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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Ils attendent la bonne nouvelle!!

12 Décembre 2011, 05:30am

Publié par Father Greg

 

 


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L’Avent… et après ?

11 Décembre 2011, 05:02am

Publié par Father Greg


 

350px-August_Macke_004.jpg  Idée reçue : l’Avent est la période avant Noël.. Oui, mais pas seulement.

 D’abord, une question d’orthographe. « Avent », est-ce une faute, comme ceux qui envoient tant de SMS qu’ils oublient les bonnes vieilles règles de l’Académie française ?
Non, « Avent » s’écrit bien avec un « e ». Mais alors, de quoi s’agit-il ?

 

« Avent » vient du latin adventum, la venue, l’arrivée. C’est un mot qui a à voir avec « avenir ». Et pourtant, l’Avent est bien le nom qu’on donne à la période liturgique qui précède Noël… Un avenir qui est un avant ? Le mystère s’épaissit…
Et en fait, c’est bien de cela qu’il s’agit, d’un mystère qui s’épaissit ! Et qui prend corps… Le mystère de Dieu vient enfin prendre chair au cœur de l’Homme. La rencontre entre Dieu et l’humanité devient réelle, prend du poids. Et cela, de trois manières. Trois manières pour que Dieu vienne et advienne jusqu’en nous.

 
1. Première « advenue », premier Avent : dans le passé, en Marie.

Le Fils de Dieu se fait fils d’une femme. Le Verbe éternel vient prendre chair humaine parmi nous. Le Seigneur souverain vient « planter sa tente », faire sa demeure dans notre monde. Il n’est plus seulement dans la Loi, ou en Esprit, mais se fait désormais présent dans un homme concret, Jésus de Nazareth. Voilà le premier Avent dont nous faisons mémoire pendant quatre semaines avant de fêter la naissance de Jésus à Noël.
Mais ce n’est pas tout… Le mystère s’épaissit, je vous dis !

 

2. Deuxième venue, « Second coming » en anglais, à la fin des temps.

C’est en fait le troisième Avent, chronologiquement. Ce sera le retour du Fils de Dieu dans la gloire à la fin de l’histoire. C’est ce dont les évangiles nous parlaient, ces dernières semaines le dimanche, à la messe. C’est ce que représentent les tympans de nos églises romanes ou encore le Jugement dernier de Van der Weyden à Beaune. Le Seigneur Jésus viendra pour « juger les vivants et les morts » selon sa miséricorde. Quand ? Nul ne le sait, si ce n’est le Père, dit Jésus lui-même. Mais cela ne nous empêche pas d’attendre… Et d’attendre avec tous ceux qui souffrent injustement et désirent ardemment que le Seigneur vienne rendre toute justice.

Mais entre la venue en Marie il y a deux mille ans et la venue à la fin des temps, quand pouvons-nous, pauvres croyants, rencontrer le Christ qui vient ?

 
3. Troisième Avent : maintenant.

Ce troisième Avent, c’est chaque instant où le Seigneur vient habiter dans nos cœurs. Parfois incognito. Comme le dit Jésus, « si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous nous ferons une demeure chez lui ». (Évangile selon S. Jean 14,23) Voilà la venue, voilà « l’Avent » du Seigneur qui peut nous toucher aujourd’hui, ici et maintenant ! Ainsi, dans cet Avent, c’est à nous d’aller au-devant du Seigneur pour l’accueillir. Pas besoin d’attendre Noël pour que le Seigneur vienne à ma rencontre. Comme nous le dit le mystique allemand Angelus Silesius, « Le Christ serait-il né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas dans ton cœur, cela ne te sert à rien. »

Alors, en ce temps d’Avent, va devant le Seigneur et prépare ton cœur à ce qu’il advienne en toi. « Le Verbe s’est fait chair, et il a demeuré parmi nous et nous avons vu sa gloire. » (Jn 1,14) Cela s’est réalisé en Marie ; cela peut se réaliser en toi ! Viens, Seigneur Jésus !

http://blog.jeunes-cathos.fr

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De la démocratie comme despotisme...

10 Décembre 2011, 04:50am

Publié par Father Greg

 

 

 

Navid-painting2Lorsque je songe aux petites passions des hommes de nos jours, à la mollesse de leurs mœurs, à l'étendue de leurs lumières, à la pureté de leur religion, à la douceur de leur morale, à leurs habitudes laborieuses et rangées, à la retenue qu'ils conservent presque tous dans le vice comme dans la vertu, je ne crains pas qu'ils rencontrent dans leurs chefs des tyrans, mais plutôt des tuteurs. Je pense donc que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde; nos contemporains ne sauraient en trouver l'image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l'idée que je m'en forme et la renferme; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tacher de la définir, puisque je ne peux la nommer.


Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.


Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?


C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.


Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

 

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II

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De la tristesse...

9 Décembre 2011, 05:12am

Publié par Father Greg

 

 

The_Thinker_Portrait_of_Louis_N_Kenton_1900.jpg Je crois que presque toutes nos tristesses sont des moments de tension que nous ressentons comme une paralysie car nous sommes désormais sourds à la vie de nos sentiments devenus étranges. Nous sommes seuls, en effet, face à cette étrangeté qui est entré en nous ; car, pour un temps, tout ce qui nous est familier, tout ce qui est habituel, nous est ravi ; nous sommes en effet, au cœur d’une transition où nous ne savons pas nous fixer. C’est aussi la raison pour laquelle la tristesse est passagère : ce qui est nouveau en nous, l’adjuvant de ce que nous étions, est allé jusqu’à notre cœur, a pénétré son lieu le plus intime, mais n’y est pas non plus resté. : il a déjà passé dans le sang. Et nous ne savons pas ce que c’était. Il serait facile de nous persuader qu’il ne s’est rien passé ; mais nous avons pourtant bien changé, comme change une maison où un hôte est entré.

 

  Nous sommes incapables de dire qui est entré, nous ne le saurons sans doute jamais, et pourtant bien des signes témoignent du fait que c’est ainsi que l’avenir pénètre en nous pour s’y modifier longtemps avant qu’il n’arrive lui-même. Voilà pourquoi il est si important d’être solitaire et attentif lorsqu’on est triste : l’instant apparemment immobile où  semble t-il rien ne se passe, cet instant où l’avenir pénètre en nous est en effet beaucoup plus proche de la vie que cet autre moment arbitraire et patent où l’avenir nous arrive pour ainsi dire de l’extérieur.

 

 Plus nous sommes silencieux, patients et disponibles lorsque nous sommes tristes, et plus ce qui est nouveau pénétrera profondément et sûrement en nous, mieux nous le ferons nôtre ; il sera d’autant plus notre destin propre, et, plus tard, lorsqu’il se « produira » (c'est-à-dire lorsqu’il surgira de nous pour passer aux autres), nous nous sentirons profondément intimes et proches. Et c’est nécessaire ; Il est nécessaire-et c’est vers cela que peu à peu doit tendre notre évolution-que nous ne nous heurtions à aucune expérience étrangère, mais que nous rencontrions que ce qui, depuis longtemps, nous appartient. Il a fallu déjà repenser tant de conceptions du mouvement qu’on saura peu à peu admettre que ce que nous appelons destin provient des hommes et ne vient pas de l’extérieur.


 C’est uniquement parce que nombre d’entre eux ne se sont pas imprégnés de leur destin quand il vivait en eux, ne l’ont pas transformé en ce qu’ils sont eux-mêmes, qu’ils n’ont pas su reconnaître ce qui provenait d’eux ; cela leur est si étranger que, dans leur crainte confuse, ils ont cru qu’il venait à l’instant de les atteindre car ils juraient n’avoir auparavant rien trouvé de pareil en eux.

 

De même qu’on s’est longtemps abusé à propos du mouvement du soleil, on continue encore de se tromper sur le mouvement de ce qui est à venir. L’avenir est fixe cher monsieur Kappus, mais c’est nous qui nous déplaçons dans l’espace infini. 

 

                                               Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète.

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Pourquoi l'Immaculée conception?

8 Décembre 2011, 04:33am

Publié par Father Greg

 

 

virgin-mary-annunciate-1433!xlMedium+St Maximilien Kolbe disait qu’il fallait reprendre toute la théologie dans la lumière de l'Immaculée conception! Pourquoi? Parce que l'Immaculée, ce mystère de gratuité en Marie, c'est le Père qui nous révèle sa miséricorde, son don excessif et gratuit, pour chacun d'entre nous. 

 

A l'Annonciation « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » - l'ange Gabriel révèle l'identité la plus profonde de Marie, le « nom », pour ainsi dire, par lequel Dieu la connaît : « pleine de grâce ». Marie, a été l'objet d'une prédilection singulière de la part de Dieu qui, dans son dessein éternel, l'a « pré choisie » pour être la mère de son Fils fait homme et, par conséquent, l'a préservée du péché originel. C'est pourquoi l'ange s'adresse à elle par ce nom qui signifie littéralement « comblée de l'amour de Dieu depuis toujours », de sa grâce.

 

Le mystère de l'Immaculée Conception est source de lumière intérieure, d'espérance et de réconfort. Au milieu des épreuves de la vie et particulièrement des contradictions que l'homme expérimente en son sein et autour de lui, Marie, nous dit que la Grâce est plus grande que le péché, que la miséricorde de Dieu est plus forte que le mal et sait le transformer en bien.Et cela, c’est pour nous dès maintenant ! Qu'est-ce à dire? On regarde souvent l'Immaculée conception comme un mystère de 'pureté' qu'il faudrait imiter ou que l'on admire un peu de l'extérieur... or, cette fête nous manifeste -en premier- que la Vierge Marie a reçu toute sa sainteté "d'en haut"; elle ne s'est pas faite sainte par elle-même, mais elle a tout reçu gratuitement et elle est resté rivé sur ce don purement gratuit de Dieu pour elle. Et pour chacun d'entre nous c'est analogue: notre Père veut nous voir fixé sur ce qu'Il nous donne actuellement -qui est caché et qui donc nous laisse complètement pauvre car on n'a aucune conscience de ce don. Mais, regarder Marie, c’est voir, toucher que c'est son don qui nous rend comme Lui.

 

C'est cela notre vie chrétienne: Dieu reprend tout de l'intérieur et nous donne tout, mais cela est cachée.  C'est pour cela que cette fête c'est donc célébrer la pauvreté de Marie qui reçoit tout d'en haut, rien de sa sainteté ne vient d'elle sinon d'avoir accepté d'être complètement relative et de vivre d'un don qui la dépasse, et donc d'accepter d'être conduit sans pouvoir 'gérer' sa vie divine: "quitte ton pays, ta parenté, tout ce qui t'es connaturel...".

 

Elle doit donc nous faire comprendre qu'aux yeux de Dieu nous n'avons pas moins de 'valeur' qu'elle;   Dieu veut nous donner de vivre et de continuer ce qu'il lui a donné de vivre, pas moins… !!! Mais il faut accepter de ne rien en voir, que la manière dont Dieu se donne à nous est caché et donc que le quotidien apparemment reste banal et même souvent médiocre, marqué par notre petitesse; et cela le Père le sait et Il s'en sert si on accepte qu'Il passe par là pour se donner à nous: Dieu ne mesure pas son don à notre réponse; La mesure de l'Amour de Dieu pour nous c'est Lui-même, pas moins.

     

Marie doit nous donner d'aimer cet amour de Jésus, du Père pour nous. Il faut que l'amour de Dieu pour nous, qui seul est capable de tout transformer, soit notre repos, notre joie. Nous sommes aimés comme Marie est aimée actuellement. Et c'est aussi Marie qui d'abord répond pour nous.

 

On pourrait dire que c'est un peu facile... mais c'est cela l'espérance: s'appuyer sur un autre qui nous dépasse et non sur ce que l'on peut faire soi-même; et cela c'est très rude: car alors on n'a aucun résultat tangible qui puisse nous montrer notre 'sainteté', là où on en est... Le Père attend de nous toute notre coopération, tous nos efforts, tous nos dépassements, mais ce qui est divin en nous, notre sainteté, ce qui est éternel: cela nous est donné, c'est un don actuel et caché qui reprend tout de l'intérieur.

 

Fr Grégoire.

 

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Le 08 Décembre - Merci Marie

7 Décembre 2011, 12:00pm

Publié par Father Greg

 

« Le 8 décembre : Merci Marie ».


 

marie

 

 Le projet

Refaire du 8 décembre

une grande fête d’action de grâce

pour toucher simplement les cœurs de ceux qui croient et de ceux qui ne connaissent pas Dieu.

  

Pourquoi le 8 décembre ?

Le 8 décembre fête de l’immaculée Conception

est un jour de grâce particulier. On célèbre Marie, lumière dans notre nuit, qui annonce et dit notre Salut.

 

Pourquoi Merci Marie ? 

Dire Merci Marie le 8 décembre, c’est :

Rendre grâce pour la présence protectrice de Marie qui veille sur chacun de nous et en particulier pour tout ce que nous avons reçu dans l’année écoulée. 

 

3 signes forts :

la lumière

Allumer un lumignon et le mettre à sa fenêtre.


la prière

Veillée de prière à St Laurent, Orléans. 20h00

21h00 messe.


Une image :

Merci Marie

 

Vous faites quoi le 8 décembre ?


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Esquisse (III)

7 Décembre 2011, 05:08am

Publié par Father Greg

 

 

Rough-Seas-with-wreckage-by-Joseph-Mallord-Turner.jpgDans sa quête incertaine et qui le rend fragile, le peintre s'il veut grandir doit s'affronter à quelque chose qui le dépasse. Le risque sinon est de s'essouffler dans la fade reproduction, la quête d'une originalité à la mode, ou la fidélité béate à son seul imaginaire. La rude fréquentation des grands maîtres éclaire les balbutiements et corrige l'errance. Seule l'exigeante présence de ceux qui ont fait le chemin permet de se « mesurer ». On n'improvise pas, on ne devient pas peintre parce qu'un jour on s'est éveillé revêtu de l'Inspiration ! On peut devenir peintre, peut être, parce que l'on a rencontré un jour le regard d'un vrai peintre. Du regard on est passé à l'œuvre. De l'œuvre on est retourné au regard. Et ce long va-et-vient a duré toute une vie.

 

Choisir ou reconnaître un maître ? Le reconnaître plutôt, parce qu'on 'avait choisi déjà, à l'intérieur de son propre désir. La peinture, l'art ne s'invente pas. On demeure celui qui ne sait rien encore. Le torrent bondit, mais il faut des berges pour qu'il soit torrent. Les infinis possibles appellent une taille. Le maître est ce milieu. Il est celui qui reçoit, éveille et porte dans un climat de confiance et de respect. Il attire dans une admiration. Il n'est pas la peinture apprise à l'école, le savoir technique ou historique qui, détaché de la vie propre de l'art, donne naissance à ces vedettes, blessantes caricatures dont notre monde pullule. Le maître est là, vivant chaque jour au rythme de ses doutes et de ses folles joies. Le regarder « voir », tenter de comprendre de l'intérieur l'enracinement de la peinture. Référence vivante que l'on imite dans ses premiers balbutiements, à la manière de l'enfant qui refait le geste du père sans aucun souci de sa propre originalité. Il faut assurer le pas : le regard d'abord, le dessin, le volume, et la couleur, à travers la saisie de leurs rapports. Ecouter, recevoir encore, recommencer jusqu'à l'oubli de la technique, jusqu'à l'instant rare où le geste est habité. Rien n'est plus simple, difficile, et banal, qu'un apprentissage.

 

Le maître est celui que l'on aime. Auprès de lui s'apprend la pauvreté d'un incessant désir de pénétrer plus simplement le secret. Ne rien arracher, recevoir. C'est la rosée. Apprendre à voir en le regardant faire, sans craindre les longues heures de silence. Elles ne sont pas inutiles. Comment découvrir autrement l'inlassable recommencement du métier et sa nécessaire solitude ? On ne s'approprie pas l'expérience d'une vie, on ne peut que guetter les touches posées, reprises, jusqu'à l'hallucination. Jamais je n'ai ressenti aussi fort le prix et l'importance du travail, qu'au cours de ces longs après-midi d'été que mon maître épuisait sur une toile toujours trop petite pour contenir tout son désir. Je n'ai su le prix des nuances, la valeur d'un ton, son importance, qu'à travers cette lutte interminable et muette. Nous avions quitté depuis longtemps le temps des théories et des mots. Naît alors, au fond de soi, plus précieux que tout, l'exigence de cette taille sans concession. La qualité attire et essouffle. Le regard se concentre sur l'instant jamais atteint, comme l'horizon lumineux qui semble fuir le marcheur.

 

Un jour le maître s'en va. Au vertige de l'amour orphelin s'ajoute l'incommensurable vertige de cette somme d'expérience et de savoir que le silence va enfouir. On mesure le temps gagné auprès de lui, tout en recevant dans un éclair le testament d'une quête personnelle qu'il nous faut poursuivre. La source ne se perd pas, elle rejaillit. Recevoir le secret d'un père, c'est aussi le porter au-delà, dans un grand respect. Travail de durée et de longue patience au rythme d'une reconnaissance intérieure. Il a été celui qui nous a ouvert la porte. On ne lui dira jamais assez merci. Sa quête devient notre quête. On ne refait pas. Il faut apprendre à renaître chaque jour.

 

L'urgence précipite les instants. On ne peut tout saisir. Mais ce que l'on n'a pas pu voler au vent demeure enfoui, ce que l'on n'a pas pu arracher à la beauté, à la douleur, au silence, demeure une expérience personnelle, cachée comme l'humus. Le peintre porte en lui ces émerveillements qu'il n'a jamais pu dire. Les plus beaux voyages n'ont pas le prix de cette seconde transfigurée pour laquelle il donnerait tout. Troubadour des couleurs, il ne se repose que dans cette quête, contraint de travailler pour mieux voir, mieux recevoir, contraint d'épier encore à l'instant où. il ne voit plus. La lumière serait-elle un peu sa contraignante liberté ? Elle qui joue et s'envole, elle qui effleure puis disparaît, avec quelle rigueur elle se joue de celui qui la poursuit !

 

II n'y a pas deux quêtes. S'il n'est pas toute sa vie, le travail de l'artiste s'enracine dans sa vie même comme l'exigence qui creuse d'autres exigences. Cet appel suscite un autre appel. Pour le peintre, chaque matin est le début du monde. Si la lumière fugitive n'était que le reflet d'un éblouissement plus mystérieux ?

 

ISABELLE TABIN-DARBELLAY (peintre) Aletheia n14

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Esquisse (II)

6 Décembre 2011, 05:03am

Publié par Father Greg

 

 

Olevano_the_Town_and_the_Rocks_1827.jpgL'évidence est si impérieuse qu'elle habite le pinceau. Le travail lui- même est source de découvertes. Torrent aride ou tumultueux, il emporte, de surprises en surprises, ce paysage nouveau né des difficultés de la technique, des caprices de la matière, des impatiences ou des longs entêtements du peintre.

 

La simplification n'est pas le fruit d'un a priori, geste aussi vain que le verbiage justificateur qui l'accompagne. On ne cherche pas avant tout à simplifier pour être à la mode, pour « faire de l'abstrait ». La vraie simplicité explose dans un silence. Elle naît d'un élagage patient et maîtrisé. J'entends encore mon maître fulminer : « Pour dépouiller, il faut avoir quelque chose à dépouiller ! » Si le silence ne peut être le fruit que de l'amour, l'espace dans le tableau ne peut vivre que de l'invisible palpitation d'une présence des choses. Quelle plénitude abandonne la montagne Sainte-Victoire dans la seule limpidité d'une ligne ; quelle force dans le gris décliné d'un mur de Nicolas de Staël ! Le peintre s'y cache, labouré d'avoir été toute une vie mendiant de la lumière.

 

La peinture est faite de temps et de lumière... De ces longs temps d'incertitude qui mûrissent l'œuvre, de ces temps de désert ou de recherche sans but apparent, de ces temps de patience qu'exige la matière. Fulgurance et éternité. La vraie lumière naît d'un temps que l'on ne compte plus. La lumière de Rembrandt, ourlant un plissé de nuit, et que l'on devine plus qu'elle n'éclate, est modulée avec l'insistance d'un regard aiguisé. Elle surgit de vertigineux affrontements avec l'ombre, alors que Tintoret la sculpte et la drape, tournoyant abîme qui fait éclater le mystère. Captée et analysée par Vermeer, elle poudroie dans de subtiles couleurs qui emprisonnent le temps.

 

La lumière « retravaillée » n'est plus le premier éblouissement. Elle est remodelée. Elle devient comme l'architecture du tableau et la durée qui la compose lui donne alors une autre densité, cette fragile épaisseur d'une immobile succession. L'instant du tableau lui est antérieur. Il contient le si long geste du peintre. Mais il dure encore et renaît sans «'épuiser dans chaque vrai regard qui le reçoit. C'est l'instant qui se déroule, comme au delà de la durée, musique figée dans le silence. Les siècles n'éteindront jamais le halo qui cerne le regard du vieillard de Rembrandt. Est-ce encore un trait ou est-ce l'intangible rencontre de la lumière ?

 

ISABELLE TABIN-DARBELLAY (peintre) Aletheia n14

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Esquisse

5 Décembre 2011, 05:02am

Publié par Father Greg

 

 

 

450px-Macke_Russisches_Ballett_1.jpgDemander au peintre pourquoi il peint, c'est demander au vent le secret de ses tourbillons, c'est demander à la mer quand elle cessera de creuser, d'étendre et d'ourler inlassablement ses vagues. Parler de la peinture, c'est déjà arrêter le regard, tenter de s'emparer de cet insaisissable qui justement ne peut être dit que par la peinture.

 

A-t-on appris à voir pour peindre, ou peint-on pour voir ? Quel est cet essentiel d'une réalité qui touche au silence et à la lumière des choses, qui échappe à toute analyse et demeure la fugitive expression d'une éternité ? Quelle est l'urgence qui, dans la seconde où elle a brûlé le regard, devient capable de vous mobiliser tout entier ? Quelle est cette attention qui retient dans l'instant le geste et la respiration du peintre ?

 

Permanence et fulgurance... On ne choisit pas de peindre pour se distraire : « quel joli passe-temps ! », me dit-on souvent. La peinture s'impose avec une force grave comme une lutte nécessaire pour que survive l'éblouissement. Je me souviens de ces matins si transparents, si fragiles dans leur beauté, quand la lumière révèle les formes en les éveillant dans un miracle. S'impose alors avec acuité la certitude d'un mystère, d'un instant qui ne se reproduira plus. La joie, voisine de la douleur, demande de s'approprier ce réel. Commence alors ce long mouvement de va-et-vient entre ce que je vois et la nouvelle présence d'une réalité recréée par le travail. Cet échange est si profond qu'il n'a d'autres mesures que lui-même. Il ne s'agit pas bien sûr de reproduire ce réel avec une précision toute photographique, mais plutôt de se laisser aspirer. Supprimer la distance, devenir l'ombre, la lumière, ou le reflet, c'est tendre, au risque de tout perdre, à ce point ultime qui est limite et délivrance. Quelle folie et quelle difficulté de vivre cet instant avec le seul contrôle de l'éblouissement ! C'est sans doute dans cette subtile correspondance qu'est la vérité du peintre. La réalité - source – nous dépasse toujours, et façonner ce qui déjà existe c'est choisir, dans l’alchimie des couleurs, la musique qui a éveillé le désir. Une étincelle émergera, peut-être une œuvre, correspondance transfigurée de l'émotion et de la réalité. Elle surprend toujours, acidulée comme une trahison ou libre comme l'envol du papillon. Il est vrai qu'à un moment donné l'œuvre s'impose. Le regard du peintre s'est posé sur un visage, puis sur le portrait en train de naître et là, par sa propre nécessité intérieure, l'œuvre guide la main jusqu'à l'instant où ce portrait est peut-être devenu le visage.

 

Tout est peinture. L'eau et le feu, le vent dans l'air doré et ce bleu froid qui borde l'incendie d'un ocre. L'arête d'ardoise, diagonale de lumière, griffe là-haut les chutes violettes de l'abîme. Il suffit de voir, il suffit de s'émerveiller. Peindre, c'est tenter d'arracher le secret d'un rapport - rapport des tons, valeurs et rythmes entre eux - qui ne s'impose qu'à l'instant où on le perçoit. Fulgurante évidence d'une unique possibilité dans la rencontre d'une lumière et du regard. La lumière construit mais il faut savoir lire, et rapidement. Le choix de cet instant porte la marque de chaque peintre. La structure des troncs de Cézanne n'a rien à voir avec le velouté d'un bosquet de Lorrain. Tout se conjugue : valeur, couleur, matière, dans un miracle intérieur à la peinture et qui essoufflera toute tentative d'explication. Personne ne peut prétendre entrer avec des mots dans cette saisie totale et rapide. C'est cela « voir » pour un peintre. Affiner le regard jusqu'à ne prendre du détail que ce qui sera indispensable à l'ensemble. Tout contenir dans l'essentiel, ce n'est pas avant tout « simplifier et dépouiller », c'est porter à sa pointe ultime tout au long du travail, dans une décision constante, le miracle entrevu.

 

 

ISABELLE TABIN-DARBELLAY (peintre) Aletheia n14

 

 

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Des fleurs pour le respect Jeudi 8 décembre 2011 à 18h

4 Décembre 2011, 15:54pm

Publié par Father Greg

rene-magritte-heureux-presage.jpgLe 8 décembre 2011, la première représentation de Golgota Picnic se jouera au Théâtre du Rond-Point (Paris). A cette occasion, le Collectif Culture et Foi : et si on se respectait ? appelle tous ceux qu’un tel spectacle blesse mais aussi tous les croyants et les non croyants qui veulent demander le respect des convictions de chacun, à déposer en silence une fleur blanche :

Jeudi 8 décembre 2011 à 18h

devant le théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées

Les chrétiens veulent ainsi manifester leur douleur de voir le Christ insulté lors de cette pièce de théâtre.

Ni slogan, ni drapeaux, ni banderoles, mais simplement ce beau geste, en silence, pour manifester de façon pacifique, sobre et juste, notre désir de voir les esprits évoluer. Nous refusons toute violence, toute agressivité et tout affrontement.

Veillée de prière à Notre-Dame de Paris

Désireux de respecter le calme de cette démarche, et d’éviter toute tension, les participants ne resteront pas devant le théâtre, mais seront invités à rejoindre la veillée de prière organisée à 20h à Notre-Dame de Paris, à l’appel du Cardinal Vingt-Trois.

Une action pérenne

Jusqu’au 17 décembre, date de la dernière représentation, ce dépôt de fleurs blanches pourra être renouvelé dans la journée. Ce sera l’occasion pour tous de partager la peine des chrétiens et de demander le respect de leur foi, élément de notre culture et de notre histoire commune.

Cette pièce n’est pas une simple critique du christianisme. Elle s’attaque à la personne du Christ en croix, présenté comme « fou », « chien de pyromane », « messie du sida », ou « putain de diable ». Elle salie de façon malsaine et violente toutes les représentations de la foi chrétienne.

Pour ceux qui croient en Jésus-Christ, cette pièce est une provocation gratuite, agressive et blessante. C’est une violence faite à la foi, une violence faite aux croyants. Cette pièce de théâtre attise l’intolérance et les divisions.

« Le Collectif Culture et Foi : et si on se respectait ? »

Se respecter pour pouvoir dialoguer

Le Collectif a été créé à l’occasion de la pièce de théâtre Golgota Picnic par des laïcs chrétiens qui respectent les artistes et la liberté d’expression. Ils demandent le même respect pour leur foi.

Pour vivre ensemble et éviter l’éclatement de la société en de multiples communautés qui s’ignorent ou pire s’agressent, cette liberté d’expression doit rester attentive à ne pas blesser ce qui donne un sens à la vie de chacun.

http://www.culture-foi-respect.fr/

 

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L’Avent : l’attente de voir Celui qui est déjà là...

4 Décembre 2011, 05:38am

Publié par Father Greg


 

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Au terme de l’avent -qui a duré près de 2000 ans pour le peuple d’Israël- il faut se demander pourquoi si peu l’on reçut ? Quel est le premier obstacle qui nous empêche d’être possédés dans tout ce que l’on est, par son don ?

 

Il y a comme 2 écueils qui se rejoignent : pour les pharisiens, celui d’avoir réduit la Révélation à une pratique religieuse, à quelque chose à faire, un idéal à atteindre par nous-même ! Autant désespérer d’avance ! Pour St Joseph, -et c’est une tentation qui nous est cher- c’est d’avoir cru que ce n’était pas pour lui. Et le Père est obligé d’envoyé son ange pour dire à Joseph : « mais si c’est pour toi ; prend Marie chez toi ! Celui qui est donné à Marie, t’es aussi donné, tout autant, mais par Marie ».

 

Aujourd’hui encore, Marie demeure pour nous l’étoile qui précède le Christ, celle qui nous montre la manière de vivre du Christ déjà présent et qui veut m’attirer à Lui. Elle est la lumière pratique donnée par Dieu, à Noël et à la Croix.

Pourquoi Marie? Qu’est-ce que cela veut dire pour nous? Comment ‘s’en servir’ ?


Le Père a voulu qu’Elle nous montre ‘en clair’ ce qu’Il réalise pour chacun de nous. Aussi, tout ce que le Père donne de vivre à Marie, c’est pour nous, immédiatement.

 

Comme Jésus est « l’enfant de Marie », de la même manière Il nous est donné comme quelqu’un qui « nous appartient », comme Celui qui veut tout recevoir, tout attendre de nous, pour nous apprendre à tout attendre de Lui. Elle est donc celle à qui nous devons demander d’inscrire dans notre personne, cette présence incroyable de Dieu, qui est non seulement plus présent à nous-même que nous même ; mais qui vient tout vivre avec nous, qui s’intéresse à tout ce que l’on vit, jusque dans les choses les plus ordinaires, les plus communes, petites.  

 

« Dans son acte de foi vivant et aimant, l’esprit de Marie touche le Verbe de Dieu Lui-même dans son mystère personnel, ou plus exactement le Verbe de Dieu agit sur son esprit qui se livre totalement à cette emprise divine. Le Verbe de Dieu s’imprime comme de l’intérieur en son esprit, de sorte que l’esprit de Marie se trouve comme possédé par le Verbe. »  Mystère de Marie. MDP

 

 

Elle n’est donc pas d’abord un modèle à admirer, mais la figure ou l’on voit en clair ce que Dieu réalise actuellement en chacun de nous, d’une manière caché mais réelle!

Fr Grégoire

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S'enfoncer dans le réel...

3 Décembre 2011, 04:54am

Publié par Father Greg

 

 

Plage_de_Normandie.jpg« En dehors du monde ? Mon bonhomme, pour qui te prends-tu ? Je n’ai qu’une chose à faire, je l’ai compris, pendant une longue insomnie, c’est de me plonger dedans jusqu’au cou. J’en ai assez de jouer au faux génie qui prend l’écorce pour le noyau, et d’une main indolente, se plaît à caresser l’épiderme de la planète. Je veux m’enfoncer dans le réel, dans ce qui vit, palpite, souffre, transpire, hurle de joie ou de terreur. C’est dans ce corps à corps que j’aurai une chance d’aller plus loin. Sinon, je vais dépérir dans ma petite angoisse confortable d’intellectuel au rabais.

 

C’est la résistance qui sera créatrice, la résistance que je rencontrerai de la part des gens et des choses et la résistance dont je ferai preuve en les affrontant. Le même mot désigne l’obstacle et le courage qu’il rend nécessaire. C’est un signe du langage pour nous faire comprendre que l’opération essentielle est de surmonter l’obstacle, qu’il soit extérieur ou intérieur, et que s’il n’y avait pas d’obstacle il n’y aurait rien. L’oiseau, dit le philosophe, s’imagine sans doute qu’il volerait plus vite s’il ne se heurtait pas à la résistance de l’air qui, en fait, le maintien.

 

(…) Comment étais-je avant d’avoir lu les élucubrations du charme ? J’arrive mal à m’en souvenir. Il me semble que je me posais peu de questions, je me contentais de vivre au jour le jour. Les petits tracas quotidiens suffisaient à m’absorber. Mes plaisirs et mes ennuis étaient également minces. Je menais une vie terne et paisible. Aujourd’hui c’est le contraire. Je ne vois que problèmes à résoudre, et problème d’une envergure cosmique. J’ai perdu toute modestie. Ma mégalomanie me fait peur. Et me rassure. Si elle me quittait, j’aurais l’impression de sombrer. Je suis intoxiqué par l’intellect, ce qui ne veut pas dire l’intelligence. Une journée où je n’ai pas reconstruit l’univers est une journée de perdue. »

 

 « L’illusion de la vocation à l’universel est la marque de l’homme. Est-ce une illusion ? Ce serait une illusion s’il existait une réalité indépendante de l’homme. Mais que signifie une réalité indépendante de l’homme ? Le réel, c’est ce qui est perçu ou conçu par l’homme. La réalité indépendante de l’homme, c’est encore une idée d’homme. Ainsi, je suis convié à l’universel, sans être obligé d’user de cette facilité. Beaucoup n’en usent point et se contentent de cultiver leur petit bout de jardin. Pour moi, c’est l’inverse. Je ne me reconnais rien qui me soit propre et j’aspire à dégager des lois, des maximes à portée universelle. Cette forme de dérèglement mental, je l’assume entièrement. C’est ma drogue. Parce que je ne m’intéresse pas à  moi-même, suis-je capable de m’intéresser activement à tout le reste ? Mon orgueil me souffle que le désintérêt pour soi est la condition nécessaire sinon suffisante pour comprendre le monde.

 

« Cet appétit métaphysique, je ne le contrarie pas. Au fond de moi je l’approuve. S’accomplir, c’est vivre une passion approuvée par le jugement intime. »

 

« Je désire une structure. Le désir d’une structure est la structure même du désir. »

Bourbon Busset,  L’audace d’aimer

 

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Tout est à nous!

2 Décembre 2011, 04:52am

Publié par Father Greg

 

 

 

160px-Charles peguy  « Afin d’aimer Dieu, afin de le comprendre et de le servir, nous ne disposons pas seulement de nos propres forces, mais d’infiniment plus : De le bienheureuse Vierge au plus haut du ciel jusqu’au pauvre lépreux d’Afrique qui, sa clochette à la main, bredouille les réponses de la Sainte Messe d’une bouche qui n’a plus de dents ; la création toute entière, la visible et l’ invisible, toute l’histoire du monde, tout le passé, tout le présent et tout le futur, la nature entière, tous les trésors des saints, encore multipliés par la grâce : tout cela est à notre disposition, tout cela vient à notre secours, tout cela est notre armure, notre bouclier.

 

Tous les saints, tous les anges sont à nous. Nous pouvons user de l’intelligence de St Thomas, du bras de l’archange St Michel, du cœur de Ste Jeanne d’Arc ou Ste Catherine de Sienne, et de toutes ces sources cachées qu’il nous suffit d’effleurer pour qu’en jaillissent les eaux vives. Tout ce qu’il y a de bon, de grand et de beau d’une extrémité du monde à l’autre, tout ce qu’il y a de saint, il en est de tout cela comme si c’était notre œuvre. L’héroïsme des missionnaires, l’inspiration des Pères de l’Eglise, le courage des martyrs, le génie des artistes, l’ardente prière des clarisses et des carmélites, tout cela, voyons-le comme nôtre. Et vraiment, cela est à nous ! Du nord au sud, de l’Alpha à l’Omega, du levant au couchant : tout est un avec nous, nous nous en revêtons, nous le mettons en mouvement. »

 

Charles Péguy, tiré de Un poète regarde la Croix. 

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L'abeille et le philosophe...

1 Décembre 2011, 00:00am

Publié par Father Greg

 

250px-Bees_Collecting_Pollen_2004-08-14.jpg«Le jour où l’abeille disparaîtra, l’humanité n’en aura plus que pour trois ans ». Voilà ce qu’aurait annoncé Albert Einstein à la fin de sa vie. Peu importe que cette fameuse prophétie soit très probablement un faux, le succès de cette rumeur citée à tout propos suffit à montrer que l’abeille n’est pas un insecte, ni même un animal comme un autre. Aucun, d’ailleurs, ne fait aussi régulièrement la Une des journaux, aucun ne fait l’objet d’autant de sollicitude, et pourtant l'abeille n'est sûrement pas encore l'espèce la plus menacée parmi toutes celles qui sont en péril.

 

 

Les causes possibles de cette surmortalité sont nombreuses : la colonisation de la quasi-totalité de la planète, il y a une vingtaine d'années, par Varroa Destructorcet acarien venu d'Asie, qui se nourrit de l'hémolymphe de l'abeille et effectue son cycle reproductif à l'intérieur du couvain de la ruche ; l'utilisation massives de pesticides ; l'importation d'abeilles étrangères qui contribue à l'appauvrissement génétique des races locales et à la diffusion planétaire de virus, mycoses et autres bactéries ; la perte de la diversité des espèces florales et, plus récemment, l'arrivée du frelon asiatique. Toutes ces causes pouvant s'additionner, et amplifier leurs effets. Il est aussi frappant de constater que leur inventaire offre un condensé impressionnant de peurs et d'angoisses qui terrifient nos sociétés contemporaines.

 

Cela révèle une chose : l’abeille est perçue comme une sorte de miroir de l’humanité et comme le baromètre de son destin. Et ce n’est pas nouveau : les penseurs de toutes époques et civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture. Cet animal fabuleux - c’est-à-dire, au sens strict, propre à la fable - a toujours fourni, depuis la nuit des temps, à la fois un modèle et un emblème pour l’homme, qui a quêté dans l’étrange cité apicole des réponses à toutes ses questions. Petit florilège…

 

L’abeille écolo… ou comment conserver l’équilibre nature / culture ?

 

abeilles.jpgSi l’abeille a des leçons à donner, c’est qu’elle-même se situe à la charnière troublante des deux ordres. Prenons le miel : c’est un produit mi-cultivé mi-sauvage ; le plus naturel des produits de la culture (il peut être consommé sans transformation), mais aussi le plus culturel des produits de la nature (à l’inverse de la plupart d’entre eux, il ne pourrit pas !).

 

De même, la ruche : elle est, d’un côté, un ordre spontané qui ne connaît ni les troubles de l’histoire ni les affres de la liberté ; mais, d’un autre côté, elle ressemble pourtant à s’y méprendre aux organisations économico-socio-politiques les plus sophistiquées.

 

Quant à l’abeille elle-même, c’est, dit le prophète Ezechiel, « un animal tout petit, mais [dont les] œuvres sont immenses » ; son comportement atteint pour beaucoup les sommets les plus sublimes de la raison (géomètre génial pour les hommes des Lumières), de la vertu (épouse idéale pour les Anciens) et de la sagesse (puisqu’elle n’a pas besoin de philosophie). Elle reste sauvage à l’état domestique (sa piqûre est redoutable), et domestique à l’état sauvage (elle produit le miel même sans apiculture). On comprend que la mythologie et la philosophie aient pu faire un usage immodéré de cette abeille ambiguë. Si proche et si lointaine de l’humaine condition, elle incarne l’équilibre et l’harmonie du monde, le secret de ses origines et la clé de sa pérennité.

L’abeille politique… ou comment organiser la cité ?

 

images--4-.jpgLa ruche a aussi fasciné par son organisation. D’apparence monarchique (même si le sexe des reines a fait l’objet d’un très long débat), elle sert de modèle aux monastères médiévaux et d’emblème à l’Empire, car, selon Cambacérès, conseiller « com' » de Bonaparte, « elle offre l’image d’une République qui a un chef ».

 

Mais le plus surprenant est qu’elle sera recrutée aussi bien par les anarchistes que par les libéraux. Proudhon y verra le symbole d’une organisation coopérative parfaite, où la coercition a été définitivement éradiquée ; Marx la comparera à l’architecte pour montrer la spécificité du travail humain. Mais, bien avant eux, l’anglais Bernard Mandeville écrivait la fameuse Fable des abeilles (1705), texte fondateur du libéralisme, dont le sous-titre est en soi un programme : les vices privés font le bien commun. Par où l’auteur entendait montrer que la prospérité d’une nation vient rarement de ses qualités morales …

L’abeille économiste… ou comment penser le capitalisme?

 

Il y a un exemple tout récent de l’usage de l’abeille. Dans son (autre) appel du 22 mars (en 2010), Daniel Cohn-Bendit comparait l’action politique à venir au travail de la ruche : « J’imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde d’autres parties du corps social avec ces idées ».

 

La métaphore lui venait de son conseiller et ami, l’économiste Yann Moulier-Boutang (L’abeille et l’économiste, éd. Nord, 2010) qui se sert de notre insecte pour penser une nouvelle forme de capitalisme : le capitalisme cognitif, dont Google serait, selon lui, le modèle. Il est fondé sur le développement maîtrisé des réseaux d’intelligence collective. Alors que nous croyons utiliser Google pour rechercher de l’information, c’est en réalité Google qui nous utilise afin de hiérarchiser les contenus grâce à nos clics, qui sont autant de votes. Leur accumulation produit une richesse informationnelle inestimable. Nous serions ainsi exactement dans la situation des abeilles qui, cherchant à produire le miel pour elles-mêmes, favorisent en fait la pollinisation générale et la prospérité de la production florale et fruitière. Et on pourrait multiplier les exemples, en parlant du buzz sur internet (mot qui vient du bruit de l’abeille), des modèles d’organisation en entreprises, etc.  

 

Bref, d’Hésiode à Marx, d’Aristote à Mandeville, de Virgile à Proudhon, de Saint Augustin à… Cohn-Bendit, l’abeille n’en finit de nous fournir ses leçons de morale, de politique et de sagesse… Située à de multiples carrefours (animal/végétal, totalité/parties, nature/culture, sauvage/domestique, science/technique, ancien/moderne, technique (nature à maîtriser)/poésie (nature à chanter), elle est le symbole du grand débat de notre siècle : celui du rapport de l'homme à la nature. Jadis l'homme était fini et tout petit par rapport à la nature infinie ; aujourd'hui, l'homme, qui prétendait à l'infini, prend d'autant plus conscience de sa finitude qu'il perçoit celle de la nature. Le spectre de la fin des abeilles le renvoie à l'angoisse de sa propre disparition. Pour qui se pique de philosophie, le monde de la ruche est décidément un beau et vaste sujet…

 

http://www.atlantico.fr/

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L'intelligence: interroger jusqu'au bout le réel

30 Novembre 2011, 05:03am

Publié par Father Greg

     biopic_ingres.jpg L’analyse philosophique est commandée par l’interrogation du pourquoi. C’est cette interrogation qui commande le discernement entre ce qui est premier et ce qui est relatif. La philosophie n’est donc pas une simple description phénoménologique de la réalité vécue. Elle analyse la réalité existante, au-delà du vécu, grâce à l’interrogation, pour découvrir ce qu’elle est dans ce qu’elle a de premier, son principe, sa cause propre. Puis, à la lumière de la découverte des principes et des causes propres, elle revient à la réalité expérimentée pour saisir comment ces principes se réalisent et comment la réalité se développe et s’exerce. Il ne s’agit pas alors d’une description, mais d’une connaissance philosophique, ordonnée, de la réalité existante, à la lumière des principes et des causes propres découverts par indiction. Par exemple, ayant l’expérience de la connaissance ou de l’amour, nous ne pouvons-nous contenter de décrire ce que nous vivons. Mais le philosophe s’interroge : qu’est-ce que connaître ? Qu’est-ce qu’aimer ? Il s’agit alors de découvrir ce qui détermine la connaissance ou l’amour : ce que nous connaissons, qui nous aimons. Aimer, c’est être attiré par une personne, par un bien réel qui est cause de notre amour. Et c’est dans l’exercice qu’une complexité extraordinaire apparaît. Si, du point de vue pratique, le « comment » est essentiel, du point de vue de la connaissance philosophique, nous ne pouvons le comprendre qu’en ayant d’abord saisi ce qu’est la réalité dont il s’agit. Comprendre la manière d’être, le conditionnement, l’exercice d’une activité humaine, suppose d’avoir découvert ce qu’est cette réalité, ce qui la finalise. Comment l’homme vit-il ? Autrement que l’animal, parce que l’homme n’est pas un animal.


            Socrate déjà le remarquait : comment prétendre gouverner les autres, si nous ne savons pas d’abord qui est l’homme ? Nous ignorons ce qui est bon pour l’homme si nous ne savons pas qui il est. On ne peut prétendre dicter aux hommes leur façon de vivre en leur imposant des lois arbitraires. La loi est au service des hommes, pour les aider à atteindre plus aisément leur fin, leur bonheur, ce qui exige de se demander ce qu’est l’homme. Le philosophe cherche donc à connaître ce qu’est l’homme et pourquoi il vit : sa finalité profonde, ce en vue de quoi il est, ce en vue de quoi il vit. Puis, dans cette manière, il regarde la croissance humaine : comment atteindre cette fin, comment conquérir le bonheur, à travers tel conditionnement et telle lutte ?


            La philosophie ne se contente donc pas de dire ce qu’est l’homme ou quelle est sa finalité. Elle doit faire l’effort d’aller jusqu’au « comment », d’éclairer jusqu’à la complexité de l’exercice concret des opérations humaines. Car la recherche inductive des principes propres est ordonnée à la connaissance de la réalité, de l’homme existant dans ce qu’il a de plus concret. Et c’est la connaissance philosophique qui donnera la lumière la plus pénétrante et la plus réaliste sur cet exercice, et non la phénoménologie ou les sciences dites exactes ou humaines qui ne font que décrire le conditionnement en dehors de la lumière de la détermination et de la finalité. La philosophie seule a l’intelligibilité parfaite de l’exercice et de la croissance car l’intelligibilité du devenir suppose la découverte de la fin. (…) Du point de vue philosophique, il faut donc bien saisir la distinction et l’unité des deux recherches du « qu’est-ce ? » et du « comment ». La quête de la sagesse implique de se demander ce qu’est l’homme et pourquoi il vit ; elle permet alors d’éclairer de la façon la plus profonde l’exercice concret de notre vie humaine, à travers toute sa complexité. Car la sagesse est éminemment spéculative et éminemment pratique.


Marie Dominique Goutierre, L’Homme face à sa mort.

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"Pourquoi ne savez-vous pas voir les temps où nous sommes?"

29 Novembre 2011, 05:00am

Publié par Father Greg


 

 

3332237133_7a7238c721.jpgL’Église est envoyée par le Christ, elle doit donc vivre le même mystère que lui. Elle le vivra d’une manière différente, puisque ce sera dans la communauté ; pour le Christ, c’est personnel, mais pour nous c’est en communauté : c’est le propre de l’Église, de vivre le mystère du Christ dans la charité fraternelle.

 

Si nous devons vivre le même mystère que Jésus, il est normal que le pèlerinage de l’Église (si nous voulons bien le comprendre) soit ponctué comme la vie apostolique de Jésus. L’Église, de fait, a vécu des mystères de joie : les prémices de la jeune Église. Elle a vécu de grands mystères de lutte, comme en témoignent les anathèmes prononcés par les conciles. Les grandes luttes entraînent nécessairement un jugement, un discernement qui va très loin, où certains sont déclarés exclus de l’Église. Enfin, nous pouvons nous demander si avec le concile Vatican II, nous n’entrons pas dans la dernière semaine. Cette dernière semaine (puisque c’est une semaine de Dieu) peut durer quelques siècles, mais elle peut aussi aller très vite. Nous n’en savons rien, et c’est très bien : nous n’avons qu’à nous en remettre au discernement du Saint-Esprit. Ce qui est sûr, c’est que le concile Vatican II, en décidant de ne condamner personne, nous fait entrer d’une manière toute nouvelle dans le mystère de la charité fraternelle. C’est l’Église qui se met sur la Croix, qui accepte de vivre le mystère de l’Agonie, c’est l’Église qui accepte d’être le grain de blé qui tombe en terre et qui meurt pour sauver l’humanité d’aujourd’hui. Pour comprendre l’Église, il faut toujours la regarder à travers ceux qui vivent le plus intensément le mystère de Jésus. Il faut regarder les grands saints que Dieu met auprès de nous : ils vivent bien le mystère du grain de blé qui tombe en terre et qui meurt pour le mystère de la fécondité. Ils le vivent plus que jamais, et c’est pour nous comme un signe très net de ce que nous devons vivre. Les saints sont bien ce mystère de renouveau dans la dernière semaine, quand Jésus, pour devenir la source du salut, accepte que les événements passent devant. La dernière semaine, pour nous, c’est l’Église qui laisse les événements passer devant. C’est vrai : l’Église n’est plus à la tête de la culture, elle ne vit plus un triomphe. Les événements passent devant, la culture moderne n’est plus une culture chrétienne. L’Église aujourd’hui ne peut plus dire grand-chose en politique. Il suffit de voir, quand le Saint-Père dit quelque chose, comment c’est reçu…

 

 

Si les événements passent devant, cela ne veut pas dire qu’il faille tomber dans le désespoir. La dernière semaine est la grande semaine où Jésus devient source de salut. L’Église, d’une façon communautaire, doit devenir cette source de salut dans le Christ, avec Marie. Il doit éclore en elle de petites communautés qui soient des oasis de lumière, d’amour, de charité, en union avec le mystère de la Compassion. C’est le mystère de la Compassion qui doit être vécu dans l’Église. Tout foyer chrétien doit être une oasis dans un monde qui se matérialise et qui ne sait plus où il va. Le monde d’aujourd’hui ne sait plus où il va, personne ne le conduit plus, il est livré à l’anonymat, à la rivalité. Les grands banquiers disent : « C’est nous qui gouvernons le monde », et c’est vrai. Les grands savants disent la même chose, et les hommes politiques aussi. C’est vrai des trois, et en même temps ce n’est vrai d’aucun d’entre eux. Il y a des alliances qui se font (on ne sait pas trop comment) : alliance avec l’argent, alliance avec la technique et l’efficacité, avec la science, avec le prestige. C’est très curieux, ce faux équilibre dans lequel nous vivons, cette fausse paix. Dans la guerre de 1939-45, il y a eu un moment qu’on a appelé « la guerre des nerfs ». Nous vivons aujourd’hui une sorte d’équilibre des nerfs. L’épée de Damoclès est là, et à chaque instant elle peut dégringoler sur notre tête. Nous vivons très profondément cela, et nous sentons que cela peut durer même si, en même temps, nous ne comprenons pas bien comment cela dure : cela dure sans que personne ne veuille que cela dure. Aujourd’hui, les requins sont fameux, et ils ont la dent dure, et ils mordront, parce qu’ils ne sont pas baptisés dans le sang du Christ. Ils veulent dominer et ils le font bien, à leur manière.

 

Si nous vivons la dernière semaine telle que saint Jean la montre, il est très important de revenir à saint Jean. N’est-il pas le seul qui nous permette d’avoir cette intelligence ultime des temps apocalyptiques que nous vivons ? L’Église a toujours vécu l’Apocalypse, mais dans la dernière semaine elle la vivra d’une manière très particulière. Il faut bien comprendre, dans l’Apocalypse, le sixième sceau et la sixième trompette  (cf. Ap 6 et 9) ; car quand l’Église vivra la dernière semaine, ce sera sous le signe du sixième sceau et de la sixième trompette, et le mystère de Marie sera alors une source souterraine. L’Esprit Saint est toujours caché, il fait (si j’ose dire) un travail de taupe, et Marie aussi est cachée. C’est un travail merveilleux que celui de l’Esprit Saint ; il est à l’œuvre aujourd’hui d’une manière étonnante, mais très cachée. C’est le grand mystère de la dernière semaine. Dans cette dernière semaine, la joie comme les luttes sont présentes. Ne disons pas que tout ce qui a été auparavant disparaît. Non, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint, et donc tous les mystères de joie sont présents. C’est dans la dernière semaine que Jésus a connu dans son cœur les plus grandes joies, et c’est dans la dernière semaine qu’il a connu la plus grande lutte. Tous les mystères de joie et tous les mystères de lutte sont présents ; ils sont présents selon un mode nouveau, particulier, celui de l’Agneau qui accepte d’être conduit à l’abattoir (cf. Is 53, 7 ; Jr 11, 19), de mourir pour sauver les hommes.

 

M.-D. Philippe, Suivre l’Agneau, tome III, p. 10-12.


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Les pas

28 Novembre 2011, 05:44am

Publié par Father Greg


 

Tes pas, enfants de mon silence,courbetlhommebless.jpg
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !... tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus ! 


Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n'était que vos pas. 
 

Paul Valéry

 

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LE « SECRET » DE LA TRANSMISSION DE LA FOI

27 Novembre 2011, 09:11am

Publié par Father Greg



P1020715.JPGLe témoignage personnel de la rencontre de Dieu est en effet le « secret » qui permet la transmission de la foi.


Le pape l’a redit ce vendredi matin, 25 novembre, aux participants de la 25e assemblée plénière du Conseil pontifical pour les Laïcs. On perçoit dans les propos du pape un lien avec l’Année de la Foi (2012-2013). 

 

Benoît XVI invite à ramener « la question de Dieu » - thème de l’assemblée - non seulement dans la société mais à l’intérieur même de l’Eglise.

 

Le « secret » de la foi, consiste en ceci, indique le pape, que « pour rencontrer Dieu, il faut rencontrer quelqu’un qui l’ait rencontré ». Et la grande responsabilité des fidèles laïcs, c’est de préparer les conditions de cette rencontre, dont les conséquences sociales aussi sont importantes.

 

C’est dans ce contexte que le pape avait voulu mentionner les chrétiens d’Asie où « l’annonce chrétienne n’a encore atteint qu’une petite minorité qui vit souvent sa foi dans un contexte difficile, parfois même de vraie persécution ».

 

« Ces frères, a souligné Benoît XVI, témoignent d’une façon admirable de leur adhésion au Christ, en laissant entrevoir comment, en Asie, grâce à leur foi, de vastes espaces d’évangélisation s’ouvrent pour l’Eglise du IIIe millénaire ».

 

Car  la « question de Dieu » a des conséquences dans la vie publique. Et la crise actuelle est provoquée, en premier, non par des questions économiques et financières, mais le rejet de « toute référence à la transcendance » car c’est d’abord une crise du « sens » et des « valeurs ».

 

L’homme qui cherche à n’exister que de façon « positiviste », dans ce qui peut "se calculer et se mesurer", finit par être "étouffé", a expliqué Benoît XVI. Dans ce contexte, la question de Dieu est, dans un certain sens, « la question des questions »: "Elle renvoie à des questions de fond sur l’homme, aux aspirations à la vérité, au bonheur, à la liberté placées dans son cœur, et qui cherchent à se réaliser". 


Et c’est une source d’espérance : « L’homme qui réveille en lui-même la question de Dieu s’ouvre à l’espérance, à une espérance fiable, pour laquelle cela vaut la peine d’affronter la fatigue de la route présente ».


Mais comment provoquer ce réveil ? « La question sur Dieu est réveillée par la rencontre avec quelqu’un qui a le don de la foi, qui a une relation vitale avec le Seigneur. Dieu est connu grâce à des hommes et des femmes qui le connaissent : la route vers lui passe, de façon concrète, par qui l’a rencontré. Ici, votre rôle de fidèles laïcs est particulièrement important », a insisté le pape.


Mais Benoît XVI a aussi insisté sur « la question de Dieu » en milieu ecclésial en disant : « Parfois, on a travaillé pour que la présence des chrétiens dans le social, dans la politique ou dans l’économie soit plus incisive, et peut-être ne s’est-on pas autant préoccupé de la solidité de leur foi, comme si c’était une donnée acquise une fois pour toutes ».

Le pape a fait observer que les chrétiens ne sont pas indemnes des « maladies » du monde, mais qu’ils partagent les « bouleversements », la « désorientation », les « difficultés » de leur époque. C’est pourquoi il indique « l’urgence de re-proposer la question de Dieu aussi à l’intérieur du tissu ecclésial », 


« Combien de fois, a-t-il fait remarquer, même lorsque l’on se définit comme chrétiens, Dieu n’est plus, de fait, la référence centrale de la façon de penser et d’agir, dans les choix fondamentaux de la vie ! La première réponse aux grands défis de notre temps réside alors dans une profonde conversion de notre cœur ».

 

Benoit XVI. 25 nov 2011.(ZENIT.org)

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« QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS »

26 Novembre 2011, 05:33am

Publié par Father Greg

 

 

118-copie-1.jpgQuand on a connu tout et le contraire de tout, quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie, on est tenté de ne rien lui dire, sachant qu’à chaque génération suffit sa peine, sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober, et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci, en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : «Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur, je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique, sont remises constamment en cause, en particulier dans les domaines du don de la vie, de la manipulation de la vie, de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines, de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.

Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique, le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin, tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela, il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine. Il faut savoir, jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière heure,

rouler son propre rocher.

La vie est un combat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part, je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde, une signification à notre existence.

Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves, cette générosité, cette noblesse, cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde, qu’il faut savoir découvrir ces étoiles, qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai que tout homme est une exception, qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, de toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage, les courages, et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ce courage, ces courages, c’est peut-être cela «L’Honneur de Vivre».

 

Hélie de Saint Marc

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Gender: l'homme et la femme, ça n'existe plus ?! (VII)

23 Novembre 2011, 05:05am

Publié par Father Greg

Indian_Barbers_Saharanpore.jpgC'est tous – musulmans, juifs et même athées de bon sens - qu'il nous faut défendre les valeurs de la vie, de la famille et de l'amour, intolérance et violence en moins, bien sûr. Ce n'est pas le christianisme qui est en jeu, mais l'humanisme, tout simplement.
     

Pense-t-on à l'écœurement scandalisé des immenses populations non encore intoxiquées par nos virus délétères en Asie, Afrique, Amérique Latine ?

 

      Au Congrès de Bejing 5 à l'ONU, leurs délégués s'étaient massivement prononcés contre les aberrations que certains lobbies occidentaux voulaient imposer à ces peuples, sous-entendu : à condition de subsides onusiens. Pourtant, par précaution, le gender était en sourdine. Avec ces peuples, nous creusons encore davantage le fossé Nord-Sud. Non plus seulement économique, mais maintenant idéologique.


      Nous comptons plus que jamais sur ces peuples dont le bon sens humain est encore vivace, avant d'être miné par nos idioties.

      Et je leur fais confiance. Jamais nous n'arriverons à éradiquer chez eux le sens inné, enraciné depuis des millénaires de la paternité/maternité, de la famille.
      Mais c'est une course contre la montre. Les pressions sont violentes pour leur faire adopter nos mensonges. Déjà, en Afrique, des « ministères de la famille » sont rebaptisés : « des genders ».

On pourrait y ajouter les pays d'Est- Europe (encore traumatisé) par les deux plus terribles totalitarismes de l'histoire, et qui redoutent de retomber dans une idéologie niant leurs cultures à racines chrétiennes. Au Parlement Européen, nous comptons sur leur courage et leur détermination pour nous libérer de la nouvelle dictature.

      Je leur fais confiance. Ils savent dans leur chair ce que veut dire résister contre un totalitarisme idéologique 

Le consensus… dictatorial : violation du droit d'être homme ?


     Cette révolution à 380 ° dans la conception même de l'être humain, jamais absolument jamais mis en cause depuis le Neandertal, voici qu'il nous est imposé, tout à coup, du jour au lendemain. 

On affirme tout à coup comme une évidence scientifique ce qui n'a jamais même traversé l'esprit de l'homme depuis les origines !

      On jette aux orties les certitudes les plus flagrantes pour les hommes de toutes civilisations et de toutes les époques !

     Cela sans le moindre débat public, le moindre référendum, la moindre consultation des parents, jeunes eux-mêmes, psys de différentes disciplines, médecins, éducateurs, pédiatres, scientifiques. Subrepticement. 

     Mine de rien, on inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu'ils vont gober ces vipères sans réagir ? 
      Au détour d'une page de manuel ou d'un formulaire à remplir. Tout est fait pour éviter toute discussion c'est le « consensuel » imposé. Méthode la plus anti-démocratique qui soit quand on voit comment la famille est plébiscitée, de sondage en sondage.

      Cela dans un pays qui se targue de démocratie, jusqu'à faire la leçon aux régimes dictatoriaux. 
      Cette idéologie se mue en véritable dictature. Ses promoteurs sont intolérants, intransigeants, péremptoires. Ils n'admettent aucune réplique, aucune opinion contraire.
      Bientôt, on sera mis en prison pour oser dire que tout de même un homme c'est pas tout à fait la même chose qu'une femme. Que finalement, devant les choix tous azimuts proposés, je préfère (si je suis un homme) coucher avec une fille et même – ô crime – faire ma vie avec une femme, et crime au carré – avec une seule femme ! Intolérable !

      En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C'est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté ! Voyons donc : c'est contre le ministre de l'Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah ! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore ! Ceux qui osent s'opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n'a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c'est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris !

     En ce cas, autant imposer dans nos classes d'autres thèses et théories de sectes pendant qu'on y est…

     On croyait les universitaires et les lycéens en 1ere seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces genders, leur donnant pleine liberté de choisir. Oui, les enfants. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d'humanité. Je pose la question tabou : n'est-ce pas de l'ordre du viol psy de mineurs ?

      En Lituanie, au pire de la persécution stalinienne, 2000 courageuses mamans ont osé écrire au Kremlin : vous nous arrachez nos enfants. Ce sont les nôtres. Nous les protègerons jusqu'au sang. Même les animaux défendent leurs petits au prix de leur vie.

Daniel Ange.

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Gender: l'homme et la femme, ça n'existe plus ?! (VI)

22 Novembre 2011, 05:05am

Publié par Father Greg

rene-magritte-la-grande-famille.jpgUne subversion internationalement orchestrée ?


      Cette première timide percée officielle dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s'agit d'une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D'où l'effet surprise chez nous.. où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations.

      Mais on regarde de haut les prophètes. Ils dérangent notre train-train. Alors, on voudrait les bâillonner. On y réussit parfois. Car si on les écoutait, on devrait monter au créneau. Et c'est plus agréable de rester devant sa télé dans un fauteuil.


     « La mondialisation du gender, en tant que processus de transformation culturel subtil et manipulateur est un des mécanismes les plus performants de la révolution sexuelle et culturelle occidentale. » Véritable entreprise de « déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Il s'impose comme priorité transversale de la coopération internationale, s'intégrant – depuis Beijing – au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales. Butler fait appel à l'action subversive, à la mobilisation des agents de changements faisant proliférer les genres et les identités dans la culture. »

     « Nous sommes en présence d'un projet intégré de déconstruction systématique de la société humaine et de l'homme lui-même. On commence par déconstruire le langage, ensuite la référence à des valeurs, en leur substituant des « valeurs » définies au terme d'une procédure consensuelle. Par-là s'instaure la dictature de la tolérance (…). Il s'agit de déconstruire la société internationale imprégnée d'un idéal démocratique, de déconstruire l'Eglise car son message réaliste, prophétique, et critique est aux antipodes de l'agressivité et de la mort. Enfin de déconstruire le droit, qui l'idéologie veut rendre étranger aux valeurs, aux personnes, à la société civile, et politique, ainsi qu'à la religion. Le terreur douce a besoin de procéder à ces déconstructions en cascade –au lance-flamme- pour se déployer »

     Cela fait déjà des années que des compétences reconnues courageusement nous alertent.

  
 Une bombe à retardement pour l'Islam, le Judaïsme, l'Afrique et l'Asie

     Pense-t-on aux répercussions d'une telle idéologie sur le monde juif et le monde musulman ? Déjà l'avortement, l'euthanasie, la promotion de l'homosexualité jusqu'à l'adoption d'enfants par des personnes homosexuelles, les mères porteuses, les manipulations génétiques jusqu'au clonage, etc.. Heurtent violemment leurs convictions les plus profondes, mais ici, cela va être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. 

 
      Toi, gendersphile, je te pose la question toute bête : si l'homme et la femme n'avaient vraiment aucune identité, tu ne serais même pas là. Vous n'existeriez même pas ! De même si un seul de tes ancêtres avait été homosexuel (les manipulations génétiques n'existant pas encore).
      Une question : Pourquoi donc les musulmans fondamentalistes sont en révolte contre l'Occident ? Précisément parce que moralement décadent, sans plus aucune éthique et maintenant perdant le simple bon sens humain, porte ouverte à ce qu'ils considèrent comme des aberrations, des abominations. On comprend qu'ils en soient horrifiés, sans admettre bien sûr la violence de leurs réactions. (Avec cette ambigüité catastrophique que pour eux tout ce qui est occidental est chrétien !!) D'où le rejet total du Christianisme). Paradoxe : au moment où nous nous voulons – heureusement- accueillants aux musulmans modérés, voilà que nous sommes en train de faire le lit de l'intégrisme islamique intolérant et arrogant.

     Nous faisons du choc frontal de civilisation un électro-choc redoutable. Nous nous préparons des bombes.

     C'est donc avec tous les musulmans (encore) modérés, ouverts, tolérants pour les pays qui les accueillent, que nous devons lutter ensemble pour sauver l'être humain en tant qu'être humain. Ne sont-ils pas tous nos frères en humanité ?

     Mais aussi avec tous les Juifs, heurtés au plus profond par des pratiques qui attaquent de front ce qu'ils ont de plus sacré : la révélation de la Personne même de Dieu, et ses commandements : code de la route pour toute l'humanité.

Daniel Ange.

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Gender: l'homme et la femme, ça n'existe plus ?! (V)

21 Novembre 2011, 05:06am

Publié par Father Greg

 

The_Camel_Rider_1875.jpgScientifique ? Mythique plutôt !

    

  L'imposture : présenter cette thèse, cette opinion comme…. scientifique ! Enseignée ex-cathedra non en philo, (comme une opinion à débattre), mais en cours de .. science ! Des sornettes à la …. Sorbonne ! Est-on encore dans un pays civilisé ?

     Et voilà, balayé d'un trait de plume tous les acquis scientifiques les plus récents. On est capable de détecter si des ossements de plusieurs millénaires sont ceux d'un homme ou d'une femme : mais non, aucune différence ! On sait tous maintenant et parfaitement que la femme a 2 chromosomes X et l'homme 1 X et 1 Y, ce qui inscrit dans nos gènes des caractéristiques non seulement anatomiques mais psychologiques immuables. Les psys de tous bords avec des milliers d'études scientifiques ont admirablement démontré l'impact psy des organes physiologiques. Mais non, ces psys se sont tous gourés ! Tout juste s'ils ne sont pas traités d'imposteurs, sinon de criminels. Vous vous rendez compte ? Ils sont –du jour au lendemain - devenus politiquement incorrects ! Oser aller contre la sacro-sainte opinion publique ! Celle-ci formatée par les medias, eux-mêmes noyautés par les petits lobbies que l'on sait. Scientifique vous avez dit ? Non ! Mais un peu d'esprit critique, voyons ! Si vous ne voulez pas dévaloriser les mots, humilier les vrais scientifiques

Conscience, évidence et bon sens : implosés !


      Mais cette pseudo-science engendre l'inconscience, pire : le non-sens dynamitant le simple bon sens humain, violant la conscience des personnes dans leur intimité.

      Derrière tout cela, je pose le diagnostic : la rébellion du virtuel contre le réel. Le refus absolu de ce qui EST, de ce qui existe. Que cela me plaise ou non.
      L'objectif, et donc l'objectivité n'existent plus. Ne restent que les aléas de ma subjectivité. Et derrière ce qui EST, Celui qui EST. L'Existant par excellence. On lui a déjà arraché la vie, dont Il est la seule source. Les 2 moments qui n'appartiennent qu'à Lui seul : le commencement et la fin d'une existence. Et voilà qu'on lui retire violemment ce qui touche à l'amour, source de la vie. On lui brise son chef d'œuvre entre tous, le point précis dans tout le cosmos où la Trinité en tant que telle se manifeste, comme en un sacrement.


      N'est-ce pas la rébellion originelle contre le Créateur, en tant que Créateur. Le refus absolu d'être créature. Devenir le Créateur, le singer, pire, l'usurper. M'emparer de sa création, moi. La manipuler à ma guise à moi. . En faire ce que je veux, ce qui me plaît moi, ce que je décide, moi. Répartir l'animal entre mâle et femelle, l'humanité entre Adam et Eve : quelle stupidité ! Faire qu'un enfant soit conçu par un homme et une femme : bêtise ! Vouloir qu'un enfant se construise, se structure grâce à cette double polarité : ridicule ! Il faut refaire tout cela ! Ce que je décrète, cela est fait. Je change les mots, et voilà la réalité changée. Ma seule intelligence suffit à faire du réel. Me voilà tout puissant ! Bref ! telle est la « virtualité » post-moderne.


Et voici un(e) dieu : un(e) individu solitaire et narcissique.


      Conséquence autrement plus grave, s'il était possible : c'est l'image même de Dieu qui en est détruite dans l'esprit de l'homme. « Faisons l'homme à notre image : homme et femme il les fit ». C'est précisément cette différence complémentaire inscrite jusque dans nos anatomies qui est la révélation, la manifestation dans notre chair d'un Dieu qui n'est pas individu isolé et solitaire, mais circulation d'amour – d'un amour donnant la vie – entre Personnes différentes, et donc complémentaires. 

      D'où la révolution « Wotylienne » à 380 ° : les organes génitaux différents ne réfèrent pas l'être humain à l'animal, mais à la… Trinité ! L'unisexe renvoie à une mono-divinité lointaine, et non à une famille. En ne voyant qu'un homme ou qu'une femme, je ne sais pas qui est Dieu : un papa avec un cœur de maman … Plénitude du masculin et du féminin. Tout ce qui touche à l'identité spécifique de l'homme et la femme, brise l'image même de Dieu. En défendant leurs différences, donc leur complémentarité, nous protégeons Dieu de tous les masques dont on l'affuble, de toutes les caricatures dont on le défigure.

      Et voilà dynamité ce chef d'œuvre de tous les chefs d'œuvres du Créateur, le sommet même de la Création, ce qu'il y a incontestablement de plus divin dans tout le cosmos, ce que plus de 13 millions d'années d'évolution du cosmos préparaient, comme se prépare un berceau pour y recevoir le trésor de tous les trésors : la personne humaine. 


      Bref, quand on ne sait pas qui est l'homme et qui est la femme, on ne sait pas qui est Dieu.
     Car, seulement là où l'altérité conditionne la fécondité, là se trouve la Trinité.


     Et par ailleurs, en niant l'humanité au corps sexué, je renie la réalité bouleversante de Dieu venu épouser ma chair, vivre au-dedans d'un corps charnel avec un visage unique au monde.

      Le christianisme n'est –il pas la religion la plus réaliste qui soit ? Elle est celle du corps et du visage. Dieu est allé jusqu'à prendre notre corps charnel, s'est laissé voir sur un visage. L'Eglise se battra jusqu'au sang pour défendre, protéger, garder en son intégrité l'intime inter-connexion de l'âme et du corps, comme la si profonde corrélation de l'homme et de la femme.
Bref, par le biais de cette distorsion du sexe, c'est la double réalité de la Trinité et de l'Incarnation, visée par le prince du mensonge.

Daniel Ange.

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Roi avec Jésus !

20 Novembre 2011, 05:29am

Publié par Father Greg

 

 

Rubens Pieter Paul-ZZZ-Roman Charity Le Christ-Roi, c’est Jésus qui nous révèle la place qu’il nous donne: Il nous veut Roi : « Venez, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde ».

 

Comment ? En agissant Royalement : en donnant gratuitement à manger, à boire, en accueillant l’étranger, en l’habillant…  Cela, c’est la justice du Roi qui ne mesure pas, mais qui fait sien la misère du plus petit : « Il n'y aura pas de pauvres parmi vous » (Dt 15, 4) signifie : « Sa pauvreté, fais-la tienne ! ».

 

Celui qui nous fait confiance, nous confie son royaume ! Il veut qu’on règne sur ce qu'Il a de plus précieux : mon frère, ma sœur, le désespéré qui souhaiterait tant qu’on lui prenne sa misère, mais qui en a tellement honte ! Le pauvre type qui est là, c’est ça le royaume de Dieu qui nous est confié ! La médiocrité, la nullité, la lenteur et la pourriture des pauvres : c’est cela que Jésus me confie !


Les pauvres sont immédiatement présence de Jésus Roi des miséreux et des pécheurs ; et leurs pauvretés sont ‘en attente’ de notre compassion : c’est Jésus qui attend d’élargir notre cœur et de lui donner une taille royale !

 

Agir en Roi, c’est ne plus être mesuré par notre conscience vécue des personnes à qui nous donnons: « Quand t'avons-nous vu ? Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? Jésus répond : « Venez les bénis de mon Père : vous êtes ses fils, vous lui ressemblez ; vous êtes bien comme le berger qui prend soin de ses brebis » (Ezéchiel 34, 11-17). « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait ».


N’est-ce pas cela « veiller » ?  Il s’agit de « veiller sur », d’agir en Roi, en bénis du Père !

Fr Grégoire.

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Gender: l'homme et la femme, ça n'existe plus ?! (IV)

19 Novembre 2011, 05:38am

Publié par Father Greg

 

The_Bather.jpgMon corps ? Mais c'est quoi ce truc ?


      On a déjà déconnecté sexualité et fécondité, le coït et le zygote, maintenant il faut à tout prix débrancher l'anatomie et la psychologie, le physiologique du psychique, alors que chacun sait et sent à quel point ils sont en continuelle interaction, ma biologie influant profondément sur ma psychologie.


     Les différences physiologiques, en partie modifiables chirurgicalement n'ont rien à voir nous dit-on, avec les différences psychologiques qui en fait n'existent pas puisque simples normes sociales . Du coup, ton corps ? Simple truc ou plutôt gadget. Je peux jouer au garçon ou à la fille comme je veux.

     Non ! mais veut –on fabriquer de la schizophrénie haute dose ? « Les prédispositions du corps de la femme à la maternité deviennent un ennemi à combattre ( …) Cette a-sexualisation déconstruit la configuration de la personne humaine, en tant que père ou mère, époux ou épouse, fils ou fille ». (Peeters )


     Bientôt, filles et garçons n'oseront plus s'embrasser ni se tenir la main, c'est vieux jeu. Le top ?    French-kiss mais à 4 lèvres féminines ou masculines scotchées.
     

Bientôt, - ne sachant plus qui elles sont, les filles seront complexées d'avoir vagin, utérus, sains, peau fine, et d'être soprano. Et les garçons d'avoir pénis, peau poilue, muscles saillants et être ténors. Les unes : honte de stocker des ovocytes, les autres d'éjaculer du sperme.


      En Nord Amérique, déjà, des parents refusent de dire le sexe biologique de leur enfant pour ne pas l'emprisonner dans un stéréotype et lui laisser le libre choix.

      Paradoxe : tout le matraquage pornographique mise sur l'excitation de notre sexualité physique, l'exacerbation de nos pulsions charnelles et la provocation à l'orgasme, mais en misant principalement sur l'irrésistible aimantation mutuelle des corps masculins et féminins signe que ces pornocrates et porno-trafiquants savent bien que l'immense majorité en est encore à cette hétérosexualité déphasée, et donc c'est encore le plus rentable. Pour le moment !

 

Tu la construis sur un marécage, ta maison ?


      Ça y est, le coup de bélier final pour déconstruire, donc dé-truire la famille est asséné sur le mur déjà fissuré de partout. Depuis 20 ans tout à déjà été fait pour la fragiliser, la miner, la saper. Ne restait plus que cela : décider que l'homme et la femme, l'attraction mutuelle n'est que… culturelle, « politiquement modifiable ».


      Si l'homme et la femme sont interchangeables suivant les modes du moment, alors la famille est à dimension sans cesse variable. Si l'autre personne n'a aucune identité sexuelle fixe, stable, définitive, si ses comportements varient au gré de ses phantasmes, comment construire une relation et surtout une vie avec elle ? N'importe quel jour, je puis la plaquer, puisque je ne suis plus ce que j'étais lors de mon mariage, ni l'autre non plus. Et de toutes façons, j'ai décidé de changer d'orientation.

     Et ça y est ! L'homme comme la femme ne doivent plus faire aucun effort pour essayer de comprendre l'autre puisqu'il n'y a plus aucune spécificité particulière, aucune altérité à découvrir, à essayer de comprendre. Alors tu projetteras sur l'autre tes propres idées, sentiments, approche des choses, bref, ta propre psychologie. Et ce sera l'échec de toute relation, l'enfer des incessants quiproquos, mésententes, donc mésalliances… 

      L'indifférenciation aboutit à un nivellement, donc à un appauvrissement total, de toutes les richesses respectives, ipso facto ratiboisées. Ne restera plus que des individus asexués et stériles.
Et voilà dynamitée cette admirable bi-polarité masculin-féminin, où l'altérité conditionne la fécondité, où la spécification permet la communion, où différence engendre une descendance.

Et ton môme dans tout ça ?


      Dans le domaine étroitement connexe de la vie, même subversion anti-scientifique. 
     Après avoir débranché parenté biologique et psychique, maintenant sexe biologique et sexe psychologique. On avait libéré la femme de cette maternité qui est une aliénation de la féminité (Beijing ONU). Maintenant, il faut libérer la sexualité en tant que telle de sa « matrice hétéro » (Butler). Paradoxe : c'est quand la science a démontré depuis 50 ans tout ce que vit l'enfant in sinu, qu'on ose déclarer froidement : aucune incidence négative pour un enfant conçu in vitro de spermatozoïdes et d'ovules achetés (tarifiés d'après le QI des vendeurs), transbahuté dans un ventre loué ou squatté quelques mois, arraché à sa maman porteuse par l'acheteuse ( au risque de procès si pas conforme à la commande) et en fin de parcours, devant parfois dire Maman à un monsieur barbu à la soixantaine ayant 2 papas ou 2 mamans… L'enfant en pâtira ? Non, voyons ! C'est encore l'imagination des stupides chrétiens. L'enfant sera merveilleusement épanoui. Il ne connaîtra jamais ni ses origines ni son patrimoine héréditaire, ni son premier berceau. : aucune importance ! La grand-mère prête son sein à sa petite fille ou vice-versa, on conçoit avec du sperme de l'oncle décédé voici 50 ans : comme c'est merveilleux ! Les analyses psychologiques, c'est périmé. Vive le génie génétique !

    

On frise la folie eugénique dites-vous ? Et alors ? Hitler aurait pu éliminer in utero, les races tziganes et juives évitant Auschwitz et Treblinka. Elimination aseptisée ! Vive le progrès !
      Zigouiller proprement les « non économiquement rentables » par rapide injection léthale, sans consentement de personne : génial pour régler la crise économique ! Eliminer les enfants encore zygotes, présentant un infime défaut de fabrication : fantastique pour éviter des gens à charge de la société ! Vive la science !

    

Dites- vous vraiment : vive la science à propos d'Hiroshima et Nagasaki ? A propos de Treblinka et de Karaganda ? Non pas une mégapole visée, mais toute la race humaine en tant que telle. Ravalée qu'elle est au rang d'animal, légèrement plus sophistiqué ? Toutes les expériences sur le rat, doivent être faites sur l'enfant : où est le problème ? Je pose la question : l'implosion génétique n'est-elle pas incomparablement plus meurtrière que l'explosion atomique ?

      Je dis : meurtrier. Mais le diagnostic est plus précis : suicidaire. On s'inquiète du nombre galopant de suicides, des enfants aux personnes âgées : mais n'est-ce pas le symptôme dramatique du suicide collectif de l'humanité.

    

Nous nous préparons des lendemains terribles car « comment construire une société sur des variables fluides de désirs flexibles » (M. Peeters). Dites-le moi ! Nous provoquons de vrais « psychopathologies sociales » (Anatrella). Il en est comme des médicaments mis sur le marché sans tests suffisants sur la durée. 20 ans après, ce sont les procès. Je donne rendez-vous dans 20 ans avec ces enfants issus de tels procédés ou formatés par les théoriciens du gender.

Daniel Ange.

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Gender: l'homme et la femme, ça n'existe plus ?! (III)

18 Novembre 2011, 05:35am

Publié par Father Greg

 

434-465-thickbox.jpgTrafiquer le langage, prostituer les mots.


     Et à qui l'enfant doit –il dire « maman » ou « papa » ? Puisqu'il n'y a plus de différence, il faut inventer un mot bivalent : Ma-pa ? Pa-man ? N'importe quoi !

Dans les écoles, il faut banir les mots de garçons et de fille… « Dans ma classe, j'ai 14 bi, 8 homos, 3 hétéros et pour le moment, un seul trans. » Mais demain, ça peut changer, la nuit porte conseil, n'est-ce pas ?

     

Sept 2011 : « 2 organisations féministes lancent une campagne pour supprimer la mention « Melle » dans les formulaires, perçues comme discriminatoire, violant la vie privée. Mais avec l'obligation d'écrire ton gender, ce sera bien pire !

     

Les mots même de père/mère, enfant, frère, sœur, époux-se, fils/fille doivent être éliminés dans toutes les langues, le plus vite possible, sans parler du mot honni entre tous de famille. Cela puisque tous rattachés à ces 2 mots détestables entre tous : homme-femme. Et donc aussi, ipso-facto, ceux d'amour, don de soi, communion, etc…


      On veut la parité dans tous les domaines, entre autres politique. Désormais, il la faut donc entre genders. Proportion égale au Parlement, au gouvernement, des hétéros, homos, bis et trans en attendant les autres annoncés. Un mandat sur 5 du Président, ça doit être un trans, etc… Vous les candidats à l'élection présidentielle, qui approuvez ou promouvez les genders, quel gender est le vôtre actuellement ? Avouez-le franchement pour gagner des voix ! Soyez cohérents avec vos théories !

      Elèves, collègues, subordonnés, boss, ils m'appelaient Mlle. Ce matin, j'ai décidé : ce sera Mr. Ça vous dérange ? Mais respectez mes opinions, mes choix, ma liberté ! Mon sexe, mais j'en fais ce que je veux, non ? Ne m'enfermez pas dans vos catégories périmées, vos stéréotypes, j'ai le droit de faire des expériences, non ?

Je suis qui, je suis quoi moi? S.O.S. je coule !


      Mais il y a bien plus dramatique que ces conséquences anecdotiques frisant le ridicule. A l'âge où l'ado est déjà tellement influençable, malléable, en pleine recherche de lui-même, en plein tâtonnement, archi-vulnérable, voilà que ça y est ! Le dernier verrou a sauté. Enfin ! Certitudes, normes, repères, balises : tous sont déjà dynamités les uns après les autres. Vérité-erreur, bien-mal, bon-mauvais, permis-interdit : tout cela c'est kif-kif bourrico. Restait un ultime repère. Le seul tenant encore, parce que de l'ordre de l'évidence absolue : parce qu'universel, de toutes les cultures, sociétés et religions du monde (sauf quelques anomalies) : l'homme et la femme ! La sexualité devient fluctuante, polymorphe, modifiable à gogo. Régression vers la sexualité infantile au rêve androgyne : être à la fois ou successivement garçon et fille. Bref, le complexe Michaël Jackson.

     

L'ado déjà en pleine tempête d'identité, on va encore l'aggraver, en lui arrachant tout phare, toute ancre, tout port. Se débattant en s'enfonçant dans un marécage, non seulement tu refuses la perche qui pourrait l'en sauver mais tu l'y enfonces jusqu'au cou, si pas au-dessus de la tête. 

Paradoxe : devant la déferlante de la délinquance juvénile, on veut réintroduire des cours de morale pour que les jeunes « sachent distinguer entre le mal et le bien » alors même qu'on leur inculque qu'il n'y a plus de différence entre l'homme et la femme ! Paradoxe : on décrète que l'hétérosexualité est simplement culturelle, - phénomène de société - mais on affirme que l'homosexualité, elle, est « naturelle », voire génétique.

      Non ! mais ça va pas la tête ?

     Bien sûr qu'il faut « devenir homme ou femme » - c'est l'évidence ! – mais à partir ce que qu'on est, de par sa conception, et non suivant le matraquage publicitaire, la mode sociale, les slogans des lobbies, les attraits subjectifs. A partir du donné d'origine, et non de l'imposé par la société. Bien sûr qu'une large part de l'image de la femme et de l'homme, de leurs rôles respectifs dans la société dépend de la culture, de la religion et des traditions (comparez notions, statuts, et condition de la femme dans l'Islam et dans le Christianisme .). C'est une évidence Mais cela ne touche pas à leur identité respective de base. Je veux devenir – effectivement ! – mais pleinement ce que je suis.

Daniel Ange.

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