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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Voyage au bout de la nuit...

27 Janvier 2011, 16:29pm

Publié par Father Greg

  

Nuit obscure de l'âme en ce monde...

 

      « Certainement, ses livres resteront dans un futur qui dépassera l’imagination, les seules marques profondes, hagardes, de l’horreur moderne. Isolé, moins coupable que d’autres aujourd’hui couronnés ou en place, Céline n’a pas cessé de crier une vérité dont nous mourrons tous. Il n’a pas cédé aux commandes tièdes ; il a refusé d’être l’homme pseudo-moral dont la dégradation béate a fini de nous amuser. » 

Philippe Sollers 

 

 

 

searchfor nothingnessdali165  "Toi, n'est-ce pas, qui te laisses vivre ! Qu'est-ce que ça peut te faire ? Tu t'en fous au maximum des conséquences universelles que peuvent avoir nos moindres actes, nos pensées les plus imprévues !... Tu t'en balances !... Tu restes hermétique n'est-ce pas ? Calfaté !... Bien sanglé au fond de ta substance !... Tu ne communiques avec rien... Rien, n'est-ce pas ? Manger ! Boire ! Dormir...!"

 

"La terre poursuit... Comment ? Pourquoi ? Effrayant miracle ! Son périple... extraordinairement mystérieux... vers un but immensément imprévisible... dans un ciel tout éblouissant de comètes... toutes inconnues... d'une giration sur une autre... et dont chaque seconde est l'aboutissant et d'ailleurs encore le prélude d'une éternité d'autres miracles... d'impénétrables prodiges, par milliers !"

 

"Ah ! C'est bien terrible quand même... on a beau être jeune quand on s'en aperçoit pour le premier coup... comme on perd des gens sur la route... des potes qu'on reverra plus... plus jamais... qu'il ont disparu comme des songes... que c'est terminé... évanoui... qu'on s'en ira soi-même se perdre aussi... un jour très loin encore... mais forcément... dans tout l'atroce torrent des choses, des gens... des jours... des formes qui passent... qui s'arrêtent jamais..." 

L .- F Céline. Mort à crédit.


 

 

" Quand vous lisez Céline, le choc est plus que rare, inoubliable. C'est surtout dans ses tares, ses faiblesses, son incurable maladie de vivre qu'il nous est révélé. C’est l'homme malade d’une civilisation, chargé jusqu'à crever des iniquités sociales, le romancier de tous les pauvres types que la guerre a broyés et, après l'armistice, l'après-guerre avec ses vomissures, son chaos, sa famine, son désespoir. Il souffrait, il avait parcouru sous un ciel noir des kilomètres de douleur, il nous crache son mal en pleine figure. "

René Trintzius, 1932.


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