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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

De la petitesse de l’enfant à la petitesse du Crucifié (II)

24 Juin 2011, 05:32am

Publié par Father Greg

 

 

deploration_sur_le_corps_du_christ_fra_angelico_detail.jpgC’est très visible, Jésus avant la Croix, nous demande d’attendre : « Un jour tu verras ». A la Croix, il nous demande d’accepter ce qui blesse notre intelligence parce qu’on ne comprend pas ; et on ne cherche plus à comprendre, on cherche uniquement à aimer. L’absolu n’est plus dans la connaissance mais dans l’amour. Il y a donc une petitesse toute nouvelle qui est celle de la Croix. Et c’est cette petitesse là, toute nouvelle, que Jésus nous demande d’accepter. Beaucoup de chrétiens acceptent la petitesse de l’enfant, ils attendent d’être grands, et quand cela ne vient pas suffisamment vite, ils ne sont pas contents du tout ! Mais il faut que cette petitesse de l’enfant se transforme dans la petitesse du Crucifié, du condamné à mort. Et la petitesse du condamné à mort ne peut qu’être dépassée par la Résurrection.

           

La petitesse de l’enfant appelle le désir, parce que l’enfant demande à grandir. L’homme crucifié ne demande pas à grandir, il accepte pleinement la destruction de tout ce qu’il a fait, et il accepte cette destruction en s’abandonnant complètement à la miséricorde divine. La petitesse de la Croix est un appel direct à la Miséricorde divine. C’est un appel plénier. Et je crois qu’il est très important de bien voir cela, parce que nous parlons toujours de la « petitesse évangélique ». Précisons ! la petitesse évangélique de l’enfant, la petitesse évangélique du condamné à mort. Dans la petitesse évangélique de l’enfant, il y a une promesse de grandir. La petitesse évangélique de la Croix réclame l’abandon total et l’espérance dans la Résurrection : c’est Dieu lui-même qui peut tout reprendre et qui reprend tout, dans un état nouveau, complètement nouveau, celui du Christ crucifié qui n’est plus de ce monde.

           

Les hommes, quand ils voient Jésus crucifié, disent : « Qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui » (Mt 27,42. Cf. Mc 15,32). Ils restent dans la petitesse de l’enfant qui doit grandir : « Descends de la croix et montre-nous ta toute-puissance ». Et Jésus ne répond pas, justement parce que la Croix ne nous remet pas dans cette petitesse de l’enfant. La Croix exige de nous quelque chose de plus : mourir à nous-mêmes. Pas de salut humain, pas de promesse humaine, il n’y a que la toute-puissance de Dieu qui reprend tout.

 

MD Philippe. Sur la petitesse.          

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