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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Magnificat !

25 Mars 2014, 08:26am

Publié par Fr Greg.

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Jean a compris ce qu’était le Magnificat. L’Evangile de Luc, qui nous rapporte l’Annonciation et la Visitation, n’est-il pas comme le premier Evangile de Jean ? On peut le dire, car d’où Luc a-t-il tenu tous ces renseignements si ce n’est de Marie, de Jean ? Nous pouvons donc demander à saint Jean de nous aider à comprendre le Magnificat  : Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. C’est la joie qui prend tout, qui dilate tout, qui épanouit tout. Notre âme grandit quand elle remercie Dieu et quand elle regarde celui qui est notre Sauveur ; sans lui nous ne serions rien, et c’est lui qui est là, tout proche, et qui met en nous cette joie. Qu’aujourd’hui cette joie divine remplisse vos cœurs, mais d’une façon débordante : qu’il n’y ait plus que cette joie en vous. Cette joie vous permettra de porter vos souffrances, elle vous permettra de porter les petites brisures de chaque jour. Cette joie vient de Dieu, de sa présence : par la grâce Dieu est plus présent à nous que nous ne sommes présents à nous-mêmes, et il faut se rappeler cette divine présence. Le Magnificat jaillit de cette présence au moment où se rencontrent deux mères, deux mamans qui portent leur petit enfant. C’est merveilleux, la rencontre de cette mère, Elisabeth, qui porte Jean-Baptiste, avec Marie, la Mère de Dieu, qui porte son Jésus. L’une et l’autre ne vivent que pour leur enfant. Toutes les deux sont dans la joie de voir cette vie qui pousse et qui grandit... Elles sont joyeuses l’une et l’autre, et le petit Jean-Baptiste, sous le souffle de l’Esprit Saint, tressaille, dans le sein de sa mère ; cette danse du petit Jean-Baptiste est le premier charisme, c’est la présence de Jésus en Marie auprès d’Elisabeth et de Jean, présence qui transforme Elisabeth et qui transforme Marie.

Parce qu’il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse. Nous faisons partie de ces générations et, d’une façon très spéciale aujourd’hui, nous sommes là pour la glorifier et, par elle et avec elle, glorifier Jésus, glorifier notre Père. Avec Marie nous avons toutes les audaces, avec Marie nous pouvons tout. Nous le savons bien, il y a beaucoup de choses qu’on n’oserait pas faire si on se regardait — on ne le ferait jamais. Mais quand on a tout confié à la Très Sainte Vierge et qu’on n’a plus rien, rien du tout, alors tout vient de Dieu, on peut avoir des audaces folles, et on est dans une joie plénière.

Parce qu’il a jeté les yeux sur son humble servante. — Oui, nous voulons être les petits serviteurs de Dieu. Désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses, saint est son nom. C’est vrai, pour chacun d’entre nous il a fait de grandes choses ! Vous êtes tous des enfants de Dieu, des fils de Dieu. Tous vous êtes faits pour vivre éternellement du patrimoine du Père. Il est Père parce qu’il nous donne son bonheur, parce que son bonheur est à nous, parce que son Fils est mort pour nous et que pour nous il a « gagné » le Ciel. C’est lui qui a fait cela, ce n’est pas nous. Ayons donc cette conviction que tout ce qui est bon en nous vient directement de lui. Recevons-le, et aujourd’hui remercions-le d’avoir fait en nous ces choses si grandes, si merveilleuses.

+ MD Philippe.

 

Lc 1, 46-55.