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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

16 Octobre 2011, 04:37am

Publié par Father Greg



Ingres Napoleon I on His Imperial Throne Non pas, César ou Dieu, mais : l’un et l’autre, chacun à son niveau. La première laïcité –la séparation entre le religieux et le politique- s’enracine là. Les juifs étaient habitués à concevoir le salut de Dieu comme un messianisme temporel,  une théocratie : un gouvernement direct de Dieu qui régenterait immédiatement la nature humaine.


Or, reconnaitre à César une autonomie véritable, implique de ne plus se servir de Dieu comme justificatif de nos options politiques. En revanche nous avons à agir en cherchant la vérité, de la même manière que la première vérité du travail implique de se mettre à l'ouvrage ou dans l’amour de se rendre accueillant! Pourquoi Dieu n’est pas la justification immédiate de nos choix politiques? Parce que la vie divine, la foi ne remplace pas ce que nous pouvons réaliser ou atteindre par nous-même. Le Messie ne vient pas remplacer César ; la Bonne Nouvelle n'abolit pas la quête humaine d’un milieu politique qui dispose à la vérité et à l’amitié. La grâce ne supprime pas la  nature : La personne humaine, devenue chrétienne, n'est pas moins personne humaine!


Le chrétien doit donc coopérer au bien commun, mais également lutter si l’Etat se pose comme seule mesure de l’homme et le mutile en le diminuant.

 

En revanche, lorsque Jésus révèle que Dieu nous gouverne et est à l'oeuvre en ce monde, ce n'est pas à la manière du monde. "Mon Royaume n’est pas de ce monde". Dieu gouverne toujours des personnes, pas un troupeau ou un groupe en tant que tel. Parce que Jésus nous conduit à vivre du Père, et cela c'est unique pour chacun. Car le Père est Celui qui m'attend et qui cours au-devant de nous pour se faire notre repos. Ce sont donc des personnes singulières que Jésus conduit, de l’intérieur, selon un itinéraire propre, dans la quête de lumière et les liens d’amitiés qui sont les nôtres. Aussi, « rendre à Dieu ce qui lui est dû » ce n’est pas moins que de chercher à vivre jusqu'au bout du don effectif et efficace de Jésus, qui fait de nous des Fils du Père, au milieu de ce monde.

 

Fr Grégoire

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