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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

L'espérance en Marie... (IV)

17 Août 2011, 05:04am

Publié par Father Greg

 

 

Calais---Collecting-bait-by-Joseph-Mallord-Turner.jpgAu Cénacle, Marie, dans sa prière, demande à Jésus de réaliser sa promesse pour les Apôtres, pour toute l’Eglise et pour nous. Car Marie a prié pour nous ; elle prie pour nous à chaque instant de notre vie, et au Cénacle elle a prié pour nous, et elle veut que notre prière rejoigne la sienne ; elle veut que nous entrions dans cette prière si contemplative qui prépare à recevoir la réalisation de la promesse de Jésus, à recevoir l’Esprit Saint comme le don personnel, le fruit de l’amour du Père et du Fils, le fruit de cet amour un, et à le recevoir pour lui, pour être enveloppé et imprégné de son amour, pour être avec lui et en lui un feu d’amour. Et recevoir l’Esprit Saint personnellement c’est en même temps être totalement donné à Jésus et au Père, puisque l’Esprit Saint est le don, le don du Père au Fils et du Fils au Père ; il est le fruit du don et il est le don lui-même. Et par lui nous sommes liés à Jésus et au Père.


            Nous devons demander à la Très Sainte Vierge de nous apprendre, dans la foi et dans l’espérance, à vivre de l’Esprit Saint, à la recevoir tel qu’il veut se donner, tel que l’Aigle désire se donner, tel que la Colombe désire se donner. Et pour que l’Esprit Saint puisse nous être donné ainsi personnellement il doit creuse en nous une nouvelle pauvreté, comme il l’a fait en Marie. Une nouvelle pauvreté pour que Marie soit capable d’être tout entière tournée vers lui, pour qu’elle soit dans cet état de réceptivité substantielle, personnelle, à l’égard de ce don, en étant complètement dépouillée pour qu’il n’y ait plus que l’Esprit Saint. Dieu, quand il se donne personnellement, ne peut pas « composer », s’ajouter : il est Dieu. En tant que Dieu il agit toujours de cette manière unique : il n’y a que lui. C’est l’Aigle divin qui prend possession de sa proie, c'est-à-dire qu’il prend tout en nous pour agir comme lui-même le veut, agir en Dieu. Or Dieu est l’Amour ; il ne peut donc agir en Dieu qu’en prenant tout, radicalement. Marie, en suppliant Jésus de réaliser sa promesse, entre donc dans une nouvelle pauvreté, un abîme plus grand.


 

MD Philippe, Marie et le mystère de l’espérance

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