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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Un secret caché, intime, vécu et qui ne peut-être dit...

5 Avril 2015, 06:45am

Publié par Grégoire.

Un secret caché, intime, vécu et qui ne peut-être dit...

" Qu’il me baise des baisers de sa bouche...

Tes amours sont plus délicieuses que le vin ;

l’arôme de tes parfums est exquis ;

ton nom est une huile qui s’épanche,

c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

 

Entraîne-moi sur tes pas, courons !

Le roi m’a introduite en ses appartements ;

tu sera notre joie et notre allégresse.

Nous célébrerons tes amours plus que le vin ;

comme on a raison de t’aimer !

 

Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem,

comme les tentes de Qédar,

comme les pavillons de Salma.

Ne prenez pas garde à mon teint basané :

c’est le soleil qui m’a brûlée.

Les fils de ma mère sont emportés contre moi,

ils m’ont mise à garder les vignes.

Ma vigne à moi, je ne l’avais pas gardée !

 

Dis-moi donc, toi que mon cœur aime :

Où mèneras-tu paître le troupeau,

où le mettras-tu au repos, à l’heure de midi ?

Pour que je n’erre plus en vagabonde,

près du troupeau de tes compagnons.

 

Si tu l’ignores, ô la plus belle des femmes,

suis les traces du troupeau,

et mène paître tes chevreaux

près de la demeure des bergers.

 

Tandis que le roi est en son enclos,

mon nard donne son parfum.

Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe,

qui repose entre mes seins.

Mon bien-aimé est une grappe de cypre,

dans les vignes d’En-Gaddi.

 

Que tu es belle, ma bien-aimée,

que tu es belle !

Tes yeux sont des colombes.

Que tu es beau, mon bien-aimé,

combien délicieux !

Notre lit n’est que verdure. 

Les poutres de notre maison sont de cèdre,

nos lambris de cyprès.

 

Je suis le narcisse de Saron,

le lis des vallées.

 Comme le lis entre les chardons,

telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes.

 

Comme le pommier parmi les arbres d’un verger,

ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.

A son ombre désirée je me suis assise,

et son fruit est doux à mon palais.

Il m’a menée au cellier,

et la bannière qu’il dresse sur moi, c’est l’amour.

Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin,

ranimez-moi avec des pommes,

car je suis malade d’amour.

 

Son bras gauche est sous ma tête

et sa droite m’étreint. 

Je vous en conjure,

filles de Jérusalem,

par les gazelles, par les biches des champs,

n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,

avant l’heure de son bon plaisir.

 

Je vous en conjure,

filles de Jérusalem,

n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour,

avant l’heure de son bon plaisir.

(…)

Qui est celle-ci qui monte du désert,

appuyée sur son bien-aimé ?

Sous le pommier je t’ai réveillée,

là même où ta mère te conçut,

là où conçut celle qui t’a enfantée.

 

Pose-moi comme un sceau sur ton cœur,

comme un sceau sur ton bras.

Car l’amour est fort comme la Mort,

la passion inflexible comme le Shéol.

Ses traits sont des traits de feu,

une flamme de Yahvé.

Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour,

ni les fleuves le submerger.

Qui offrirait toutes les richesses de sa maison

pour acheter l’amour,

ne recueillerait que mépris.

 

Cantiques des cantiques.