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L’Église ne condamne plus parce qu’elle se met sur la Croix

10 Mars 2014, 09:35am

Publié par Fr Greg.

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« le pape Jean XXIII, en déclarant, au début du Concile Vatican II, que ce Concile ne condamnerait personne ["Au moment où s'ouvre ce IIe Concile œcuménique du Vatican, il n'a jamais été aussi manifeste que la vérité du Seigneur demeure éternellement. En effet, dans la succession des temps, nous voyons les opinions incertaines des hommes s'exclure les unes les autres, et bien souvent à peine les erreurs sont-elles nées qu'elles s'évanouissent comme brume au soleil.

L'Église n'a jamais cessé de s'opposer à ces erreurs. Elle les a même souvent condamnées, et très sévèrement. Mais aujourd'hui, l'Épouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que, plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine."], qu’à la différence des Conciles précédents il ne proclamerait plus d’anathèmes, a pu étonner, pour ne pas dire scandaliser certains chrétiens, certains théologiens, et même certains Pères du Concile. On a interprété cette déclaration de diverses façons et, entre autres, on a voulu l’expliquer en fonction du tempérament de Jean XXIII. Mais n’a-t-elle pas, en réalité, une signification beaucoup plus profonde ? Ne représenterait-elle pas, précisément, pour l’Église, l’entrée dans la grande semaine de la Passion ? L’Église, en faisant ce geste, n’accepte-t-elle pas, à la suite de Jésus, de ne plus avoir d’initiatives et de laisser les événements passer devant ? Par le fait même, elle accepte d’être le grain de blé qui, déposé en terre, meurt pour porter beaucoup de fruit ; elle accepte d’être crucifiée et de vivre le mystère du Sépulcre…

« Et Vatican II peut se traduire de cette manière : nous allons vivre quelque chose de très rude. L’Église ne condamne plus parce qu’elle se met sur la Croix. Le Christ, à un moment donné de sa vie, n’a plus rien condamné. Il a accepté d’être le grain de blé qui tombe en terre et qui meurt »

 

+ MD Philippe. Retraite 1974