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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

L'espérance en Marie... (XII)

25 Août 2011, 05:38am

Publié par Father Greg

 

 

 

FranzVonStuck-Innocence-1889Le mystère de l’Eucharistie fait comprendre à Marie le mystère du sacerdoce de Jean. Et là aussi il y a pour elle une pauvreté, celle de vivre le mystère de la présence de Jésus à travers le sacerdoce de Jean. Vivant une présence mystique de Jésus si profonde, sous le souffle de l’Esprit Saint, vivant une intimité si intense avec son cœur, Marie aurait pu considérer qu’elle n’avait pas besoin du sacerdoce de Jean.

 

Mais Jésus a dit : « Vous ferez des choses plus grandes encore que celles que j’ai faites » : cette parole de Jésus reste toujours très mystérieuse. Peut-on faire quelque chose de plus grand que ce que Jésus a réalisé ? La seule chose plus grande que Jésus ait laissée à Jean, c’est d’être son témoin auprès de Marie dans la dernière étape de sa vie. Puisque Marie a dû grandir dans l’amour, la chose la plus grande qui ait existé pour elle est bien cette dernière étape de sa vie… et pour cette dernière étape Jésus a laissé la place à Jean. Jésus aurait pu se la réserver en disant à Marie de mener une vie d’ermite, de solitaire, et en lui faisant une petite visite tous les soirs pour la diriger, pour l’éclairer. D’une certaine manière, c’était bien dû à celle qui l’a tant aimé, à celle qui lui a tout donné ! Mais non,  cela n’a pas été le régime de Marie. Pour que sa foi aille jusqu’au bout de toutes les exigences de la foi, pour que son espérance connaisse une plus grande pauvreté, il a fallu que ce soit à travers Jean qu’elle vive du sacerdoce de Jésus – précisons : à travers l’Eucharistie, puisque Jean n’a pas exercé à son égard la sacrement de réconciliation et le sacrement d’extrême onction.

 

Toute la conduite de Jean sur Marie se réalise à travers l’Eucharistie, puisque tout le mystère de la parole de Dieu est tendu vers l’Eucharistie et s’achève en elle. Jean était donc le témoin du silence de Jésus, témoin du silence du Père, et Marie s’appuyait sur ce silence d’amour, sur ce sacerdoce de Jésus donné à travers Jean, le disciple bien-aimé. Et Marie ne pouvait pas faire l’économie de ce sacerdoce en disant qu’elle n’en avait pas besoin ; elle en a eu plus besoin que n’importe quelle autre brebis de Jésus parce qu’il y avait en elle un plus grand amour. Elle devait donc accepter que Jean soit témoin de Jésus auprès d’elle, mais elle devait aussi porter Jean pour lui permettre d’aller toujours plus loin. Elle était la Mère de Jean, disciple bien-aimé, de Jean prêtre, et donc elle devait le porter dans sa charité et dans sa pauvreté, le porter à la manière de Jésus dans l’hostie.

 

MD Philippe, Marie et le mystère de l’espérance

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