Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
QUE CHERCHEZ-VOUS ?

La Joie de l’Évangile... vous y croyez encore..??! (II)

5 Décembre 2013, 10:25am

Publié par Fr Greg.

988672_485387584877391_823796383_n.jpg

 

La mondanité spirituelle, danger pour l’Eglise

93. La mondanité spirituelle, qui se cache derrière des apparences de religiosité et même d’amour de l’Église, consiste à rechercher, au lieu de la gloire du Seigneur, la gloire humaine et le bien être personnel. C’est ce que le Seigneur reprochait aux pharisiens : « Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez la gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? » (Jn 5, 44). Il s’agit d’une manière subtile de rechercher « ses propres intérêts, non ceux de Jésus-Christ » (Ph 2, 21). Elle prend de nombreuses formes, suivant le type de personne et la circonstance dans laquelle elle s’insinue. Du moment qu’elle est liée à la recherche de l’apparence, elle ne s’accompagne pas toujours de péchés publics, et, extérieurement, tout semble correct. Mais si elle envahissait l’Église, « elle serait infiniment plus désastreuse qu’une quelconque autre mondanité simplement morale ».


Le sacerdoce ministériel, un moyen que Jésus utilise au service de son peuple
104. Les revendications des droits légitimes des femmes, à partir de la ferme conviction que les hommes et les femmes ont la même dignité, posent à l’Église des questions profondes qui la défient et que l’on ne peut éluder superficiellement. Le sacerdoce réservé aux hommes, comme signe du Christ Époux qui se livre dans l’Eucharistie, est une question qui ne se discute pas, mais peut devenir un motif de conflit particulier si on identifie trop la puissance sacramentelle avec le pouvoir. Il ne faut pas oublier que lorsque nous parlons de pouvoir sacerdotal « nous sommes dans le concept de la fonction, non de la dignité et de la sainteté ». Le sacerdoce ministériel est un des moyens que Jésus utilise au service de son peuple, mais la grande dignité vient du Baptême, qui est accessible à tous. La configuration du prêtre au Christ-Tête – c’est-à-dire comme source principale de la grâce – n’entraîne pas une exaltation qui le place en haut de tout le reste. Dans l’Église, les fonctions « ne justifient aucune supériorité des uns sur les autres ». De fait, une femme, Marie, est plus importante que les évêques. Même quand on considère la fonction du sacerdoce ministériel comme “hiérarchique”, il convient de bien avoir présent qu’« elle est totalement ordonnée à la sainteté des membres du Christ ». Sa clé et son point d’appui fondamental ne sont pas le pouvoir entendu comme domination, mais la puissance d’administrer le sacrement de l’Eucharistie ; de là dérive son autorité, qui est toujours un service du peuple. C’est un grand défi qui se présente ici aux pasteurs et aux théologiens, qui pourraient aider à mieux reconnaître ce que cela implique par rapport au rôle possible de la femme là où se prennent des décisions importantes, dans les divers milieux de l’Église.

 

Consacrer du temps à la préparation des homélies

145. La préparation de la prédication est une tâche si importante qu’il convient d’y consacrer un temps prolongé d’étude, de prière, de réflexion et de créativité pastorale (…) Certains curés soutiennent souvent que cela n’est pas possible en raison de la multitude des tâches qu’ils doivent remplir ; cependant, j’ose demander que chaque semaine, un temps personnel et communautaire suffisamment prolongé soit consacré à cette tâche, même s’il faut donner moins de temps à d’autres engagements, même importants. La confiance en l’Esprit Saint qui agit dans la prédication n’est pas purement passive, mais active et créative. Elle implique de s’offrir comme instrument (cf.Rm 12, 1), avec toutes ses capacités, pour qu’elles puissent être utilisées par Dieu. Un prédicateur qui ne se prépare pas n’est pas “spirituel”, il est malhonnête et irresponsable envers les dons qu’il a reçus.

La première annonce


164. (…) Sur la bouche du catéchiste revient toujours la première annonce : “Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer”. Quand nous disons que cette annonce est “la première”, cela ne veut pas dire qu’elle se trouve au début et qu’après elle est oubliée ou remplacée par d’autres contenus qui la dépassent. Elle est première au sens qualitatif, parce qu’elle est l’annonce principale, celle que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse sous une forme ou une autre, à toutes ses étapes et ses moments. Pour cela aussi « le prêtre, comme l’Église, doit prendre de plus en plus conscience du besoin permanent qu’il a d’être évangélisé ».


La place fondamentale de la Parole de Dieu, inséparable de l’Eucharistie

174. Ce n’est pas seulement l’homélie qui doit se nourrir de la Parole de Dieu. Toute l’évangélisation est fondée sur elle, écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée. La Sainte Écriture est source de l’évangélisation. Par conséquent, il faut se former continuellement à l’écoute de la Parole. L’Église n’évangélise pas si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser. Il est indispensable que la Parole de Dieu « devienne toujours plus le cœur de toute activité ecclésiale ». La Parole de Dieu écoutée et célébrée, surtout dans l’Eucharistie, alimente et fortifie intérieurement les chrétiens et les rend capables d’un authentique témoignage évangélique dans la vie quotidienne. Nous avons désormais dépassé cette ancienne opposition entre Parole et Sacrement. La Parole proclamée, vivante et efficace, prépare à la réception du sacrement et dans le sacrement cette Parole atteint son efficacité maximale.

François, Pape.

Voir les commentaires

La Joie de l’Évangile... vous y croyez encore..??!

4 Décembre 2013, 15:48pm

Publié par Fr Greg.

Extraits de la première exhortation du Pape François.

 

Le-pape-Francois-signera-avec-Benoit-XVI-une-encyclique-com.jpg

 

Œuvre de Dieu, l’évangélisation nous demande tout, mais en même temps elle nous offre tout

12. Bien que cette mission [évangéliser] nous demande un engagement généreux, ce serait une erreur de la comprendre comme une tâche personnelle héroïque, puisque l’œuvre est avant tout la sienne, au-delà de ce que nous pouvons découvrir et comprendre. Jésus est « le tout premier et le plus grand évangélisateur » (cf. Paul VI, Evangelii Nutiandi) Dans toute forme d’évangélisation, la primauté revient toujours à Dieu, qui a voulu nous appeler à collaborer avec lui et nous stimuler avec la force de son Esprit. La véritable nouveauté est celle que Dieu lui-même veut produire de façon mystérieuse, celle qu’il inspire, celle qu’il provoque, celle qu’il oriente et accompagne de mille manières. Dans toute la vie de l’Église, on doit toujours manifester que l’initiative vient de Dieu, que c’est « lui qui nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19) et que « c’est Dieu seul qui donne la croissance » (1 Co 3, 7). Cette conviction nous permet de conserver la joie devant une mission aussi exigeante qui est un défi prenant notre vie dans sa totalité. Elle nous demande tout, mais en même temps elle nous offre tout.


Une Eglise transformée, au service de la mission

27. J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. Comme le disait Jean-Paul II aux évêques de l’Océanie, « tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même ». (cf. Ecclesia in oceania).

Une conversion pastorale qui aille dans le sens de la décentralisation et donne davantage d’autorité aux conférences épiscopales

32. Du moment que je suis appelé à vivre ce que je demande aux autres, je dois aussi penser à une conversion de la papauté. Il me revient, comme Évêque de Rome, de rester ouvert aux suggestions orientées vers un exercice de mon ministère qui le rende plus fidèle à la signification que Jésus-Christ entend lui donner, et aux nécessités actuelles de l’évangélisation (…) La papauté aussi, et les structures centrales de l’Église universelle, ont besoin d’écouter l’appel à une conversion pastorale. Le Concile Vatican II a affirmé que, d’une manière analogue aux antiques Églises patriarcales, les conférences épiscopales peuvent « contribuer de façons multiples et fécondes à ce que le sentiment collégial se réalise concrètement ». Mais ce souhait ne s’est pas pleinement réalisé, parce que n’a pas encore été suffisamment explicité un statut des conférences épiscopales qui les conçoive comme sujet d’attributions concrètes, y compris une certaine autorité doctrinale authentique. Une excessive centralisation, au lieu d’aider, complique la vie de l’Église et sa dynamique missionnaire.

L’Eglise n’est pas une douane, mais une maison aux portes ouvertes, où il y a de la place pour chacun

47. L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close. Mais il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer. Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est “ la porte”, le Baptême. L’Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles. Ces convictions ont aussi des conséquences pastorales que nous sommes appelés à considérer avec prudence et audace. Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.

Le mariage n’est pas une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon

66. La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux. Dans le cas de la famille, la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres et où les parents transmettent la foi aux enfants. Le mariage tend à être vu comme une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon et se modifier selon la sensibilité de chacun. Mais la contribution indispensable du mariage à la société dépasse le niveau de l’émotivité et des nécessités contingentes du couple. Comme l’enseignent les Évêques français, elle ne naît pas « du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale ».

La peur de trop donner et l’obsession du temps libre

81. Quand nous avons davantage besoin d’un dynamisme missionnaire qui apporte sel et lumière au monde, beaucoup de laïcs craignent que quelqu’un les invite à réaliser une tâche apostolique, et cherchent à fuir tout engagement qui pourrait leur ôter leur temps libre. Aujourd’hui, par exemple, il est devenu très difficile de trouver des catéchistes formés pour les paroisses et qui persévèrent dans leur tâche durant plusieurs années. Mais quelque chose de semblable arrive avec les prêtres, qui se préoccupent avec obsession de leur temps personnel. Fréquemment, cela est dû au fait que les personnes éprouvent le besoin impérieux de préserver leurs espaces d’autonomie, comme si un engagement d’évangélisation était un venin dangereux au lieu d’être une réponse joyeuse à l’amour de Dieu qui nous convoque à la mission et nous rend complets et féconds. Certaines personnes font de la résistance pour éprouver jusqu’au bout le goût de la mission et restent enveloppées dans une acédie paralysante.

86 (…) Nous sommes appelés à être des personnes-amphores pour donner à boire aux autres. Parfois, l’amphore se transforme en une lourde croix, mais c’est justement sur la Croix que le Seigneur, transpercé, s’est donné à nous comme source d’eau vive. Ne nous laissons pas voler l’espérance !

François, Pape.

Voir les commentaires

Regards

3 Décembre 2013, 10:00am

Publié par Fr Greg.

 404px-August Macke 036

 

"Jai lu avec le calme et le silence qu'elles demandaient ces pages écrites après la mort de votre fils de onze ans. Que vous dire sinon que je ne peux rien vous dire- seulement entendre. Toute parole empruntée à ce monde, fût-ce pour consoler, et cette parole là encore plus que les autres, ne ferait qu'ajouter une injure à cette  douleur qui vous occupe chaque matin à votre éveil, pour la journée entière. Vos pages sont plus que des pages d'écriture. Elles sont intouchables. Elles font comme un journal que vous tiendriez depuis maintenant quatre ans et qui ne parlerait pas du temps mais d'une brûlure intemporelle en ce qu'elle n'en finit pas de vous arriver. Il y a un émerveillement de la naissance de tout. Vous êtes dans la face noire de cet émerveillement, chaque jour dans la première fois de mourir. Votre voix est si calme qu'on dirait qu'elle s'élance vers les yeux de l'enfant pour les fermer doucement, chaque jour depuis quatre ans comme, je suppose, vous devriez l'amener à baisser ses paupières sur la rumeur de son sang lorsqu'il était de ce monde, petit enfant dans le refus de dormir, semblable à tous, unique.

Vous faites votre travail de mère comme si ce travail n'avait jamais de fin et devait être poursuivi bien après la montée des ombres et la crue de la mort. Ce qui plus que tout me bouleverse est que vous ne maudissiez pas cette vie qui vous a pris le coeur. Vous êtes bien au-delà de l'optimisme ou du pessimisme qui sont les  deux roues en bois sur lesquelles le monde tourne en grinçant. Vous êtes dans cette lumière qui est le fond de la vie vie même : elle n'est pas l'oubli des morts. Elle est leur présence pure, mêlée à la douceur de l'air-blessure et force."

 

Christian Bobin, L'éloignement du monde.

Voir les commentaires

Attention, cet homme peut changer votre vie !

2 Décembre 2013, 09:19am

Publié par Fr Greg.

papa-francisco1.jpg

 

Comme sur les paquets de cigarettes, une inscription pourrait accompagner l’image du Pape François: « Attention, cet homme peut changer votre vie ». De fait, nombre des ‘petites phrases’ du Pape François ont un pouvoir décapant. Huit mois après son élection, il continue de surprendre avec des expressions qui font le délice des médias. Dans un style souvent direct, le Pape n’hésite pas à secouer fidèles et responsables de l’Eglise et, tantôt avec humour, tantôt avec gravité, à distiller quelques bons conseils.

La première phrase…

« Je voudrais donner la bénédiction, mais auparavant, je vous demande une faveur: avant que l’évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur afin qu’Il me bénisse: la prière du peuple, demandant la bénédiction pour son évêque », (13 mars, première apparition du pape François).

Et ensuite…

« Nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Eglise, épouse du Seigneur »,(14 mars, première messe, chapelle Sixtine).

« Comme je voudrais une Eglise pauvre, et pour les pauvres » , (16 mars, audience aux journalistes).

« Dieu ne se lasse pas de nous pardonner si nous savons revenir à lui avec le cœur contrit », (17 mars, premier Angélus).

« N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le pape lui aussi, pour exercer le pouvoir, doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix », (19 mars, messe d’inauguration du pontificat).

« Le bois de la Croix est le trône de Jésus » , (24 mars, messe du dimanche des Rameaux).

« Soyez des pasteurs avec ‘l’odeur de leurs brebis’, au lieu d’être des pasteurs au milieu de leur propre troupeau », (28 mars, aux prêtres lors de la messe chrismale).

« L’Eglise ne peut pas être une baby-sitter qui prend soin d’un enfant pour qu’il s’endorme. S’il en était ainsi, ce serait une Eglise assoupie », (17 avril, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches des péchés, ni une séance de torture où l’on inflige des coups de bâton. La confession est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle on touche du doigt sa tendresse », (29 avril, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« N’ayons pas peur des engagements définitifs, des engagements qui impliquent et concernent toute la vie », (4 mai, prière du chapelet, basilique Sainte-Marie-Majeure).

« La joie est un don du Seigneur. Ne soyez pas de ces chrétiens mélancoliques qui ont davantage le visage de piments au vinaigre que ces personnes qui sont joyeuses et ont une belle vie », (10 mai, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« Il y a trop de chrétiens de salon, ceux pour lesquels tout va bien, mais qui n’ont pas en eux l’ardeur apostolique », (16 mai, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« Je voudrais vous faire un petit reproche, mais fraternellement, entre nous. Vous avez tous crié sur la place ‘François, François, le pape François !’. Mais Jésus où était-il ? Moi, j’aurais voulu que vous criiez: ‘Jésus, Jésus est le Seigneur, et il est au milieu de nous ! », (18 mai, veillée de prière avec les mouvements ecclésiaux).

« Nous ne pouvons pas devenir des chrétiens amidonnés qui parlent de théologie en prenant tranquillement leur thé. Nous devons aller chercher ceux qui sont la chair du Christ, à savoir les pauvres » , (18 mai, veillée de prière avec les mouvements ecclésiaux).

« Notre Dieu n’est pas un Dieu ‘aérosol’, il est concret, ce n’est pas une personne abstraite, mais il a un nom: ‘Dieu est amour’ », (26 mai, Angélus).

« L’Eglise est une famille dans laquelle on aime et on est aimé », (29 mai, audience générale).

« Avec une tête d’enterrement, vous ne pouvez pas annoncer Jésus » , (31 mai, messe pour le 50e anniversaire de la mort du bienheureux Jean XXIII).

« N’ayez pas honte de vivre avec le scandale de la Croix » , (1er juin, messe à la Maison Sainte-Marthe).

Proche des pauvres, soucieux de la condition humaine

« Lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre, à celui qui a faim ! », (5 juin, audience générale).

« Le chrétien est un homme spirituel, et cela ne signifie pas qu’il soit une personne qui vit ‘dans les nuages’. Le chrétien est une personne qui pense et agit dans la vie quotidienne selon Dieu », (16 juin, messe pour la journée Evangelium Vitae).

« Le Seigneur veut que nous soyons des pasteurs, pas des brosseurs de brebis! Quand une communauté est fermée, elle n’est pas une communauté qui donne vie. C’est une communauté stérile », (17 juin, discours aux participants du congrès ecclésial de Rome).

« La prière n’est pas une chose magique ; on ne fait pas de magie avec la prière » , (20 juin, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« La guerre est folie. C’est le suicide de l’humanité », (20 juin, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-même, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais ne sont rien; elles sont l’illusion du futile, du provisoire, illusion qui porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence », (8 juillet, messe à Lampedusa, en Italie).

« Les enfants et les personnes âgées construisent l’avenir des peuples ; les enfants parce qu’ils feront avancer l’histoire, les personnes âgées parce qu’elles transmettent l’expérience et la sagesse de leur vie », (26 juillet, Angélus, Rio de Janeiro).

« Chers jeunes, s’il vous plaît, ne regardez pas la vie du balcon, mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé; immergez-vous en elle comme l’a fait Jésus », (27 juillet, veillée de prière des Journées mondiales de la jeunesse, Rio de Janeiro).

« Je vous demande d’être révolutionnaires. Ayez le courage d’aller à contre-courant. Et ayez aussi le courage d’être heureux », (28 juillet, discours aux volontaires des JMJ, Rio de Janeiro).

« Ne vous laissez pas voler l’espérance. Qu’on ne nous vole pas l’espérance, parce que cette force est une grâce, un don de Dieu qui nous porte en avant, en regardant le ciel », (15 août, messe de l’Assomption à Castel Gandolfo).

« Celui qui, dans une communauté, cancane contre un frère finit par vouloir le tuer », (2 septembre, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« Dieu a voulu qu’au centre du monde il n’y ait pas une idole, mais l’homme, qui fait avancer le monde par son travail. Mais maintenant, au centre de ce système sans éthique, il y a une idole, et le monde idolâtre à présent ce ‘dieu-argent‘ », (22 septembre, rencontre avec le monde du travail, à Cagliari, en Sardaigne).

« Pas de découragement! Ne jamais baisser les bras, ne jamais aller acheter de consolation de mort, jamais! Avancez avec Jésus! Lui n’échoue jamais, lui ne déçoit pas, lui est loyal! », (22 septembre, rencontre avec les jeunes, Cagliari).

« 60 ans sur la route du Seigneur! Je n’ai jamais regretté! Pourquoi? Parce que je me sens comme Tarzan et que je suis fort pour aller de l’avant ? Non, parce que toujours, même dans les périodes les plus sombres, j’ai regardé Jésus et je lui ai fait confiance et il ne m’a jamais laissé seul » , (22 septembre, rencontre avec les jeunes, Cagliari).

« On ne peut pas connaître Jésus ‘en première classe’ ou dans la tranquillité, encore moins en bibliothèque. Jésus, on ne le connaît que sur le chemin quotidien de la vie » , (26 septembre, messe à la Maison Sainte-Marthe).

Un style simple…

«  Je préfère mille fois une Eglise accidentée, et non une Eglise malade ! Une Eglise, un catéchiste qui a le courage de courir le risque de sortir, et non un catéchiste qui étudie, qui sait tout, mais toujours fermé: celui-là est malade », (27 septembre, congrès international des catéchistes).

« Si nous faisions un christianisme plus humain, sans croix, sans Jésus, sans dépouillement, nous deviendrions des chrétiens de pâtisserie, comme de beaux gâteaux, comme de belles confiseries ! », (4 octobre, rencontre avec les pauvres, les chômeurs et les immigrés assistés par la Caritas, à Assise, en Italie).

« Je donne toujours ce conseil aux nouveaux époux: Disputez-vous autant que vous le voulez. Si les assiettes volent, laissez-les. Mais ne laissez jamais la journée finir sans faire la paix! », (4 octobre, rencontre avec le clergé, les consacrés et les membres des conseils pastoraux, Assise).

« Le premier devoir de la vie c’est la prière, pas une prière comme des perroquets, mais la prière faite avec le cœur », (8 octobre, messe à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe).

« Suis-je un chrétien ‘par à-coups’, ou suis-je un chrétien toujours? La culture du provisoire pénètre aussi dans la vie de la foi. Dieu nous demande de lui être fidèles », (13 octobre, messe pour la journée mariale).

« Dieu ne nous sauve pas seulement par un décret; il nous sauve par la tendresse, il nous sauve par les caresses, il nous sauve par sa vie », (22 octobre, messe à la Maison Sainte-Marthe).

« Retenons-nous la Foi pour nous, comme un compte en banque, ou savons-nous la partager par le témoignage, l’accueil et l’ouverture aux autres ? », (27 octobre, messe du pèlerinage des familles).

Sources : Agence I-Médias  - Rome.

 

Voir les commentaires

L'avent: prendre l’état de l’embryon dans le sein de sa mère!

1 Décembre 2013, 10:07am

Publié par Fr Greg.

foetus21291062924.jpg

 

Le temps de l’avent, c’est le temps de l’avènement : le temps tant attendu est arrivé ! L’avent, c’est le temps de la présence de Dieu qui vient demeurer d’une manière nouvelle au milieu de nous. Il n’est plus loin, il n’est plus ‘le lointain’, Celui qui demeure dans les cieux, mais celui qui vient s’unir à nous dans la plus grande proximité possible et nous dire qu’il est là pour nous.


L’avent c’est donc une nouvelle naissance: vivre du terme qui est déjà là! Parce que face à notre source le point de départ et le terme sont le même: c'est toujours un point de départ qui est un sommet, une naissance qui trouve en elle même son achèvement! 

C’est vivre de quelqu’un, présent mais caché, en attendant qu’il se manifeste pleinement.


Comment on fait ? On doit en premier redécouvrir pourquoi Dieu s’incarne ? Pourquoi il se rend présent, si proche ? Quel est son intention ? Pourquoi veut-il cette proximité nouvelle ?


La présence de Jésus pour chacun, c’est en premier une initiative gratuite, un don pur, un don qui est de trop. Une gratuité excessive. Et c’est cela le salut. C’est Dieu qui vient nous faire sortir de nos schèmes désespérant de quête de perfection, de scénario déprimant d’une vie propre et parfaite, ou chacun serait autonome et sans vulnérabilité, sans pauvreté aucune. C’est Dieu qui vient nous purifier de tout pharisaïsme de la loi et d’un primat d’un ordre idéal! L'amour est souvent mort en nous, ou à l'état de survie!

Surtout aujourd’hui dans un monde complètement handicapé et angoissé parce qu’il a tout misé sur les biens matériels !

C’est pour cela que c’est un enfant qui vient : rien de plus gratuit et de moins ordonnée qu’un enfant. Un enfant c’est un sans gêne qui impose son rythme à tous les autres…

 

Et c’est ainsi que Dieu vient nous ‘rééduquer’ à l’amour. Il vient gratuitement et définitivement, et il prend l’état de l’embryon dans le sein de sa mère pour que nous prenions le même chemin : « il nous fait naitre de nouveau » Jn 3, 4-5.

 

 

C’est choisir c’est état de dépendance intérieure, radicale, de se faire des tous petits, des mendiants, usant de tous nos désirs, nos faiblesses et nos fragilités pour vivre davantage cette dépendance, et redécouvrir la joie d’être porté par un plus grand, la joie d’être attendue, d’être enfant ! C’est cela qui nous lave et nous ressuscite !!


fr Grégoire.

Voir les commentaires

<< < 1 2