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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Qui est Dieu ? Quel rapport entretient-il avec l’humanité ? Pourquoi reste-t-il silencieux ?

27 Octobre 2012, 02:44am

Publié par Fr Greg.

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Qui est Dieu ? Quel rapport entretient-il avec l’humanité ? Pourquoi reste-t-il silencieux ?

 

« Derrière le silence de l’univers, derrière les nuages de l’histoire, y a-t-il oui ou non un Dieu ? S’il existe, nous connaît-il ? Il a quelque chose à voir avec nous ? Ce Dieu est-il bon et la réalité du bien a-t-elle oui ou non un pouvoir dans ce monde ? Cette question est aujourd’hui aussi actuelle qu’elle l’était autrefois, répond le pape. Tellement de gens se demandent : Dieu est-il ou non une hypothèse ? Est-il ou non une réalité ? Pourquoi ne se fait-il pas entendre ? ».

 

 « L’‘Evangile’ veut dire que Dieu a rompu le silence : Dieu a parlé, Dieu existe (…). Dieu nous connaît, Dieu nous aime, il est entré dans l’histoire. Jésus est sa Parole, le Dieu-avec-nous, le Dieu qui nous montre qu’il nous aime, qui souffre avec nous jusqu’à la mort et ressuscite ».

Mais une autre question surgit : « Dieu a parlé, il a vraiment rompu le grand silence, il s’est montré. Mais comment pouvons-nous faire parvenir cette réalité à l’homme d’aujourd’hui afin qu’elle devienne salut ? »

 

La réponse de l’homme

Trois moyens.

- La prière. Car les apôtres n’ont pas bâti l’Eglise en « élaborant une constitution », mais en se rassemblant pour prier dans l’attente de la Pentecôte : « Nous ne pouvons pas faire l’Eglise, a dit le pape : nous pouvons seulement faire connaître ce que Lui a fait. L’Eglise ne commence pas par notre « faire », mais par le « faire » et le « parler » de Dieu. (…) Dieu seul peut créer son Eglise. Si Dieu n’agit pas, nos « choses » ne sont que les nôtres et elles sont insuffisantes. Dieu seul peut témoigner que c’est lui qui parle et qui a parlé ».

Ce n’est donc pas une simple « formalité », si chaque session du synode commence par la prière : cela manifeste la conscience du fait que « l’initiative » vient toujours de Dieu, même si l’on peut l’implorer, car l’Eglise peut seulement « coopérer » avec Dieu.

 

-Deuxième moyen : la « confessio », la confession publique de la foi. Cet acte signifie plus que professer la foi dans le Christ : c’est une authentique « confession », comparable à celle que l’on ferait avec courage devant un tribunal, aux yeux du monde, quel qu’en soit le prix.

« Ce mot « confession », qui, dans le langage chrétien latin a remplacé le mot « profession », porte en lui l’élément du martyre, l’élément du témoignage devant des instances ennemies de la foi, témoigner même dans des situations de passion et de danger de mort », a fait observer le pape.


La flamme d’amour

C’est une question de « crédibilité » : « Cela garanti justement, la crédibilité : "La « confessio » n’est pas n’importe quelle chose que l’on pourrait aussi laisser tomber. La « confessio » implique la disponibilité à donner ma vie, à accepter la passion".

 

-Or, cette « confession » a besoin d’un « habit » qui la rende visible : la charité, c’est-à-dire « la plus grande force » qui doit "brûler dans le cœur du chrétien, la flamme qui doit déclencher le brasier de l’Evangile".

 

 « Notre passion doit grandir dans la foi, doit se transformer en feu de la charité. (…) Le chrétien ne doit pas être tiède. (…) La foi doit devenir en nous flamme d’amour : flamme qui, réellement, embrase mon être, devient la grande passion de mon être et ainsi embrase mon prochain. Voilà l’essence de l’évangélisation ».

 

Benoit XVI, ouverture du synode sur la nouvelle évangélisation.