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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Les Religions à Assise… ???

22 Juillet 2011, 05:11am

Publié par Father Greg

 

 

woonbo-kim-ki-chang-coree-nativite.1261589871.jpg L'annonce que, le 27 octobre prochain, Benoît XVI se rendra en pèlerin à Assise pour une «Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde » montre que l’expérience religieuse dans ses diverses formes retient l’attention de l’Eglise du troisième millénaire. Face à l’actuelle diffusion de l’athéisme et de l’agnosticisme, il importe d’aider l’homme à préserver et retrouver la conscience du lien élémentaire (re-ligio) qui l’unit à son origine. Cette prise de conscience, qui se fait tout naturellement prière, constitue aussi une condition de la paix et de la justice dans le monde.

 

Dans son livre entretien de 1994, le bienheureux Jean-Paul II évoque la rencontre d’Assise en 1986, affirmant que cette rencontre, comme aussi les nombreuses visites qu’il effectua dans les pays d’Extrême-Orient, l'avait plus que jamais convaincu que « l’Esprit Saint est déjà efficacement à l’œuvre même en dehors de l’organisme visible de l’Eglise ». Néanmoins, bien conscient qu’il s’agissait d’un sujet sensible, peu après cette rencontre, le 7 décembre 1990, il enseignait dans son encyclique Redemptoris missio, que  « l’Esprit se manifeste d’une manière particulière dans l’Eglise et dans ses membres ; cependant, sa présence et son action sont universelles, sans limites d’espace ou de temps ».

 

Evoquant le Concile Vatican II, il rappelait « l'œuvre de l’Esprit Saint dans le cœur de tout homme par les “semences du Verbe” (semina Verbi), dans les actions même religieuses, dans les efforts de l’activité humaine qui tendent vers la vérité, vers le bien, vers Dieu », qui les prépare à « leur maturation dans le Christ » (n. 28). Dans la même encyclique, il ne réaffirmait pas seulement la nécessité et l’urgence de l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus, mais s’élevait fortement contre une « mentalité marquée par l'indifférentisme, malheureusement très répandue parmi les chrétiens, souvent fondée sur des conceptions théologiques inexactes et imprégnée d'un relativisme religieux qui porte à considérer que “toutes les religions se valent” » (n. 36).

 

Cardinal W.J Levada, Les raisons de la paix et l’unique Logos

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