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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

un président 'normal'...?

1 Juin 2012, 01:54am

Publié par Father Greg

 

 Normal, notre président ? 

DAVID_Jacques_Louis_Napoleon_in_his_Study.jpg« L’idée d’un homme normal est un mythe semblable au mythe nazi » affirmait Merleau-Ponty. La question de la normalité est restée jusqu’à présent à l’écart des débats présidentiels. Mais puisque le sujet est à la mode, qu’on me permette d’en souligner les risques. Les professionnels de la santé mentale font preuve d’une grande prudence vis à vis de cette notion – qu’ils évitent, soit dit en passant, d’aborder dans les manuels. Mieux vaut laisser planer un doute et donner à chacun la liberté de créer ses propres normes plutôt que de fixer arbitrairement les critères d’une « normalité » contraignante. Au fond, n’est-ce pas s’interrogeant sur soi-même et sur ses propres normes que l’on a le plus de chance d’être « normal » ? Qui, d’ailleurs, se sent vraiment normal ? Lorsque j’ai posé cette question à un amphithéâtre d’une centaine d’étudiants, seuls trois doigts se sont levés

La normalité est aussi insaisissable que le mouvement de la vie. Tout organisme vit en créant un milieu qui lui convient : du simple protozoaire à l’être humain, la vie se manifeste comme cette aptitude à transformer son monde de façon créative pour parvenir à y survivre et s’y développer. Cela suppose d’échapper aux normes imposées par le milieu – d’être ainsi, en quelque sorte, « anormal », c’est à dire capable d’élaborer ses propres normes. C’est pourquoi celui qui croit détenir la normalité est dangereux. Il risque d’imposer sans recul critique sa conception personnelle de la norme. D’où la mise en garde de Merleau-Ponty.

En pratique, la définition du normal dans le domaine de la psychologie se décline selon plusieurs axes, aucun d’entre eux ne donnant satisfaction. On est normal parce qu’ordinaire, commun, usuel : c’est la définition statistique qui ramène la normalité à la moyenne au risque de la médiocrité. On peut aussi être normal par rapport à un fonctionnement psychique optimum : gare en ce cas à l’idéalisation. Freud lui-même signalait le danger de vouloir à tout prix faire un enfant « normal ». On peut enfin être normal parce qu’on n’est pas fou : reste alors à définir la folie. Les batailles d’experts autour des tribunaux démontrent combien ce point, quand il n’est pas flagrant, demeure sujet à caution.


Nul doute que si l’on fait aujourd’hui de la normalité une vertu, c’est parce qu’on y voit le contraire d’une certaine folie. Le monde est devenu fou : il a perdu ses règles d’autrefois, il est « déréglé ». Malheureusement, face à ce dérèglement, rien de pire que le repli sur une prétendue normalité protectrice. C’est précisément le moment où il faut inventer de nouvelles normes, prendre le risque de l’anormalité. Car être normal, au fond, c’est ne pas avoir peur de l’anormal : c’est être capable d’affronter la folie en gardant confiance dans ses ressources. C’est ne pas craindre d’être un peu fou.


Quelque soit son président, la France devrait vite retrouver le goût de cette normalité-là, celle qui se nourrit du mouvement et du changement, sans se laisser griser par le sourire bienveillant d’un chef. Un bon sourire n’est pas synonyme de normalité mais d’heureuse adaptation sociale. Et quelques tics ne sont pas davantage synonymes de folie. Peut-on d’ailleurs être « normal » quand on veut être président ? Au sens statistique du terme, la réponse est clairement négative : qu’on nous préserve d’un chef ordinaire, surtout par temps de crise !

Jean-Paul Mialet est psychiatre.

www.atlantico.fr

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François Boucherit 01/06/2012 19:02


Libres propos sur la normalité du nouveau président


On ne trouve pas le mot "normal " dans la Bible. On trouve le mot "fou" chez Saint-Paul. Etre normal serait d'être "dans le monde". Etre fou serait d'être "du monde"
sans être "dans le monde" selon les mots de Jésus rapportés par l'évangéliste Jean. Etre normal serait d'être "dans le monde" en nous laissant guider par ce que voient nos yeux. Etre fou serait
de nous laisser guider par ce que nous ne voyons pas mais que nous ressentons en nous-même par les plus profondes fibres de notre être. Etre normal serait de vivre à la superficie de notre vie.
Etre fou serait d'accèder à la Vraie Vie, à la vie éternelle fruit de la puissance d'amour infini à l'oeuvre en nous, depuis la création du monde. Etre normal serait de penser que l'argent peut
faire le bonheur de l'homme. Etre fou serait de penser que c'est l'amour qui peut faire le bonheur de l'homme.


Nul doute que François Hollande apparaît normal aux français parce que Nicolas Sarkozy, prenant trop sa fonction à coeur, allait au-delà de ce que la majorité des gens étaient prêts à accepter.


Je les incite fortement tous les deux à se plonger dans la lecture et la méditation quotidienne de la Bible, ceci, afin de prendre du recul par rapport à ce qu'ils vivent. En se laissant
guider par la puissance d'amour infini à l'oeuvre en chacun de nous depuis la création du monde, ils deviendront des "fous" bibliques.