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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Anniversaire du Concile Vatican II.

11 Octobre 2012, 02:21am

Publié par Fr Greg.

 

 

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Jean XXIII parlait (ainsi) du Concile, en son langage familier : "Une véritable joie pour l’Eglise universelle du Christ, voilà ce que veut être le nouveau Concile oecuménique. En fait de Concile, nous sommes tous novices. Le Saint Esprit sera là, lorsque tous les Evêques seront réunis. Et on verra bien!  Ce sera la fleur spontanée d’un printemps inattendu.


Le concile n’est pas une assemblée spéculative. C’est un organisme vivant et vibrant, qui embrasse le monde entier, une maison ornée pour une fête et resplendissant dans sa parure de printemps, l’Eglise qui appelle tous les hommes à elle.


Le Concile, disait-il, joignant le geste à la parole, c’est la fenêtre ouverte; ou encore, c’est enlever la poussière et balayer la maison, y mettre des fleurs et ouvrir la porte en disant à tous : "venez et voyez. Ici, c’est la maison du Bon Dieu". Le Concile fera monter vers le Ciel un chant printanier de jeunesse. A des architectes, il disait : le concile entend bâtir un édifice nouveau sur les fondements posés au cours de l’histoire. A un orchestre : Ce sera une puissante symphonie. Et à tous : Il suscite dans le monde entier une intense espérance. Que peut être un Concile, sinon le renouvellement de la rencontre avec le visage de Jésus Ressuscité ? Le Concile, c’est l’Eglise illuminant le monde à travers les siècles. Oui, lumière du Christ, Eglise du Christ, lumière des nations..."(Cf.Documentation catholique, T. LIX, 7 octobre 1962, n° 1385, Le Concile).


Puis ce fut à travers la place Saint-Pierre l’inoubliable procession des 2860 Pères, venant de 141 Pays, les Evêques en mitre blanche, avec le vieux Pape intensément recueilli, comme un bloc de prière, l’interminable célébration -plus de 5 heures dans la Basilique Saint - Pierre-, marquée par la longue et percutante homélie du vieux pontife à la voix étonnamment jeune, ferme et claire, fustigeant les prophètes de malheur et énonçant la distinction fameuse entre le dépôt de la foi et la forme de l’annonce, celle-ci devant conserver toutefois le même sens et la même portée.


La voix vigoureuse résonne encore à mes oreilles, ponctuée d’un geste assuré : "Il faudra attacher beaucoup d’importance à cette forme et travailler patiemment s’il le faut à cette élaboration. Et on devra recourir à une façon de présenter qui correspond mieux à un enseignement de caractère pastoral".


En clôturant cette première session, le 8 décembre 1962, Jean XXIII ajoutait : "Ce sera la nouvelle Pentecôte, si attendue". Mais en privé, il ajoutait : "ma part à moi, ce sera la souffrance". Et il mourait, offrant sa vie pour le Concile.

 

Cardinal Paul Poupard,Le Concile Vatican II. Une actualité surprenante

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