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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

En chemin vers Rome !

13 Décembre 2013, 10:31am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

 

Après Compostelle, Edouard et Mathilde Cortès avaient décidé, pour leur voyage de noces, de mar­cher jusqu'à Jérusalem sur les pas des pre­miers pèle­rins. Aujourd'hui jeunes parents, ils sont partis sur les voies de Rome en famille.


Trois enfants, une car­riole et un âne, voilà le joyeux équipage parti à l'assaut de 1 300 kilo­mè­tres de che­mins. Bivouac sous la tente, tra­ver­sée des cols ennei­gés, émerveillement devant la nature, com­pli­cité et par­fois rébel­lion de l'âne Octave, ren­contres atta­chan­tes et sou­vent sur­pre­nan­tes, tout est là pour faire de ce pèle­ri­nage une aven­ture inou­blia­ble.


Depuis des siè­cles, Rome pousse les pèle­rins sur les che­mins, chacun ins­cri­vant son his­toire dans la tra­di­tion. Et la décou­verte sans doute la plus impor­tante d'Edouard, Mathilde et leurs enfants est celle qu'ils vont faire d'eux-mêmes, pas après pas...

 

« Ce livre de voyage n’est pas comme les autres. Cette famille, contrairement à ce qu’on pouvait craindre, ne se donne pas en spectacle ni en exemple. L’auteur cite d’ailleurs Théodule d’Orléans qui écrivait au IXe siècle : « Il vaut mieux vivre honnêtement chez soi que d’aller à Rome. » Le récit mêle judicieusement les anecdotes pèlerines, les mots d’enfant, les portraits de marcheurs ou d’hôtes, des références aux textes de ceux qui les précédèrent sur cette voie depuis le IIIe siècle, des rappels historiques sur le but du pèlerinage vers Rome.

 

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Mais ce qui fait le sel de ce texte, c’est la voix et le regard de l’âne, dont le maître imagine à chaque étape les pensées. L’âne qui un jour lui fait mordre la poussière alors qu’il essaye de le maîtriser, l’âne qui refuse systématiquement de lui obéir lorsqu’il faut traverser un gué mais cède à la douce pression de sa fille aînée. Ce jour-là, l’âne, son maître intérieur en quelque sorte, note : « On mène un âne comme on mène son âme. Plus on lâche les rênes, plus on avance. Qu’il arrête de croire que c’est lui qui dirige, qu’il lâche la bride. » On dirait du saint François de Sales…


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Dès le départ, l’âne se moque de la vanité de Cortès, de ses rêves d’aventure, de sa quête intérieure. Plus tard, il médite : « Pourquoi mon maître se charge-t-il d’un fardeau qu’il ne peut porter seul ? Il ne devrait pas pleurnicher à tout bout de champ en disant : Mon Dieu, j’ai un grand problème. Moi quand j’ai un gué profond à traverser, je prie ainsi : Problème, j’ai un grand Seigneur. » Un starets n’aurait pas dit mieux…"


Edouard Cortès, écrivain-voya­geur, est l'auteur de plu­sieurs récits dont Un chemin de pro­mes­ses, écrit avec sa femme Mathilde et publié aux éditions XO.

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www.enchemin.org

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