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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Découvrir mon Père

20 Mars 2011, 09:15am

Publié par Father Greg


« L'intelligence humaine est radicalement faite pour Dieu, et elle ne peut se reposer dans sa recherche de vérité que dans la mesure où elle arrive à découvrir le mystère de Dieu dans toute sa pureté ». 

M.D Philippe, les trois Sagesses.

 

 

6a00d83451619c69e2014e862414c0970d-320wi.jpg "Qui, de nos jours, fait des études pour contempler l’acte créateur de Dieu ? Cet acte, on l’ignore, on considère que ce n’est pas philosophique parce que ce qui est philosophique, pense-t-on, est rationnel. Or l’acte créateur de Dieu est au-delà de tous nos pauvres concepts. C’est dans un jugement d’amour et de sagesse que nous contemplons cette présence de Dieu, cette présence du Créateur pour nous. Mais l’homme d’aujourd’hui, dans son orgueil, refuse de contempler cet acte créateur, qu’on ne peut contempler qu’à genoux. Se mettre à genoux, c’est la liturgie de mon corps. Mon corps n’est pas créé directement par Dieu, de sorte qu’il n’adore pas directement (il serait foudroyé !).

 

            Mon corps invente donc le geste liturgique, le geste du 'tremor' en présence de Dieu silencieux (la présence d’immensité). Je suis entièrement pris, saisi, au plus intime de mon âme spirituelle, et mon corps exprime (il l’exprime grossièrement, mais il l’exprime tout de même) cet acte intérieur de mon âme qui adore, par mon intelligence. C’est le premier acte de sagesse que je pose : IL EST… Mais « IL EST », c’est Celui qui m’a créé. Dès que je dis « IL EST », je suis dans l’abstrait ; tandis que c’est Celui qui crée mon âme qui est mon Dieu – je dis bien : mon Dieu, et mon Père. L’adoration, c’est le baiser intérieur de mon âme, enfant bien-aimé du Père, avec son Père. C’est la rencontre de l’enfant avec son Père, rencontre aimante, silencieuse, et tellement pauvre qu’il ne peut rien dire : il est suspendu à cet amour.

 

            L’adoration demande de se continuer dans une contemplation. Je contemple mon Père, mon Créateur. Cette contemplation est le fruit de mon labeur ; j’ai travaillé pendant des années la philosophie, la métaphysique, pour pouvoir rencontrer (et rencontrer réellement, existentiellement) Celui qui est le Créateur de mon âme. C’est pour cela que je fais de la métaphysique, c’est pour cela que je fais de la philosophie ; c’est pour être fidèle au rendez-vous. L’avantage, c’est qu’il attend de toute éternité et qu’il a une patience éternelle…alors, je ne suis jamais en retard ! C’est ce qui me permet de dire qu’il n’est jamais trop tard, et c’est cela qui me rassure.

 

            Comprendre cette sagesse que Dieu me demande, c’est mon premier « devoir d’état » d’enfant de Dieu : découvrir mon Père, et le découvrir au plus intime de mon intelligence, au plus intime de mon âme spirituelle. Comme on souhaiterait pouvoir faire un cours de théologie naturelle à ceux qui ont déjà 20 ans ou 30 ans de ministère ! pour leur permettre de revenir à ce moment si merveilleux où les yeux de notre âme, de notre intelligence, s’ouvrent à Celui qui est présent de toute éternité et qui est présent dans son acte créateur, présent au plus intime de notre âme et que nous découvrons comme Celui qui est la contemplation de la contemplation, la contemplation pure de lui-même. Comme c’est grand de pouvoir, en tant que fils, proclamer la splendeur de notre Père ! 

 

M.D Philippe, le premier moment de la paternité de Dieu. 


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