternité d'amour régnant.

Le peuple juif est un peuple que Dieu s'est inventé dans Sa Misère d'Amour, un peuple rien que pour Lui.

Pour que l'homme puisse se connaître, il fallait plus qu'un nom : une absence à soi, une "torpeur" suivie d'un arrachement, d'où lui venait une femme.

Les femmes ont la vie en garde pendant l'absence de Dieu.

Christian Bobin, Le Très bas.

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Tous saints... de part son oeuvre en nous !

1 Novembre 2015, 05:52am

Publié par Grégoire.

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Les forçats de l’absolu : Marina Tsvetaeva

31 Octobre 2015, 06:32am

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Marina Tsvetaeva, Vivre dans le feu, recueil de textes choisis par Todorov, Robert Laffont, p. 403

Marina Tsvetaeva, Vivre dans le feu, recueil de textes choisis par Todorov, Robert Laffont, p. 403

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La différence entre les hommes et les femmes, une affaire de sexe?

29 Octobre 2015, 06:22am

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La différence entre les hommes et les femmes, une affaire de sexe?

 

La différence entre les hommes et les femmes n’est pas une affaire des sexes mais des places. L’homme est celui qui se tient à sa place d’homme, qui s’y tient avec lourdeur, avec sérieux, bien au chaud dans sa peur. La femme c’est celle qui ne tient dans aucune place, pas même la sienne, toujours disparue dans l’amour qu’elle appelle, qu’elle appelle, qu’elle appelle.

Cette différence serait désespérante si elle ne pouvait être franchie à tout instant. L’homme qui ne sait des femmes que la crainte qu’elles lui inspirent et qui donc n’en sait  rien, l’homme a cependant un début de lumière, un fragment de ce qu’est Dieu, dans sa mélancolie du rire des femmes, dans sa nostalgie invincible d’un visage éclairé d’insouciance. Il est toujours possible pour un homme de rejoindre le camp des femmes, le rire de Dieu. Il suffit d’un mouvement,   un seul mouvement pareil à ceux qu’en ont les enfants quand ils se jettent en avant de toutes leurs forces, sans crainte de tomber ou mourir, oubliant le poids du monde. Un homme qui ainsi sort de lui-même, de sa peur, négligeant cette pesanteur du sérieux qui est pesanteur du passé, un tel homme devient comme celui qui ne tient plus en place, qui ne croit plus aux fatalités dictées par le sexe, aux hiérarchies imposées par la loi ou la coutume : un enfant ou un saint, dans la proximité  riante de Dieu- et des femmes. Et  sur ce point  l’Eglise de Rome se sépare de toutes les autres : nul plus que le Christ n’a tourné son visage vers les femmes, comme on tourne ses regards vers un feuillage, comme on se penche sur une eau de rivière pour y puiser force et goût de poursuivre le chemin.

Les femmes sont dans la Bible presque aussi nombreuses que les oiseaux. Elles sont là au début et elles sont là à la fin. Elles mettent le Dieu au jour, elles le regardent grandir, jouer et mourir, puis elles le ressuscitent avec les gestes simples de l’amour fou, les mêmes gestes depuis le début du monde, dans les cavernes de la préhistoire comme dans les chambres surchauffées des maternités.

 

                        Christian Bobin  « Le Très-Bas »

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Dieu ne peut-être connu que dans une connaissance amoureuse...

28 Octobre 2015, 06:00am

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Dieu ne peut-être connu que dans une connaissance amoureuse...

 

 « Si l’intelligence est quelque chose de divin en l’homme, la vie selon l’intelligence est également divine comparée à la vie humaine. Il ne faut donc pas écouter ceux qui conseillent à l’homme, parce qu’il est homme, de borner sa pensée aux choses humaines, et, mortel, aux choses mortelles, mais l’homme doit, dans la mesure du possible, s’immortaliser, et tout faire pour vivre selon la partie la plus noble qui est en lui ; car même si cette partie est petite par sa masse, par sa puissance et sa valeur elle dépasse de beaucoup tout le reste. On peut même penser que chaque homme s’identifie avec cette partie même, puisqu’elle est la partie fondamentale de son être, et la meilleure. Il serait alors étrange que l’homme accordât la préférence non pas à la vie qui lui est propre, mais à la vie de quelque chose autre que lui.... »  

Aristote. Ethique à Nicomaque Livre X, chap 7.

« L’homme qui exerce son intelligence et la cultive semble être à la fois dans la plus parfaite disposition et le plus cher aux dieux. Si, en effet, les dieux prennent quelque souci des affaires humaines, ainsi qu’on l’admet d’ordinaire, il sera également raisonnable de penser, d’une part qu’ils mettent leur complaisance dans la partie de l’homme qui est la plus parfaite et qui présente le plus d’affinité avec eux (ce ne saurait être que l’intelligence), et, d’autre part, qu’ils récompensent généreusement les hommes qui chérissent et honorent le mieux cette partie, voyant que ces hommes ont le souci des choses qui leur sont chères à eux-mêmes, et se conduisent avec droiture et noblesse. Or que tous ces caractères soient au plus haut degré l’apanage du sage, cela n’est pas douteux. Il est donc l’homme le plus chéri des dieux. Et ce même homme est vraisemblablement aussi le plus heureux de tous. Par conséquent, de cette façon encore, le sage sera heureux au plus haut point. »

Aristote. Ethique à Nicomaque Livre X, 9.

 

« La quête de la vérité, est difficile sous un point de vue, facile sous un autre. Ce qui en témoigne, c'est qu'il est impossible que quelqu’un atteigne complètement la vérité, et qu’on la manque complètement. Chacun en explique un quelque chose. Ce que chacun en particulier ajoute à la connaissance de la vérité n'est rien sans doute ou n'est que peu de chose ; mais la réunion de toutes les connaissances présente d'importants résultats. De sorte qu'il en est ici, comme de ce que nous disons dans le proverbe : Qui manquerait une porte ? Considérée ainsi, la quête de la vérité est facile. Mais l'impossibilité d'une possession complète de la vérité dans son ensemble et dans ses parties, montre tout ce qu'il y a de difficile dans la recherche dont il s'agit. Cette difficulté est double. Toutefois, elle a peut-être sa cause non pas dans les choses, mais dans nous-mêmes. En effet, de même que les yeux de l’oiseau de nuit sont aveuglés par la lumière du jour, de même notre intelligence est aveuglée par ce qui est le plus réel. »                      

Aristote. Métaphysique. Livre a.

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Aromathérapeute...

26 Octobre 2015, 11:20am

Publié par Grégoire.

" Que cherchez-vous" soutient le lancement d'une Aromathérapeute !

L’aromathérapie est une branche à part entière de la phytothérapie, elle se définit comme l’usage des huiles essentielles(HE) des plantes médicinales aromatiques dans un but thérapeutique.
 
Depuis des milliers d’années, de nombreuses civilisations de part le monde ont montré un intérêt manifeste pour les plantes aromatiques en médecine, en cuisine et parfumerie.
 
En France, au XXeme siècle des médecins, des chercheurs, des pharmaciens ont permis à l’aromathérapie scientifique de sortir de l’oubli : Gattefossé, Valnet, Lapraz, Franchomme, Baudoux. La réputation, l’efficacité et l’extraordinaire richesse des huiles essentielles n’ont plus à être démontrées pour ceux ou celles qui les utilisent.
 
L’aromathérapie scientifique française est une science médicale naturelle qui n’a rien des médecines douces, car dans des mains inexpérimentées, elle peut être toxique, même si cette notion de toxicité va de pair avec celle de l’efficacité,seule la dose déterminera la nature de l’action .Pour cette raison,il est essentiel que cette étonnante thérapeutique soit enseignée par des professionnels de santé ou par des scientifiques universitaires et pratiquée par des thérapeutes compétents.
 
 
sur rendez-vous les lundi, mardi, jeudi et vendredi à Ivry sur Seine,
au 2 rue du Professeur Calmette, villa 1
consultations à domicile, au cabinet et par téléphone/skype
 
Accès : métro ligne 7, Mairie d Ivry

15 min de Place d Italie; parking assu


Tel :  06 89 45 82 23
mail : aromarthe@gmail.com
 
 
Diplômée et certifiée en aromathérapie scientifique (le soin et la santé avec les huiles essentielles) à la FLMNE (Faculté Libre de Médecine Naturelle et Ethnomédecine ), 
Élève de Pierre Franchomme, aromatologue et pharmacologue, Directeur du Centre de Recherche et Formation en phyto-aromatologie.
Formée en nutrition à la FLMNE. Se soigner grâce à la nourriture, avec la chrono nutrition et les compléments alimentaires.
Aromathérapeute
Conseillère en Phytothérapie
Conseillère en Nutrition
 
 
Donne conférences a Paris et aux alentours sur demande, sur des thèmes tels que : "Les HE de l'hiver / soigner les dermatoses / stress, dépression et médecine naturelle / les HE pour les enfants / rhumatologie ....."

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Bonsoir Père...

25 Octobre 2015, 08:34am

Publié par Grégoire.

Bonsoir Père...

 

Du plus noir de l’abîme où mes sens sont noyés

Je viens ayant jeté le sommeil à mes pieds (…)

 Conduis-moi lentement seul à travers les choses

Le long des heures tour à tour brunes et roses,

Seul avec Toi, du ciel aspirant tout l’espoir,

De la paix du matin jusqu’à la paix du soir.

 

 Rien n’est vrai que d’aimer, mon âme, et d’être dupe (…)

 O prêteuse sans fin de biens jamais rendus,

Laisse abuser chacun de ta folle abondance (…)

 Rien n’est vrai que d’aimer, ô mon âme, mon âme,

Qui te reposerait du poids de ton soleil ?

Ni l’ombre de la nuit, ni l’ombre du sommeil,

Ni le temps qui s’enfuit léger comme une femme.

Rien n’est vrai que d’aimer et que d’aimer toujours !

 

 

 Bonsoir Père ! J’ai mis mes deux mains dans ta main.

Le sommeil – ou la mort – traverse la nuit brève (…)

 Et je ne sais pourquoi tu m’aimes… Les chemins

Me mènent tous à Toi, sans lutte, sans secousse ;

Le sommeil – ou la mort — glisse dans la nuit douce…

Bonsoir Père, reçois mon âme entre tes mains.

 

Marie-Noël.

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Noireclaire : éloge du manque...

24 Octobre 2015, 05:26am

Publié par Grégoire.

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Que cherchez-vous à 5 ans aujourd'hui !

22 Octobre 2015, 19:26pm

Publié par Grégoire.

Que cherchez-vous à 5 ans aujourd'hui !

5 ans aujourd'hui !

 

"Que cherchez-vous"

c'est  1800 articles publiés, 

                 190145 visiteurs uniques,

        318105 pages vues...

 

C'est aussi des miettes d'éspérances et d'humanités pour celui qui cherche la lumière, qui se veut à l'école du réel, de la lenteur qui fleurit, qui croit que l'ennui c'est de l'amour qui s'apprête, que le manque est la lumière donnée à tous, pour celui qui cherche Celui qui est, et pour celui qui n'attend plus, pour qui voudrait croire et celui qui croit croire... redécouvrir ce regard premier, naïf, étonné, emerveillé sur le réel, sur l'autre... redécouvrir un regard simple, contemplatif sur soi-même, et attendre la lumière qui attend de jaillir de nos morts et nos motifs de déséspoirs... 

car le déséspoir et le volontarisme qui en découle, le moralisme et ses jugements définitifs, l'exhaltation de la force, de l'efficacité, de la vitesse ou de la possession matérielle, bref, le mode étriqué de ce qui en nous ne voudraient mettre sa confiance que dans nos résultats, dans l'application de ce qu'on mesure ou comprend sont des fausses croyances, des peurs face à ce creux qui est en nous et qui demande d'éclore, et qui pour cela réclame de faire tomber nos murs et nos fausses sécurités...

Grégoire P. 

 

« A notre époque, il y a un nombre incroyable de préjugés, et l’on croit qu’il n’y en a pas. C’est peut-être aujourd’hui qu’il y en a le plus. Il n’y a aucune éducation d’art, et tous les temps ont été plus artistes que le nôtre.

La science a pris toute la sève, avec ses admirables découvertes. L’homme devient, de plus en plus, l’un des rouages de la machine qu’il dirige, plus ou moins à la vérité ; mais il ne peut faire donner à la machine que ce qu’elle peut rendre.

L’homme pense moins aujourd’hui, pour conduire une machine, qu’autrefois un cordonnier pour faire un soulier avec un simple morceau de cuir. » 

A. Rodin

 

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Je rêve d'une Eglise qui au moindre pet de travers de la société n'irait pas le sentir ni le faire sentir !

22 Octobre 2015, 04:34am

Publié par Grégoire.

à lire de toute urgence !

à lire de toute urgence !

« Je rêve d'une Eglise où la fantaisie et l'originalité feraient bloc pour dénouer les fesses serrées ;

Je rêve d'une église qui ne se prendrait pas pour le nombril du monde mais pour le coeur du monde;

Je rêve d'une Élise ultra patiente avec les égarements de chacun. 

Je rêve d'une Eglise maternelle et c'est tout dire !

Je rêve d'une Eglise qui redirait souvent à elle-même la parole de Marie-Noël: 'N'écoutez pas les clercs ils compliquent tout'!

Je rêve d'une Eglise qui en contemplant les liens des personnes de quelques nature soient-ils, se rediraient à elle-même et dans le secret la parole de son Seigneur: "celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui.

Je rêve d'une Eglise qui considéreraient la sainte Hostie comme un remède et non comme une récompense.

Je rêve d'une Eglise qui ne réserverais pas la communion aux apparents plus digne.

Je rêve d'une Eglise qui n'aurait aucun droit si ce n'est de donner le Christ qui ne lui appartient pas.

Je rêve d'une Eglise qui n'entrerait pas dans le lit des hommes pour vérifier la validité de leurs actes.

Je rêve d'une Eglise qui se mêlerait de ce qui la regarde, c'est-à-dire la foi.»

 

Alors que le pape François rénove le fonctionnement de l'Église et réfléchit tout haut aux éventuelles réformes qui permettraient à la sagesse miséricordieuse de l'Évangile de faire irruption dans le coeur humain, Michel-Marie Zanotti-Sorkine ajoute sa note.

De sa plume alerte, sans concession ni langue de bois, il fonce dans le tas de misères, mais non sans poésie, et souvent avec humour, rêvant d'une Église dégagée de tout esprit de système et harnachée à la bonté la plus infinie.

À tous les déçus de l'Église, à ceux qui s'estiment rejetés par elle, mais aussi à ceux qui espèrent que l'arbre deux fois millénaire du Christ fleurisse encore et réjouisse les multitudes, cette lettre est adressée.

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L'amour ne trompe jamais...

21 Octobre 2015, 05:34am

Publié par Grégoire.

L'amour ne trompe jamais...

«… mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»

Alfred de Musset, on ne badine pas avec l’amour.

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