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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Pot pourri de fin d'année..!! :)

31 Décembre 2013, 23:00pm

Publié par Fr Greg.

 

 

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Viva la révolution !

31 Décembre 2013, 10:03am

Publié par Fr Greg.

 

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« Je vous demande d’être révolutionnaires. Ayez le courage d’aller à contre-courant. Et ayez aussi le courage d’être heureux » 

François, Pape (28 juillet, discours aux volontaires des JMJ, Rio de Janeiro)

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L'amour est vrai lorsque le choix réciproque reste toujours actuel!

30 Décembre 2013, 10:01am

Publié par Fr Greg.

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« L'amour d'amitié, s'il implique un amour de bienveillance à l'égard d'autrui, ne s'identifie cependant pas avec lui. Il exige quelque chose de plus. Il réclame la réciprocité. Il n'y a pas amour d'amitié sans amour mutuel. Il faut que celui qui est aimé réponde à l'amour qu'on lui donne, par l'amour. C'est du reste une raison nouvelle qui nous montre que cet amour ne peut regarder que l'homme ; seul celui-ci est capable de donner une réponse semblable à l'amour qu'on lui témoigne, c'est-à-dire de répondre à un choix libre par un choix libre. L'amitié sera la rencontre de ces deux choix libres.

 

Pour Aristote, en effet, la note caractéristique et distinctive de l'amour d'amitié, c'est précisément cette réciprocité dans l'amour libre et désintéressé. Il dit expressément : - La bienveillance, quand elle se montre réciproque, est l'amitié. Cette réciprocité dans l'amour de bienveillance, dans la volonté de se faire du bien qualifie donc intrinsèquement l'amour d'amitié. Elle est son ultime différence spécifique. L'aimable qui spécifie l'amour d'amitié est donc non seulement celui qui attire l'amour, mais aussi celui qui le donne, puisqu'il ne spécifie proprement un amour d'amitié que lorsqu'il répond de lui-même à l'amour qu'il a suscité. Autrement dit, l'ami n'est vraiment mon ami que si lui-même me considère comme ami. Sans cette condition, il pourrait être une personne aimée, une personne à qui je veux du bien, mais ce n'est pas mon ami au sens tout à fait fort, c'est-à-dire une personne que j'aime - et qui m'aime.

 

L'amour de bienveillance doit être désintéressé. Aristote insiste beaucoup sur ce caractère : -celui qui désire le bonheur pour quelqu'un en ayant l'espérance de nombreux avantages pour lui-même, sa bienveillance semble alors beaucoup plus à son propre égard qu'à l'égard d'un autre.

 

Aristote ajoute un troisième élément caractéristique de cet amour d'amitié : il ne peut être caché. « Beaucoup sont bienveillants pour ceux qu'ils n'ont jamais vus, mais ils les supposent équitables ou serviables, et peut-être quelqu'une de ces personnes éprouve-t-elle pour eux les mêmes sentiments. Donc ils apparaissent comme bienveillants les uns envers les autres -

 

Rien ne semble manquer à de tels sentiments pour être une véritable amitié. Pourtant, personne n'oserait affirmer, souligne Aristote, qu'entre de telles personnes il existe une véritable amitié, puisque ces personnes ne savent pas qu'elles s'aiment réciproquement. Un amour réciproque de bienveillance qui n'est pas connu respectivement par les personnes qui l'exercent, n'est pas une véritable amitié, mais demeure un amour de bienveillance. Ce dernier élément souligne le caractère personnel de l'amitié. Il faut que la personne aimée nous apparaisse comme notre ami, tandis que le geste de bienveillance ne requiert pas une connaissance personnelle de celui envers qui l'on exerce un bienfait.

 

C'est pourquoi il faut dire, que l'objet propre de l'amitié est vraiment l'amour réciproque, connu comme réciproque. Ce n'est pas seulement la bonté de l'ami, c'est aussi son amour comme tel qui spécifie l'amitié, puisqu'il ne peut y avoir éclosion d'amitié que dans ces conditions. L'amitié requiert deux amours pour être elle-même, et deux amours spirituels qui ont conscience de leur réciprocité. Voilà ce qui donne à l'amitié son ultime spécification et la distingue de tout autre amour. C'est cette réciprocité en tant que connue qui peut le mieux nous faire comprendre l'intensité d'amour toute spéciale qu'exigé l'amitié. Celle-ci doit être le fruit de deux amours de bienveillance qui se croisent. Ces deux amours de bienveillance non seulement s'additionnent, mais se transforment réciproquement et consciemment en un nouvel amour.

 

Dans l'ordre de l'amour, il n'y a rien au-delà de cet amour d'amitié, qui du reste en lui-même n'implique aucune imperfection. Le caractère tout à fait spécial de l'amour de réciprocité nous est donc dépeint comme un don effectif et généreux à l'ami. L'ami doit être un coopérateur actif pour tout ce qui regarde l'activité même de son ami. Il doit vraiment épouser tous ses vouloirs, toutes ses intentions profondes et toutes ses réalisations. Il doit avoir un cœur aimant et affectueux, accepter les peines et les tourments de son ami. L'amour de réciprocité implique donc bien une réelle compénétration de toute leur vie. Nous pourrions dire que la bienveillance ne réclame que des dons passagers, qui se font comme de l'extérieur ; l'amitié, elle, réclame un engagement réciproque qui implique qu'on porte ensemble les mêmes responsabilités, les mêmes peines et les mêmes fatigues.

 

Pour être parfait, cet amour réciproque doit se prolonger dans le temps. L'amitié doit durer. Il y a là une donnée chère à Aristote, qui, comme physicien, a le sens du temps : La durée est nécessaire à l'amitié « Il lui faut l'épreuve du temps pour se stabiliser et lui permettre de réaliser cette réciprocité si profonde des vouloirs des amis. La bienveillance, au contraire, peut être parfaite, tout en étant subite, instantanée, car elle reste beaucoup plus extérieure. Elle ne regarde qu'un aspect de celui qu'elle aime, une de ses vertus, une de ses qualités, sans pénétrer dans ce qu'il y a de plus intime en lui. Elle ne réclame pas de compénétration des personnes entre lesquelles elle se réalise. Par-là, la bienveillance est beaucoup plus proche de la passion. Elles ont la même instabilité.L’amitié, à cause de son élément de choix libre, est au-delà des passions et de leur mouvement. De par sa nature, elle dépasse le temps ; c'est pourquoi elle demande de durer.

 

 

M.D Philippe, l’amitié selon Aristote.

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RENCONTRES

29 Décembre 2013, 10:59am

Publié par Fr Greg.

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Une petite centaine. Autant que de cadavres retrouvés dans cette partie du désert, entre le Niger et l’Algérie. Essentiellement des femmes, petites, fluettes, maigres, accompagnées d’enfants, à peine adolescents pour les plus âgés, comme les restes de ceux trouvés entre Sahel et Sahara. On les signale dans plusieurs villes d’Algérie. Leur provenance ? Le Niger, dernier pays au monde au classement de l’indice de développement humain, pays pourtant fournisseur d’uranium, d’or, de pétrole et de fer. A qui profite le développement ?

La petite centaine de femmes et de jeunes enfants, accompagnée de moins d’une dizaine d’hommes vient de la région de Zinder. Habituellement les migrations de cette région essentiellement agricole étaient saisonnières et en cas de difficultés plutôt tournées vers la Libye. La sécheresse et les conflits depuis 2011 ainsi que la révolution libyenne les ont poussés vers l’Algérie. Depuis une année, ils sont arrivés à Ghardaïa. Après avoir posé leurs haillons le long du mur de la gare routière et dans l’Oued, les voilà déplacés plus discrètement dans un terrain vague, près de la poste. Par petits groupes de trois enfants ou d’une femme accompagnée de deux enfants, ils mendient toute la journée dans Ghardaïa.

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Après la prière du soir, nous sommes allés les rencontrer. En sortant de l’oued nous avons vu leurs quatre à cinq feux. Les pauvres baluchons alignés le long du mur pendant la journée délimitaient chaque foyer autour desquels vingt à trente personnes s’étaient regroupées. Quelques toutes petites filles revenaient de la gare, des bouteilles d’eau en équilibre sur la tête. Nous étions brusquement dans un village de la région de Zinder. Comme chaque soir cette petite caravane, qui avait traversé nous ne savions comment le Sahara, rapportait au bivouac quelques pièces d’aumône et de quoi se restaurer.

La plus belle natte a été dépliée pour les trois visiteurs que nous étions, rois mages aux mains vides. Les rares hommes nous ont accueillis, puis quelques femmes ont approché leurs nattes. En quelques minutes seulement, nous étions devenus le noyau d’un fruit de femmes et d’enfants. Le plus ancien de nous trois ayant vécu au Niger, connaissant leurs traditions et parlant Haousa fit naitre sourires, puis rires et applaudissements en cherchant parfois ses mots ou en les mimant. Notre situation de dépendance rétablissait une forme de partage. C’est eux qui venaient à notre aide. De notre côté, nous avions du mal à croire que ces femmes aient pu changer leur plainte mendiante en une parole retrouvée. De leur côté, certaines nous ayant croisé durant la journée ont dû aussi s’étonner de ne plus voir sur nos visages une indifférence gênée, mais un vrai regard.

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A cet instant précis, nous étions les invités des personnes les plus pauvres de la terre. Au moment de partir, une heure plus tard, les mains se sont tendues, non plus horizontalement mais verticalement. La dignité se joue parfois à un quart de tour. Nous avons serré des dizaines de mains vivantes.

Puis nous sommes montés, sur la colline éclairée par la pleine lune, de l’autre côté de l’Oued. Une bonne demi-heure de marche pour arriver aux ghettos Autre visage de la migration. Des hommes jeunes exclusivement, la plupart entre 16 et 30 ans, du Libéria, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Togo, du Mali, du Congo, de Centre-Afrique,…Certains suivent les routes séculaires d’une migration saisonnière qui mêle le caractère initiatique et le besoin économique, d’autres ont fuit des massacres comme au Libéria et en Sierra Leone, ont trouvé un refuge provisoire dans des pays voisins avant d’être à nouveau chassés. D’autres encore cherchent à gagner l’Europe par le Maroc., ou reviennent expulsés. Leurs espoirs, leurs déceptions, la fatigue se lisaient sur la quarantaine de visages. Avant le lever du jour les hommes partent sur les chantiers, certains y vivent la semaine, remplaçant les bétonnières, d’autres travaillent dans les palmeraies. Certains économisent pour poursuivre la route, d’autres renvoient l’argent au pays.

De la présence du peuple Sahraoui exilé sur son sol depuis 38 ans, aux Harragas, jeunes algériens fuyant le mal vivre, en passant par les migrations subsaharienne ou du Moyen-Orient, l’Algérie continue d’être pays de transit et devient pays d’accueil forcé de ces différentes formes de migration. Six mille kms de frontières désertiques ou minées sont limitrophes de pays en guerre ou en grande difficulté. Et après la mortelle traversée du Sahara, l’ultime frontière, la Méditerranée, est devenue un véritable cul de sac renforcé par l’externalisation des frontières. Veut-on faire du plus grand pays d’Afrique, ou du Maghreb un centre de rétention à ciel ouvert, un terminal de la migration ? Rappelons que l’Afrique est le continent où les flux migratoires internes sont les plus importants.

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Nous étions là, dans cette pièce cimentée d’une carcasse d’immeuble, à nous demander si nous aurions accepté de mourir légalement chez nous, de famine , de guerre ou de simple misère ou de survivre « irrégulièrement » au-delà des frontières tracées par ceux-là même qui étaient entrés « légalement » pour coloniser et qui aujourd’hui encore, par les multinationales et la mondialisation, « développillent » et entretiennent l’insécurité dans cette même Afrique.

Je suis resté touché par la dignité et l’humanité de ces personnes rencontrées. Et pourtant nous avons vu ce soir là ceux qui font trembler l’Europe. Ces hommes, ces femmes et ces enfants qui justifient que Frontex , Eurosur et autres agences déploient drones et matériels de haute technologies , non pas pour sauver des vies mais pour protéger la citadelle Europe. Ces mêmes agences de l’UE qui ont également la barbarie d’envisager de réinstaller des lames coupantes au sommet de la triple clôture frontalière de Melilla.

Nous avons partagé des moments de convivialité, des échanges simples bien loin des grands discours, la possibilité de vivre décemment, dans le respect des Droits. Une journée ordinaire de mendicité, de travail, d’espoir d’une vie meilleure. Une journée que l’on peut choisir d’ignorer ou de simplement partager. En quittant nos hôtes, cette constatation. Pourquoi ne croise-t-on pas les gens censés trouver des solutions sous les tentes Sahraouies, dans les ghettos ou les pateras ? Pourquoi avoir intérêt à transformer un phénomène en problème ? Pourquoi choisir de gérer toujours plus les conséquences et refuser de s’attaquer aux causes ? A qui profite la situation?

 

Jean-françois Debargue, Ghardaïa nov 2013

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Le chiffonnier des mots

28 Décembre 2013, 10:23am

Publié par Fr Greg.

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Je n'écrirai plus. Je réapprendrai à ne pas savoir écrire. Cette vie d'écriture ne fait pas partie de ma condition de nomade. Je ne suis pas fait pour la littérature. Je suis de la race des arbres, je crie avec le tonnerre quand il s'annonce. Je ne suis qu'un vagabond, un chiffonnier des mots qui ramasse des pensées enguenillées au bord du chemin de son âme. C'étaient les fleurs sauvages, les feuilles mortes, la pluie, le vent, les ronces et les arbres qui me demandaient de parler de leur vie. C'était une décision divine. Quand je rallumais mon feu de bois et me promenais dans des sentiers inconnus j'avais enfin appris à lire et à écrire. L'écriture était la roulotte où je vivais, mes poèmes étaient mes chevaux, mes pensées mes petites gitanes. Mais maintenant je dois retrouver ma vie nomade. Il est temps d'atteler mon cœur et de partir.

 

 Jean-Marie Kerwich,L’Évangile du gitan (Le Mercure de France, 2008) 

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Pourquoi ne pas demander directement pardon à Dieu?

27 Décembre 2013, 10:24am

Publié par Fr Greg.

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Beaucoup, aujourd’hui, ne comprennent pas la dimension ecclésiale du pardon, parce que l’individualisme, le subjectivisme dominent et nous aussi, les chrétiens, nous en subissons l’influence. Bien sûr, Dieu pardonne à tout pécheur qui se repent, personnellement, mais le chrétien est lié au Christ, et le Christ est uni à l’Église. Pour nous, chrétiens, c’est un don supplémentaire, et c’est aussi un engagement supplémentaire : passer humblement par le ministère ecclésial. Cela, nous devons le valoriser ; c’est un don, une attention, une protection et c’est aussi la certitude que Dieu m’a pardonné. Je vais vers ce frère prêtre et lui dis : « Père, j’ai fait cela… ». Et il répond : « Mais je te pardonne ; Dieu te pardonne ». A ce moment-là, je suis certain que Dieu m’a pardonné ! Et c’est beau, cela nous donne la certitude que Dieu nous pardonne toujours, ne se lasse pas de pardonner. Et nous ne devons pas nous lasser d’aller demander pardon. On peut éprouver de la honte à dire ses péchés, mais nos mamans et nos grands-mères disaient qu’il vaut mieux devenir rouge une fois que jaune mille fois. On rougit une fois, mais nos péchés sont pardonnés et on avance.

Un dernier point : le prêtre, instrument du pardon des péchés. Le pardon de Dieu, qui nous est donné dans l’Église, nous est transmis par l'intermédiaire du ministère d’un frère, le prêtre ; un homme qui, comme nous, a lui aussi besoin de miséricorde, devient véritablement l’instrument de la miséricorde, en nous donnant l’amour sans limites de Dieu notre Père. Les prêtres aussi doivent se confesser, et les évêques aussi : nous sommes tous pécheurs. Même le pape se confesse tous les quinze jours, parce que le pape aussi est pécheur. Et le confesseur entend ce que je lui dis, il me conseille et me pardonne, parce que nous avons tous besoin de ce pardon. On entend parfois des personnes affirmer qu’elles se confessent directement à Dieu… Oui, comme je viens de le dire, Dieu t’écoute toujours, mais dans le sacrement de la Réconciliation, il envoie un frère t’apporter le pardon, la certitude du pardon, au nom de l’Église.

Le service que rend le prêtre en tant que ministre, de la part de Dieu, en pardonnant les péchés est très délicat et exige que son cœur soit en paix, que le prêtre ait le cœur en paix, qu’il ne maltraite pas les fidèles, mais qu’il soit doux, bienveillant et miséricordieux ; qu’il sache semer l’espérance dans les cœurs et, surtout, qu’il soit conscient que le frère ou la sœur qui s’approche du sacrement de la Réconciliation vient chercher le pardon et qu’il le fait comme toutes les personnes qui s’approchaient de Jésus pour qu’il les guérisse. Si le prêtre n’est pas dans cette disposition d’esprit, il vaut mieux qu’il n’administre pas ce sacrement, jusqu’à ce qu’il se corrige. Les fidèles qui se repentent ont le droit, tous les fidèles ont le droit de trouver dans les prêtres des serviteurs du pardon de Dieu.

 

François, Pape.

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Y-a-t-il une vie après celle-là...???

26 Décembre 2013, 14:29pm

Publié par Fr Greg.

 

 

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Je vous annonce une grande JOIE...

25 Décembre 2013, 10:44am

Publié par Fr Greg.

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« Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

 

On doit entendre et mendier d’entendre jusqu’au bout cette joie de Dieu qui veut s’emparer de tout en nous ! Car Noël, c’est la joie de Dieu, la joie de Celui qui vient se lier à nous d’une manière définitive, qui se rend présent comme personne n’est présent à nous. Il est Celui qui se fait proche, qui vient tout vivre avec nous : l’Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu pour nous. Et, il se fait notre frère : Jésus « ami des hommes » comme le rappelle la liturgie orthodoxe.

 

Le Sage qui cherche sa Source peut dévoiler l’existence de Celui dont il dépend actuellement, mais réalise l’abime qui existe entre cette source et lui-même. Dans l’Ancienne alliance, Dieu est venu habiter le sanctuaire du temple, se rendant accessible par la médiation de grands prêtres. Dans la Nouvelle Alliance, c’est-à-dire aujourd’hui, Dieu vient épouser notre chair, se rendant accessible dans la plus grande des proximités !

 

Voici la joie de Celui qui non seulement nous a donné d’exister, mais qui maintenant se donne personnellement à chacun ! Noël, c’est renaitre à cette initiative du Père qui fait toutes choses nouvelles ! C’est Dieu qui se fait l’un de nous pour tout vivre avec nous !

 

Mais ce don est tel qu’il nous éprouve ! En effet, parce que c’est un don disproportionné et excessif, on ne peut y entrer par nous-mêmes ! Dieu est de trop pour les hommes ! Il n’est pas dans le prolongement de notre nature ; C’est pour cela qu’on aurait facilement la tentation d’être spectateur, d’admirer ‘la beauté de la crèche’. Comme un conte d’antan qui fait partie de l’ambiance mais sans qu’il nous atteigne concrètement. Ou bien on se laisse prendre par notre imaginaire, nos raisonnements critique, et on met une distance entre Celui qui est là et nous : « ce n’est pas pour moi ». Ou bien, du fait de nos pathologies de quête d’efficacité et d’utilisation rentable des choses : il n’y a pas de place pour Celui vient pour nous être présent ! « Dieu qui s’incarne ? A quoi ça peut servir ? » Même pour la paix dans les ménages : mieux vaut une wii, une play-station, ou autre gadget informatique dernier cri : au moins ça occupe, c’est nouveau et c’est utile !

 

Or, Ce don de Jésus, c’est ‘inutile’ ! Cela ne sert pas à quelque chose ! C’est pas fait pour servir à… ! C’est quelqu'un pour moi, livré sans aucune autre raison que d’être pour moi ! La raisons de son don c’est Lui pour moi. C’est la radicalité et l’absolu du don d’une personne à une autre personne ! Et d’un don qui va jusqu’au bout : puisqu’il est divin, ce don est substantiel. Il est donné d'une manière telle que nous sommes radicalement transformé. Ce choix actuel de Jésus nous recrée radicalement : nous sommes une créature nouvelle, même si selon le monde –notre nature humaine- cela n’a rien de séduisant ou d’efficace ; c’est réel et actuel ; et cela s’impose ! Qu’on le veuille ou non !

 

Et Noël c’est réapprendre à être dépassé, à ne pas mesuré, à ne plus chercher à gérer, ou à raisonner pour se rassurer ! C’est redevenir un enfant, accepter qu’IL « s’occupe » de nous gratuitement et donc de ne plus s’inquiéter. Car celui qui se donne est livré à chacun d’une manière telle qu’il est à nous ! Noël, Ce n’est pas une vitrine ! C’est un don substantiel ! Un don n’est vrai que si je peux en user, jouir de ce qui m’est donné. C’est cela la joie de Dieu : se donner à nous en s’abaissant le plus qu’il le peut jusqu’à assumer toute notre vie, et lui donner une nouvelle dignité, un poids unique, à chacun nos actes, à chacun de nos instants. Tout nous en acquière une dimension divine !

 

Et si tout est caché, tout est gardé secret: rien d'éclatant n'est manifesté: pour autant la joie, la gratuité, les initiatives gratuites doivent surabonder ! C’est en s’enracinant dans cette gratuité excessive de Dieu, en la faisant surabonder par nos petits gestes de bonté, que Sa joie sera notre jusqu’au bout ; C’est dans des petits gestes d’amours simples mais absolus qu’on se forme au choix radical, unique et définitif de Jésus sur nous aujourd’hui !

fr Grégoire.

www.quecherchezvous.fr

 Que  l'Enfant-Jésus

qui se lie à nous d'une manière définitive 

 soit votre joie!

 

 

 

 

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Noël, la présence silencieuse de l’Enfant-Jésus: un don indiscible !

24 Décembre 2013, 17:30pm

Publié par Fr Greg.

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Don : parce que cet enfant c’est Dieu. Dieu : Celui qui est présent à tout, en qui nous sommes, de qui nous tenons actuellement notre existence et vers qui nous allons, Lui qu’on ne peut dire, il se rend présent, visible, donné ! Il n’y a plus de distance entre Lui et nous ; davantage : il se fait dépendant de nous : il se remet à nous !

Il ne s’est pas seulement penché vers nous ; il est tellement "descendu", qu’il est devenu l'un de nous et nous donne sa dignité : c’estl'Emmanuel, "Dieu-avec-nous". Il vient exhalter, diviniser notre humanité, notre esprit, notre corps, nos passions, tout ce que nous sommes : IL EST DEVENU CHAIR !

La joie de cette proximité de Dieu fait partie de cette nuit. Nous rendons grâce parce que Dieu, comme un petit enfant, se donne entre nos mains. Il mendie, pour ainsi dire, notre amour.


Selon les apparences il n’y a rien de merveilleux, rien d'extraordinaire, rien d'éclatant: un enfant emmailloté de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels. C’est le premier visage de Dieu : un enfant, avec ses besoins, sa fragilité et sa pauvreté.


 Cette simplicité frappe: Dieu n'est pas venu avec puissance, ni grandeur visible. Il ne s’impose pas. Rien pour séduire ou convaincre. Et son silence est tel qu’il n’y a pas de place pour ‘ça’. L’humanité est si préoccupée d’elle-même, de ses propres affaires, de ses capacités d'efficacité, si séduite par ce qui brille, qu’il ne reste rien pour l’autre – pour le prochain, pour le pauvre, pour Dieu. On est des propiétaires tellement enragés de notre autonomie qu'il n'y a pas de place pour Lui!


Et Dieu répond en se donnant en silence. C’est énorme : c’est un don qui, non seulement nous transforme radicalement, mais qui s’adapte à nous, à nos peurs, à notre nullité ; un don qui n’écrase pas, et l’on ne peut être qu’attiré par cette bonté incroyable qui se communique à nous en silence. Dieu se donne en nous attirant à lui. 


C’est cela Noël: Dieu est devenu l’un de nous, pour tout assumer de notre vie, et que nous osions croire à la dignité, au poids éternel de chacun de nos actes, de chaque instants ; tout en nous acquiers une dimension divine ! C’est cela La Paix de Dieu !

 

Fr Grégoire.

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"Le bruit infernal de la guerre étouffe le gloria des anges"

23 Décembre 2013, 10:51am

Publié par Fr Greg.

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La Syrie en ce Noël ressemble le mieux à une crèche : étable ouverte sans porte, froide, démunie et si pauvre…

L’Enfant Jésus ne manque pas de compagnons en Syrie…
Des milliers d’enfants qui ont perdu leurs maisons vivent sous des tentes aussi pauvres que la Crèche de Bethléem…

JÉSUS N’EST PLUS SEUL DANS SA MISÈRE.

L’enfance syrienne abandonnée et marquée par les scènes de violences souhaite même être à la place de Jésus qui a toujours ses parents qui l’entourent et le chérissent…

Ce sentiment d’amertume est bien visible dans les yeux des enfants syriens, leurs larmes et leur silence…

CERTAINS ENVIENT L’ENFANT DIVIN

parce qu’il a trouvé cette étable pour naitre et s’abriter alors que certains de ces malheureux enfants syriens sont nés sous les bombes ou sur la route de l’exode.

MARIE DANS SES DIFFICULTÉS N’EST PLUS SEULE

des malheureuses mamans moins chanceuses qui vivent dans l’extrême pauvreté et assument les responsabilités familiales seules sans leurs maris…

La précarité de la crèche de Bethléem apporte une consolation à ces pauvres mamans écrasées par des problèmes insolubles et le désespoir.

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LA PRÉSENCE RASSURANTE DE JOSEPH AUPRÈS DE LA SAINTE FAMILLE EST SOURCE DE JALOUSIE

pour ces milliers de familles privées de papa, privation qui nourrit la peur, l’angoisse et l’inquiétude. Nos chômeurs envient Joseph menuisier qui épargne à sa famille le besoin.

Les bergers et leurs troupeaux voisinant la crèche, parlent beaucoup aux nombreux éleveurs syriens qui ont perdu 70% de leur cheptel dans cette guerre..
La vie nomade sur cette terre biblique qui remonte à Abraham et bien avant, disparaît brutalement avec ses vieilles coutumes d’hospitalité et sa culture traditionnelle.

Les chiens de ces bergers de Noël compatissent sur le sort des animaux domestiques en Syrie ravagés par la violence meurtrière ils errent dans les ruines et se nourrissent de cadavres.

LE BRUIT INFERNAL DE LA GUERRE ÉTOUFFE LE GLORIA DES ANGES…

Cette symphonie de Noël pour la paix, cède devant la haine la division et l’atrocité cruelle…

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PUISSE LES TROIS MAGES APPORTER A LA CRÈCHE DE SYRIE,

Les plus précieux cadeaux de Noël: Paix, Pardon et réconciliation; afin que brille à nouveau l’ÉTOILE DE NOËL dans nos sombres nuits.

SEIGNEUR EXAUCE NOUS.

Noël 2013.
+ Samir NASSAR, Archevêque Maronite de Damas

 

 

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Les jours simples

22 Décembre 2013, 10:07am

Publié par Fr Greg.

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La nuit s’est endormie entre mes bras. Je ne veux point qu’on l’éveille : ce n’est

qu’une enfant.

 Si le feu pouvait pleurer, la pluie ne serait pas aussi belle.

 Au milieu de mille imbéciles, il y a un ignorant magnifique.

 Le soir, quand j’ai terminé mon repas, je sors de ma roulotte : dehors, la nuit semble

m’attendre comme une mère.

 En construisant les murs, on détruit le vent.

 Je me dis parfois que j’aimerais être riche. Mais à quoi bon ? Et d’ailleurs, qui garderait mes petites pensées dans ma roulotte, si je les abandonnais pour faire fortune ?

 Qu’il me plaît d’observer les arbres voyager ! Ils font escale sous chacune des étoiles.

 

 

 Jean-Marie Kerwich, L’ange qui boite (Le temps qu’il fait, 2005) 

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Etes-vous absolument certain que ce que Dieu veut pour vous, vous l'aurez?

21 Décembre 2013, 10:25am

Publié par Fr Greg.

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« Mon Dieu, je suis si persuadé que Vous veillez sur ceux qui espèrent en Vous, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de Vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur Vous de toutes mes inquiétudes : in pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me (Ps. IV, 9). Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de Vous servir, je puis même perdre Votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : in pace in idipsum dormiam et requiescam.

D’aucuns peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières ; Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me : pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne : nullus, nullus speravit ira Domino et confusus est (Eccl. II, 11). Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de Vous, ô mon Dieu que je l’espère. Je connais, hélas ! je ne connais que trop que je suis fragile et changeant, je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies, j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament, mais tout cela ne peut m’effrayer : tant que j’espérerai je me tiens à couvert de tous les malheurs, et je suis assuré d’espérer toujours parce que j’espère encore cette invariable espérance.

Enfin, je suis sûr que je ne puis trop espérer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai espéré de Vous. Ainsi, j’espère que Vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que Vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que Vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j’espère que Vous m’aimerez toujours, et que je Vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je Vous espère Vous-même de Vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. »

 

Ainsi soit-il !

Claude de la Colombière

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Vatican II fut comme le nouvel avent de l'Eglise...

20 Décembre 2013, 10:52am

Publié par Fr Greg.

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Le « Concile Vatican II […] a été pour l’Église un grand tournant. Ce concile, qualifié superficiellement de "pastoral", me semble plutôt être celui de la charité fraternelle, au sens le plus grand de l’expression. Il a uni très profondément les évêques du monde entier dans l’expérience du peuple de Dieu, il a ouvert d’authentiques perspectives en vue de l’unité – par rapport à l’œcuménisme −, et n’a jeté d’anathème sur personne, n’a condamné personne. En fait, ce concile a été pour l’Église un appel à vivre dans une charité fraternelle plus effective, plus intense, dans laquelle nous devons découvrir ce qu’est pour nous – personnellement – le mystère de l’Église, c’est-à-dire le mystère de la communion dans le Christ, sous la conduite de l’Esprit Saint qui nous conduit vers le Père. Cela requiert de nous de vivre beaucoup plus immédiatement notre finalité (dans un dépassement de nous-mêmes) à la lumière de la sagesse de la Croix (cf. 1 Co 1, 17 sqq.), à la lumière du primat de l’amour et de la recherche de la vérité, et de vivre cela dans une espérance eschatologique, dans la foi la plus radicale, la plus contemplative, et dans la charité fraternelle la plus intense, la plus donnée. Si depuis Vatican II, l’Église ne condamne plus, c’est pour entrer dans la dernière semaine de Jésus, où il s’offre, où il ne condamne plus, où il dit qu’il n’est venu que pour rendre témoignage à la vérité (Jn 18, 37)… où il se met sur la Croix. […]

Nous savons dans la foi que, par la victoire du Christ, nous sommes victorieux de toutes ces situations-limites ; non pas de façon éclatante, ostentatoire, mais au plus intime de notre cœur, en ayant une compassion et une miséricorde toujours plus grandes à l’égard des hommes d’aujourd’hui, d’une humanité errante qui n’a pas la foi et l’espérance dans le Christ, et qui ne voit ni solution ni issue à son angoisse. Nous avons, face à ces situations-limites, un témoignage à donner, celui de l’espérance dans le Christ, dans la victoire de l’amour que nous manifeste le mystère de la Croix. Le mystère de la Croix est une grande victoire, cachée mais définitive, la victoire sur la mort. C’est ce que l’Église est appelée à vivre, au terme de l’ultime semaine à travers les grandes luttes qu’elle connaît présentement, parce que sa mission est la même que celle du Christ ; c’est une seule mission, le pape [Jean-Paul II] l’a écrit dans sa première encyclique [Redemptor hominis, 4 mars 1979, n° 7 : "L’Église ne cesse jamais de revivre [la] mort [du Christ] sur la croix et sa résurrection qui constituent le contenu de la vie quotidienne de l’Église. […] L’Église vit [le] mystère [du Christ], elle y puise sans jamais se lasser, et elle recherche continuellement tous les moyens pour rendre ce mystère de son Maître et Seigneur proche du genre humain, des peuples, des nations, des générations qui se succèdent, de chaque homme en particulier […]. L’Église demeure dans la sphère du mystère de la Rédemption, qui est justement devenu le principe fondamental de sa vie et de sa mission"; n° 14 : l’"homme est la première route que l’Église doit parcourir en accomplissant sa mission : il est la première route et la route fondamentale de l’Église, route tracée par le Christ lui-même, route qui, de façon immuable, passe par le mystère de l’Incarnation et la Rédemption"] et ne cesse, depuis, de le répéter. Cela signifie que l’Église doit vivre ce que le Christ a lui-même vécu, jusqu’au terme, le mystère de la Croix… Peut-être entre-t-elle à présent dans la Passion ? Les témoins que sont la petite Thérèse et Marthe, Maximilien-Marie Kolbe et mère Teresa semblent l’indiquer ».

 

Père Marie-Dominique Philippe, À l’aube du dernier jour, Paris, p. 21-23. 

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La différence des sexes: ringard?!

19 Décembre 2013, 10:50am

Publié par Fr Greg.

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Tout le progrès de la société passe par la singularité des individus. L’être singulier refuse le nivellement. Il cherche à être autre et c’est ainsi qu’il apporte quelque chose aux autres. Sans singulier pas de pluriel. Un être indifférencié n’est rien.

Celui qui, pourri de bonnes intentions et de bons sentiments, se soucie de ne pas se distinguer des autres et se réjouit d’être confondu dans la foule qu’il appelle communauté, celui-là est un parasite. Il n’est qu’un numéro parmi les autres. Le généreux est celui qui, loin de s’annuler, renforce sa différence, et, par l’affirmation de sa singularité, enrichit la société. Pour donner il faut d’abord exister.

Il est essentiel de créer la  différence au lieu de la réduire. Il ne s’agit pas des inégalités sociales qu’il faut supprimer par le jeu de la fiscalité, ce qui serait aisé, si on le voulait. Il s’agit de la diversité des vocations et des goûts, de l’éveil et du développement des originalités. Les hommes et les femmes vivants font la société vivante. Le but de l’éducation doit être de faire des hommes et des femmes vivants. Ce n’est pas en supprimant les difficultés, en évitant l’effort que l’on rend service, c’est en aidant l’autre à dégager sa singularité, à devenir lui-même. Le conformisme intellectuel vaut l’Inquisition. Il ne fait pas flamber les corps, il éteint les esprits, ôte à l’homme son bien le plus précieux, la liberté de l’esprit. Ceux qui naïvement, voient en n’importe quel enfant un Mozart ou un Rimbaud, au moins, font confiance à la liberté.

Des hommes et des femmes qui n’ont pas fait d’études ont souvent une justesse de ton, un style, à faire pâlir d’envie les esthètes.  Pourquoi s’acharner à couler tous et toutes dans le même moule ? Il faudrait distinguer l’originalité, l’aptitude à dominer les faits, la capacité de tenir le coup, de persévérer. S’il est un jeu utile à enseigner et à pratiquer c’est le jeu de la constance.

La constance est le contraire de la passivité. L’idéal de la société actuelle est que chacun occupe sans murmurer son alvéole dans la ruche, alvéole non choisi mais imposé. La qualité essentielle exigée est la soumission. Pour faire passer la pilule, on l’appelle sens social, ouverture à l’autre, esprit de coopération. La véritable coopération est autre chose, elle est mise au service de la collectivité de ses propres forces, telles qu’elles existent, sans concession ni camouflage. C’est à chacun de s’engager, dans la pleine conscience de sa singularité et de sa responsabilité. Le combat politique doit aboutir à donner à tous des conditions de vie leur permettant de devenir des êtres singuliers, d’exister comme des individus.

La différence des sexes, au centre de l’être humain, dans ce qu’il y a de plus intime, révèle la valeur universelle de la différence. La sexualité donne à voir physiquement que sans la différence il n’y aurait que morne duplication. La persistance, à travers toutes les civilisations, de l’image hiérogamique, de l’union du ciel et de la terre, de l’homme et de la femme, montre que l’humanité a toujours accordé à la différenciation sexuelle une signification métaphysique, celle de l’union dans la différence.

 

Jacques de Bourbon Busset, Tu ne mourras pas.

 

 

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Mozart... by Maria João Pires

18 Décembre 2013, 10:54am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

 


 

 

Et, performance incroyable: elle attendait un autre concerto de Mozart lors d'un concert...!!

 

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"La prière de l'homme est la faiblesse de Dieu"

17 Décembre 2013, 09:02am

Publié par Fr Greg.

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      Le Seigneur écoute les souffrances de son peuple, et il incombe aux hommes d’Eglise de les présenter au Seigneur à travers la prière ». En effet, « lorsque le Seigneur prend la défense de son peuple, il est un guerrier implacable ». Mais la souffrance du peuple doit être ressentie au fond du cœur, comme Dieu l’a fait pour le peuple guidé par Moise.

Au cœur de l’Evangile où Jésus invite à prier sans se fatiguer, en racontant la parabole de la veuve qui demande avec insistance à un juge inique d’obtenir justice. « Ainsi, Dieu fait et fera justice pour ses élus, qui crient jour et nuit vers Lui », comme cela est arrivé avec Israël guidé par Moise en dehors de l’Egypte. « Quand Moise appelle, il dit : ‘J’ai entendu la plainte, la lamentation de mon peuple ‘. Le Seigneur écoute. Et dans la première Lecture nous avons entendu ce qu’a fait le Seigneur, cette parole toute puissante’. Quand le Seigneur prend la défense de son peuple, il est ainsi : un guerrier implacable qui sauve son peuple. Il sauve, et renouvelle tout : ‘Toute la Création fut modelée de nouveau dans sa propre nature comme avant’. ‘ La Mer Rouge devint une route sans obstacles, et ceux que ta main protégeait, passèrent avec tout le peuple’ ».

Frapper à la porte du coeur de Dieu

Le Seigneur, « a entendu la prière de son peuple, parce qu’il a senti dans son cœur que ses élus souffraient », et il sauve son peuple de manière puissante : « Voilà la force de Dieu. Et quelle est la force des hommes ? Quelle est la force de l’homme ? Cette force de la veuve : frapper au cœur de Dieu, frapper, demander, se plaindre de ses problèmes, de ses douleurs et demander au Seigneur la libération de toutes ces douleurs, de ces péchés, de ces problèmes. La force de l’homme est la prière, et la prière de l’homme humble est aussi la faiblesse de Dieu. Le Seigneur est faible seulement en cela : il est faible face à la prière de son peuple. » « Le sommet de la force de Dieu, du salut de Dieu, réside dans l’Incarnation du Verbe ».

 

François, Pape.

http://www.news.va/

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Côte à côte

16 Décembre 2013, 10:40am

Publié par Fr Greg.

Il y a l'odeur du sang qui flotte sur ses rives
Et des pays meurtris comme autant de plaies vives,
Des îles barbelées, des murs qui emprisonnent.
Il y a un bel été qui ne craint pas l'automne,
En Méditerranée.

Dans ce bassin, je jouais lorsque j'étais enfant.
J'avais les pieds dans l'eau. Je respirais le vent.
Mes compagnons de jeux sont devenus des hommes,
Les frères de ceux-là que le monde abandonne,
En Méditerranée.
                         Georges Moustaki

 

 

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Des côtes du Sénégal aux côtes de Syrie, chaque jour des femmes, des enfants, des hommes montent dans des embarcations de fortune ou de la dernière chance où ils laissent effectivement fortune et parfois la vie. Des pateras aux chaluts, dans l’odeur poisseuse de l’angoisse, du mazout, du poisson, ils se serrent silencieusement, côte à côte. Combien de leurs ancêtres ont été arrachés à leurs pays, transportés à fond de cale, vendus…Signe des temps, cynisme des sociétés civilisées, aujourd’hui, les esclaves modernes payent eux-mêmes leur traversée.

Combien de leurs aïeux invités à donner leurs vies pendant nos dernières guerres européennes sur notre sol, le long de nos frontières, au fond de nos tranchées ?

Autant de destins joués sur une destination.

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Vingt mille noyés en vingt ans en Méditerranée. Au nom de quoi fuient-ils leurs côtes, au nom de quoi leur interdire les nôtres. Quelle théorie ou mesure de protectionnisme peut démontrer que les effets d’une migration acceptée et accueillie sont plus risqués que le fait de perdre la vie ?

Parmi eux, une jeune femme, enceinte, qui mettra au monde son enfant, comme elle peut, dans le fond d’une barque.

Au nom de quel danger faudra t’il qu’elle disparaisse sous les eaux, quelques heures plus tard, avec son nouveau né ?

Parmi eux, demain peut être l’un des jeunes que nous accompagnons sur un bout de son périple et qui partage insouciamment avec nous le jeu des vagues sur les plages d’Alger.

Au nom de quelle loi celui qui échappe à la mort dans son pays doit-il la trouver sur les côtes européennes ?

Parmi eux, celui sur qui compte sa famille pour survivre, comme certains de nos ancêtres l’ont fait.

Au nom de quelle logique, les biens et les richesses voyagent ils librement, lorsque les hommes en sont empêchés, surtout d’Est en Ouest et du Sud au Nord ?

 

Côte à côte, alignés, dans vos cercueils de bois, barques immobiles, pour une ultime traversée.

Dans la maladresse de l’émotion et de la honte vous a été accordée à titre posthume la nationalité du pays de votre mort. Quelques cent cinquante survivants du même naufrage seront, eux, poursuivis en justice pour entrée illégale et recel de vie sauvegardée.

Indiens d’aujourd’hui, faudra t’il désormais dire des migrants, qu’un bon migrant est un migrant mort ?

Dans l’adresse du calcul, on parle de renforcer les moyens des agences de protection de l’Europe, Frontex et Eurosur dont le devoir est de « surveiller », et l’on continue de condamner les bateaux de pêche qui se portent, bord à bord, au secours des survivants, au nom du « veiller sur ».

 

L’Europe a-t-elle oublié ses propres migrants fuyant les menaces de la guerre ou de la pauvreté économique ? A-t-elle oublié que le soutien américain et différents plans d’aide ont permis son redressement économique et sa participation au développement des échanges. N’a-t-elle pas saisie qu’il vaut mieux être partenaire qu’exploiteur ? Aurait-elle oublié sa redevabilité à défaut de sa générosité ?

L’Europe, prix Nobel de la Paix, ne mériterait elle pas plutôt d’être poursuivie pour crime contre l’humanité ? Car permettre la traite d’êtres humains, leur souffrance et leur mort au nom d’une logique sécuritaire préventive et non fondée s’apparente à ce qu’il faut bien appeler un crime.

Le taire  ou détourner les yeux ferait de nous des complices.

 

Encore combien d’autres, côte à côte, alignés, dans vos cercueils de bois, barques immobiles, pour une ultime traversée…

 JF Debargue, octobre 2013

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-Une ampoule sur trois éclaire en France grâce à l'uranium Nigérien, 
exploité par Areva.

-Le Niger, dernier pays au classement de l'indice humain est donc le premier 
fournisseur de la cinquième puissance mondiale (de par son PIB)

- Depuis 1970, Areva aurait extrait près de 120 000Tonnes d'uranium pour un 
coût estimé à 13% de sa valeur totale d'exportation. Bien entendu, aucune 
certitude que l'état Nigérien redistribue ces  "sous-recettes" qui ne 
représente par an que 5% du budget de l'état.

-Le Président du Niger, Mr Issoufou est un ex ingénieur des Mines formé en 
France, ex cadre d'Areva et ex directeur de la mine d'Arlit.

-90% de la population Nigérienne n'a pas accès à l'électricité!

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Une folle solitude

14 Décembre 2013, 10:22am

Publié par Fr Greg.

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Tout au long du XXe siècle, les enfants, dans leurs poussettes, ont fait face à l’adulte qui les promenait. Jusqu’aux années 70, où un retournement massif est intervenu : brusquement, on s’est mis à orienter les enfants vers l’avant. Pourquoi cette inversion ? La question, sous ses apparences anodines, nous entraîne dans une enquête inattendue et passionnante au cœur du monde contemporain. La démocratie et la science, nos références cardinales, ont contribué conjointement au retournement : l’une et l’autre privilégiant un sujet libéré du poids du passé, des entraves traditionnelles, un sujet regardant d’emblée vers l’avant et auto-construit. Sommes-nous pour autant devenus des surhommes qui tirent leur être d’eux-mêmes et élaborent de façon autonome leurs valeurs ? Ou bien sommes-nous restés des hommes qui, à récuser toutes les autorités, risquent de s’abandonner aux déterminismes aveugles et aux fantasmes régressifs que, vaille que vaille, les civilisations s’efforçaient d’apprivoiser ? Pour Olivier Rey, les récits inventés depuis un demi-siècle par la science-fiction sont moins fantaisistes qu’on ne le pense : ils nous instruisent sur un réel qui, sous des dehors rationnels, est plus que jamais gouverné par l’inconscient. Ses analyses éclairent les orientations actuelles de la biologie qui, s’emparant de la reproduction humaine, a entrepris de matérialiser des théories infantiles, de nous affranchir des chaînes généalogiques et de l’obscurité de l’origine sexuelle. L’examen des doctrines éducatives en usage, promouvant un enfant délivré de la tutelle des adultes, constructeur de ses savoirs et de lui-même, nous permet de mesurer à quel point l’utopie de l’auto-fondation a pénétré notre monde.

L’essentiel de la pensée contemporaine occidentale – et de la démocratie libérale – se ramène aujourd’hui à un projet d’autonomie du sujet. L’individu serait désormais capable de se construire seul, souverainement. L’auteur s’emploie ici à déconstruire ce « fantasme », celui d’une présomptueuse utopie qui est à la racine du désarroi moderne, et examine comment sauvegarder le principe de liberté tout en réapprenant ce que nous devons au principe civilisateur, celui de l’héritage et de la transmission (tradition et généalogie).

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Cette solitude provoquée n’est pas la panacée, même Sartre n’en assuma pas les conséquenses :

" Mais s’arracher à ce qu’on aime, le renier, n’est-ce pas absurde? Pour respecter « le beau mandat d’être infidèle à tout», il est donc préférable de ne rien aimer vraiment. Triste existence – à laquelle semblent répondre ces mots de Simone Weil : Les hommes sentent qu’une vie humaine dépourvue de fidélité est quelque chose de hideux. » Il ne s’agit pas, ici, de la fidélité paradante des hommes « de conviction » à ce qu’ils ont « toujours pensé », ou de celle, morose, ou qui fait serrer les mâchoires, que dicte le devoir, mais de la fidélité naturelle à des personnes, à des lieux, à des usages, à des manières d’être.. Incidemment, on remarquera que le rejet sartrien du passé figure dans un récit autobiographique que l’auteur fait débuter en 1850, avec l’évocation de son arrière-grand-père Schweitzer. Suivent deux cents pages évoquant son enfance, dans le décor cossu de l’avenue de l’Observatoire, entouré de la sollicitude permanente de sa mère, de sa grand-mère et de son grand-père qui, dans les rares périodes d’éloignement, lui écrivait des lettres en vers. Ajoutons qu’à quarante ans passés, Sartre se réinstalla chez sa mère, où il logea seize ans, avant que les risques d’attentats de l’OAS ne l’en chassent. Voilà beaucoup de passé, de généalogie, de napperons de dentelle et d’inertie bourgeoise héritée du XIXe siècle pour étayer la revendication d’autonomie et d’infidélité! Pour ceux à qui cet adossement fait défaut, la situation est plus délicate."   p245.

Une folle solitude. Le fantasme de l'homme autoconstruit. d'Olivier Rey.

 

 

 

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En chemin vers Rome !

13 Décembre 2013, 10:31am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

 

Après Compostelle, Edouard et Mathilde Cortès avaient décidé, pour leur voyage de noces, de mar­cher jusqu'à Jérusalem sur les pas des pre­miers pèle­rins. Aujourd'hui jeunes parents, ils sont partis sur les voies de Rome en famille.


Trois enfants, une car­riole et un âne, voilà le joyeux équipage parti à l'assaut de 1 300 kilo­mè­tres de che­mins. Bivouac sous la tente, tra­ver­sée des cols ennei­gés, émerveillement devant la nature, com­pli­cité et par­fois rébel­lion de l'âne Octave, ren­contres atta­chan­tes et sou­vent sur­pre­nan­tes, tout est là pour faire de ce pèle­ri­nage une aven­ture inou­blia­ble.


Depuis des siè­cles, Rome pousse les pèle­rins sur les che­mins, chacun ins­cri­vant son his­toire dans la tra­di­tion. Et la décou­verte sans doute la plus impor­tante d'Edouard, Mathilde et leurs enfants est celle qu'ils vont faire d'eux-mêmes, pas après pas...

 

« Ce livre de voyage n’est pas comme les autres. Cette famille, contrairement à ce qu’on pouvait craindre, ne se donne pas en spectacle ni en exemple. L’auteur cite d’ailleurs Théodule d’Orléans qui écrivait au IXe siècle : « Il vaut mieux vivre honnêtement chez soi que d’aller à Rome. » Le récit mêle judicieusement les anecdotes pèlerines, les mots d’enfant, les portraits de marcheurs ou d’hôtes, des références aux textes de ceux qui les précédèrent sur cette voie depuis le IIIe siècle, des rappels historiques sur le but du pèlerinage vers Rome.

 

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Mais ce qui fait le sel de ce texte, c’est la voix et le regard de l’âne, dont le maître imagine à chaque étape les pensées. L’âne qui un jour lui fait mordre la poussière alors qu’il essaye de le maîtriser, l’âne qui refuse systématiquement de lui obéir lorsqu’il faut traverser un gué mais cède à la douce pression de sa fille aînée. Ce jour-là, l’âne, son maître intérieur en quelque sorte, note : « On mène un âne comme on mène son âme. Plus on lâche les rênes, plus on avance. Qu’il arrête de croire que c’est lui qui dirige, qu’il lâche la bride. » On dirait du saint François de Sales…


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Dès le départ, l’âne se moque de la vanité de Cortès, de ses rêves d’aventure, de sa quête intérieure. Plus tard, il médite : « Pourquoi mon maître se charge-t-il d’un fardeau qu’il ne peut porter seul ? Il ne devrait pas pleurnicher à tout bout de champ en disant : Mon Dieu, j’ai un grand problème. Moi quand j’ai un gué profond à traverser, je prie ainsi : Problème, j’ai un grand Seigneur. » Un starets n’aurait pas dit mieux…"


Edouard Cortès, écrivain-voya­geur, est l'auteur de plu­sieurs récits dont Un chemin de pro­mes­ses, écrit avec sa femme Mathilde et publié aux éditions XO.

Idée cadeau? Un livre avec une dédicace -5% en passant par leur site:

 

www.enchemin.org

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François, Person of the year for Time

12 Décembre 2013, 10:18am

Publié par Fr Greg.

 

François, personnalité de l'année pour le Time


 

 

Le pape François a été élu "personne de l'année" 2013 par le Time Magazine, titre emblématique de la presse américaine.

 


Il est rare qu'un nouvel acteur de la scène mondiale suscite autant d'attention si rapidement, que ce soit parmi les jeunes ou les plus âgés, parmi les croyants ou les sceptiques", a expliqué la directrice de la rédaction de Time Nancy Gibbs en expliquant le choix du pape François, parvenu en mars à la tête de l'Eglise catholique.

 

 

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"Pour avoir tiré la papauté hors de son palais afin de l'emmener dans la rue, pour avoir poussé la plus grande Église au monde à faire face à ses besoins les plus profonds, et pour avoir fait le juste équilibre entre jugement et compassion, le pape François est la personne de l'année 2013 de Time", a encore souligné Mme Gibbs.

Une "humilité incroyable", selon Obama

Le Vatican s'est réjoui de cette nomination. "C'est un signe positif que l'une des récompenses les plus prestigieuses des médias internationaux revienne à une personne qui prêche des valeurs spirituelles, religieuses et morales dans le monde et prône véritablement la paix et la justice", a déclaré le porte-parole du plus petit État au monde, Federico Lombardi.

"Si cela peut donner de l'espoir aux hommes et aux femmes, alors le pape est heureux", a-t-il assuré.

 

Le président américain Barack Obama, lui-même élu personne de l'année 2012 par le magazine Time, avait estimé en octobre que le pape François possède une "humilité incroyable, un sens de l'empathie pour les petits, les pauvres. C'est quelqu'un qui pense d'abord à se rapprocher des gens plutôt qu'à les repousser, à trouver ce qui est bon chez eux".

«Le monde se rétrécit, les individus prennent de plus en plus de place et la technologie s'insinue partout mais son enseignement, lui, est visible jusqu'aux extrémités de la terre. Quand il embrasse un homme défiguré par la maladie ou quand il lave les pieds d'une femme musulmane, l'image résonne loin, au-delà des limites de l'Église catholique».

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L’ange qui boite

11 Décembre 2013, 10:26am

Publié par Fr Greg.

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Même la neige espère comme une enfant un peu de neige, tant chaque élément de la

nature nous ressemble.

 Que c’est beau le visage d’une main qui se lève pour nous saluer !

 Une roulotte de bohémien est un château au pied d’un arbre.

 Le pain est un roi qui nous tend la main.

 La douleur était mon professeur de lettres. J’étais le premier des derniers, au fond de

la classe. Je me revois les bras croisés sur mon pupitre. Sur mon cahier j’écrivais des pensées qui ressemblaient à des chemins de blé. Chaque phrase était pareille à une feuille morte ou un caillou qui devenait un poème — quand je ne savais même pas ce qu’était un poème.

 

Jean-Marie Kerwich, L’ange qui boite (Le temps qu’il fait, 2005)

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Amitié

10 Décembre 2013, 10:59am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

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L’exultation de l’enfant du Père

9 Décembre 2013, 10:54am

Publié par Fr Greg.

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« Jésus, exultant de joie sous l’action de l’Esprit-Saint dit : ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connait qui est le Fils sinon le Père, et personne ne connait qui est le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

La grâce de l’avent c’est de nous remettre devant ce don gratuit de Jésus : c’est un don qui s’impose et qui nous met immédiatement face au Père. Dans la foi, on vit –au-delà de notre conscience- du lien de Jésus au Père ! C’est pour ça que tout ce temps et tout notre vie chrétienne doit être marqués par l’action de grâce ; non pas pour dire merci : ce serait encore nos bonnes manières : il n’y a pas de politesse ni de convenances en Dieu : tout est absolument simple en Lui ! Action de grâce : parce que c’est ce que vit Jésus face au Père, une action de grâce divine: c’est cela qu’il nous donne de vivre et qui doit nous marquer : demeurer dans celui qui est actuellement source ! Et, c’est cela connaitre le Père.

Mais Jésus peut nous introduire dans cette connaissance du Père, seulement si nous devenons des ‘tout-petits’, c’est-à-dire si nous brulons notre intelligence de sage et de savant ; La Sagesse et la science ne sont pas mauvaise ! Au contraire ! La sagesse est le développement naturel et ultime de notre intelligence qui cherche à remonter à sa source, qui cherche le premier –le propre du sage c’est de tout ordonner en fonction du premier- et la science, c’est la connaissance du nécessaire, de ce qui n’est pas contingent ou accidentel. Le sage est suspendu au premier, alors que le propre du savant c’est de posséder sa connaissance.

La foi réclame de nous que nous soyons des tout petits pour être introduit dans cette lumière qui nous dépasse : Jésus introduit un nouvel ordre, un commencement toujours nouveau; La vie évangélique n’est plus selon notre prudence humaine (sagesse pratique) ou selon un mode de vie de ce que le bon sens appelle un ‘sage’ : il s’agit de vivre selon la folie de Dieu, et cela seuls les tout petits peuvent accepter d’entrer entièrement dans ce qui n’est pas ‘raisonnable’ : ce n’est pas une histoire de moyens pratique ou de résolution, il s’agit de laisser quelqu’un qui est Dieu débarquer chez soi.

Cela implique nécessairement de choisir de bruler tout ce qu’on croit savoir, que notre savoir acquis ne soit plus la mesure de la lumière dans laquelle il veut nous introduire : le tout petit c’est celui qui ne sait pas et qui se laisse conduire.

Suivre ce chemin de petitesse, devenir le tout petit du Père, tel l’embryon dans le sein de sa mère, est absolument nécessaire, parce que notre vie chrétienne n’est pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes fait : vivre du Père c’est tout attendre de Lui, comme l’embryon est ce qu’il reçoit de sa mère, totalement dépendant d’elle, dans une passivité radicale.

 

Fr Grégoire. 

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Grandeur de l'abandon...

8 Décembre 2013, 10:19am

Publié par Fr Greg.

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L'enfant de Dieu est celui qui vit de foi, d'espérance et d'amour. Quelle est l'attitude spontanée de l'enfant à l'égard de son père ? C'est l'amour. La foi et l'espérance sont entièrement ordonnées à la charité, pour lui permettre d'être véritablement un amour d'amitié à l'égard de Dieu, un amour d'amitié qui doit croître, qui doit tout prendre dans notre vie. C'est à cela que concourent la foi et l'espérance".

Le geste spontané de l'enfant de Dieu est donc d'aimer son Père. Mais comme cet enfant est en même temps une créature, il faut que le geste d'adoration et le geste d'amour s'unissent en un geste unique, qui est justement le geste d'abandon.

Si on analyse l'abandon du point de vue théologique, on s'aperçoit qu'il exige l'amour. Pour s'abandonner vraiment, il faut faire une confiance totale en l'amour surabondant du Père, ne plus regarder que son amour excessif. S'abandonner consiste à s'appuyer entièrement sur la miséricorde du Père, à n'avoir aucun point d'appui. L'abandon exige le sens de la miséricorde prévenante du Père, de cette miséricorde proprement immense, qui est abîme d'amour surabondant, excessif, qui dépasse tout ce que nous pouvons expérimenter. Ce sens divin de la miséricorde provient de la foi vive et de l'espérance. La foi vive ne nous fait-elle pas découvrir dans le mystère de Dieu ce qui est le plus intime, sa miséricorde inlassable et fidèle? L'espérance ne s'appuie-t-elle pas sur la toute-puissance miséricordieuse du Père ?

Mais l'enfant de Dieu étant aussi une créature, il faut que cet amour, qui s'appuie entièrement sur la toute-puissance divine, l'anéantisse en face de Dieu et le fasse se considérer comme rien, le livrant totalement au bon plaisir du Père, pour que Dieu fasse de lui ce qu'il veut. L'abandon exige cette attitude, car il demande de n'avoir plus aucun souci, aucune inquiétude à l'égard des biens humains. Tout ce qui est avidité naturelle, recherche trop humaine, doit s'effacer et disparaître pour ne laisser place qu'à la seule volonté de Dieu. Cela exige nécessairement un acte d'holocauste très intérieur: l'holocauste de la volonté, du jugement propre, l'holocauste de tout ce que la vie humaine peut avoir de grand, de toutes les aspirations humaines. Sans cet holocauste il ne peut pas y avoir d'abandon. Mais cet holocauste doit être entièrement brûlé par l'amour. Il ne s'agit pas seulement du geste d'adoration normal de la créature, mais d'un geste d'adoration entièrement transformé par la foi, l'espérance et l'amour. C'est donc une adoration qui devient tout à fait intérieure.

 

L'abandon, dans le sens le plus profond, est vraiment cette union de l'adoration et de l'amour, qui nous fait nous effacer complètement en face de la miséricorde inépuisable du Père ou, pour mieux dire, qui nous fait nous précipiter dans cette miséricorde pour qu'elle s'empare totalement de tout ce qui est en nous, qu'elle prenne possession de toutes les forces vives de notre être. Par cet acte d'abandon nous désirons que cette miséricorde s'exerce le plus parfaitement possible sur tout nous-même; c'est pourquoi nous offrons à la miséricorde de Dieu tout ce qui est en notre pouvoir : toutes nos facultés, le développement de notre vie, tout ce qui en nous demande à croître et à s'épanouir ; tout cela nous le remettons à la miséricorde du Père pour qu'elle pénètre au plus intime de toute notre vie.

Marie Dominique Philippe, O.P, Trois mystères de miséricorde.

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Les poètes

7 Décembre 2013, 10:19am

Publié par Fr Greg.

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J’ai appris à écrire sur le cahier de la souffrance. Si Dieu choisit ses poètes, mieux vaut ne pas croiser son regard, car la mission est sans pitié. J’ai écrit deux livres mais ce ne sont pas des livres : ce sont des morceaux de ma chair, un bout de bras, une main. Le poète est consumé par l’âme et le cœur. Son écriture est enchaînée à sa vie.

Aucune échappatoire : il appartient à Dieu, il est son martyr. Cet homme est un peuplier qui suit le rythme du vent. Il porte des chaussures gitanes à talons hauts, on voit son esprit trébucher le long de la chaussée. J’ai connu quelques grands poètes.

Ce sont des vagabonds des mots, des princes des rues sales. Ce sont des gens qui font peur. Leurs yeux vous déshabillent l’âme : ils ont une capacité animale à vous deviner qui ferait peur à un cougard. Mais c’est cette grâce qui me séduit, car ils sont seuls à tenir la pluie par la main.

 

 

Jean-Marie Kerwich,L’Évangile du gitan (Le Mercure de France, 2008)

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