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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Le mystère du sépulcre

19 Avril 2014, 09:03am

Publié par Fr Greg.

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Jésus a été condamné comme un blasphémateur, rejeté par les grands prêtres comme ayant usurpé le titre de Fils de Dieu : il déclarait Dieu son Père !

Et Jésus est condamné, parce qu'il est de trop pour les hommes! Jésus est coupable de trop d’amour : il ne respecte pas les Lois, trop engagés dans la vie des personnes ! C’est un amour trop fort, trop exigeant pour l’homme. C’est une trop grande lumière, insupportable pour nos yeux trop humains. Cela dérange : n'est-ce pas du relativisme face à l’absolu de la loi ?! Un homme, ami des pécheurs, mangeant avec les publicains et les prostituées: mais voyons, n'avait-il pas une double vie alors? C'est trop louche...

 

Et ça demeure toujours. L’humanité d’aujourd’hui condamne Jésus. Les opinions des hommes, les racontars et les dire des grands prêtres ont avec eux le prestige et la puissance ! Et puis, dame : il n’y a pas de fumée sans feu : s’il est condamné, c’est qu’il y a faute !

Si Jésus a été condamné à mort, chaque chrétien lié à Jésus sait qu’il peut connaître le même sort que Lui, qu’il peut lui aussi être rejeté, mis au ban de la communauté dans laquelle il est ; qu’il peut être abandonné de ceux qui devraient l’aider et le soutenir : les autorités temporelles. 

 

Jésus a accepté de se taire et de prendre la dernière place pour montrer au Père qu’une seule chose compte à ses yeux : l’accomplissement de sa volonté. C’est pour ça que Jésus aime la Croix : c’est parce que la révélation de la bonté du Père, de son attraction sur nous passe par cette offrande silencieuse de tout lui-même!

 

Et Jésus pardonne à la croix, pardonne à ceux qui l’ont trahis, qui ont livrés ses secrets, qui l’ont blessés dans ce qu’il avait de plus vulnérable, en se faisant l'agneau qu'on mène à l'abattoir, en acceptant de disparaitre. 

 

Il doit disparaitre: tel est le jugement des hommes: il est trop dangereux, il doit disparaitre!

Son corps cadavérique doit être remis à la terre. Il n’y a plus de corps, plus de souffrance visible pour compatir.

Il n’y a plus rien.  C’est l’absence, le vide.

Séparée du cadavre de son Fils, Marie vit la descente aux enfers. Elle vit cette brisure, cet état cadavérique, ce silence de mort.

Il n’y a plus que l’abandon, il n’y a plus que la brutalité des faits : c’est la violence de la mort, de la mise au tombeau, qui plongent ceux qui restent dans une solitude totale : être là, comme inutile, dans un pâtir à l’état pur.

L’Eglise -et donc chaque chrétien- doit vivre le mystère du Sépulcre : c’est son ultime étape, la dernière étape avant le retour du Christ. Cette étape, on peut dire que l’église l’a toujours vécue, comme elle a toujours vécu de l’Agonie et de la Croix. Mais il y aura un moment - et nous y sommes peut-être - où l’Église devra vivre, d’une manière toute particulière, de ce mystère du Sépulcre.

 

fr Grégoire.