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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

La quête ultime de l'homme... (II)

21 Juin 2011, 05:39am

Publié par Father Greg

 

 

 

Raby-Castle-by-Joseph-Mallord-Turner.jpgDieu Créateur est source et il attire. Il attire, il est fin, parce qu’il est lumière et amour, Bonté souveraine et Vérité première. Il attire ce qui est le plus radical dans notre esprit, dans notre intelligence. N’est-ce pas cela, le premier moment de la contemplation ? La contemplation, philosophiquement parlant, consiste à subir l’attraction de la Vérité première, en sachant que seule cette Vérité première peut finaliser notre intelligence, notre esprit.

 

Subir cette attraction, c’est être entièrement suspendu à lui : l’homme religieux qui adore désire intensément contempler Celui qui est la contemplation de la contemplation, mais il sait que par lui-même il ne peut jamais entrer dans une unité parfaite avec lui ; il est donc en quelque sorte « suspendu » à Dieu, le Créateur – c’est le terme dont se sert Aristote. Il accepte ce mode nouveau de connaissance, dans lequel il demeure en attente, « vers Dieu ». L’intelligence n’analyse plus, elle contemple. Dieu, on ne peut que le contempler. Connaître Dieu c’est le contempler. Et la contemplation n’est pas on plus une synthèse, Dieu n’est pas une totalité.

 

La contemplation n’implique pas de concept : nous n’avons pas de concept de Dieu. Pour avoir un concept de Dieu, il faudrait assimiler l’éminence de l’être de Dieu comme Acte pur, ce qui est impossible ! Celui qui contemple n’a pas de concept de Dieu, mais il est suspendu à l’Etre premier, à la Vérité première, au Bien souverain, tout entier ordonné à lui. Cela se réalise comme un prolongement de l’adoration, donc dans un amour, comme un appel, comme un désir d’être le plus proche possible de la Vérité première, dans le silence. Parce qu’il n’y a pas de concept de Dieu – nous ne savons pas ce qu’est Dieu -, il n’y a qu’un jugement de connaissance affective, aimante, grâce à l’adoration, et un appel, un désir.

Parce que Dieu me contemple dans son acte créateur, il est toujours présent. Et c’est cette présence du Créateur qui permet de découvrir un repos, dans une attraction profonde de tout mon esprit et de toute ma personne vers Dieu. La contemplation n’est donc pas un drame, une tension tragique de l’esprit fini qui manifeste sa finitude alors même qu’il la dépasse, mais une attraction profonde, dans un amour qu’explicite l’adoration. Nous vivons par moments ce que Dieu vit éternellement.

 

 

MD Goutierre. Hegel, l’intelligence de la foi ?


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