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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Le carême: 40 jours pour crier: "rends-moi la joie de ton salut!" Ps 50.

16 Mars 2014, 09:31am

Publié par Fr Greg.

 

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Le Carême : un temps unique pour être entièrement renouvelé, libéré de nos esclavages et guéris de nos blessures ! C’est revenir auprès de Jésus pour renaitre à cet amour inconditionnel qui ne peut être repris !

 

 Et pour cela Jésus nous demande d’aller au désert : Dieu veut creuser en nous l’espace qui accueillera son don et nous demande d’offrir quelque chose de substantiel, qui nous coute.

 

Pourquoi jeûner? Parce que Jésus nous veut mendiant dans notre corps, de choisir de se faire vulnérable, d’être dans un état de fragilité et de faiblesse physique. Pas mendier en pensant notre demande, ou en analysant notre attente.

 

Nous, nous sommes tellement des propriétaires acharnés de notre autonomie, nous jouissons tellement de notre liberté, nous sommes tellement dans nos pensées que nous voudrions penser notre désir, le caresser intellectuellement, mais pas que ça nous prenne au ventre ! Nous n’aimons pas sentir un manque substantiel dans notre corps : on ne veut pas être éduqué par notre corps !

 

On veut gérer intellectuellement notre relation à Dieu, notre relation à nous-même et aux autres. On veut tout penser, raisonner mais pas que ça nous engage corporellement !

 

Et c’est notre grand problème : on est incapable d’attendre notre salut jusqu’au bout parce qu’on veut tout résoudre rationnellement! On ne veut pas que notre corps soit le lieu du salut!

 

Or, si le carême n’est pas d’abord une accumulation d’efforts à la conquête d’une perfection morale, Dieu veut pourtant ces petites offrandes substantielles, pour que nos carapaces et nos défenses tombent, et qu’on accepte d’être rejoint partout où l’on s’est blindé ! Connaitre un état de fragilité pour ne plus avoir la force de se défendre et être –enfin- rejoint par Jésus!

 

Le salut que Jésus nous apporte, c’est Lui. Le salut c’est choisir d’être aimé, ce qui réclame de choisir d’être tout attente, dans tout ce qu’on est et d’abord dans notre corps ! Et le carême c’est choisir ces états de fragilité qui nous rendent mendiant, où l’on a plus de béquilles, de fausses réponses pour devenir un cri vers Jésus !

                                                                                               

                 Fr Grégoire.