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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Jésus crucifié, libération pratique de toutes bien-pensances !

16 Avril 2014, 05:27am

Publié par Fr Greg.

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Le monde pour lequel la lumière vient, c’est l’homme blessé par le péché, la femme adultère, la samaritaine, le bon larron qui manifestent chacun de nous dans sa misère !

 

Le péché marque toutes personnes de notre humanité ! Même si certains, en quête d’exemplarité, de modèle rassurant plutôt manichéen ou marqués par un puritanisme qui se doit être efficace, réussissent à se les cacher apparemment. Or ces quêtes de perfection manifestent comme encore plus combien la grande misère de l’homme, c’est qu’il n’aime plus ! Nous sommes des rationnels, des gens logiques, prudents, obsédés du résultat, des choses propres, du quand dira-t-on, des opinions et des images de nous-même qui flattent notre ego ! Cela parce que nous sommes errants et qu’on ne sait plus ce qu’est Dieu. Dieu substantiellement Amour. Dieu excessivement donné. Dieu Père de l'homme.

 

Devant notre misère, est-ce que Jésus nous rabaisse en nous réduisant à nos fautes ? Non, il nous relève. Plus que cela : il nous ‘punit’ en se donnant à chacun, sans condition et au-delà de notre conscience ! Tel est l’évangile, la LUMIERE du chrétien !

 

Jésus s’est fait proche, a pris nos fautes, pour nous dire le Père comme il le connait. Et, la grande tentation des hommes en général et des chrétiens en particulier, c’est de se replier sur eux-mêmes par orgueil, de chercher un salut visible, temporel, politique, et de croire que l’on peut se sauver par soi-même ou bien par orgueil encore de s’enfoncer dans le désespoir !

 

Jésus vient nous apprendre à nous servir de notre misère pour nous laisser connaître et aimer par Dieu. Dans sa miséricorde, notre péché n’est plus un obstacle ! La miséricorde de Dieu est cet amour violent qui emporte tout, pour lequel nos fautes sont rien, ou plutôt la porte d’accès à la bonté du Père.

La miséricorde c’est cet échange merveilleux: le Fils a pris la place des pécheurs pour que, devenus semblables à lui, dans la foi, nous vivions dès maintenant la vie du Fils.

 

Toute la lutte vient du refus de la miséricorde par les Pharisiens. La lutte ultime est toujours cela : l’orgueil nous conduit à ne pas vouloir que la paternité de Dieu passe dans toute notre vie en faisant de nous ses enfants. Nous préférons alors être  ‘les fils du diable’, ceux qui jugent, qui se font mesure ! C’est très éclairant pour toutes les époques de l’Église, mais en notre temps d’une façon toute particulière. La lutte du pharisaïsme contre Jésus est actuelle.

 

Nous comporter en Pharisiens, c’est se croire capable de juger, de mesurer nos actes, se mesurer soi-même, là ou on croit que l'on est, ce dont on est capable etc...  cette métatentation ou l'homme se fait sa propre mesure. Discerner par soi le bien du mal, tentation première ou l'on veut être à soi-même un dieu c'est se faire juge de soi-même!  Etant juge de ce que l'on est, en nous posant comme mesure, on devient justicier des personnes ! C'est cela la faute la plus terrible : non pas les fautes qui touchent notre corps et nous humilie parce qu'elles sont manifestes et visibles; mais LA faute, c'est ce jugement ou l'on est sûr de nous-même; cette certitude qui fait que l'on se pose mesure de ce que fait l'autre, et qui nous fait chercher à separer le bon grain de l'ivraie ! "vous dites nous voyons, c'est pourquoi votre péché demeure" Jn 9,41.

C'est le propre des bien pensants, de ceux qui représente le BIEN, les tolérants, les gentils, ceux 'ouverts à l'autre' et à la différence... intolérants envers ceux qui ne pensent pas comme eux...

 

Vivre de la miséricorde, c’est se reconnaitre pauvre et aveugle : ne pouvant savoir la signification des permissions, des lézardes que nous portons. C'est s'en remettre à Dieu seul; C'est donc choisir la pauvreté spirituelle, celle qui fait qu'on suspend son jugement et qu'on demeure dans un état de manque du coté de la connaissance; C'est choisir de ne pas savoir, et de demeurer dans une obscurité certaines face à des états qui sembleraient désespérés ou inefficace apparement... C'est donc s'en remettre à Celui qui est dans sa personne la lumière ! Jésus seul est la lumière du monde. Nous ne sommes pas lumière pour nous. Lui seul -à la croix surtout- nous dit qui nous sommes et pourquoi nous vivons tel ou tel état; Là il est lumière pour nous, en lui nous voyons qui nous sommes; et par lui nous le devenons, si nous vivons actuellement de cette seule lumière, de cet amour qui s'abaisse jusqu’à la folie !

 

Fr Grégoire