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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Père, dis moi Jésus 

31 Juillet 2021, 17:48pm

Publié par Grégoire.

Père, dis moi Jésus 

« L’oeuvre du Père c’est que vous croyez en Celui qu’il a envoyé ». Jean 6, 29

C'est LE travail du Père que de nous conduire Jésus. Jésus le dit « Personne ne peut venir à moi si le Père, qui m'a envoyé, ne l’attire. Il est écrit: Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque entend le Père et reçoit sa parole vient à moi »

Dans notre monde moderne, on imagine la foi comme un choix volontaire qui vient de nous « c’est moi qui croit ». Comme si on était capable de Dieu ! Jésus nous dit que croire c’est l’effet en nous du Père qui nous conduit à Jésus. C’est cela la volonté du Père : nous faire entrer dans un contact immédiat, actuel, personnel avec Jésus. C’est cela « faire la volonté du Père » c’est s’ouvrir à ce que Lui veut faire. De même la prière, ce n’est pas dire et demander des choses à Dieu : il sait tout. La prière, c’est s’ouvrir à ce que Lui veut nous donner.

Notre relation à Jésus, notre vie chrétienne n’est pas le fruit de ce qu’on fait. Notre salut ne vient pas de nous, de nos actes. C’est l’oeuvre de Dieu. Seul le Père peut me donner Jésus et m’en faire vivre. Pour nous c’est impossible.

Comme avant de communier, on demande au Père de nous dire une parole « Seigneur, je ne suis pas capable de te recevoir, mais dis une seule Parole et je serais capable » Seul le Père en me parlant me rend capable de recevoir Jésus. Autrement, on ne reçoit pas Jésus. On reçoit matériellement l’Eucharistie, mais il n’y a pas de rencontre. Mais, est-ce que nous demandons vraiment au Père de nous dire une parole ?

Pourquoi est-ce le Père qui nous fait croire ? Parce que croire, c’est accepter de ne pas comprendre, d’être conduit, d’être pris par la main par quelqu’un en qui on a confiance. Croire c’est être comme un enfant. Celui qui n’est pas autonome.

La Bienheureuse Antonia Verna, en créant des écoles et des crèches pour les enfants abandonnés de Pasquaro, et en demandant à ses soeurs de vivre de la gratuité de Dieu et d'être là gratuitement à tous, nous montre prophétiquement que l’Eglise est -ou devrait être comme une crèche pour nous, qui sommes des petits enfants perdus… pour y redécouvrir vraiment que nous sommes enfants du Père, pour apprendre à s’abandonner dans ses mains et entendre sa parole de Père « Père, dis moi une parole, dis moi Jésus » C’est ça la foi. Ce ne sont pas de belles pensées pieuses ou un rite liturgique. Croire c’est vouloir que le Père me conduise à Jésus, me le donne. C’est son oeuvre.

Lorsque Marie demande à l’annonciation : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange ne répond pas « convertis toi, fais des efforts, prie…» L’ange lui dit « l’Esprit St viendra sur toi, l’Esprit St va venir te posséder. Ne fais plus rien sans Lui. Fais toi toute petite, Entre dans une totale dépendance et Lui va te faire concevoir le Fils du Père » et Marie répond : « que se fasse en moi ce que tu dis, que TA parole prenne chair en moi »

Croire : c’est une confiance absolue dans le Père qui vient me donner son secret, son fils. Est-ce qu’on attend du Père qu’il nous donne Jésus ? 

Cela réclame de le lui mendier, sans se regarder, ni se juger. Ne plus compter sur soi, ne plus s’appuyer sur soi, ne plus croire en soi.

La foi c’est la vie éternelle qui anticipe son heure : le Père vient au devant de nous, pour nous donner son Fils. Parce qu’il veut faire de nous ses enfants bien-aimés. C’est son oeuvre.

Grégoire +

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Ils en étaient frappés de stupéfaction...

30 Juillet 2021, 10:56am

Publié par Grégoire.

Ils en étaient frappés de stupéfaction...

« D’ou lui vient cette sagesse ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Et ils étaient scandalisé a son sujet. »

Les proches de Jésus, ceux de son pays, sont choqués, car ce que fait Jésus ne correspond pas à ce qu’ils connaissent de Lui. « N’est-il pas le fils du charpentier ? » Ce qui nous empêche en premier de recevoir Jésus, c’est ce que l’on croit connaitre de Lui, nos idées, ce qu’on imagine de lui.

Déjà, humainement, on se ment à soi-même, quand on réduit la réalité, les autres ou nous-même, à ce qu’on en connait. Souvent ce qu'on connait de quelqu’un c’est très matériel et très extérieur. On se fait une opinion et on y enferme l’autre ou nous-même…

JPII dit dans foi et raison, qu’on est une personne humaine que lorsqu’on cherche la vérité. C’est à dire, le monde qui m’entoure, l’autre, ou moi-même réclame que je les redécouvre constamment. Je ne peux jamais l’arrêter à ce que j’en connais.

Le Père de Lubac écrit cette parole très forte à propos de Dieu : « Dieu ne peut-être que -le cherché-, celui qu’on cherche, qu’on redécouvre constamment ». De même pour Jésus. On ne peut le posséder. Jésus ne peut-être que Celui qu’on cherche, qu’on redécouvre constamment.

Il n’y a rien qui nous diminue plus que d’avoir une opinion sur nous-même, ou sur un autre. C’est un virus mortel qui tue l’âme. Quelqu’un qui croit savoir, c’est un idéologue ou un tyran. C’est le propre du démon que d’être enfermé, prisonnier de ses idées. Il est séduit par sa propre connaissance. Du coup il est enfermé en lui-même. C’est pour cela que lorsqu’on ne cherche plus la lumière, on est mort spirituellement.

On se renouvelle, on est agrandit, même on rajeunit, quand on maintient en nous une soif de connaitre, une attente de ce qui n’est pas nous.

Et, c’est tellement important, parce que l’amour se renouvelle, quand on est toujours plus étonné, admiratif et en attente. Autrement on critique : « n’est-il pas le fils du charpentier ? » puisqu’alors, on juge la réalité, on la mesure en fonction de ce que l’on connait.

Pourquoi la première parole de Jésus dans l’évangile de Jean est une question : « que cherchez vous ? » Entendre Jésus m’interroger, c’est cela la vraie rencontre avec Lui. On ne rencontre vraiment quelqu’un, on ne connait vraiment quelqu’un, que dans un contact actuel. Et en brûlant tout ce qu’on a accumulé de souvenirs, d’images et d’opinions.

C’est cela croire : c’est rencontrer Jésus actuellement, à travers un témoin, un sacrement, sa parole. L’entendre me dire qu’il est là pour moi, maintenant, au-delà de ce que je vois, ressens ou mesure. Mais pour cela, il faut brûler toutes nos petites connaissances.

La foi, ce contact immédiat avec Lui, est toujours, comme tout acte d'intelligence, une naissance de l'esprit à la réalité.

Grégoire +

 

 

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Parce que c'est toi

24 Juillet 2021, 18:44pm

Publié par Grégoire.

Parce que c'est toi

« Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? »

La multiplication des pains dit le don de Jésus pour nous. C’est un don gratuit, substantiel, surabondant : il reste douze corbeilles.

Les miracles sont toujours la manifestation visible d’un don réel de Dieu, mais caché. Les miracles de Jésus disent visiblement quelque chose de son don personnel. C’est ça la réponse de Dieu à toutes nos luttes, nos déceptions et nos échecs : Dieu se donne à nous en personne. Il est là, présent à nous, en nous, et il se sert de tout pour nous attirer à Lui.

Mais nous, on voudrait que son don soit efficace, que ce soit un changement visible dans notre vie, qu’il nous rende bon, fort, vertueux. C’est la réaction de ces gens : contents d’avoir du pain frais et du poisson à volonté, ils veulent faire de Jésus leur roi !

« Jésus se retira dans la montagne, lui, seul. » Seul. Même les disciples ont cru que Jésus allait résoudre leur problèmes. C’est leur question à l’ascension « quand vas-tu restaurer la royauté en Israël ? » Ils voudraient tellement que Jésus soit une solution efficace.

Or Jésus vient nous faire aimer. Mieux, il vient nous faire être amour. Comment ? L’amour c’est, en nous, l’effet de la bonté d’un autre. L’amour est un fruit. Je ne peux pas décider d’aimer. Seulement que l’autre m’attire dans sa bonté, donc choisir d’être relatif à celui qui m’attire, parce que c’est lui.

La bonté est toujours personnelle, préférentielle et excessive. Personnelle : parce que je suis seul face à l’autre. Préférentielle : je touche ce qu’il y a d’unique en l’autre. Excessive : l’amour est toujours de trop pour nous.

C’est ça le pain offert et multiplié. C’est -comme l’eucharistie, le signe de celui qui aime : il est offert personnellement, livré à l’autre jusqu’au bout, inutilement, pour toucher la bonté de l’autre.

Vivre cet état d’offrande permet de toucher qu’on est aimé sans retour. Sans condition. Sans résultats visible. Car vouloir un résultat c’est vouloir utiliser l’amour pour autre chose que lui-même. L’amour se suffit à lui-même. J’aime pour aimer. On aime telle personne parce que c’est elle. Point.

Jésus nous aime ainsi, pour nous même. Parce que c'est nous. Et c’est son amour qui nous rend bon. C’est sa bonté personnelle qui nous transforme. Même là où le mal semble triompher, Jésus nous attire. Sa bonté s’exerce de fait, surtout là où ça va mal en nous, pour nous ressusciter là où on ne peut plus rien, pour s’emparer de nous jusqu’au bout.

Et il faut mendier de toucher sa bonté dans nos luttes pour vraiment trouver notre repos en Lui. Que cela ne changera pas.

Comment ça ? L’amour réclame d’être vécu pour être connu. Il faut donc faire taire nos raisonnements, nos rêves, nos déceptions, pour nous laisser aimer. Se laisser aimer, c’est enlever toutes nos carapaces, supprimer tout nos désirs d’utiliser Jésus et même de vouloir utiliser notre vie à quelque chose. Pour que sa bonté s’exerce sur nous. Et se laisser aimer. Pour le laisser s’imposer à nous. Le laisser nous prendre, nous entrainer, sans mettre la main sur lui.

Grégoire +

 

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L’amour se suffit à lui-même

19 Juillet 2021, 16:25pm

Publié par Grégoire.

L’amour se suffit à lui-même

« Cette génération demande un signe, mais de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas ! »

Le signe de Jonas qui nous est donné c’est Jésus descendant dans le ventre de la terre, le sépulcre ! Qu’est-ce que cela signifie ?

Au-delà des grands prêtres, Jésus est trahis par l’un des siens, un ami, a qui il a donné sa confiance, qui l’a introduit dans ses secrets. Mais pour Judas, il y a eu un moment où ça a été de trop ! L’amour  de Jésus est trop exigeant, presque insupportable : c’est un amour préférentiel, ardent, qui nous fait perdre pied. Et il se fait ami des pécheurs, mange avec les publicains et les prostituées, n'est-ce pas relativiser la loi ?!

Judas se fait alors juge de la conduite de Dieu. Sinon, « qu’il donne un signe » On proteste comme cela quand on ne veut pas être traité comme des enfants : « sa conduite est illogique, on a droit à des explications ! »

Jésus se tait. Il ne donne pas d’explications. Et il prend la dernière place, la place de l’esclave, comme au lavement des pieds, pour nous aider a accepter de ne pas comprendre la conduite du Père.

Et Jésus manifeste cette trahison des grands prêtres et celle de Judas pour qu’on la porte avec lui, en silence. C’est cela la Croix :  c’est cette offrande silencieuse, apparement inutile, où le mal semble triompher qui seule permet de vivre de la bonté du Père et de révéler cet amour qui est la seule réalité existante. Seul un abandon total peut révéler la bonté du Père. Accepter de ne pas savoir, faire taire nos incompréhensions et se livrer.

Jésus à la croix, pardonne en se faisant l'agneau, en acceptant de disparaitre. Son cadavre est remis à la terre.

Le Sépulcre : c’est Le signe que le Messie n’est pas triomphant, ce n’est pas un salut humain. Le salut c’est l’amour qui fait de nous des agneaux offerts en silence. C’est LA réponse à l’orgueil. L’orgueilleux veut toujours tout comprendre, il est toujours en colère ou triste ou désespéré parce que la réalité n’est jamais selon ses projets ! C’est le dragon rouge feu de l’Apocalypse : le démon est toujours en colère. Et il distille partout sa tristesse et son désespoir. Car il nous fait croire que le bonheur c’est de tout maitriser, de tout diriger. Et de réclamer nos droits !

Or c’est l’amour seul qui peut nous permettre d’accepter de ne pas comprendre, de vivre la Croix, le sépulcre, d’être mis au tombeau. Pourquoi ? Parce que l’amour se suffit à lui-même. Il est à lui-même sa fin. Il ne réclame pas comme tel d’être efficace, visible ou manifesté. Il est même caché, secret, silencieux. Il n'est en rien une tragédie, un drame, ou une histoire complexe. Pourquoi ? Parce que, depuis toujours, Il est. L'Amour est LA Réalité.

Grégoire +

 

 

 

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Venez à l’écart vous reposer un peu

17 Juillet 2021, 18:13pm

Publié par Grégoire.

Venez à l’écart vous reposer un peu

« Venez à l’écart vous reposer un peu »

Celui qui, le plus, veut notre repos c’est notre Père. Pourquoi ? Parce qu’on a perdu notre premier repos originel. Cette harmonie première, l’orientation naturelle vers notre fin est perdue.  Il y a en nous une brisure fondamentale, un désordre qui fait que nous sommes tous errants, sans orientation claire.

C’est cela la source de nos fatigues, de nos inquiétudes, nos angoisses, nos culpabilités etc. Si notre existence est pesante, fatigante c’est parce qu’on n’a plus en nous cette orientation fondamentale vers Celui qui doit jusqu'au bout nous épanouir, nous réaliser. Et on cherche partout, en vain, un repos. Parce que d'abord on est fait pour ça.

Or, la réponse du Père c’est qu’on entre dans son repos. Le sien. C’est le psaume 94 qu’on chante chaque matin aux laudes « aujourd’hui puissiez-vous écouter ma voix… pour entrer dans mon repos ». Et le repos du Père c’est Jésus. Notre repos c’est La Source originelle qui est là pour moi.

Naturellement, le premier repos qu’on expérimente, le plus simple, c’est celui de la nourriture, manger et boire. La nourriture est une autre réalité que nous, relative à nous et qui doit nous faire du bien. Notre repos est nécessairement dans un autre qui nous complète. Il n’y a pas de repos plénier en nous-même.

Autre repos naturel, notre un lieu. Là où on est chez soi, en sécurité, on peut se reposer. Celui qui est un errant n’a pas de repos.

Le deuxième repos expérimentable est celui d’une personne qui nous aime. Auprès d’un ami, il y a un repos. Car l’ami nous comprend. Il ne nous juge pas. On rit avec lui, sa présence nous épanouie, il est source de joie.

Enfin, pour qu'il soit vrai, le repos doit durer. Si vous êtes constamment dérangé, si il y a des menaces, des peurs, il n’y a pas de repos.

Or Jésus c’est précisément tout cela : il est l'ami véritable, celui qui nous connait mieux que nous, qui ne nous juge pas et qui se donne à nous sans condition. Il est notre lieu : auprès de lui on est en sécurité : rien de notre vie n’est perdu. Il est celui dont on se nourrit, unit à nous définitivement. Il est tellement relatif à nous qu'il porte tout de ce que nous sommes. Et Lui est fidèle, même si on est infidèle. Parce qu’il connait en nous ce qui fait qu’on est unique, irremplaçable : ce pour quoi il nous a voulu.

On trouve le repos dans une personne, lorsqu’on a touché ce qui fait que cette personne est unique. C’est ça que tous cherchons, atteindre en l’autre ce qui ne change pas, ce qui demeure au delà des humeurs, de l'âge. Alors il y a un repos. Connaitre Jésus, c’est toucher ce qui fait que c’est Lui. Alors je peux dire « Ceci est Jésus, tu es là pour moi, je l'ai touché »

Comment toucher cela ? Quand vous aimez quelqu’un, vous lui dites « je t’aime, parce que c’est toi » Qu’est-ce qui fait qu’on aime telle personne particulièrement ? Parce qu’on a touché ce qu’il y a d’unique en elle, ce qui fait que c’est elle, ce qui ne change pas. C’est le cri de Jean, qui reconnait Jésus sur la plage, après la résurrection  « c’est le Seigneur, c’est lui ». Parce que Jean avait osé reposé sur sa poitrine, sur Lui.

Notre repos c’est aller à l’écart, plus qu'auprès de Jésus, prendre le temps de toucher qu'il est là pour nous, découvrir la soif qu'il a de se donner à nous, ce qui fait que c’est Lui pour moi. Pour avoir un vrai repos intérieur. Pour pouvoir toujours trouver la paix dans nos luttes, nous reposer auprès de Jésus qui trouve aussi sa joie en nous.

Grégoire +

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La richesse de sa grâce à débordé jusqu'à nous

10 Juillet 2021, 16:20pm

Publié par Grégoire.

La richesse de sa grâce à débordé jusqu'à nous

« Ils proclamèrent qu’il fallait se convertir… »

Les apôtres sont envoyés comme des pauvres, pour expulser les démons et appeler à la conversion.

Comme des pauvres. Sans beaucoup de moyens, parce qu’évangéliser n’est pas une oeuvre humaine. C’est donner Jésus. Immédiatement. Le donner gratuitement, de la façon la plus simple et la plus personnelle qui soit. Parce que par la foi, « Jésus est réellement en nous ». Pour ça, il faut des personnes qui ne s’appuient que sur Lui. Donc des pauvres. Car la pauvreté en esprit est gardienne de notre foi, notre confiance en Jésus. Autrement on cherchera que des résultats, une efficacité ou une perfection humaine.

Expulser les démons. Nous sommes en luttes contre l’ange de la lumière et ses disciples qui nous jalouses. On ne lutte pas contre le monde ou contre nous-même. On lutte contre un pur esprit, bien plus intelligent que nous. Et c’est pour cela qu’il ne faut pas lutter seul. On s’appuie sur Jésus donné dans les sacrements, dans sa parole et ses amis : la charité fraternelle.

Savez-vous que la confession sert aussi a chasser les démons, les esprits de tristesse, de lassitude, de désespoirs ?

Se Convertir. De quelle conversion s’agit-il ? Une conversion morale ? Prendre des résolutions ? Non. Il s’agit de croire en ce que le Père a fait pour nous. Paul dit cela aux Ephésiens « nous sommes choisis en Jésus, nous sommes bénis et comblés de bénédictions ! » Pourquoi ? « Parce qu’il nous a choisi pour nous faire saints et immaculés devant Lui, en nous prédestinant à être des fils bien-aimés »

Voilà l’oeuvre du Père, que Jésus est venu manifester et réaliser. Notre sainteté, c’est l’oeuvre du Père. C’est Lui qui nous rendra Immaculé quand il le veut. Selon sa manière à Lui. Et nous devons nous convertir à sa manière de travailler, à ce qu’il fait en nous mais que nous ne voyons pas. Nous convertir à ce que son salut ne se réalise pas selon notre attente immédiate ! Nous, on aimerait bien voir les résultats. Mais le Père veut que nous acceptions que ça ne soit pas à notre manière.

On est vraiment Fils, mais avec un état intérieur tel qu’on ne vit de ce don que dans la foi. On est épousé par Dieu et incapable de vivre pleinement de son don. Notre conversion, c’est être certain de ce don et accepter d’être pas tellement capable d’en vivre ou d'y répondre.

On est revêtu de Jésus, même si apparemment nous sommes tous très handicapés, pas très capable d’aimer, têtus, jaloux, critiques, vaniteux etc…

Se convertir, c’est entendre Jésus nous dire qui on est pour Lui, ouvrir les yeux sur ce qu’il a acquis pour nous. Il n’y a pas d’autre conversion. Le reste « vouloir changer » c’est du replâtrage, c’est vouloir cacher nos failles. C’est de la perte de temps et de l’orgueil. L’orgueil de vouloir être présentable, reconnus, 'capables de...' !

Seuls les pauvres peuvent recevoir un don et accepter d’être incapable d’en vivre, de ne pas mettre la main dessus. C'est à dire seuls les pauvres savent que notre liturgie, notre prière, nos offrandes ne correspondent pas à son don. Parce que ce don c’est Dieu lui-même, c’est l’amour divin qui nous vient nous faire vivre ce qu’il est.

Seuls nos blessures, nos désirs, notre soif touchent quelque chose de ce don. Là où on est blessé, perdu, mendiant. Car seuls nos blessures, nos soifs, nos désirs ont quelque chose d'ouverts à l'infini.

Grégoire +

 

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La marque de l’éternel dans nos chairs

8 Juillet 2021, 14:46pm

Publié par Grégoire.

La marque de l’éternel dans nos chairs

« Sur votre route, proclamez que le royaume est tout proche, guérissez les malades… donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent… » Math 10, 7-15.

Cette demande de Jésus à ses apôtres d’annoncer sa présence immédiate, ce n’est pas pour l’aider lui, ou construire l’Eglise, ou accomplir une mission, c’est d’abord pour eux. Il faut qu’ils se donnent, qu’ils donnent Jésus pour pouvoir recevoir son don jusqu’au bout.

Le salut, c’est le don actuel et personnel de tout Jésus pour moi. Mais pour entrer jusqu’au bout dans cette amitié divine, pour se laisser déborder par ce don qui nous excède, pour ne rien en diminuer, Jésus nous envoie « comme des agneaux au milieu des loups », il nous fait être Lui pour ses enfants.

C’est Jésus qui veut qu’on ait sa place, pour qu’on soit saisis par les exigences de son don personnel. Qu’on soit fait Agneau, Époux et Père pour chacun, selon les trois dimensions de l’amour Divin.

L’Esprit de Jésus nous prend, chacun, pour vivre cet état de don, d’oblation gratuite : on est fait offrande personnelle, on est mis dans un état d’oblation unique où ce qui est le plus nous-même est livré, donné et comme parfois gaspillé par ceux qui usent de nous sans comprendre.

Ce qui fait que c’est un repos, c’est de savoir que c’est Jésus qui nous met dans cet état victimal pour se nourrir de nous, de notre personne. En s’emparant de notre vie, au-delà de notre conscience et de notre coopération, il vient « ouvrir, blesser, livrer » en nous ce qu’on a de plus intime, de plus nous-même, pour se donner à nous, là.

Pour nous, dans notre vécu, nous sommes comme livrés aux bêtes, notre vie devient parfois comme un gaspillage, une perte de temps, quelque chose d’inutile et de perdu. Ce sentiment révèle bien l’état de passivité victimal que réalise l’Esprit St en chacun de nous.

Cela est conscient et manifeste chez ceux qui sont amenés à coopérer, par la foi ou leur vocation d’apôtre, de prêtre, de chrétien… Mais, tous sur terre sommes conduits à vivre cet état. Aucun n’est exempt de l’emprise de l’Esprit. Et la mission spéciale des croyants est de révéler aux hommes ce que l’Esprit leur faire vivre, trop souvent malgré eux.

« Par son incarnation, le fils de Dieu s’est en quelque sorte uni à tout homme, même si ce dernier n’en est pas conscient, et la mission de l’Eglise est de révéler aux hommes ce don qui leur est fait » JPII, Redemptor Hominis 1979

 

Grégoire +

 

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Seuls les pauvres comprennent cet amour qui est de trop

7 Juillet 2021, 16:17pm

Publié par Grégoire.

Seuls les pauvres comprennent cet amour qui est de trop

« N’allez pas chez les païens… Allez plutôt vers les brebis perdues d’Israël… »

Pourquoi cette injonction de Jésus ? Pourquoi seulement Israël, et en Israël ceux qui sont perdus ?

Parce qu’Israël a été choisi pour attendre pour tout les autres peuples, le sauveur. Israël a été éduqué à l’adoration, à attendre ce que Dieu veut réaliser.

C’est Israël qui a été le plus purifié dans son regard sur Dieu: Il est « le Tout-autre », Celui dont on ne peut prononcer le nom, l’Eternel qui combat, conduit et promet fécondité. Il est Celui qui depuis toujours est, et qui a fait alliance avec Israël, le plus petit de tout les peuples.

Les autres peuples ont une vision de Dieu très mêlé, charriant beaucoup de choses très humaines, très imaginatives. Projetant sur Dieu des sentiments très humains : jalousie, vengeance, haine.

Or, Jésus, Dieu fait chair, vient unir l’adoration et l’amitié. Celui que j’adore, de qui je reçois la vie, l’existence et l’esprit, qui a tout les droits sur moi -j’existe parce qu’actuellement il me fait être, par pure gratuité- lui, qui me porte actuellement, veut être mon intime, présent à tout ce que je vis.

C’est cela « proclamer que le royaume de Dieu est tout proche ». Dieu s’est tellement approché qu’il veut une vie commune, amicale, intime avec chacun de nous.

Les apôtres doivent y faire entrer Israël, pour qu’Israël le vivent et le transmette au monde. C’est tellement de trop, tellement énorme que seuls peuvent « l’accepter » ceux qui sont perdus, qui n’y arrivent pas avec cet héritage, avec ce "poids" qu’est l’alliance avec Dieu.

Quand on n’a pas conscience de ce à quoi on est appelé, on ne se fait pas trop de bile. Mais plus on sait ce que Dieu veut pour nous, plus on a comme un poids sur les épaules, celui de vouloir correspondre à ce qu’il attend de nous. Or, cette alliance, on ne peut la vivre, ou la porter sans Lui. Seul c’est impossible.

Aussi, l’amitié avec Jésus est comme une réponse parfaitement adapté. Ainsi, seuls ceux qui sont perdus en Israël peuvent y entrer. Les autres, sont trop installés, ont trop adaptés à eux cette alliance.

C'est la grande lumière sur ces dépouillements récurrents et souvent incompréhensibles, de l'Esprit St sur nous : pour entrer dans cette amitié qui toujours nous dépassera. Celle de notre Créateur et Père qui vient mendier l'amour qu'Il nous a donné.

Grégoire +

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La bonté se communique en attirant ..

6 Juillet 2021, 16:03pm

Publié par Grégoire.

La bonté se communique en attirant ..

« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël »

Etonnant de voir combien Jésus est présent, réalise des miracles, et pourtant il y a quelque chose qui reste volontairement caché. 30 ans à Nazareth sans rien dire. Et ultimement la Croix, ou même l’Eucharistie, c’est un don caché, un secret, dont on ne possède rien.

En cela les pharisiens sont déroutés « il expulse les démons ? parce qu’il en est un lui-même »

Pourquoi est-ce ainsi caché ? Parce que Dieu est Père, et le Père ce n'est pas l'autorité, la force ou le pouvoir, c'est l'amour et la fécondité. L’efficacité n’a pas grand chose à voir avec l’amour ou la fécondité.

Non pas qu’il faille aucune efficacité, mais ce qui est premier dans le salut, dans le don du Père -car c'est cela le salut- ce n’est pas l’efficacité apparente et immédiate. C’est que quelque chose naisse en nous, que la bonté du Père, de Jésus, naisse, s’imprime en nous.

Cette bonté qu’Il est lui-même, est en fait souverainement efficace, puisque l’amour qui nait en nous est l’effet de sa bonté. La bonté en attirant, réalise -produit- l’amour dans le coeur qu’elle attire.

La bonté personnelle se découvre lentement, en fréquentant l’autre, en le laissant s’imposer à nous dans tout ce qu’il est. La bonté personnelle est toujours découverte comme une présence personnelle gratuite, pratiquement inutilisable, sans gain économique.

C’est ça les ouvriers à sa moisson que Jésus cherche. Il ne veut pas de coach, des gens d’abord efficaces, en quête de résultats.

Dans l’apocalypse, la moisson est double : la moisson et la vendange. Le pain et le vin. Aimer le Père : être des fils bien aimés, et la charité fraternelle : pour chacun devenir sources les uns pour les autres… Apoc 14, 14-20.

Prier le Père, c’est se nourrir de la bonté du Père, pour être fait reflet réel de sa bonté, et avec lui, devenir source jaillissante, nourriture de nos frères, miséricorde infinie.

Grégoire +

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Voici que je fais toutes choses nouvelles

5 Juillet 2021, 15:33pm

Publié par Grégoire.

Voici que je fais toutes choses nouvelles

« Ma fille est morte à l’instant, mais vient lui imposer la main et elle vivra » « et une femme souffrant d’hémorragie interne depuis 12 ans s’approcha pour toucher son manteau »

Si l’homme et la femme ont été créé, c’est, à la différence des anges pour s’aimer et être fécond. L’ange est un solitaire.  L’homme et la femme sont images de Dieu dans leur quête complémentaire de lumière et d’amitié.

Et c’est précisément dans leur capacité d’aimer et leur fécondité qu’ils sont abimés. Certainement que la faute d’Eve, son orgueil, sa prétention à vouloir décider par elle-même ce qui est bon pour elle et Adam, fût au niveau de l’amour et a des conséquences immédiates dans la fécondité.

Jésus en s’incarnant vient dans quelque chose de complètement nouveau, notre capacité à être fécond, et notre manière d’aimer. C’est dans un lien personnel avec Jésus que, ce qui en nous est mort, ressuscite. C’est donc une alliance avec Dieu lui-même immédiatement, dans sa fécondité.

C’est cela qui est montré ici : cet homme et cette femme sont morts, lui dans sa paternité, elle dans sa capacité a donner la vie.

C’est bien l’humanité d’aujourd’hui, à qui il ne reste plus que son efficacité, son travail, son labeur, sa valeur économique. Des résultats oui, mais plus de fécondité. De la générosité oui, mais plus beaucoup d’amour. C’est d’ailleurs une des plus grande confusion actuelle : on ne sait tellement plus ce qu’est aimer que l’on confond la générosité et l’amour.

La générosité c’est de faire quelque chose pour un autre. Aimer, c’est recevoir un autre, tel qu’il est, chez soi, et, par sa bonté, par ce qu’il est, le laisser achever en nous ce qu’on ne peut achever par soi-même. L’autre nous rend fécond et réciproquement, lorsque ce qu’il y a de plus personnel est donné, livré.

Et là, c’est bien en se livrant, dans un acte personnel, dans une mendicité vis à vis de Jésus que cet homme et cette femme vont naitre à une nouvelle paternité et une nouvelle capacité de donner la vie.

Ce n’est pas un rafistolage, une réparation de ce qui a été abimé, mais une nouvelle vie reçue. Parce que c’est Jésus lui-même, c’est Lui se communiquant, c’est pour chacun d’eux une recréation. Dedans ce qui est mort, Jésus descend en personne. C’est donc bien une résurrection, une divinisation de leur vie. Demander à Jésus de venir s’installer, demeurer là où en nous c’est mort.

La nouvelle alliance, ce n’est pas "bien et mal", mais "mort et vie". Jésus veut qu’on le laisse descendre dans ce qui est mort, sans espoir humain, pour se donner à vivre là. C’est lui qui vient se donner comme l’ami venant nous « compléter », « achever » en nous ce que nous sommes.

Sauf que Jésus ne vient pas pour parfaire notre nature, mais la reprendre, l'entrainer dans quelque chose qui est à sa taille à Lui.

Grégoire +

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Un prophète n'est méprisé que dans son propre pays

3 Juillet 2021, 17:58pm

Publié par Grégoire.

Un prophète n'est méprisé que dans son propre pays

« D’ou lui vient cette sagesse ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Et ils étaient scandalisé a son sujet. »

Les proches de Jésus, ceux de son pays, sont choqués, car rien de ce que fait Jésus ne correspond à ce qu’ils connaissaient de Lui. « N’est-il pas le fils du charpentier ? » Ce qui nous empêche en premier de recevoir Jésus, de l’entendre, c’est ce que l’on croit connaitre de Lui.

Déjà, humainement, on se ment à soi-même, quand on réduit la réalité, les autres ou nous-même à ce qu’on en connait. Souvent ce qu'on connait de quelqu’un c’est : « d’où il vient, son âge, ce qu’il fait ». Et on dit « Oui, je le connais ». Mais c’est très matériel et très extérieur comme regard. On croit connaitre, mais on a une opinion qui nous aveugle. C’est pire quand on répète des opinions, des rumeurs, sans avoir eu une expérience directe de ce qu’on dit.

On peut même ainsi éloigner de Jésus. Un philosophe disait « je n’aime pas parler avec des catholiques, car ils pensent qu’ils savent tout. Ils disent avoir la vérité. Ils ne cherchent plus » Croire en Jésus ne fait pas qu’on possède la vérité. On ne possède pas Jésus. Jésus ne peut-être que Celui qu’on cherche.

Quelqu’un qui croit savoir, c’est un idéologue ou un  tyran. Un tyran c’est celui qui a des idées très précises sur le réel et qui les imposes : « c’est comme ça et pas autrement ». Comme il y a des « prêts à porter » dans la mode, il y a aussi des « prêts à penser » des opinions qui sont devenus la vérité. Quand on ne cherche plus la lumière, on est mort spirituellement.

On est vivant, on laisse un autre nous agrandir, qu’en maintenant en nous une soif de connaitre, une attente de ce qui n’est pas nous.

Pour les Grecs, on est vivant quand on interroge : « qu’est-ce que c’est ? Pourquoi ? Qui es-tu ? » Et, l’amour se renouvelle, quand on est toujours plus étonné, admiratif et en attente. C’est pour ça que la première parole de Jésus dans l’évangile est une question : « que cherchez vous ? » Car Jésus veut en premier réveiller notre désir, notre soif de connaitre, notre capacité à interroger. C’est la première manière d’être agrandis par un autre, de sortir de soi.

Savez-vous ce que signifie -Intelligent- ? intus-legere : « lire de l’intérieur » c.a.d toucher un autre de l’intérieur, ce qui fait que c’est Lui.

On rencontre vraiment quelqu’un quand on connait son intention profonde, son désir, sa soif : « que cherchez-vous ? » Et, pour les Grecs, c’est toujours dans un contact actuel. Le reste, tout ce que j’ai accumulé de souvenirs, d’images, c’est très secondaire. L’autre, je ne le connait qu’actuellement : c’est toi.

C’est cela croire: c’est rencontrer Jésus actuellement, à travers un témoin, un sacrement, sa parole. L’entendre me dire ce qu’il fait de moi et pour moi, maintenant, au-delà de ce que je vois, ressens ou mesure. Mais pour être certain de cela, il faut avoir brûler toutes nos richesses spirituelles, nos petites connaissances, pour qu’il y ait en nous une vraie attente, une grande soif, un vrai désir d’être agrandis par Lui.

Grégoire +

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Ceci est mon corps

1 Juillet 2021, 16:06pm

Publié par Grégoire.

15e anniversaire d'ordination

15e anniversaire d'ordination

Je rends grâce à Jésus avec vous de ce don du sacerdoce. Don complètement gratuit. C’est Jésus qui s’efface, qui donne sa place pour qu’on le rende présent dans son offrande à la Croix. Donner Jésus le plus personnellement possible. Donner son pardon sans condition et, avec sa grâce, être le plus possible sa présence, sa miséricorde, sa proximité et son exigence d’amour.

Parce que Jésus c’est cela : la bonté absolue, la miséricorde sans limite et une exigence d’amour. Jésus s’est fait ami des hommes. C’est ça le prêtre. C’est donner Jésus totalement, inconditionnellement, puisqu’il veut avec chacun, le lien le plus personnel et le plus simple qui soit.

C’est pour cela que Jésus nous fragilise, nous appauvrit, nous fait tomber de nos piédestal. Il n’aime pas nos petites gloires, les rôles ou l’importance qu’on se donne, parce que cela nous empêche d’entrer dans un lien simple et personnel.

C’est pour ça que le prêtre, donne Jésus, donne le Père, en se donnant personnellement. On est pas prêtre pour célébrer un rite, mais pour aimer et se laisser manger. C’est ça qui est extraordinaire : en consacrant on ne dit pas « ceci est le corps de Jésus » mais « ceci est MON corps ». Et donc, on est prêtre pour être mangé. Puisque la finalité de l’eucharistie c’est la communion.

Jésus, il est celui qui se donne tellement qu’il faut qu’il soit mangé. Jésus n’est pas venu célébrer un rite ou une liturgie. La Croix, la Cène ou Noël c’est pas d’abord une cérémonie religieuse. Il n’y a aucun chant, aucune bougie, aucun vêtement liturgique… rien de beau, ni d’esthétique. Non. C’est Lui pour nous.

Dans l’A.T, le prêtre offrait des sacrifices. Dans le N.T Celui qui offre et ce qui est offert c’est la même chose. Le prêtre donne Dieu, en s’offrant. Il se fait Agneau, il s’offre lui-même. L’hostie que l’on consacre c’est lui-même et chacun des amis de Jésus. De même que pardonner les fautes, c’est les prendre sur soi, comme si c’était les nôtres.

C’est ça que doit vivre le prêtre. Ce n’est pas d’abord l’efficacité des sacrements, mais désirer vivre en offrande d’amour. Vouloir devenir hostie dont chacun puisse se nourrir.

Je voudrais vous remercier de votre amitié et de votre fidélité à Jésus. Car Jésus nous donne de continuer réellement entre nous son mystère, son don. Il ne faut jamais en douter. Et j’ai donc besoin de vous pour vivre jusqu’au bout ce qu’il veut donner au monde à travers nous. Ce n’est pas un hasard que nous soyons ensemble à Pasquaro. Pour combien de temps, personne ne sait. Mais ce dont je suis certain c’est que l’on a quelque chose à vivre que personne ne peut vivre à notre place. Comme Marie et Jésus à Nazareth.

Jésus n’a pas besoin de nous, mais il a voulu avoir besoin de nous. Et les dons qu’il nous fait c’est pour qu’on aille le plus loin dans l’amour.  

C’est sa joie aujourd’hui de nous voir être là, communier et désirer nous aimer comme il nous aime. Je sais qu’il vous remercie.

Grégoire +

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