Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Mystère du mal en l'homme...

16 Avril 2011, 08:00am

Publié par Father Greg

 

 

 

« Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge ».  Jn 8, 44.

 

 


 Le Christ et la femme adultèreNous touchons ici le jugement ultime de Jésus sur ceux qu’il aime. Car il les aime, autrement il ne dirait pas cela ; Il les corrige, et il veut les arracher à cette fausse filiation. Le démon dans son orgueil imite Dieu, il veut être père, alors qu’il n’a pas de fécondité et ne peut pas en avoir puisqu’il n’a plus d’amour. Or, tout son désir, c’est d’être père, c’est-à-dire de nous attirer à lui, de nous rendre semblable à lui. Nous saisissons là ce qu’est le péché : le refus de l’amour, l’orgueil : «  quand il parle, il parle de son propre fonds. »

 

L’orgueil c’est ce refus d’être relatif à autre chose que nous même. Nous sommes à nous-même notre propre mesure ! Et tout le reste est regardé en fonction de nous. Nous nous mettons comme mesure, et nous sommes séduits par cette connaissance intérieure de nous-même et des autres à partir de nous. C’est se faire juge, se poser comme premier ; de façon très subtile le plus souvent, mais non moins méprisante quant aux autres.  

Fr Grégoire.


 

 

Hieronymus Bosch 056«  Ce ne sont pas leurs péchés qui caractérisent les gens mauvais, ce sont plutôt le caractère subtil de ces péchés, leur persistance et leur consistance. La raison en est que le défaut premier du mal n’est pas le péché en soi, mais le refus de le reconnaître. 


Le problème du mal n’est pas un défaut de conscience, mais le refus d’accorder à la conscience le rôle qui lui est dû. Nous devenons mauvais en essayant de nous tromper nous-mêmes. L’individu mauvais ne commet pas le mal directement, mais indirectement en voulant se blanchir. Le mal ne provient pas de l’absence de culpabilité, mais de l’effort fait pour l’éviter.

  

L’individu mauvais renie le fardeau de sa culpabilité ; il refuse la reconnaissance douloureuse de son péché, de sa médiocrité et de son imperfection ; elle cherche à transmettre sa peine à autrui par la projection ou en faisant de lui son bouc émissaire. Or tous ceux qui sont ‘mauvais’, qu’est-ce qui les habite, les harcèle ? La réponse est simple : la peur.


(…) Les gens mauvais ont besoin de victimes à sacrifier à leur narcissisme, et leur narcissisme leur permet de fermer les yeux sur la condition humaine de leur victime. Leur narcissisme leur procure une raison de tuer et les rend insensibles à l’acte de tuer. L’aveuglement du Narcisse est plus qu’un  manque d’empathie ; le Narcisse peut ne pas « voir » les autres du tout. »

  Scott Peck,  Les gens du mensonge.

 


Commenter cet article