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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Articles avec #detente

Et si Fabrice Luchini était président de la République?

22 Avril 2017, 16:57pm

Publié par Grégoire.

Fabrice Luchini énumère les mesures phares de son programme s'il devenait président de la République. Beaucoup de littérature évidemment avec la distribution gratuite à tous les citoyens d'une quinzaine d'ouvrages, sélectionnés par ses soins. Le gai savoir de Nietzsche, Marcel Proust, Voyage au bout de la nuit de Céline ou encore Arthur Rimbaud, font partie de ses incontournables même s'il nuance avec humour: «On ne va pas les angoisser par un programme fascisant. Pas de dictature du prolétariat, pas de dictature de la haine de l'étranger ou de la haine des riches.» En bon dirigeant, il n'hésite pas à prévoir les réactions de son peuple. Pour les périodes de crise, financière ou non, il distribuera du Schopenhauer «qui peut bien déprimer».

«Si je t'aime, est-ce que ça te regarde?»

Côté musique, l'acteur qui joue actuellement dans la saison 2 de Dix pour cent sur France 2, s'engage à fournir aux Français un coffret du pianiste Glenn Gould, du Bach mais aussi, dans un autre genre, plusieurs albums de James Brown et d'Aretha Franklin avec un soupçon de Rolling Stones.

Pour ce qui est de l'idéologie, Fabrice Luchini prône le culte de l'individualité mais dans la politesse: «On se supporte.» Il cite Nietzsche, encore une fois, «si je t'aime, est-ce que ça te regarde?». La critique de son programme par les experts et les éditorialistes pourrait se concentrer sur ses mesures économiques où il reste flou. Mais si la culture est la grande oubliée de cette campagne présidentielle, Fabrice Luchini entend bien rattraper ce retard, à la veille du scrutin.

https://www.electionsfrenchy2017.com/

 

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Réchauffement climatique...? No problem...

18 Juillet 2015, 05:06am

Publié par Grégoire.

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Excellent !

29 Janvier 2015, 07:08am

Publié par Fr Greg.

Excellent !
Excellent !

Billy Preston & Ray Charles

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Frissons garantis !

24 Janvier 2015, 12:07pm

Publié par Fr Greg.

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Fabrice Luchini, vrai et simple.

11 Décembre 2014, 08:37am

Publié par Fr Greg.

Chaque mois, Philippe Bilger soumet une personnalité à la question dans un entretien vidéo.  Fabrice Luchini, qui sera à l'affiche du spectacle Poesies ? au théâtre de la Villette à partir du 5 janvier.

Chaque mois, Philippe Bilger soumet une personnalité à la question dans un entretien vidéo. Fabrice Luchini, qui sera à l'affiche du spectacle Poesies ? au théâtre de la Villette à partir du 5 janvier.

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Ouvrir son champ de vision...

28 Novembre 2014, 08:49am

Publié par Fr Greg.

Ouvrir son champ de vision...

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Vous m'avez fait bien rire...

26 Novembre 2014, 00:11am

Publié par Fr Greg.

Vous m'avez fait bien rire...

 

A la question d'un journaliste français: «Êtes-vous un pape social-démocrate?» En clair, êtes-vous un pape de gauche?  le pape François, visiblement très en forme et peu fatigué par les deux discours fleuves qu'il venait de délivrer, a répondu après un éclat de rire : «Mais c'est du réductionnisme, mon cher! J'ai l'impression d'être membre d'une collection d'insectes! Alors, vous voyez, ici, c'est un insecte social-démocrate… Pape social-démocrate? Non, je n'ose pas me qualifier selon une partie ou selon une autre. J'ose dire que tout ce que j'ai pu affirmer vient du message de l'Évangile sur lequel repose la doctrine sociale de l'Église. Tout ce que j'ai donc précisé sur plan social et politique est attaché à la doctrine sociale de l'Église et à la tradition de l'Église. Mais vous m'avez fait bien rire et je vous remercie.»

Continuant sa réflexion sociale, mais sur un autre sujet international, François a fait remarquer à un autre journaliste: «L'esclavage est une réalité insérée dans le tissu social d'aujourd'hui comme dans celui d'hier: le travail esclave, la traite des personnes, le commerce des enfants, ce sont des drames. Ne fermons pas les yeux sur cela! L'esclavage est aujourd'hui une réalité comme l'exploitation des personnes…»

25 Nov 2014.

Vous m'avez fait bien rire...

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Mommy... Géant !

14 Novembre 2014, 08:13am

Publié par Fr Greg.

Mommy... Géant !

 

 

Humain, boulversant, percutant, simple, plein de fragililités, de violences, au delà des schèmes, moderne, profond... L'âme humaine à vif! bref, Magnifique !!! Chef-d'oeuvre!

fr G.

 

Devenue veuve, Diane obtient la garde de Steve, son fils, un adolescent hyperactif et violent. Au centre où il séjourne, on la prévient : les retrouvailles risquent d'être mouvementées. On ne gère pas facilement des personnes pyschologiquement instables. Diane, femme forte, indépendante et exubérante, veut faire mentir les médecins de l'hopital. Elle est la mère de Steve, qui est sa chair et son sang. Elle y arrivera coûte que coûte. Contre toutes attentes, elle parvient à apprivoiser cet enfant imprévisible. Elle peut compter sur l'aide inattendue d'une voisine, Kyla. Ensemble, ils trouvent un certain équilibre. Un équilibre très fragile ...

 

Les Français de France, comme on dit au Canada, ne connaissent pas le joual, un argot québécois particulièrement fleuri. Une chance pour eux : sa découverte fait aimer encore plus le nouveau film de Xavier Dolan. Ce dialecte, dont on comprend un mot sur deux (il y a des sous-titres), mais dont on capte toute la crudité, fuse en tirades incendiaires, inventives, souvent hilarantes. Il est aussi raccord avec le voltage anormalement élevé des situations. Quelque chose doit craquer, exploser. La beauté un peu désespérée du film tient, entre autres, aux efforts du trio principal pour retarder au maximum cette déflagration fatale.

Il y a la mère, la « mommy », encore jeune pour être veuve, isolée, en pleine dégringolade sociale : on lui retire ses maigres piges à la rubrique courrier du coeur d'un magazine. Il y a le fils, Steve, 15 ans, déscolarisé, diagnostiqué hyperactif, tendance « opposant-provocant » : ce blondinet exubérant, autodestructeur, met tous ceux qui le côtoient en déséquilibre, sinon en danger. Et il y a leur nouvelle voisine d'en face, d'un milieu plus favorisé, mais avec nettement moins de peps : prof en congé sabbatique, elle a perdu ses mots et toute joie de vivre, malgré (ou à cause de ?) sa petite famille.

 

Avec Mommy, Xavier Dolan, 25 ans et déjà cinq films, franchit un cap, passe plusieurs vitesses à la fois. Il s'envole. Il n'a même plus besoin d'un sujet choc (le changement de sexe de Melvil Poupaud dans Laurence Anyways) ni d'emprunter au cinéma de genre (le thriller hitchcockien dans Tom à la ferme). Pour maintenir la tension pendant plus de deux heures, il lui suffit, cette fois, de faire exister intensément ses trois cabossés magnifiques et d'orchestrer une savante alternance d'accélérations et d'accalmies.

La légère touche de science-fiction qui ouvre le film n'est pas déterminante : quelques lignes font état d'une loi qui, dans un futur proche, autoriserait, au Canada, un parent en détresse à abandonner son enfant à l'hôpital public. Xavier Dolan aurait pu facilement s'en dispenser : les liens à la fois précaires et dévorants qu'il met en scène dépassent très vite la vraisemblance. L'émotion s'installe massivement dans le premier tiers du film, sur un air de Céline Dion, chanté et dansé par le trio dans une cuisine miteuse. Et elle ne retombe plus. Un exploit après lequel courent, en vain, nombre de cinéastes plus expérimentés.

La prouesse passe, évidemment, par ces actrices époustouflantes que sont Anne Dorval et Suzanne Clément (lire ci-contre). L'une et l'autre font irrésistiblement penser à Gena Rowlands chez John Cassavetes, sans que la comparaison leur fasse d'ombre. La mère, lasse, énervée, volontiers vulgaire, a quelque chose de Gloria, elle aussi flanquée d'un môme encombrant. La voisine à l'élocution bloquée rappelle une certaine « femme sous influence », héroïne dont l'émotivité extrême altérait l'expression. Et, face à elles, le jeune Antoine-Olivier Pilon incarne, avec une fougue à tout casser, une figure nouvelle dans l'univers du cinéaste : un adolescent strictement hétérosexuel, tour à tour taurillon agressif et agneau apeuré.

A ces héros boiteux, comme à cette banlieue prolétaire de Montréal, Xavier Dolan donne un style rutilant. C'est le paradoxe d'un auteur-réalisateur nourri depuis l'enfance de cinéma hollywoodien (il ne jure que par Titanic), mais resté, pour l'instant, dans son jus québécois et dans l'économie de l'art et essai. Mommy est donc merveilleusement hybride : mi-naturaliste mi-« bigger than life » (plus grand que la vie), tour à tour terre à terre et parcouru de somptueuses envolées lyriques ou oniriques. Mais aussi d'espiègles coups de théâtre formels : les dimensions de l'écran changent subitement, et avec elles l'horizon des personnages.

L'irruption des chansons est encore plus décisive que dans les films précédents. Elles sont le seul héritage du père, disparu quelques années plus tôt — il a laissé une simple compilation sur CD. Elles peuvent devenir le moteur d'une scène et de l'action. Exacerber les rapports de force qui sont le grand sujet du cinéaste. Ou bien les suspendre, le temps d'une parenthèse, d'un abandon voluptueux, d'une ivresse partagée. Là est sans doute la veine la plus bouleversante de Mommy : autour d'un buffet salami-mousseux, « c'est Versailles » à la portée des derniers de la classe, et une virée en voiture peut tourner à l'instant magique. Ou comment trois êtres fragiles, mal barrés et le sachant, s'inventent ensemble un répit. — Louis Guichard www.telerama.fr

 

 

Mommy... Géant !

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La nuit américaine d'Angélique

6 Novembre 2014, 08:00am

Publié par Fr Greg.

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La religion des pas contents !

2 Octobre 2014, 08:50am

Publié par Fr Greg.

La religion des pas contents !

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Et vous, vous tenez combien de temps?

24 Septembre 2014, 08:12am

Publié par Fr Greg.

Et vous, vous tenez combien de temps?

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Motobécane

21 Juillet 2014, 10:04am

Publié par Fr Greg.

Motobécane

GENIAL!

Un texte écrit et interprété par Bernard Crombey, seul en scène, impressionnant d’authenticité. Le drame poignant et infiniment triste d’un homme seul et blessé.

 

 

Victor, surnommé “Motobécane“, mène une vie simple et sans histoires. Récolter les bouteilles vides, collectionner les étiquettes et prendre plaisir à respirer “el bon air à campagne“ en roulant sur sa mobylette bleue, voilà son gagne-pain et quelques petits bonheurs. Ce “quitte à quatorze“ (l’école) écrit sans manquer un “s“ à la fin des mots. Il n’est pas si bête.  Puis sa vie bascule. Il rencontre la “tiote“ Amandine, la recueille naïvement chez lui parce qu’elle ne veut plus aller à l’école, ni retourner chez elle car sa mère la bat. Emu par l’enfant, touché par le fait que quelqu’un lui accorde autant d’attention, il ne la ramène pas chez elle et la garde auprès de lui plusieurs semaines. Les gendarmes, à la recherche de la petite, finissent par l’arrêter, par hasard.

Drame poignant

Avec l’accent picard, Bernard Crombey  retrace l’histoire de cet homme blessé,  qui écrit sa “vérité à l’exacte“ depuis sa “chambre à barreaux“, drame poignant d’une  solitude irrémédiable et sans issue.  Au-delà des clichés du terroir campagnard, d’un vocabulaire et d’une syntaxe qui peuvent prêter à sourire, cet accent et ces mots simples donnent à l’interprétation un relief humain particulier : la langue s’enrichit d’étonnants raccourcis poétiques et d’une saveur particulière, et cette espèce d’étrangeté du verbe n’empêche en rien la proximité avec le spectateur, bien au contraire. Une telle langue ne constitue pas un masque, elle révèle au contraire cet homme dans toute sa naïveté et sa sincérité, faisant de la scène de théâtre le lieu d’une incarnation étonnamment  juste et sans fard. « Il est fondamentalement honnête », dit Bernard Crombey de son personnage, qu’il a créé en s’inspirant du roman Le Ravisseur de Paul Savatier, roman imaginé  à partir d’un fait-divers de 1975. Cette confession désespérée d’un homme seul au monde, forcément très malhabile avec les juges, impressionne par son authenticité, et par son infinie tristesse malgré le verbe éminemment savoureux.

 

Agnès Santi

http://www.journal-laterrasse.fr/

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Interview en direct d'Avignon

15 Juillet 2014, 11:24am

Publié par Fr Greg.

du minuscule et de l'imprévisible" d'après Christian Bobin. 16h45. Chapelle de l'oratoire. Avignon Off

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Racolage actif !

6 Juillet 2014, 09:40am

Publié par Fr Greg.

Racolage actif !


Avignon : S’il ne s’agissait que de produire un spectacle devant un public, donner un texte, donner à voir des moments d’existence, éclabousser l’assistance d’un peu de lumière, lui verser un peu de gaité sur son cœur la tâche serait relativement simple…

mais, il s’agit en Avignon d’aller comme se prostituer : arpenter le trottoir des heures durant, aller chercher le client potentiel, le séduire, apprendre à se vendre, rendre ‘sa marchandise’ attrayante, racoler activement quoi… 

fr Grégoire.

 

Racolage actif !

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Bourvil !

21 Juin 2014, 07:02am

Publié par Fr Greg.

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La vielle qui marchait dans la mer...

18 Juin 2014, 07:34am

Publié par Fr Greg.

Un petit bijou de dialogues et de jeu... Avec Michel Serrault et Jeanne Moreau

Un petit bijou de dialogues et de jeu... Avec Michel Serrault et Jeanne Moreau

Une aventurière monte des escroqueries avec l'aide d'un vieux diplomate et d'un gigolo.

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Jeanne Moreau & Jacqueline Mailand...

14 Juin 2014, 07:52am

Publié par Fr Greg.

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Toujours mieux de voyager en groupe !

20 Mai 2014, 05:16am

Publié par Fr Greg.

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Philomena

30 Avril 2014, 07:30am

Publié par Fr Greg.

Excellent film !

 

Philomena

On pourrait voir Philomena comme la suite non-officielle de Magdalene Sisters. Le film de 2002 de Peter Mullan s'intéressait aux couvents/prisons où étaient enfermées (jusqu'en 1996 !!!) de « mauvaises » jeunes femmes, souvent adolescentes, obligées d'y travailler façon esclave du XXème siècle. Leur tort ? Souvent, avoir commis le péché de la chair et être tombées enceintes sans être passées par la sacro-sainte case mariage.

C'est le cas de Philomena Lee. Dans les années 50, la demoiselle, tombée sous le charme d'un beau parleur, a été envoyée, par ses parents, dans le couvent de Roscrea en Irlande. En échange des « bons » services des nonnes, Philomena travaille en tant que blanchisseuse jusqu'à son accouchement. Mais l'enfant, qu'elle a élevé pendant ses toutes premières années lui est retiré pour être donné à l'adoption. 50 ans plus tard, la vieille dame décide de retrouver cet enfant qu'on lui a volé. Pour cela, elle va être aidé de Martin Sixsmith, un journaliste sur le retour, dépressif et snob, qui voit dans cette histoire une bonne façon de se refaire un nom.

 

Le film prend alors une tournure de road movie et d'enquête où notre « unlikely » duo s'évertue à remettre les pièces du puzzle ensemble. Et si cette histoire captive, elle n'est pas tant le fond du film qu'un prétexte pour Stephen Frears et Steve Coogan (co-scénatiste). Car Philomena est avant tout un film sur le pardon mais aussi un long-métrage social qui traite, à la fois d'une Irlande à deux vitesses, de l'étrange rapport de ce pays à son Eglise catholique et même de la difficulté des Etats-Unis à traiter avec la crise du Sida dans les années 80. En plus d'un humour fin qui joue sur l'improbabilité du tandem, une vieille bigote fan de littérature romanesque d'un côté et un journaliste athée et sarcastique de l'autre, le film parvient à nous atteindre par son absence totale de second degré. En effet, Philomena est un film sans arrière-pensée, ni ironie et qui parvient, malgré un sujet « violon/guimauve », à ne jamais sombrer lâchement dans le tire-larme facile mais, au contraire, à déployer des trésors d'intelligence et de compassion, bien éloigné du cynisme ambiant.

Et si Steve Coogan fait preuve d'une sobriété bienvenue, c'est Judi Dench, plus habituée aux rôles de femmes en costumes 3 pièces ou très actives, qui épate. En incarnant cette vieille femme blessée dont la capacité à pardonner force le respect, elle interprète peut-être son meilleur rôle.

http://www.ecranlarge.com/movie_image-list-34693.php

 

Philomena

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1er Avril...

1 Avril 2014, 17:50pm

Publié par Fr Greg.

 

 

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Vous jeûnez? Faites dîner votre chien...

19 Mars 2014, 23:21pm

Publié par Fr Greg.

 

 

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Gout du théâtre !

17 Mars 2014, 08:07am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

 

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La mante religieuse

11 Mars 2014, 10:13am

Publié par Fr Greg.

 

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Jézabel, jeune femme séductrice, libre et rebelle a soif de tout vivre à l'extrême, jusqu'à toucher le fond. Elle refuse de croire en l’homme et surtout en elle-même.

Véritable Marie-Madeleine des temps modernes, elle cache sa fragilité et sa peur d’aimer en repoussant  toujours plus loin les limites de la transgression. Jusqu’au jour où son chemin va croiser celui de David, un jeune prêtre ...

 

Sortie : 23 avril 2014.

 

 

 

 

Interview de Natalie Saracco, convertie après une expérience de mort imminente.

 

 

 

 

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Pourvu que ça glisse...

3 Mars 2014, 08:47am

Publié par Fr Greg.

 

 

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MUD

7 Février 2014, 09:02am

Publié par Fr Greg.

 

affiche-mud-sur-les-rives-du-mississippi-mud-2012-1.jpg

 

. Si le personnage qui donne au film son titre, est un adulte et l'occasion de voir un Matthew McConaughey formidable (comme dans le Killer Joe de Friedkin) interpréter un fugitif fou amoureux se cachant sur une île, le héros de l'histoire est un jeune adolescent, Ellis (incroyable Tye Sheridan déjà  vu dans Tree of life en fils de Brad Pitt). A travers lui, Nichols va aborder avec pudeur et sobriété les premiers traumas d'une vie : la douleur et l'incompréhension face à la cellule familiale qui se disloque, la frustration et la souffrance face à un amour non partagé, la trahison de la confiance donnée,...

Mud-les-sirenes-du-Mississipi_article_landscape_pm_v8.jpg

Non content de jouer cette carte exaltante de l'aventure humaine qui transforme une existence, le réalisateur n'a pas peur de mélanger les genres, Mud jouant aussi la carte du polar et de la romance. La rencontre entre Ellis (et son meilleur ami) et Mud et l'aide qu'ils vont lui apporter pour qu'il puisse quitter son île et retrouver sa belle (Reese Whiterspoon à qui le drame va si bien) ouvre les portes du suspense (Mud va-t-il être arrêté par la police ou être tué par les hommes engagés par un père vengeur ?) et de l'amour tragique (les deux amants arriveront-ils à être à nouveau réunis ?). La maîtrise formelle et narrative avec laquelle le jeune cinéaste parvient à constamment rebondir sur tous ces arcs narratifs, impressionne. Il se permet même le luxe de créer quelques seconds rôles annexes qui auront leur petit mot à dire dans un climax redoutable d'efficacité et d'émotion (Sam Shepard et le fidèle Michael Shannon).

Il y a une telle richesse dans ce Mud là que le temps n'a pas d'emprise sur notre attention (ça dure plus de deux heure, vraiment, vous êtes sûrs ?) et nous d'admirer une Amérique profonde si cinégénique tout en étant le meilleur film à hauteur d'enfants vu depuis longtemps.  La palme du cœur !

 

 

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