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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

La limite dans notre existence, manifeste notre dépendance actuelle

7 Août 2012, 02:52am

Publié par Fr Greg.

 

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Si nous reconnaissons une limite dans notre être, et que cette limite s'impose à nous, qu'elle ne vienne pas de nous, nous devons affirmer que cette limite vient d'un autre, car l'être comme tel est acte en premier lieu, il n'implique pas par lui-même de limite.

 

Mais on pourrait prétendre que cette limite est la trace du non-être qui est en nous, et que ce non-être est par lui-même source de limite. Notre être, qui implique le non-être, est donc nécessairement limité: cette limite ne vient donc pas d'un autre. Répondons qu'il est vrai que notre être, parce qu'il est limité, implique fondamentalement un non-être, parce qu'il n'est pas l'être pur, L’acte pur. Mais pourquoi notre être implique-t-il fondamentalement ce non-être? Parce qu'il est un être limité (toute limite implique une négation).

 

Tout être qui est limité, et donc composé d'être et de non-être, dépend d'un autre dans son être propre, autrement dit en lui son existence est participé, il dépend donc de l'Être premier qui, lui, est Acte pur sans non-être, sans limite.

 

Si donc toutes les réalités que nous expérimentons sont limitées, elles participent de l'Être premier—ce qui nous permet de dire immédiate­ment qu'elles reçoivent de lui leur être. Elles sont donc radicalement causées par lui, c'est-à-dire créées; car la participation dans l'ordre de l'être implique la causalité, puisque participer veut dire «recevoir en partie», en dépendance d'un autre, et que, lorsqu'il s'agit de l'être, cette dépendance est le propre de la causalité.

MDP, Lettre à un ami.

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Hervé 26/08/2012 12:27


J'aimerai que vous me donniez un exemple ou il est possible de ressentir la limite de son être (et pas de "Je n'ai fait que copier un texte" s'il vous plait).


L'experience consciente ne permet-elle pas au contraire de ressentir la vie elle même qui de par sa nature n'admet pas de limite (aux yeux des hommes en tous cas) ?


Moi, quand on me dit "Imaginez quelque chose d'infiniment grand" cela m'est impossible, pourtant cela ne veut pas dire que j'arrive à la limite de ma compréhension, c'est juste que par définition
l'infini est infini. Ce n'est pas quantifiable, ni mesurable, et cela je le comprends bien. Aucun interêt donc que j'en fasse une faiblesse et que je l'utilise pour justifier un être supérieur
(cela ne veut pas dire que je rejette cette idée pour autant).

Fr Greg. 26/08/2012 14:36



1/On ne "ressent" pas de limite de son être: l'être n'est pas au niveau du vécu ou du ressenti, encore moins des sentiments... ce qui est peut seul être touché par notre intelligence à travers
les sens mais en même temps au delà. L'être, l'existence n'est pas non plus au niveau de la conscience; il est au niveau de l'intelligence. Mais là, il faudrait que vous distingiez l'être et la
vie, ce qui est et ce qui devient... 


 2/ Pourquoi la vie n'admet pas de limite? D'ou cela sort-il..? La "vie" cela n'existe pas, c'est un concept abstrait...


3/en aucun cas le texte n'a parlé d'imaginer... L'infini n'est pas objet d'expérience, je ne pars donc pas de l'infini si je réfléchis sur mon expérience, mais de l'experience de mes limites dans
l'être (l'existence) c.a.d: la mort, la maladie, le fait d'être dans un lieu, dans le temps, de n'être pas nécéssaire dans l'être (j'aurai pu ne pas être) que mon être n'est pas mon esprit: je ne
suis pas intelligence ou amour dans tout ce que je suis, etc.... 


4/ merci enfin de mesurer vos propos. (et pas de "Je n'ai fait que copier un texte" s'il vous plait).