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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Noblesse naturelle de l'homme...

11 Mars 2011, 08:00am

Publié par Father Greg

 

  

Pour ne pas faire d'abord de la vie chrétienne –et du carême en particulier- un exercice d'ascèse ou un temps de purification, et ainsi de ne rien diminuer de cette naissance d’en-haut et du sens divin de nos luttes, il est bon de voir ce qui est naturel et 'normal' à l’homme dans sa conquête de lui-même et du 'ciel'.   

 


gandhi.jpg « La conquête des passions subtiles me paraît une entreprise infiniment plus dure que la conquête physique du monde par la force des armes. Depuis mon retour aux Indes, pas un instant je n’ai cessé de vérifier la persistance, au tréfonds de moi-même, des passions dormantes et latentes. La conscience que j’en ai, m’a pénétré d’un sentiment d’humiliation, mais non de défaite. L’expérience, les expériences, m’ont soutenu et donné de grandes joies. Mais je sais qu’il me faudra passer encore pas un chemin ardu qui s’étend devant moi. Il me faudra me réduire à néant. Tant que l’homme ne se place pas, de son plein gré, au dernier rang de ses frères humains, il n’est pas de salut pour lui. L’Ahimsâ, c’est l’extrême confins de l’humilité.

 

En disant adieu au lecteur, de moins pour le présent, je lui demande de se joindre à moi pour prier le Dieu de Vérité : Puisse-t-Il m’accorder, en faveur suprême, l’Ahimsâ en pensée, en paroles et en actes.


Il faut non seulement souhaiter le bien de l’adversaire, mais voir ses propres fautes à travers un verre convexe et faire exactement l’inverse avec celle des autres pour arriver à une juste estimation des premières comme des secondes.

L’homme et ses actes sont deux choses distinctes. Alors qu’une bonne action doit amener l’approbation, et une mauvaise, la réprobation, le fauteur de l’acte, qu’il soit bon ou mauvais, mérite toujours respect ou pitié, selon le cas. « Hais le péché, non le pêcheur » — c’est là un précepte que l’on applique rarement, s’il est aisé à comprendre : et c’est pourquoi le venin de la haine se répand si vite dans le monde. [...] S’opposer à un système, l’attaquer, c’est bien ; mais s’opposer à son auteur, et l’attaquer, cela revient à s’opposer à soi-même, à devenir son propre assaillant. »

 

M. Ghandi, Autobiographies ou mes expériences de vérité.

 

Au début de ses expériences de vérité, Gandhi croyait que le nom de Dieu était Ahimsâ (Amour). Il comprit que l'Amour était plutôt le chemin qui mène à la Vérité. Chemin étroit s'il en est puisque ce n'est qu'avec un effort incessant que l'on parvient à se l’approprier.


"L'Ahimsâ n'offre rien de facile. Elle remet tout en question et oblige celui qui la recherche à  faire preuve d'une patience infinie. Il convient qu'il ne faut pas se résigner au mal, ce serait une lâcheté, mais il faut aussi  aimer celui qui nous a volés comme un membre de notre famille en se disant qu'il n'est pas différent de nous. Ainsi nous trouverons le moyen de le gagner à nous en lui faisant renoncer à sa mauvaise vie".

 

L'Ahimsâ va ainsi plus loin que de ne pas faire de mal à aucun être." On viole Ahimsâ par une mauvaise pensée, par un mensonge, par le fait de souhaiter un malheur à quelqu'un ou simplement en gardant pour soi ce dont un autre a besoin."


 

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Father Greg 11/03/2011 16:10



C'est en fait pas très humain que d'agir par peur de l'inconnu, l'intelligence est ce qui conquiert le réel, ce qui est autre... Pourquoi a-t-on perdu ce désir de
conquête d'espaces nouveaux...?? 


Ce qui est sûr, c'est qu'on va toujours plus loin en creusant pour soi ces lumières découvertes que de chercher "à pousser" l'autre de l'extérieur... En augmentant
notre soif, on donne soif à d'autres... La soif est vraiment un élan intérieur à cultiver qui est très vite source pour d'autres... Ce que Ganhi a découvert comme la Vérité (le réel dans tout ce
qu'il est), dont le chemin est l'amour (notre soif intérieure) 



V 11/03/2011 12:49



L'autre n'est pas toujours prêt à recevoir ce dont il a besoin par peur de là où ça peut le mener.  Alors, en supposant que l'on ait atteint "l'Ahimsa" est-ce "le" violer que de garder pour
soi ce dont l'autre a besoin, en attendant un meilleur moment ?