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Articles avec #theatre

Splendeurs infracassables des jours sans histoire...

8 Juin 2017, 04:59am

Publié par Grégoire.

Splendeurs infracassables des jours sans histoire...

« Que restera-t-il de tout cela ? Notre contemplation : le temps que nous aurons passé à ne rien faire qu'à regarder par la fenêtre les papillons qui volent, tout ce temps nécessaire pour le levain de l'esprit, ce temps qui ne s'efface pas agit dans l'invisible, et continue d'agir même après notre disparition. »

 

« Ceux qui viennent d'arriver au monde, ou les vieillards, ou les mourants, ou les prisonniers, ceux là qui sont jetés vivants dans la marmite du réel, ceux-là savent que c'est la vision du simple et elle seule qui peut nous sauver; et moi j'essaye d'attraper en plein une parcelle de ces choses là -celles qui traversent nos vies en aveugle.»

Christian Bobin

Splendeurs infracassables des jours sans histoire...

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Vincent Van Gogh - La quête absolue

20 Janvier 2017, 05:46am

Publié par Grégoire.

 

Vincent Van Gogh - La quête absolue

Un spectacle conçu et interprété par Gérard Rouzier

Au fil des tableaux qui se succèdent, Vincent Van Gogh parle...  


Il se raconte dans les lettres qu’il écrit à son frère Théo. A travers elles, il lance son appel, crie sa faim de Dieu, sa soif d’absolu, l’exclusion, la solitude, le désir de créer, et son amour infini, jusqu’à la brisure, jusqu’à la folie, jusqu’à la fin.

Un plongeon dans la vie et l'intimité de l'un des plus grands artistes du XIXème siècle,...
Une heure à vivre en tête à tête avec un acteur qui incarne avec brio le célèbre peintre, incompris de son vivant.

Nouvelle mise en scène du spectacle qui avait connu un beau succès aux Festivals d'Avignon 2004 et 2005.

 

Compagnie du Sablier avec Gérard Rouzier

 

 

 

Gérard Rouzier

Gérard Rouzier est comédien, auteur, metteur en scène et enseignant en art dramatique.

Parallèlement à son activité de comédien "profane" (il a été au théâtre Vincent van GoghSherlock HolmesLe Prophète, il a écrit et composé la comédie musicaleRose et Jeannot, et a tourné dans plusieurs téléfilms, Caïn, Mes chers disparus, Plus belle la vie... ; il a enseigné à l'Ecole Claude Mathieu et anime régulièrement des stages de théâtre),

Il témoigne depuis plus de 20 ans de sa foi à travers des spectacles tels queL'Evangile selon Saint JeanL'ApocalypseGenèse 1-11 un père raconte la Bible à sa filleCe matin j'étais lépreux présentés en France, en Suisse et en Belgique.

Après avoir joué le rôle de Joseph au Festival d'Avignon 2014 dans Au nom de la mère, de Erri de Luca dans une mise en scène de Francesco Agnello, il a fait une tournée en France avec L'Evangile selon saint Jean et Ce matin j'étais lépreux.

Il anime régulièrement des sessions DIre la Bible, Bible et Théâtre, et a lancé en 2015 un atelier Dire les Éveilleurs.

 

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"Louise Amour" à la maison...

26 Août 2016, 04:51am

Publié par Grégoire.

Pourquoi vouloir plus que la stupéfiante lumière des jours sans histoire...?

Pourquoi vouloir plus que la stupéfiante lumière des jours sans histoire...?

à la suite de sa présentation au festival off 2016 en Avignon, Louise Amour part en tournée, à domicile...

Première tournée du 24 sept (Annecy) au 17 oct région parisienne, Reims...

 

Organisez et réservez votre soirée en écrivant à brgregoire@hotmail.com

https://www.facebook.com/louiseamour/?fref=ts

 

"Le visage d'une mère est pour l'enfant son premier livre d’images. Ma mère avait un visage de bon pain et j'aimais, quand elle me soulevait de terre et me portait à la hauteur de ses yeux, tapoter de mes doigts boudinés de garçon de trois ans la mie de ses joues claires. Un peu plus tard, quand je commençai à écrire, vers six ou sept ans, je m'amusai à dessiner de mes doigts quelques mots sur ses joues. Elle fermait les yeux, me laissait faire puis, sans jamais se tromper, disait à voix haute le mot que je venais d'appuyer sur sa chair : eau, feu, terre, lune. Ainsi, celle dont la patience m'instruisait sur l'éternel était-elle devenue ma première page blanche."

Christian Bobin, Louise Amour.

 

 

 

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Louise Amour en Avignon Off 2016

23 Juillet 2016, 05:30am

Publié par Grégoire.

Jusqu'au 30 juillet 2016 !

Jusqu'au 30 juillet 2016 !

À l'heure où  j'écris, le globe de  cristal ou je pénétrais chaque midi  pour  y rejoindre  mes pa­rents est fêlé : l'air y est entré et a oxydé les cou­verts minuscules, écaillé la peinture des visages, et un tremblement de terre imperceptible  a renversé la figurine de mon  père. C'est  aujourd'hui  seule­ ment que je comprends  l'étrange charme de cette scène : ces trois-là-moi dans l'époque de Louise Amour,  mon  père goûtant  au plaisir monacal de la retraite et ma mère conjurant la mélancolie en mettant des fleurs partout  dans la maison -, ces trois-là  avaient  inventé  de vivre hors du  temps. Les visages de mon père ou de ma mère commen­çaient  d'être  atteints  par l'usure  - ici un  petit ravin sous une paupière, là une aile de nez un peu creusée -, mais  l'essence  du   couple   parental demeurait  jeune et  radieuse. Chaque midi  reve­naient  les  années  cinquante   qui  m'avaient   vu enfant,  chaque  midi  mon  père me faisait part de sa joie à me revoir et ma mère m'annonçait qu'elle avait préparé des plats que j'aimais. Ni eux ni moi n'avions  vraiment  choisi l'éternel  retour  de cette scène. Nous étions dans un conte, à l'heure-qui peut  se prolonger  des siècles - où  le roi  avec toute sa suite bascule dans un sommeil de neige.                     Si je ressentais l'étrangeté  de cette vie et devi­nais ce que je pouvais y perdre, il me semblait que j'y  gagnais   davantage :  le  monde, le  terrible monde  n'entrait pas dans le globe de cristal. Je n'avais pas vu que ce globe venait de recevoir un coup  fatal  et  que  Louise Amour  était  -outre celui d'une  reine des cieux- le nom d'une  fêlure irréversible par laquelle, comme  un gaz, le monde et le temps faisaient irruption dans ma vie, pour mon bien, pour mon mal.

Christian Bobin, Louise Amour.

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Louise Amour "Quand le comédien nous regarde, on se sent exister..."

17 Juillet 2016, 09:51am

Publié par Grégoire.

Article. Vaucluse Matin.

Article. Vaucluse Matin.

Avec sa nouvelle adaptation de l'oeuvre de Christian Bobin condensée avec inspiration, Grégoire Plus donne au public un magnifique moment de théâtre. Son interprétation de Louise Amour dans une saisissante intériorité est une performance. Les spectateurs sont témoins d'une histoire d'amour extraordinaire entre une créatrice de parfum au nom évocateur et le narrateur, écrivain, doctorant en théologie dont elle a repéré les talents dans un journal.

Le merveilleux conteur fait resurgir les souvenirs : « J'avais 30 ans et je n'étais pas encore né. J'étais célibataire. La douceur qui émanait d'elle m'accablait et me comblait » Sa narration douce fait vibrer les cordes intimes d'un public qui ressent toute la flamme des premiers moments : « Il semblait qu'un couteau détournait mon coeur ».

Grégoire Plus transmet avec force ses émotions. Il touche au plus près l'âme des personnages car il vit réellement la Passion. Sa parole est un magnifique témoignage qui restera dans les mémoires.

Jean-Dominique Réga, Vaucluse Matin.

Chapelle Saint-Louis à 17h30 jusqu'au 30 juillet (relâche le 19).

Durée 1h15. Réservation 0786556762 

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Les Damnés, Avignon 2016.

14 Juillet 2016, 23:26pm

Publié par Grégoire.

En s’emparant du scénario du film de Visconti, Ivo Van Hove entraîne la troupe de la Comédie française dans un sidérant voyage au bout de l’enfer. Un spectacle autant fascinant que glaçant.


Sur l’immense plateau de la cour d’honneur, les fabuleux comédiens de la Comédie française déroulent une danse macabre. Photo AFP

AFP

Jeudi, deuxième représentation des Damnés, 3 500 spectateurs se massent dans la cour d’honneur du palais des papes. Ce soir-là, quelques-uns jetteront de temps à autre un coup d’œil sur les portables pour guetter les évolutions du match France-Allemagne, théâtre et foot ne sont pas forcément incompatibles. Malgré l’épaisseur des murailles, les clameurs de la victoire parviendront jusqu’à nos oreilles au beau milieu de l’ode funèbre que déroule la troupe de la Comédie française.

 

Une maîtrise absolument saisissante

Spectacle fascinant autant que glacé que ces Damnés. Ivo Van Hove s’empare du scénario du film de Visconti, l’infernale descente aux enfers d’une famille de la grande bourgeoisie industrielle allemande pactisant avec Hitler. La famille Essenbeck c’est la famille Krupp – plus que compromise dans la mise en œuvre de l’économie de guerre allemande et l’exploitation criminelle de millions de travailleurs-esclaves – et bien d’autres moins connues. Sur l’immense plateau, la Comédie française dans ses œuvres – Podalydès, Gallienne, Sandre, Hervieu-Léger, les plus jeunes, des enfants – trente comédiens au total qui déroulent, deux heures et demi durant, une danse macabre.

 

Une image finale glaçante

Maître de l’espace, Ivo Van Hove déploie son savoir-faire avec une maîtrise absolument saisissante : vidéos, jeux d’images, récits polyphoniques, musique live – un quatuor de saxos – à laquelle se mêle chants martiaux qui enveloppent la cour d’honneur. Le nazisme déploie ses tentacules, dans la famille, les valeurs s’inversent. La violence est terrible, une note, dans le programme met en garde « la sensibilité des plus jeunes ». Un rituel de mort jusqu’à une image finale, glaçante, qui propulse dans la réalité la plus contemporaine, la plus immédiate.

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Avignon 2016 !

6 Juillet 2016, 05:07am

Publié par Grégoire.

parmi les 1500 spectacles du off, n'oubliez pas d'aller voir le sourire de Louise Amour...

parmi les 1500 spectacles du off, n'oubliez pas d'aller voir le sourire de Louise Amour...

Je m'étais fait dans mon enfance une idée de la beauté qui ne devait rien aux visages hautains des vendeuses de parfumerie ni aux vitrines ruisselantes de lumière des bijouteries, et tout aux moineaux que je voyais par la fenêtre de ma chambre se poser sur les larges fleurs roses d'un  hortensia, aussi légères et diaphanes  que les dentelles  d'un nouveau-né à son baptême, illuminées par des milliers de gouttes de pluie. J'avais grandi dans cet émerveillement   que  donne   la  pauvreté  mariée avec l'amour : l'argent  manquait  souvent  mais l'amour  qui brûlait entre mes parents, et d'eux à moi, donnait  aux vitres de la maison un  brillant de rivière. La rudesse distraite de quelques fleurs des champs dans un ancien verre à moutarde, leur allure invinciblement  libre composaient  un bouquet d'un  éclat bien plus pur que celui des roses rouges martyrisées par l'industrie,  glacées, garrottées  - leur  teint  violacé  ne  disant  plus  un incendie  mais une apoplexie  qui  leur ferait sous peu  choir  lamentablement la  tête -, mises  en rond sur les tables d'apparat dans les grands  restaurants.                                                                                        

Dans  ces années-là,  ma  mère  faisait  des  travaux de couture  pour compléter les ressources familiales. Des dames venaient à la maison lui apporter  des tissus dont  elles lui demandaient d'extraire, comme si elles y eussent été déjà en creux, des robes pour un mariage ou une fête quelconque. Je regardais, fasciné, les doigts ailés de ma mère passer l'aiguille  dans la soie colorée et je voyais la robe désirée apparaître peu à peu, comme l'enveloppe d'une montgolfière que l'air chaud  commence à tendre  et à élever contre  un ciel jeune. Je rêvais sur ces robes, sur celles qui les porteraient et plus encore sur ma mère et son visage éclairé par son souci de bien faire comme par un chandelier  d'or.  À l'instant où ma mère, en le pinçant  entre ses lèvres, humidifiait le fil de coton  pour le faire pénétrer  plus aisément dans le chas  de  l'aiguille,  à cet  instant-là je savais que tout avait un sens et que l'univers,  avec son infini d'étoiles  éparpillées dans la nuit,  prenait  comme repère, comme  centre et comme  axe, les lèvres légèrement blanchies de ma mère et le minuscule lézard  argenté   de  l'aiguille,   vibrant   entre   ses doigts. Ce n'est pas Dieu qui est au centre de l'univers et ce n'est pas nous non plus. Ce sont seulement  nos gestes quand  ils sont appliqués  au simple et à l'utile.  Ma mère m'avait  ainsi donné à son insu mes premiers cours de théologie, et les diamants   que,   devenu   adulte,   j'extrayais   des livres profonds,  la contemplation d'une  femme à son ouvrage  quotidien me les avait déjà offerts. Mon père aussi, par l'égalité de son humeur, m'apprenait quelque  chose  du  ciel. J'aimais  le voir faire la vaisselle et, le soir, passant lentement sa  main   sur   chaque   assiette   de  porcelaine   à petites   fleurs,   rutilante  sous  l'eau   chaude   et claire, l'entendre dire: « C'est  comme  si je pas­sais la main sur la journée.  »  

C Bobin. Louise Amour.           

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Souterrain Blues: un miroir qui montre ce qu’on refuse de voir. »

17 Juillet 2015, 04:51am

Publié par Grégoire.

de Peter Handke, Souterrain Blues:  Grandiose !

de Peter Handke, Souterrain Blues: Grandiose !

Une rame de métro de la première à la dernière station. Un « Homme sauvage » invective ses contemporains en une rageuse diatribe comme un uppercut. Avec le remarquable comédien Yann Collette, capable de nous embarquer dans des territoires insoupçonnés.

Quel est votre regard sur cette longue invective ? Est-ce un cri de rage ? D’amour?

Yann Collette : Pour moi, la littérature de Peter Handke est, peut-être, la plus importante du XXème siècle. Souterrain Blues est un texte essentiel, qui va à l’essence des choses. C’est une invective positive qui provoque un rire cathartique. La mise en scène de Xavier Bazin se refuse d’être intellectuelle, elle est viscérale, animale, il s’empare du texte «physiquement ». Ni l’acteur ni le public ne sortent indemnes d’une telle représentation.  A chaque fois il y a quelque chose de l’ordre du vertical qui se met en jeu. C’est un cri, de rage ou d’amour, c’est la même chose… Et ce qui me plaît dans ce texte, c’est aussi qu’il rend le spectateur intelligent.

Qu’est-ce qui déclenche ou motive ce cri ?

Y. C. : Toujours l’éternelle question du pourquoi, le constat amer. Toujours la naïve envie de changer les choses et les gens. Cet « Homme sauvage » me fait penser à un Don Quichotte des temps modernes, il se bat contre des moulins à vent mais il se bat, et c’est ça qui est beau. La langue ici dissèque la nature humaine comme un anthropologue décrypte ses contemporains dans leur quotidien. Tout y passe : le nain de jardin, le travail, le portable, le rire, la laideur, les faux couples, la télécommande, l’église, la science, les femmes, les aveugles, les artistes…

Comment concevez-vous l’interprétation : dans une sorte d’abandon ou au contraire très tenue ?

Y. C. : L’abandon bien sûr ! J’ai toujours joué sur une crête, un déséquilibre nécessaire et peut-être salutaire. L’«Homme sauvage», c’est peut-être Peter Handke… Ce texte est un miroir qui montre ce qu’on refuse de voir, qui dit ce qu’on n’ose pas dire, qui est politiquement incorrect, c’est une bombe à retardement pleine d’humanité, une quête de vérité et de beauté… C’est un texte spirituel dans toute l’acceptation du mot.

Propos recueillis par Agnès Santi

http://www.journal-laterrasse.fr/souterrain-blues/

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Z'Ombres

16 Juillet 2015, 05:03am

Publié par Grégoire.

« J’ai 18 ans. Ben oui . . . J’en ai pris 40 par dessus, 40 qui ne les ont pas recouverts. J’ai 18 ans, tenez les voilà.»

« J’ai 18 ans. Ben oui . . . J’en ai pris 40 par dessus, 40 qui ne les ont pas recouverts. J’ai 18 ans, tenez les voilà.»

Un regard joyeux, satirique et réfléchi sur cet état inéluctable: la vieillesse

 

Portée par deux comédiennes complémentaires de grands talents, mère et fille dans la vie, Isabelle Pirot et Marie Frémont, cette pièce évoque le récurent constat : oui le temps passe accentuant sa vieillesse mais au fond de nous-même ne gardons-nous pas une jeunesse intérieure ?

Sur scène les deux personnages n'ont font plus qu'un : qui a l'âge de la Sagesse, de la Connaissance, de la Sérénité, du Discernement et son "ombre" juvénile pleine d'entrain et de feu intérieur. Devant une réalité émouvante, la prochaine mort de l'amie Anaïs, le mot vieillesse ou plutôt déclin, dépérissement se pose ce questionnement : comment "peut-on rester debout au maître-poste de sa vie ?".

La mise en scène subtile , avec ses ombres chinoises, et des textes délicieusement adaptés mettent en lumière ce relationnel entre la femme d'avant, pleine d'entrain et de fantaisie à 18 ans et celle d'aujourd'hui, sexagénaire usée et au final lucide. Une tragi-comédie qui se doit de plaire aux différentes générations.

Z'Ombres, à 17 h25-Théâtre du Balcon 38 rue Guillaume-Puy à Avignon jusqu'au 26 juillet (relâche les 13 et 20 juillet).

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Avignon : le Off a cinquante ans !

25 Juin 2015, 23:13pm

Publié par Grégoire.

Avignon : le Off a cinquante ans !

 

Une conférence de presse du Off, c'est toujours une avalanche de chiffres écrasants! Comment est-ce possible? se demande-t-on chaque année. Et chaque année ça recommence, et ça marche! Greg Germain, président de l'association qui fédère, depuis dix ans, compagnies et salles, Avignon Festival & Compagnies, avait convié la presse hier, dans la salle Réjane du Théâtre de Paris. Les journalistes étaient rares mais au fil du temps, la presse nationale, qui, jusqu'alors, à l'exception deLa Croix, de L'Humanité, du Figaro, ne faisaient guère de place aux créations du Off, s'y est aventurée depuis quelques étés...

Rompu à l'exercice, celui qui est aussi un comédien et metteur en scène très estimé et qui dirige le très actif théâtre d'Avignon qui présente les œuvres de la France d'Outremer à la Chapelle du Verbe Incarné, a pris la parole brièvement, avant de commenter, projections à l'appui, des «camemberts» comme il les nomme, reprenant les statistiques astronomiques de cette manifestation.

Le festival off d'Avignon, est-il, comme le proclament les affiches visibles partout en France, grâce au mécénat de Jean-Claude Decaux, «le plus grand théâtre du monde»? D'autres festivals peuvent revendiquer des chiffres aussi lourds, Edimbourg, notamment.

Mais la particularité du Off d'Avignon est d'avoir grandi en marge du festival créé par Jean Vilar en 1947 et de bénéficier ainsi de la venue de journalistes du monde entier, qui viennent tout de même d'abord pour le «in» et la grandiose beauté de la cour d'Honneur.

C'est un poète, doux et bourru à la fois, qui fut à l'origine du Off. Comme l'a dit en substance Greg Germain: «En créant, le 17 juillet 1966 son texte Statues, André Benedetto ne savait pas qu'il inventait le Off.»

Depuis le Off n'a cessé de gonfler jusqu'à risquer l'explosion. Pour ce jubilé 2015 sont d'ores et déjà prévus: 1071 compagnies, 8000 artistes et techniciens, qui joueront 1336 spectacles. Parmi ces compagnies, 126 viennent de 27 pays étrangers. Les dates sont celles du «in»: 4 au 26 juillet, avec le 3 la fameuse parade d'ouverture. Alors que 192 festivals ont disparu, cette année, en France, le Off demeure un recours essentiel pour les compagnies ou les jeunes isolés qui cassent tous leurs tirelires.

Ils viennent chercher, selon les études menées par Avignon Festival & Compagnies, quatre choses:

- vendre leurs spectacles

- rencontrer le public

- obtenir des articles

- jouer dans la durée

Trois semaines, cela compte et en particulier pour conserver ou acquérir le fameux statut d'intermittent du spectacle. Mais Greg Germain est fin diplomate et il passe vite sur ce dernier point.

À l'heure de l'électronique, des Tweets et des réseaux sociaux en général, Avignon Off demeure une énorme machine papivore. Cette année encore on promet des gestes écologiques, et, la députée-maire PS de la ville, voudrait bien instaurer une certaine harmonie dans l'affichage. Plus d'affiches en plastique et des emplacements dédiés...

On est loin de la joyeuse époque des affichages à la bonne franquette. Flairant le filon, des sociétés sont nées qui organisent ces affichages et tondent un peu plus les jeunes compagnies, obsédées par la communication.

Greg Germain annonce une nouvelle publication tirée à 200.000 exemplaires: Venez quand vous voulez! Elle sera distribuée partout en France, par les mairies et les offices de tourisme.

Et puis, bien sûr, il y a le fameux Programme du Off. Un véritable bottin. Pour y figurer, il faut adhérer à l'association. Une bible pour le festivalier qui y trouve horaires, durée des spectacles, classements par genre, index nombreux, plans, etc. Ce programme: c'est 130 tonnes de papier recyclé! Souvent, jusqu'à présent, ils sont hélas jetés n'importe comment ou brûlés...On va essayer de les recycler encore!

Le Off est essentiel dans l'économie globale de la ville et engendre 1000 emplois. On peut prendre des cartes d'abonnement et bénéficier de prix plus économiques. Ils étaient 52.000 en 2013, 50.000 en 2014 (le conflit des intermittents, les grèves ont refroidi les ardeurs l'été dernier). 694.705 places ont été vendues pourtant.

Bref! Des tonnes de papiers, des milliers de spectateurs. Et beaucoup de rendez-vous spéciaux cette année. 

 

http://pdf Programme du festival OFF d'Avignon 2015

http://www.avignonleoff.com/telechargements/

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« Ces mots que je rugis »

20 Juin 2015, 05:13am

Publié par Grégoire.

Programmation de Présence Chrétienne au Festival d'Avignon

Programmation de Présence Chrétienne au Festival d'Avignon

« Ces mots que je rugis »

Les paroles, les discours, les mots devenus innombrables et anarchiques, noyés par les images auxquelles ils sont associés peuvent sembler vains. Y a-t-il encore quelque chose à dire ou quelque chose d’audible ? Comment permettre aux mots de se faire de nouveau entendre dans leur saveur première ? Faut-il les crier, les hurler, les rugir ou les murmurer ?

Cette année nos rencontres avec les comédiens nous feront écouter ce que les mots, les gestes, l’acteur jeté au milieu de nos regards nous disent et nous taisent. Nous serons là pour accueillir les questions, les doutes, les joies qu’ils viendront nous confier.

Le Christ sur la Croix dit sa détresse avec ces mots « Mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné… » qui sont les premiers d’un psaume qui crie la détresse et la confiance tout à la fois. « Loin de me sauver, les mots que je rugis » : le poète et le Christ crient l’attente et la douloureuse distance que ces mots traversent. Nos paroles savent-elles rugir cette attente de l’aurore qui monte de la rumeur du monde ?

fr Samuel

 

Cliquez ici pour télécharger le programme complet :

 Programmation Présence Chrétienne – Festival 2015

 

Présence Chrétienne

Depuis la fondation du Festival d’Avignon par Jean Vilar en 1947, la communauté chrétienne est engagée dans ce qui est devenu la plus grande manifestation du spectacle vivant en France. Les rencontres Foi et culture, inaugurées par le Père Robert Chave, sont l’occasion pour la 49ème année d’écouter, d’interroger des metteurs en scène, des comédiens, des auteurs pour découvrir la quête, la souffrance, l’espérance qui traversent leurs œuvres. Plusieurs chapelles sont dédiées aux spectacles professionnels : théâtre, musique, chant, danse.

L’artiste n’est-il pas là pour rappeler à l’homme qu’il est fait pour autre chose que pour dominer le monde par l’efficacité des techniques et la puissance de l’économie ? L’artiste n’a-t-il pas le sens de l’appel inscrit dans le cœur de l’homme à un dépassement de lui-même ? L’artiste n’est-il pas un peu prophète ? «S’il règne parfois à force de comprendre» comme disait A. Camus, n’est-ce pas parce qu’il a saisi et su exprimer quelque chose qui habite le cœur de tout homme ?

http://www.diocese-avignon.fr/spip/-Presence-Chretienne-au-Festival-124-

 

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Le lundi: un Luchini et ça repart !

18 Mai 2015, 09:59am

Publié par Grégoire.

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Epuisés...? Ecrasés...? Devant un mur...?

2 Mai 2015, 05:27am

Publié par Grégoire.

https://www.facebook.com/linepuisableestanotreporte

https://www.facebook.com/linepuisableestanotreporte

FESTIVAL D'AVIGNON 2015

"L’inépuisable est à notre porte, il est là, il est partout. Je le vois aussi dans le métro. Le plus fascinant à Paris, ce sont les visages. Il y en a autant que de champignons dans le sous-bois. Et il y a des milliers d’espèces de champignons… Dans le métro, les gens ne le savent pas, mais ils sont magnifiques. Parfois, ils ont des visages de livres fermés, mais un livre fermé, on peut l’ouvrir.

Je pense que le bateau coule et en même temps, je suis confiant. Il y a quelque chose d’invincible dans l’humain. Malheureusement l’humain s’éloigne ces temps-ci.  L’humain est enlevé même des visages et des regards, mais cela ne peut pas ne pas revenir parce que, tôt ou tard, vous avez à faire à l’inconnu d’aimer, à l’inconnu de mourir, à l’inconnu de perdre quelqu’un ; à des joies, à des amours, à des épreuves qui sont la base même de la vie et devant lesquelles vous vous redécouvrez. Et ce n’est pas uniquement des choses malheureuses, mais la simplicité de l’humain est inaltérable. Elle est recouverte, parfois même détruite, mais elle peut renaître. A tout moment.» 

Christian Bobin

 

Ce spectacle est une suite de textes qui se tiennent par eux-mêmes, comme des tableaux lumineux, sources de force et d'éspérance, de réalisme et d'humour, autour de thèmes difficiles :
- la vie quotidienne et ses journées pâteuses, lourdes... nos choix, nos médiocrités, l'illusion d'un salut politique...
- La question de la mort, surtout celle d'un enfant... qui tombe sur nous comme une pierre dans un étang...
- et enfin la vie spirituelle, l'amour, ce qu'on appelle la foi, et... ce qu'on appelle 'Dieu'.
et y dévoiler comment: "L'inépuisable est là: dans le quotidien, mais aussi dans la mort et dans la vie spirituelle..."
3 thèmes difficiles, mais portés par une mise en scène (costume coloré et musique) qui veut accentuer cette note légère, poétique des textes lumineux et inépuisables de Bobin.

 

" Vous donnez de la joie ! Je vous ai vu et je sais que votre visage, vos mains, tout votre corps rendra à mes phrases l'énigme et même la dureté dont elles ont besoin..."

Christian Bobin à Grégoire Plus.

 

En tournée dès Octobre 2015. Réservez dès maintenant votre soirée !

https://www.facebook.com/linepuisableestanotreporte

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" L’INEPUISABLE EST A NOTRE PORTE "

4 Mars 2015, 07:05am

Publié par Grégoire.

DU 04 au 26 Juillet 2015

DU 04 au 26 Juillet 2015

J'ai la joie de vous présenter mon nouveau spectacle pour le Festival OFF 2015 en Avignon; d'après un interview et certains textes inédits de Christian Bobin : 

 

L’inépuisable est à notre porte

 

 

« L’inépuisable est à notre porte, il est là, il est partout. Je le vois aussi dans le métro. Un écrivain que j’aimais beaucoup, trouvait que le plus fascinant à Paris, c’était les visages. Il disait qu’il y en avait autant que de champignons dans le sous-bois. Et il y a des milliers d’espèces de champignons… Dans le métro, les gens ne le savent pas, mais ils sont magnifiques. Parfois, ils ont des visages de livres fermés, mais un livre fermé, on peut l’ouvrir. 

 

 

Il y a un trésor de choses pauvres qui nous est redonné, à tous, chaque matin tant qu’on est vivant, et que j’essaie de ne pas trop abîmer… Une belle vie, c’est une vie où la personne a beaucoup donné d’elle-même, s’est beaucoup élancée. Il y a eu beaucoup de floraisons, beaucoup de risques pris. C’est ça la vraie chance, c’est parfois coûteux, c’est parfois déchirant, mais c’est magnifique.

 

 

Dans cette vie, nous croyons toujours connaître l’autre, nous sommes aveuglés par les connaissances que nous avons. Pour rencontrer vraiment quelqu’un, il faut traverser tous les écrans, tout le dictionnaire, toutes les rumeurs, toutes les opinions. Je sais voir le sombre de cette vie, mais cette fermeture n’est pas définitive. 

 

 

Il y a quelque chose d’invincible dans l’humain. Malheureusement l’humain s’éloigne ces temps-ci. L’humain est enlevé même des visages et des regards, mais cela ne peut pas ne pas revenir parce que, tôt ou tard, vous avez à faire à l’inconnu d’aimer, à l’inconnu de mourir, à l’inconnu de perdre quelqu’un ; à des joies, à des amours, à des épreuves qui sont la base même de la vie et devant lesquelles vous vous redécouvrez. Et ce n’est pas uniquement des choses malheureuses, mais la simplicité de l’humain est inaltérable. Elle est recouverte, parfois même détruite, mais elle peut renaître. A tout moment. »

Christian Bobin.

 

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