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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

ETINCELLES DE SAGESSE JUIVE

28 Mai 2013, 20:23pm

Publié par Fr Greg.

 

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La Biblerelate, à propos d’Agar et de son fils, que Dieu « entendit le gémissement de l’enfant » (Gn 21,17). Or, le texte ne dit à aucun moment que l’enfant avait poussé le moindre gémissement. « C’est que, dit Mendel de Worke, il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouer le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend ».

 

Le rabbin de Moscou, Yaakov Isaïe Matza, disait : « Il est heureux que notre maître Moïse ait été bègue. Sans quoi les hébreux n’auraient pas été libérés d’Égypte car on aurait perdu le temps en débats, en discours, en colloques et en controverses ».

 

Parole de Mendel de Kotzk : « Pourquoi parle-t-on du jour du don de la Torah et non celui de sa réception ? C’est parce que le don a été le même pour tous, pas la réception… »

 

Quand Dieu se proposa de créer l’homme, les anges lui dirent : « Ne le crée pas, il n’est que querelles ! ».

Mais quand Dieu observa que les anges eux-mêmes n’étaient pas tous d’accord là-dessus et qu’ils se querellaient d’abondance sur la question, il décida de ne pas tenir compte de leur avis. Après tout, on ne peut pas demander à l’homme d’être meilleur que les anges.

 

« Il y a, disait Yeshayahou Leibowitz, deux façons d’avoir la foi : il y a ceux qui croient en Dieu et ceux qui croient en l’aide de Dieu. Le juge Haïm Cohen, une haute personnalité intellectuelle israélienne, m’a dit un jour qu’après Auschwitz il avait perdu la foi en Dieu. Je lui ai répondu qu’il ne l’avait jamais eue ; il ne croyait en vérité qu’en l’aide de Dieu et, comme il ne l’avait pas eue, il a été déçu. C’est que la vraie foi ne dépend en aucune manière de l’aide que Dieu peut vous apporter ou pas ».

 

On demande à Eisik Harif :

« Quelle proportion d’intelligents y a-t-il parmi les juifs ?

pas moins de dix pour cent puisque, selon la Bible, Moïse a nommé un responsable pour dix juifs !

- et quelle est la proportion d’imbéciles ?

- pas moins de dix pour cent, puisqu’il y a un ministre officiant pour dix juifs ! »

 

Un commerçant juif vient demander conseil au rabbi Israël de Salant :

« Rabbi, je n’ai qu’une heure par jour à consacrer à l’étude. Que dois-je étudier, le Talmud ou la morale ?

Il vaut mieux que tu consacres cette heure à étudier la morale parce que ainsi tu apprendras comment trouver, chaque jour, trois heures libres pour étudier le Talmud ».

 

Parole de Dov Ber de Mezerotch : « Il faut parfois remuer de la cendre chaude pour obtenir une flamme ».

 

Quand Rabbi Yaakov fut nommé rabbin à Lissa, il eut quelques opposants :

« Que me reprochez-vous ? leur demanda-t-il ? Mes connaissances vous paraissent-elles vraiment insuffisantes ?

Ce n’est pas cela qui nous préoccupe, rabbi. C’est que vous êtes encore très jeune !

- Si c’est le seul défaut que vous me trouvez, il s’agit là, je puis vous l’assurer, d’une chose appelée à disparaître. Chaque jour qui passe, je vous promets d’être de moins en moins jeune ».

 

 

Parole de Mendel de Kotzk : « Le psalmiste dit : « Rendez grâce à Celui qui fit les cieux avec sagesse ». Avec sagesse ? Et avec quoi voudriez-vous que l’on fît le ciel ? Avec une aiguille et du fil ? Ce que veut dire, en vérité, le psalmiste, c’est que Dieu a fait le ciel afin que l‘homme l’observe avec sagesse et qu’il connaisse, grâce à cela, la finalité du monde ».

 

Nombreux étaient les fidèles qui venaient demander audience à Mendel de Kotzk ; mais il avait la réputation de n’en recevoir à chaque fois qu’un très petit nombre. Un jour, son assistant fait entrer dans le bureau du rabbi un paysan alors que les hommes de renom attendent depuis des heures d’être reçus. Le paysan vient demander au rabbi de prier pour la santé de sa vache malade dont dépend la subsistance de sa famille.

« Quoi ? s’étonnèrent les hommes dans la salle d’attente. Vous voulez dire que nous sommes condamnés à attendre ici pendant que le rabbi prie pour la santé d’une vache ?

Je préfère, répondit Mendel de Kotzk, recevoir un juif qui parle de vache en pensant à une vache plutôt que certains fidèles qui parlent de Dieu et pensent à leur vache ! »

 

 

Parole de Mordekhay Yossef : « Il est écrit : « Vous avez été rebelles avec le Seigneur » (Dt 9,24). On aurait dû écrire « contre » Dieu plutôt qu’ »avec ». Mais cela signifie sans doute qu’un juif peut se révolter en étant encore du côté de Dieu. »

 

Victor Malka, PETITES ETINCELLES DE SAGESSE JUIVE