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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Connaissez-vous le "tumulte d'angoisse"...??

31 Mai 2013, 22:11pm

Publié par Fr Greg.

 

 

 

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La culture: une accumulation quantitative...?

30 Mai 2013, 22:16pm

Publié par Fr Greg.

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  Ce qui nous incite à chercher c'est l'espérance et elle est inépuisable même chez le plus désespéré des hommes. Personne ne peut vivre une seconde sans espérer. Les philosophes qui prétendent le contraire, qui parlent de sagesse et ne font entendre que leur résignation à vivre une vie sans espérance, ces philosophes se mentent et nous mentent. (...)

L'espérance, dans l'âme, est au principe de la respiration comme de la nourriture. L'âme a autant que le corps, besoin de respirer et de manger. La respiration de l'âme c'est la beauté, l'amour, la douceur, le silence, la solitude. La respiration de l'âme c'est la bonté. Et la parole. Dans la prime enfance tout rentre par la bouche. L'enfant en bas âge prend l'air, la parole,  le  pain, la terre, il prend tout ça avec ses doigts contre sa bouche et il engloutit l'air, le pain, la terre. Et la parole. Il y a une immédiateté charnelle de la parole. Il y a une présence physique de l'âme, donnée par la parole quand elle est vraie.

On peut reconnaître quelqu'un à la nature des mots qu'il mange. J'ai toujours vu les gens des milieux culturels, à quelques exceptions bienheureuses près, comme des personnes qui ne se nourrissaient plus que de noms propres, quand ces noms avaient atteint une certaine maturité de gloire. La culture et l'intelligence sont de deux ordres différents. On peut avoir l'une et être dépourvu de l'autre. On peut être cultivé et d'une bêtise épouvantable. L'intelligence cela vient de l'âme et c'est donné à tout le monde par le seul fait de naître, même si tout le monde n'en use pas, n'ose pas user de sa capacité personnelle à la solitude, de l'intensité de la solitude de son âme propre. L'intelligence ce n'est rien d'autre : une manière personnelle de se tenir devant soi et devant le monde, une manière propre à la personne de se laisser altérer par ce qui vient et de chercher son bien à elle, rien qu'à elle, dans ce qui la traverse et parfois la tue. Lire par exemple c'est une des manifestations les plus simples de l'intelligence, cela n'a rien à voir, absolument rien à voir avec la culture. Lire c'est faire l'épreuve de soi dans la parole d'un autre, faire venir de l'encre par voie de sang jusqu'au fond de l'âme et que cette âme soit imprégnée, manger ce qu'on lit, le transformer en soi et se transformer en lui. Toute lecture qui ne bouleverse pas la vie n'est rien, n'a pas eu lieu, n'est même pas du temps perdu, est moins que rien. Toute vie qui n'est pas bouleversée par la vie et qui ne va pas, seule, sans le réconfort d'aucune leçon, trouver son bien dans ce bouleversement, est morte. Ce qui est le bien d'une personne  c'est à la personne seule d'en décider, en ne s'appuyant que sur la lumière suffisante de sa propre solitude, au plus loin des convenances de pensée ou de morale.

L'intelligence cela ne s'apprend pas -cela s'exerce. La culture, oui, cela s'apprend- ça sort peu à peu de l'entassement des longues études, ça s'ajoute à soi-même avec le temps et c'est aux mains de quelques-uns. Si on ne vit plus que dans la culture on devient très vite analphabète : il y a un temps où, dans les milieux culturels, les oeuvres  ne sont plus méditées, aimées, mangées, un temps où on ne mange plus que les noms d'auteurs, leur nom seul, pour s'en glorifier ou pour le salir. La culture quand elle est à ce point privée d'intelligence est une maladie de l'accumulation, une chose inconsommable que l'on ne sait plus consommer.

 

 

            Christian Bobin. L'Epuisement.

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Père Marie-Dominique Philippe - Une vie donnée pour l'Amour

30 Mai 2013, 07:45am

Publié par Fr Greg.

 

 

 

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Larmes de femmes

29 Mai 2013, 20:58pm

Publié par Fr Greg.

 

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Un petit garçon demanda à sa mère :
- Pourquoi pleures-tu ?
- Parce que je suis une femme, lui répondit-elle.
- Je ne comprends pas, dit-il.

Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :
- Et jamais tu ne comprendras.

Plus tard le petit garçon demanda à son père :
- Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !
- Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte, il demanda à Dieu :
- Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?

Et Dieu répondit :
- Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ;
et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie,
et celle d'accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants.

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne,
et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel,
même quand ces derniers l'ont blessée durement.

« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts
et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.

« Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte,
ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
car c'est la porte d'entrée de son coeur - le lieu où réside l'amour.
Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur.

« Toutes les femmes sont belles,
et nous devons les encourager à s'aimer telles qu'elles sont
et à avoir une juste estime d'elles-mêmes. »

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Appelez-moi 'Loretta'... :)

29 Mai 2013, 08:41am

Publié par Fr Greg.

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ETINCELLES DE SAGESSE JUIVE

28 Mai 2013, 20:23pm

Publié par Fr Greg.

 

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La Biblerelate, à propos d’Agar et de son fils, que Dieu « entendit le gémissement de l’enfant » (Gn 21,17). Or, le texte ne dit à aucun moment que l’enfant avait poussé le moindre gémissement. « C’est que, dit Mendel de Worke, il existe des cris silencieux. Ils parviennent à trouer le ciel en profondeur et seul le Maître des cieux les entend ».

 

Le rabbin de Moscou, Yaakov Isaïe Matza, disait : « Il est heureux que notre maître Moïse ait été bègue. Sans quoi les hébreux n’auraient pas été libérés d’Égypte car on aurait perdu le temps en débats, en discours, en colloques et en controverses ».

 

Parole de Mendel de Kotzk : « Pourquoi parle-t-on du jour du don de la Torah et non celui de sa réception ? C’est parce que le don a été le même pour tous, pas la réception… »

 

Quand Dieu se proposa de créer l’homme, les anges lui dirent : « Ne le crée pas, il n’est que querelles ! ».

Mais quand Dieu observa que les anges eux-mêmes n’étaient pas tous d’accord là-dessus et qu’ils se querellaient d’abondance sur la question, il décida de ne pas tenir compte de leur avis. Après tout, on ne peut pas demander à l’homme d’être meilleur que les anges.

 

« Il y a, disait Yeshayahou Leibowitz, deux façons d’avoir la foi : il y a ceux qui croient en Dieu et ceux qui croient en l’aide de Dieu. Le juge Haïm Cohen, une haute personnalité intellectuelle israélienne, m’a dit un jour qu’après Auschwitz il avait perdu la foi en Dieu. Je lui ai répondu qu’il ne l’avait jamais eue ; il ne croyait en vérité qu’en l’aide de Dieu et, comme il ne l’avait pas eue, il a été déçu. C’est que la vraie foi ne dépend en aucune manière de l’aide que Dieu peut vous apporter ou pas ».

 

On demande à Eisik Harif :

« Quelle proportion d’intelligents y a-t-il parmi les juifs ?

pas moins de dix pour cent puisque, selon la Bible, Moïse a nommé un responsable pour dix juifs !

- et quelle est la proportion d’imbéciles ?

- pas moins de dix pour cent, puisqu’il y a un ministre officiant pour dix juifs ! »

 

Un commerçant juif vient demander conseil au rabbi Israël de Salant :

« Rabbi, je n’ai qu’une heure par jour à consacrer à l’étude. Que dois-je étudier, le Talmud ou la morale ?

Il vaut mieux que tu consacres cette heure à étudier la morale parce que ainsi tu apprendras comment trouver, chaque jour, trois heures libres pour étudier le Talmud ».

 

Parole de Dov Ber de Mezerotch : « Il faut parfois remuer de la cendre chaude pour obtenir une flamme ».

 

Quand Rabbi Yaakov fut nommé rabbin à Lissa, il eut quelques opposants :

« Que me reprochez-vous ? leur demanda-t-il ? Mes connaissances vous paraissent-elles vraiment insuffisantes ?

Ce n’est pas cela qui nous préoccupe, rabbi. C’est que vous êtes encore très jeune !

- Si c’est le seul défaut que vous me trouvez, il s’agit là, je puis vous l’assurer, d’une chose appelée à disparaître. Chaque jour qui passe, je vous promets d’être de moins en moins jeune ».

 

 

Parole de Mendel de Kotzk : « Le psalmiste dit : « Rendez grâce à Celui qui fit les cieux avec sagesse ». Avec sagesse ? Et avec quoi voudriez-vous que l’on fît le ciel ? Avec une aiguille et du fil ? Ce que veut dire, en vérité, le psalmiste, c’est que Dieu a fait le ciel afin que l‘homme l’observe avec sagesse et qu’il connaisse, grâce à cela, la finalité du monde ».

 

Nombreux étaient les fidèles qui venaient demander audience à Mendel de Kotzk ; mais il avait la réputation de n’en recevoir à chaque fois qu’un très petit nombre. Un jour, son assistant fait entrer dans le bureau du rabbi un paysan alors que les hommes de renom attendent depuis des heures d’être reçus. Le paysan vient demander au rabbi de prier pour la santé de sa vache malade dont dépend la subsistance de sa famille.

« Quoi ? s’étonnèrent les hommes dans la salle d’attente. Vous voulez dire que nous sommes condamnés à attendre ici pendant que le rabbi prie pour la santé d’une vache ?

Je préfère, répondit Mendel de Kotzk, recevoir un juif qui parle de vache en pensant à une vache plutôt que certains fidèles qui parlent de Dieu et pensent à leur vache ! »

 

 

Parole de Mordekhay Yossef : « Il est écrit : « Vous avez été rebelles avec le Seigneur » (Dt 9,24). On aurait dû écrire « contre » Dieu plutôt qu’ »avec ». Mais cela signifie sans doute qu’un juif peut se révolter en étant encore du côté de Dieu. »

 

Victor Malka, PETITES ETINCELLES DE SAGESSE JUIVE

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Art moderne !

27 Mai 2013, 21:44pm

Publié par Fr Greg.

 

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Moutons de Panurge..?

26 Mai 2013, 20:51pm

Publié par Fr Greg.

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Le compagnon de Pantagruel, Panurge, s'est embarqué pour le pays des Lanternes. Sur le bateau il rencontre Dindenault, marchand de moutons qui emmène un troupeau avec lui.

 

Panurge, ayant obtenu pour un prix élevé l'une des bêtes, la saisit et la jette à la mer. Tous les moutons suivent et se précipitent dans les flots, avec le marchand qui tente de les retenir. 


C'est depuis cette époque que l'expression "les moutons de Panurge" désigne les gens qui suivent les autres sans réfléchir.

"Soudain, je ne sais comment, le cas fut subi, je n'eus loisir de le considérer, Panurge, sans autre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons, criant et bêlant en pareille intonation, commencèrent à se jeter et à sauter en mer après, à la file. La foule était à qui le premier y sauterait après leur compagnon. Il n'était pas possible de les en empêcher, comme vous savez du mouton le naturel, toujours suivre le premier, quelque part qu'il aille". 

Rabelais, Pantagruel: Le Quart Livre, chapitre VIII.

 


 

 

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Dieu ne nous regarde pas de l'extérieur ou par nos petits cotés...

24 Mai 2013, 22:23pm

Publié par Fr Greg.

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Toute la conduite de Dieu est paternelle à notre égard, elle est pleine de miséricorde et elle réclame d'accepter, tant qu'on est sur la terre, de ne pas pouvoir toujours discerner parfaitement le bien et le mal dans nos activités et dans celles de nos frères. C'est du reste pour cela que nous n'avons pas à juger. C'est Dieu lui-même qui juge et fait le discernement. Ce nesont pas les hommes. C'est cela qui nous donne la grande espérance. Ce serait terrible, si c'était les hommesqui jugeaient.

C'est Dieu seul qui sonde les reins et les cœurs. Il ne juge pas selon les réalisations matérielles,  mais  il  juge  selon  les  intentions  profondes  de  chacun.  Les  hommes s'habituent tellement à juger les autres hommes, leurs frères, selon leurs résultats : ‘qu'as- tu fais dans ta vie ?’ et quand cela commence à être négatif, c'est terrible. Il n'y a plus de place pour eux. Le dossier négatif fait son cheminement ! 

C'est terrible cette humanité comme aujourd'hui, parce qu'on ne voit que l'aspect négatif et on juge les personnes en fonction de cela, alors que Dieu remonte à la source et voit les intentions. En Dieu, il n'y a plus de jugement à partir des réalisations. L'homme, Dieu lui rappelle son salut jusqu'au bout. Dieu le poursuit jusqu'au bout pour qu'il redécouvre la miséricorde du Père, pour qu'il redécouvre l'amour du Père, pour qu'il redécouvre la sollicitude aimante du Père sur lui.

Marie-Dominique Philippe, Retraite sur l’Apocalypse.

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Es-tu mon ami? Seule question qui purifie le pouvoir religieux de son pharisaïsme!

23 Mai 2013, 22:13pm

Publié par Fr Greg.

 

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Ce soir, l’autel de la Confession devient ainsi notre lac de Tibériade, sur les rives duquel nous réécoutons le magnifique dialogue entre Jésus et Pierre, avec cette question adressée à l’apôtre, mais qui doit résonner dans notre cœur aussi : « M’aimes-tu ? » ; « Es-tu mon ami ? » (cf. Jn 21, 15 sq).

La question est adressée à un homme qui, en dépit de ses solennelles déclarations, s’était laissé prendre par la peur et qui avait renié. « M’aimes-tu ? » ; « Es-tu mon ami ? ». Cette question s’adresse à chacun de nous : si nous évitons d’y répondre avec trop d’empressement et de manière superficielle, elle nous pousse à regarder en nous, à entrer en nous-mêmes. « M’aimes-tu ? » ; « Es-tu mon ami ? ». Celui qui scrute les cœurs (cf. Rm 8, 27) se fait mendiant d’amour et nous interroge sur l’unique question vraiment essentielle, prémisse et condition pour paître ses brebis, ses agneaux, son Église. Tout ministère se fonde sur cette intimité avec le Seigneur ; vivre avec lui, telle est la mesure de notre service ecclésial, qui s’exprime dans notre disponibilité à l’obéissance, à l’abaissement et au don total (cf. Ph 2, 6,11).

Du reste, la conséquence de notre amour du Seigneur est de tout donner, vraiment tout, jusqu’à notre vie, pour lui : c’est ce qui doit distinguer notre ministère pastoral ; c’est le papier tournesol qui dit avec quelle profondeur nous avons embrassé le don reçu en répondant à l’appel de Jésus et à quel point nous sommes liés aux personnes et aux communautés qui nous ont été confiées. Nous ne sommes pas l’expression d’une structure ou d’une nécessité d’organisation : même à travers notre service de l’autorité, nous sommes appelés à être le signe de la présence et de l’action du Seigneur ressuscité, et donc à édifier la communauté dans la charité fraternelle.

Ce n’est pas quelque chose d’acquis : en effet, s’il n’est pas continuellement nourri, même l’amour le plus grand s’affaiblit et s’éteint. Ce n’est pas pour rien que l’apôtre met en garde : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils » (Ac 20, 28). Par manque de vigilance, nous le savons, le Pasteur devient tiède ; il est distrait, oublieux et même intolérant ; il se laisse séduire par la perspective d’une carrière, les flatteries liées à l’argent et les compromis avec l’esprit du monde ; il devient paresseux, se transformant en fonctionnaire, en clerc de l’État davantage préoccupé de lui-même, de l’organisation et des structures que du vrai bien du peuple de Dieu. On court alors le risque, comme l’apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, on se présente et on parle en son nom ; on offusque la sainteté de notre mère, l’Église hiérarchique, en limitant sa fécondité.

Mes frères, qui sommes-nous devant Dieu ? Quelles sont nos épreuves ? Que nous dit le Seigneur à travers elles ? Sur quoi nous appuyons-nous pour les dépasser ? Comme pour Pierre, la question insistante et affligée de Jésus peut nous faire souffrir et nous rendre davantage conscients de la faiblesse de notre liberté, menacée par mille conditionnements internes et externes, qui souvent suscitent en nous désarroi, frustration, et même incrédulité.

Ce ne sont certainement pas ces sentiments et ces attitudes que le Seigneur entend susciter : c’est plutôt l’ennemi, le diable, qui en profite pour isoler dans l’amertume, la plainte et le découragement. Jésus, le bon Pasteur, n’humilie pas et n’abandonne pas aux remords ; en lui parle la tendresse du Père qui console et relance ; il fait passer de la désagrégation de la honte au tissu de la confiance ; il redonne courage, confie à nouveau une responsabilité, envoie en mission. Pierre, purifié au feu du pardon, peut dire humblement « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » (Jn, 21, 17). Dans sa Première lettre, il nous exhorte à paître « le troupeau de Dieu […] veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec l'élan du cœur ;non pas en faisant les seigneurs à l'égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau » (1 P 5, 2-3).

Oui, être des pasteurs signifie croire chaque jour dans la grâce et dans la force qui nous viennent du Seigneur, malgré notre faiblesse, et assumer jusqu’au bout la responsabilité de marcher devant le troupeau, dégagés des poids qui entravent un sain empressement apostolique, et en le guidant sans hésitations pour que notre voix soit reconnaissable par ceux qui ont embrassé la foi comme par ceux qui « ne sont pas [encore] de cet enclos » (Jn 10, 16) ; nous sommes appelés à faire nôtre le rêve de Dieu, dont la maison n’exclut personne ni aucun peuple, comme l’annonçait prophétiquement Isaïe (cf. Is 2, 2-5).

C’est pourquoi, être des pasteurs veut aussi dire se disposer à marcher au milieu du troupeau et derrière lui, en étant capables d’écouter le récit silencieux de ceux qui souffrent et de soutenir le pas de celui qui craint de ne pas y arriver, attentifs à relever, à rassurer et à redonner espérance. Quand nous partageons avec les humbles, notre foi en ressort toujours fortifiée ; laissons donc de côté toute forme d’arrogance, pour nous pencher sur ceux que le Seigneur a confiés à notre sollicitude. Parmi ceux-ci, réservons une place particulière à nos prêtres ; que notre cœur, notre main et notre porte restent ouverts pour eux surtout, en toutes circonstances.

Chers frères, la profession de foi que nous allons maintenant renouveler ensemble n’est pas un acte formel, mais il s’agit de renouveler notre réponse au « Suis-moi » par lequel se termine l’Évangile de Jean (21, 19) : cela nous conduit à déployer notre vie selon le projet de Dieu, en engageant tout notre être pour le Seigneur Jésus. C’est de là que jaillit ce discernement qui connaît les pensées, les attentes et les besoins des hommes de notre temps, et qui les prend en charge.

Dans cet esprit, je remercie de tout cœur chacun de vous pour votre service, et je vous dépose sous le manteau de Marie, Notre Dame.

Mère du silence, gardienne du mystère de Dieu, libère-nous de l’idolâtrie du présent à laquelle se condamne celui qui oublie. Purifie les yeux des pasteurs avec le collyre de la mémoire et nous retournerons à la fraîcheur des origines, pour une Église priante et pénitente. Mère de la beauté, qui fleurit dans la fidélité au travail quotidien, réveille-nous de la torpeur de la paresse, de la mesquinerie et du défaitisme. Revêt les pasteurs de cette compassion qui unifie et qui intègre, et nous découvrirons la joie d’une Église servante, humble et fraternelle. Mère de la tendresse, qui enveloppe de patience et de miséricorde, aide-nous à brûler les tristesses, impatiences et rigidités de ceux qui ne connaissent pas d’appartenance. Intercède auprès de ton Fils pour que nos mains, nos pieds et nos cœurs soient agiles, et nous édifierons l’Église dans la vérité et la charité. Et nous serons le peuple de Dieu, pèlerin vers le Royaume. Amen.

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Joie et tristesse

22 Mai 2013, 20:11pm

Publié par Fr Greg.

 

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Une femme dit alors: "Parle-nous de la Joie et de la Tristesse."

Il répondit: Votre joie est votre tristesse sans masque.

Et le même puits d'où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes. 

 Comment en serait-il autrement ?

Plus profonde est l'entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie

que vous pouvez abriter.

La coupe qui contient votre vin n'est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?
Le luth qui console votre esprit n'est-il pas du même bois que celui creuse par les couteaux ?

Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre coeur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n'est autre que ce qui causait votre tristesse.


Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre coeur. Vous verrez qu'en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.

Certains parmi vous disent: "La joie est plus grande que la tristesse", et d'autres disent: "Non, c'est la tristesse qui est la plus grande."


Moi je vous dit qu'elles sont inséparables.


Elles viennent ensemble, et si l'une est assise avec vous, a votre table, rappelez-vous que l'autre est endormie sur votre lit.

En vérité, vous êtes suspendus, telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.
Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.

Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent dans les plateaux, votre joie et votre tristesse s'élèvent ou retombent.

Khalil Gibran

 

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l'amour nous enlève tout...

22 Mai 2013, 07:45am

Publié par Fr Greg.

 

 

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      "Oui, on est un peu comme ça quand on est amoureux. On vide ses poches, on perd son nom. On découvre avec ravissement la certitude de n'être rien.

L'amour ne vous demande rien - sinon d'être là. Il vous donne l'éternel, en passant.

Reste l'amour qui nous enlève de tout, sans nous sauver de rien. La solitude est en nous comme une lame, profondément enfoncée dans les chairs. On ne pourrait nous l'enlever sans nous tuer aussitôt. L'amour ne révoque pas la solitude. Il la parfait. Il lui ouvre tout l'espace pour brûler. L'amour n'est rien de plus que cette brûlure, comme au blanc d'une flamme. Une éclaircie dans le sang. Une lumière dans le souffle. Rien de plus. Et pourtant il me semble que tout une vie serait légère, penchée sur ce rien. Légère, limpide : l'amour n'assombrit pas ce qu'il aime. Il ne l'assombrit pas parce qu'il ne cherche pas à le prendre. Il le touche sans le prendre. Il le laisse aller et venir. Il le regarde s'éloigner, d'un pas si fin qu'on ne l'entend pas mourir : éloge du peu, louange du faible. L'amour s'en vient, l'amour s'en va. Toujours à son heure, jamais à la vôtre."

Christian Bobin, Eloge du rien.



 

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Vie et Destin...

21 Mai 2013, 01:40am

Publié par Fr Greg.

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Anna Sémionovna, juive et enfermée dans un ghetto d’Ukraine en 1941 par les allemands, écrit une dernière lettre à son fils.

 

« Je fais des visites aux malades. Des dizaines de personnes, vieillards presque aveugles, bébés, femmes enceintes, vivent entassées dans une pièce minuscule.

J’ai l’habitude de lire dans les yeux les symptômes des maladies, les glaucomes, les cataractes. Je ne peux plus regarder ainsi les yeux, je vois dans les yeux le reflet de l’âme. D’une âme bonne, Vitia ! D’une âme bonne et triste, moqueuse et condamnée, vaincue par la force mais, en même temps, triomphant de la force. Une âme forte, Vitia !

 

Si tu voyais avec quelle gentillesse de vieilles personnes m’interrogent à ton sujet ; avec quelle chaleur me consolent des gens auxquels je ne me suis pas plainte et qui se trouvent dans une situation bien plus horrible que la mienne. Avec quelle délicatesse touchante on me donne pour mes soins un morceau de pain, un oignon, une poignée de haricots.

 

Crois-moi, ce ne sont pas des honoraires pour une visite. Quand un vieil ouvrier me serre la main, glisse dans mon filet quelques pommes de terre et me dit : ‘ Allons, allons, docteur, je vous en prie », des larmes me montent aux yeux. Il y a dans tout cela quelque chose de pur, de paternel, de bon, je ne sais comment l’exprimer à l’aide de mots.

 

Je ne veux pas te consoler en te disant que ma vie a été facile ici, tu dois t’étonner que mon cœur n’ait pas éclaté de douleur. Mais ne te tourmente pas en te disant que j’ai souffert de faim, pendant tout ce temps, je n’ai pas eu faim une seule fois. Et aussi, je ne me suis jamais sentie seule.

 

Que d’enfants ici, des yeux merveilleux, des cheveux bruns et bouclés, il y sûrement parmi eux de futurs savants, des professeurs de médecine, des musiciens, des poètes peut-être.

Je les regarde quand ils courent le matin à l’école, ils ont un sérieux qui n’est pas de leur âge, et leurs yeux tragiques leur mangent le visage. Parfois ils se battent, se disputent, rient, mais cela est encore pire.

 

On dit que les enfants sont notre avenir, mais que peut-on dire de ces enfants-là ? Ils ne deviendront pas musiciens, cordonniers, tailleurs.

 

Comment finir cette lettre ? Où trouver la force pour le faire, mon chéri ? Y a-t-il des mots en ce monde capables d’exprimer mon amour pour toi ? Je t’embrasse, j’embrasse tes yeux, ton front, tes yeux.

 

Souviens-toi qu’en tes jours de bonheur et qu’en tes jours de peine l’amour de ta mère est avec toi, personne n’a le pouvoir de le tuer.

Vitenka … Voilà la dernière ligne de la dernière lettre de ta maman. Vis, vis, vis toujours … Ta maman. ».

 

 

Vassilly Grossman, Vie et destin.

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LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE VIENT AU SECOURS DES CHRÉTIENS

17 Mai 2013, 08:11am

Publié par Fr Greg.

 

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« Je n’ai reçu aucun soutien des élus locaux. Pas un mail, pas un texto, pas un coup de fil » , se désole le père Grégoire, violemment agressé lundi soir, dans le quartier Saint-Ruf, pour s’être défendu alors qu’on lui volait son portable. Seuls les députés Jacques Bompard et Marion Maréchal-Le Pen m’ont envoyé un mail…" 

"Ce silence nous blesse, nous sommes à 500 mètres de la mairie de quartier, personne n’est venu", renchérit le père Marie-Christophe, responsable de la communauté de Saint-Jean. 

La communauté musulmane d’Avignon aussi a été choquée par cette absence de réaction officielle. Alors, elle a spontanément apporté son soutien au prêtre jeudi et avait tenu à le faire savoir dans le hall de la mairie, place de l’Horloge. "Toucher à un homme d’église et de paix, c’est intolérable, on a franchi un cap. Une société sans foi ni loi, c’est la porte ouverte à l’anarchie. Mais après le désordre risque de venir un grand ordre", s’alarme Abderrahmane Bouaffad, porte-parole de la communauté des musulmans du Grand Avignon, faisant allusion aux tentations extrémistes facilement ravivées par ce genre d’agression.


Un appel au ministre de l'intérieur

Khalid Belkhadir, président du conseil régional du culte musulman avait tenu à venir de Marseille "pour soutenir notre frère agressé par des voyous, pas par des musulmans. Nous devons réfléchir au bien-vivre ensemble pour éviter les amalgames faciles." "La démission des élus a entraîné la création de ghettos, la marginalisation des jeunes, l’insécurité ambiante, on appelle le ministre de l’Intérieur, qui est aussi celui des cultes, à venir nous rencontrer tous ensemble à Avignon", lance Abderrahmane Bouaffad qui suggère d’aller jusqu’au bureau du maire.

Les frères rackettés

Pas la peine. "Le Bon Dieu fait bien les choses", voilà Marie-Josée Roig qui traverse le hall et se retrouve bientôt interpellée par le petit groupe. "Je rentre juste de Paris, s’excuse l’élue qui assure avoir contacté l’évêque dès qu’elle a appris la nouvelle. Pour le père Grégoire, cette agression doit servir à aider les autres, "tous ceux qui se font attaquer et dont on n’entend pas la voix." "Je suis d’accord, j’irai dans votre paroisse", promet le maire avant de s’éclipser. "Elle nous a joué un morceau de flûte", réagit, désabusé, le père Marie-Christophe dont la paroisse est régulièrement la cible des petits malfrats. Régulièrement, le tronc de l’église est pillé, scooters et ordinateurs sont volés. "Le Jeudi saint, des jeunes en planque m’ont dit : “Si tu ne veux pas être volé, tu paye”. On ne supporte plus ce racket permanent."

Une marche inter-religieuse

Un portable volé, c’est tragiquement la banalité quotidienne de la petite délinquance opportuniste. "Il faut que les élus réfléchissent à l’irrespect, la violence, l’éducation, à la zone de non-droit, qui se développent", lancent les hommes de foi. Eux, imaginent une marche inter-religieuse pour la paix par exemple. "Il faut sacraliser le vivre ensemble, dit Abderrahmane Bouaffad. À la mosquée ou à l’église, nous sommes avec nos frères en religion, mais dans la rue, nous sommes tous avec nos frères et sœurs en humanité."

Certains le savent déjà qui, non croyant et n’habitant même pas Avignon, ont spontanément contacté le père Grégoire pour lui donner un téléphone, de l’argent pour un nouveau forfait. Un petit geste de solidarité pour croire encore en l’homme.

 

 http://www.midilibre.fr/2013/05/16/les-musulmans-d-avignon-soutiennent-le-pere-gregoire,697982.php

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Ne subissez plus!

16 Mai 2013, 15:08pm

Publié par Fr Greg.

 

France 2 - le 16.05.2013. à 13h00. Anne Domy et Christelle Chabaud

 

Je rentre d'une conférence de presse donnée dans le hall de la mairie d'Avignon, sur la demande de responsables musulmans, qui ont souhaités "comme citoyens et musulmans" prendre la défense d'un religieux catholique et s'indigner du silence de l'état français et des autorités publiques! En effet, aucun élu de la république, mairie ou état n’a téléphoné ou ne s’est déplacé ; la mairie de quartier est à – de 500m. Les élus ne sont pas venus, nous sommes donc allés à leur rencontre ; la providence a de fait bien fait les choses, car à ce moment est rentrée madame Marie-José Roig, Maire UMP d’Avignon, que je n’ai pas manqué d’interpeller vivement pour son absence, ni d’avoir envoyé aucun représentant. Et lui ai demandé des actes concrets, non plus des paroles, pour la minorité silencieuse qui souffrait !

 

Ces musulmans assurent ne pas en rester là et sont prêt à agir pour que l'Etat s'engage concrètement face à ces agressions, ces vols et rackets, qui dégénèrent dès qu’on leur oppose la moindre résistance ! De fait, les musulmans sont aussi victimes d’actes similaires barbares.      

 Mais ces responsables musulmans disent aussi qu’aujourd’hui un cap est franchi : «si on touche à ce qui est sacré, c'est la fin de la république, et cela on n'en veut pas!"

 

Si a travers cette agression je peux plaider la cause de ceux qui subissent la démission de nos autorités, cet évènement n’aura pas été vain ! Je suis preneur de toute suggestion !

 

Fr Grégoire. 

 

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News....

15 Mai 2013, 21:30pm

Publié par Fr Greg.

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Merci !

14 Mai 2013, 22:28pm

Publié par Fr Greg.

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Ne pouvant répondre à tous les messages de soutiens qui me sont envoyés, je tiens ici à remercier chaque personne qui m’a écrit, merci de vos prières, de vos mots de sympathie et de vos encouragements ; et je tiens à dire à chacun, ma prière fraternelle et mon amitié.

 

Pour préciser ce qui s’est réellement passé des bruits qui courent, voici rapidement les faits: je passais un texto en compagnie d’une personne qui fumait une cigarette, dans la rue, proche du centre paroissial, quand 4 individus, 19-20 ans, 1,80/1,85m, d’origine magrébine, sont arrivés, et l’un d’eux, m’a arraché mon portable et s’est mis à courir ; essayant de le suivre, il m’a semé ayant de l’avance ; je suis alors revenu vers les 3 autres pour leur demander de retrouver mon portable et l’identité de leur copain. Ils ont ris de ma naïveté, mais montant rapidement au créneau je les ai surpris : 3 contre 1 : ça ne faisait pas le poids ! Je les ai donc pris à partis, de fait ma colère était grande, et je réussissais à prendre le dessus psychologiquement, et en prenant 1 par le poignet je l’ai entrainé avec force alors qu’il était bien plus fort que moi, et l’ai poussé vers le centre paroissial, les autres essayant de me faire lâcher prise, réussissant, moi le reprenant... Je l'emmenai ainsi vers le prieuré et furieux je ne lâchais pas et à 3 ils n'arrivaient à rien : ils menaçaient de me taper, me bousculaient, sans plus... ça gueulait fort, les frères entendant les cris sont sortis du prieuré, et là, par peur, celui que je tenais m’a frappé... la suite: perte de connaissance, fracture du nez, hosto… mais je vais bien. Je ne devrais pas avoir de séquelles.

 

Cette agression fait un petit buzz dans les médias du fait de mon statut, mais j'espère que derrière cette médiatisation, les plus pauvres et les plus petits qui subissent beaucoup d'injustices sans bruits, seront entendus et enfin défendus! Pour eux je suis prêt à m'engager à lutter contre ces agressions qui font le lit de réactions plus violentes qui risquent de venir vite!

 

Un seul mot pour la fin : s’il faut pardonner de tout son cœur à ses agresseurs – et je leur pardonne: ils valent plus que leur actes- il faut aussi se battre et opposer toutes résistances possibles à ceux qui pensent avoir la force avec eux ! Cela fait partie de la charité! Ne jamais subir! Ne lâchons rien ! Résistance!!

 

PS : et… je cherche un nouveau téléphone portable... ! Merci! 

Fr Grégoire.

 

 

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La Symphonie Héroïque

13 Mai 2013, 01:33am

Publié par Fr Greg.

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"Ce qu'est vraiment l'Héroïque" : ce n'est pas seulement une œuvre d'art d'une beauté parfaite, créée par la main infaillible d'un maître, c'est aussi un message, un évangile.  C'est un témoignage de l'esprit qui seul est capable de donner à l'existence ce qui la rend supportable : une intention dépassant les limites de la vie et de la mort".

 

"Ce fut une de ces époques qui devaient découvrir que, pour l'homme, le concept de liberté est synonyme de discipline morale, et que si l'homme veut seulement donner à cette notion sa véritable et entière signification, il n'a besoin d'aucune abstraction pour le guider vers l'Eternité et vers la foi libératrice qui efface tous les doutes et toutes les souffrances ; il n'a plus besoin d'aucun de ces adjuvants tabous des dogmes religieux, des organisations politiques ou autres sectes, obscurantistes ou spiritualistes.  L'homme vraiment représentatif du XVIIIème siècle croyait en lui-même et en sa valeur humaine.

Aucune croyance ne lui était nécessaire pour qu'il se sentit lié avec Dieu et l'Eternité, car Dieu et Eternité, il les portait en lui. Dieu et Eternité étaient tout simplement l'expression du principe spirituels d'où lui était venue sa dignité humaine".

A propos de Beethoven

 

Carl Philip von Pidoll, Le Roman d'un génie.

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eradiquer toute jalousie...

12 Mai 2013, 14:53pm

Publié par Fr Greg.

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Toute jalousie provient d’une curiosité, et c’est pourquoi il faut farouchement éviter tout ce qui peut éveiller la curiosité, et il faut accepter généreusement que le Père nous « taille » à l’égard de tout ce qui nous met dans un état de curiosité. La curiosité, qui est d’ordre psychologique, nous empêche d’adorer. Car la curiosité, c’est imaginatif, ce n’est pas réel. C’est loucher, alors qu’on doit être tout entier caché en Dieu dans la solitude du cœur de Marie. On s’inquiète du voisin ou de la voisine, alors qu’on n’a pas à s’inquiéter. Quand on est avec Dieu, on ne s’inquiète plus des autres, puisque chacun est aimé de Dieu d’une manière absolument unique. S’il n’y a jamais deux feuilles semblables, jamais deux vivants qui ont le même « chiffre », a fortiori, lorsqu’il s’agit de la vie divine, Dieu ne fait jamais deux fois le même saint ! Et même avant d’être saints nous sommes, dans notre âme et notre corps, uniques pour Dieu.

 

C’est cela qu’il faut comprendre : on est unique pour Dieu, et donc il ne faut jamais comparer. Dès que l’on compare on est perdu, on n’est plus sous l’action de l’Esprit Saint. Je suis unique pour Dieu, et cela ne me suffirait pas ? Inutile de savoir la place qu’on a – « Est-ce que je passe avant elle ? Est-ce que je passe après lui ? » Ce sont des questions qu’on ne doit jamais se poser. Dès qu’on se les pose, cela prouve qu’on est dans une attitude réflexive au lieu d’être sous l’action de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint nous met en Dieu, et en Dieu on est unique. C’est cela qui est extraordinaire : Dieu peut aimer tout le monde, et aimer tout le monde en se donnant totalement à chacun. Nous, nous ne pouvons pas faire cela ; mais Dieu peut le faire, il peut se donner totalement à chacun d’une manière unique. Et ce que Dieu veut, c’est que nous le rencontrions, lui. Quand on compare, c’est le mode humain qui reprend le dessus. Les dons du Saint-Esprit brûlent le mode humain, et ainsi nous font vivre selon un mode divin ; et vivre selon un mode divin, c’est vivre de l’absolu de l’amour, c’est être porté par cet amour en sachant qu’on est unique pour Dieu. Si nous vivions tous sous l’emprise de l’Esprit Saint, l’unité de l’Eglise serait réalisée. Si elle ne l’est pas, c’est parce qu’il y a une attitude réflexive, humaine, où on se met à se comparer ; et dès qu’on se met à se comparer, c’est fini, on n’est plus dans l’unité de l’amour.

 

Comprendre que Dieu peut se donner à chacun d’une manière unique, cela libère de tout. Une fois qu’on vit cela, on ne peut plus être jaloux. La  jalousie provient toujours du fait qu’on louche ; et on louche spirituellement, dès que l’on compare. Immédiatement. Loucher ainsi, c’est ternir l’amour de Dieu, et l’amour de Dieu ne veut pas être terni. Il veut être un feu brûlant, et à cause de cela il ne veut pas qu’on mette à côté de lui autre chose que lui (ce que l’on fait dès qu’on se met à regarder l’autre).

 

Abel, qui ne regarde pas Caïn, est comme reclus en Dieu. L’adoration nous cache en Dieu. Et quand on adore « en esprit et en vérité », comme le désire le Père, on porte tous ceux qui sont proches de nous. Quand nous sommes en oraison, nous portons tous les autres, sauf bien sûr quand nous sommes distraits, ou quand nous nous endormons. Mais après tout, quand nous dormons avec le désir de rester près de Jésus, rappelons-nous la parole de saint François de Sales : « Il vaut mieux dormir sur le cœur de Jésus que veiller partout ailleurs », c’est-à-dire être curieux de ce qui se passe ailleurs, et vagabonder. Quand on est seul avec Jésus et Marie, on ne s’occupe plus de savoir si celui ou celle qui est à côté de nous adore mieux que nous, ou est plus aimé que nous, de Dieu ou des instruments de Dieu. Quand on adore, on est seul avec Dieu, dans le Christ et en Marie.

 

Cette exigence du désert dans le cœur de Marie est le fruit direct du mystère de la Croix. « Femme, voici ton fils. – Voici ta mère ». C’est la nouvelle alliance dans le cœur du Christ. Jésus  nous donne celle qu’il aime le plus parmi toutes les créatures (parce que c’est le Père qui la lui a donnée). Il y a à la Croix deux offrandes différentes : l’offrande que Jésus fait de sa vie terrestre dans l’adoration, dans l’holocauste de la Croix, et l’offrande du trésor de son cœur. Car Marie est le trésor de son cœur, elle est le saint des saints dans le cœur du Christ.

 

M.D Philippe, « J’ai soif »

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nous vivons parmi des gens pressés..

11 Mai 2013, 14:28pm

Publié par Fr Greg.

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C'était une femme originale et solitaire. Elle entretenait un commerce étroit avec les esprits, épousait leurs querelles et refusait de voir certaines personnes de sa famille mal considérées dans le monde où elle se réfugiait.

     Un petit héritage lui échut qui venait de sa sœur. Ces cinq mille francs, arrivés à la fin d'une vie, se révélèrent assez encombrants. II fallait les placer.    Si presque tous les hommes sont capables de se servir d'une grosse fortune, la difficulté commence quand la somme est petite.   Cette femme resta fidèle à elle-même.   Près de la mort, elle voulut abriter ses vieux os.   Une véritable occasion s'offrait à elle. Au cimetière de sa ville, une concession venait d'expirer et, sur ce terrain, les propriétaires avaient érigé un somptueux caveau, sobre de lignes, en marbre noir, un vrai trésor à tout dire, qu'on lui laissait pour la somme de quatre mille francs.   Elle acheta ce caveau.   C'était là une valeur sûre, à l'abri des fluctuations boursières et des événements politiques.   Elle fit aménager la fosse intérieure, la tint prête à recevoir son propre corps.   Et, tout achevé, elle fit graver son nom en capitales d'or.

      Cette affaire la contenta si profondément qu'elle fut prise d'un véritable amour pour son tombeau.   Elle venait voir au début les progrès des travaux.   Elle finit par se rendre visite tous les dimanches après-midi.   Ce fut son unique sortie et sa seule distraction.   Vers deux heures de l'après-midi, elle faisait le long trajet qui l'amenait aux portes de la ville où se trouvait le cimetière.   Elle entrait dans le petit caveau, refermait soigneusement la porte, et s'agenouillait sur le prie- Dieu.   C'est ainsi que, mise en présence d'elle-même, confrontant ce qu'elle était et ce qu'elle devait être, retrouvant l'anneau d'une chaîne toujours rompue, elle perça sans effort les desseins secrets de la Providence.   Par un singulier symbole, elle comprit même un jour qu'elle était morte aux yeux du monde.   A la Toussaint, arrivée plus tard que d'habitude, elle trouva le pas de la porte pieusement jonché de violettes.   Par une délicate attention, des inconnus compatissants devant cette tombe laissée sans fleurs, avaient partagé les leurs et honoré la mémoire de ce mort abandonné à lui-même.

      Et voici que je reviens sur ces choses.    Ce jardin de l'autre côté de la fenêtre, je n'en vois que les murs.    Et ces quelques feuillages où coule la lumière.    Plus haut, c'est encore les feuillages.    Plus haut, c’est le soleil.    Mais de toute cette jubilation de l'air que l'on sent au-dehors, de toute cette joie épandue sur le monde, je ne perçois que des ombres de ramures qui jouent sur mes rideaux blancs.    Cinq rayons de soleil aussi qui déversent patiemment dans la pièce un parfum d'herbes séchées.    Une brise, et les ombres s'animent sur le rideau.    Qu'un nuage couvre puis découvre le soleil, et de l'ombre émerge le jaune éclatant de ce vase de mimosas.    I1 suflit : une seule lueur naissante, me voilà rempli d'une joie confuse et étourdissante.    C'est un après-midi de janvier qui me met ainsi en face de l'envers du monde.    Mais le froid reste au fond de l'air.    Partout une pellicule de soleil qui craquerait sous l'ongle, mais qui revêt toutes choses d'un éternel sourire.    Qui suis-je et que puis-je faire, sinon entrer dans le jeu des feuillages et de la lumière ?    Être ce rayon où ma cigarette se consume, cette douceur et cette passion discrète qui respire dans l'air. Si j'essaie de m'atteindre, c'est tout au fond de cette lumière.    Et si je tense de comprendre et de savourer cette délicate saveur qui livre le secret du monde, c'est moi-même que je trouve au fond de l'univers.    Moi-même, c'est-a-dire cette extrême émotion qui me délivre du décor.  

      Tout à l'heure, d'autres choses, les hommes et les tombes qu'ils achètent.    Mais laissez-moi découper cette minute dans l'étoffe du temps.    D'autres laissent une fleur entre des pages, y enferment une promenade où l'amour les a effleurés.   Moi aussi, je me promène, mais c'est un dieu qui me caresse.    La vie est course et c'est péché de perdre son temps.   Je suis actif, dit-on.   Mais être actif, c'est encore perdre son temps, dans la mesure où l'on se perd.   Aujourd'hui est une halte et mon cour s'en va à la rencontre de lui-même.   Si une angoisse encore m'étreint, c'est de sentir cet impalpable instant glisser entre mes doigts comme les perles du mercure.   Laissez donc ceux qui veulent tourner le dos au monde.   Je ne me plains pas puisque je me regarde naître.   A cette heure, tout mon royaume est de ce monde.   Ce soleil et ces ombres, cette chaleur et ce froid qui vient du fond de l'air: vais-je me demander si quelque chose meurt et si les hommes souffrent puisque tout est écrit dans cette fenêtre où le ciel déverse la plénitude à la rencontre de ma pitié.   Je peux dire et je dirai tout à l'heure que ce qui compte c'est d'être humain et simple.   Non, ce qui compte, c'est d'être vrai et alors tout s'y inscrit, l'humanité et la simplicité.   Et quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ?   Je suis comblé avant d'avoir désiré.   L'éternité est là et moi je l'espérais.   Ce n'est plus d'être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d'être conscient.

      Un homme contemple et l'autre creuse son tombeau : comment les séparer ?   Les hommes et leur absurdité ?    Mais voici le sourire du ciel.    La lumière se gonfle et c'est bientôt l'été ?    Mais voici les yeux et la voix de ceux qu'il faut aimer.    Je tiens au monde par tous mes gestes, aux hommes par toute ma pitié et ma reconnaissance.    Entre cet endroit et cet envers du monde, je ne veux pas choisir, je n'aime pas qu'on choisisse.    Les gens ne veulent pas qu'on soit lucide et ironique.    Ils disent : "ça montre que vous n'êtes pas bon".    Je ne vois pas le rapport.    Certes, si j'entends dire à l'un qu'il est immoraliste, je traduis qu'il a besoin de se donner une morale; à l'autre qu'il méprise l'intelligence, je comprends qu'il ne peut pas supporter ses doutes.    Mais parce que je n'aime pas qu'on triche.    Le grand courage, c'est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort.    Au reste, comment dire le lien qui mène de cet amour dévorant de la vie à ce désespoir secret.    Si j'écoute l'ironie, tapie au fond des choses, elle se découvre lentement.    Clignant son œil petit et clair : "Vivez comme si...», dit-elle.    Malgré bien des recherches, c'est là toute ma science.   

     Après tout, je ne suis pas sûr d'avoir raison.    Mais ce n'est pas l'important si je pense à cette femme dont on me racontait l'histoire. Elle allait mourir et sa fille l'habilla pour la tombe pendant qu'elle était vivante.   Il paraît en effet que la chose est plus facile quand les membres ne sont pas raides.    Mais c'est curieux tout de même comme nous vivons parmi des gens pressés.

 L'envers et l'endroit - Albert Camus

 

 

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Malheur à celui qui dénigre son père !

9 Mai 2013, 00:45am

Publié par Fr Greg.

 

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"Noé commença à cultiver la terre, et planta une vigne. Il but du vin, devint ivre et se mit nu dans sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta à ses deux frères, à l'extérieur. Alors Sem et Japhet prirent un manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; leur visage étant détourné, ils ne virent pas la nudité de leur père... … Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères ! "

Genèse 9:18-10:32

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Entrer dans la patience...

8 Mai 2013, 08:03am

Publié par Fr Greg.

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"Entrer dans la patience: c'est la voie que Jésus nous enseigne à nous chrétiens. Entrer dans la patience... Cela ne signifie pas être tristes. Non, non, c'est autre chose... Cela veut dire supporter, porter sur nos épaules, le poids des difficultés, le poids des contradictions, le poids des tribulations. Cette attitude chrétienne de "supporter" c'est entrer dans la patience, a précisé le pape. C'est ce que la Bible exprime par le mot grec, si plein d' "hypomoné". Il s'agit de supporter dans la vie le travail de chaque jour: les contradictions, les tribulations, tout cela. Paul et Silas supportent les tribulations, supportent les humiliations: Jésus les a supportées il est entrée dans la patience. C'est un processus de maturation chrétienne par la voie de la patience. Un processus qui prend du temps, qui ne se fait pas d'un jour à l'autre: il dure toute la vie, pour arriver à la maturité chrétienne. C'est comme le bon vin": on attend le "moment où il arrive à maturation"."

Le pape a souligné comment tant de martyrs se sont montés joyeux, comme les martyrs japonais de la colline de Nagasaki qui "s'encourageaient mutuellement" et "parlaient de Jésus" en attendant la mort. 

De certaines martyres de Rome, on a pu dire, a rappelé le pape, qu'elles allaient au martyre "comme à des noces".

Cette attitude de "supporter" est l'attitude "normale" du chrétien et qui n'est en rien "masochiste", a précisé le pape, en prévenant une objection courante: c'est simplement se mettre "sur la route de Jésus".

Puis le pape a repris un thème qui lui est cher: un chrétien ne se lamente pas. "Quand les difficultés arrivent, tant de tentations arrivent aussi. Par exemple celle de se lamenter: "mais regarde ce qui m'arrive"... une lamentation. Un chrétien qui ne cesse de se lamenter cesse d'être un bon chrétien: c'est Monsieur ou Madame la plainte, non? Parce qu'ils se plaignent à propos de tout, non? Le silence de qui "supporte", le silence de la patience. Le silence de Jésus: Jésus, dans sa passion, n'a plus parlé, seulement les deux ou trois paroles nécessaires... Mais ce n'est pas non plus un silence triste. Il est douloureux, si souvent très douloureux, mais pas triste. Le coeur est en paix. Paul et Silas priaient en paix. Ils ressentaient des douleurs, puisque l'on dit que le patron de la prison a lavé leurs plaies: ils avaient des plaies. Mais ils les supportaient dans la paix. Cette voie de "supporter" nous fait approfondir la paix chrétienne, nous rend forts en Jésus", rend "heureux".

Une jeunesse pascale

Le chrétien est donc appelé à supporter comme Jésus l'a fait "sans se plaindre supporter en paix". Et le pape a ajouté cette observation, à partir de l'oraison de la messe qui souligne que le peuple de Dieu exulte "en raison de la jeunesse nouvelle de la Pâque": «entrer dans la patience" "renouvelle notre jeunesse, nous rend plus jeunes"!

"Le "patient" c'est quelqu'un qui, à la longue, est plus jeune! Pensons à ces personnes âgées des maisons de retraite, qui ont tellement supporté de choses dans leur vie. Regardons leurs yeux, des yeux jeunes ils ont un esprit jeune et une jeunesse renouvelée. C'est à cela que le Seigneur nous invite. A cette jeunesse pascale renouvelée par le chemin de l'amour, de la patience, en supportant les tribulations et aussi - je me permets de le dire - de nous supporter les uns les autres. 

"Parce que cela aussi nous devons le faire avec charité et amour, a-t-il ajouté. Parce que si je dois te supporter, je suis sûr que tu me supportes aussi et ainsi, on avance sur le chemin de Jésus."

 

 François, Pape.

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"La foi, c'est la vie à sa plus grande intensité"

7 Mai 2013, 01:45am

Publié par Fr Greg.

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pardonner..?

6 Mai 2013, 01:38am

Publié par Fr Greg.

 

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Cette photo d’une petite Vietnamienne courant nue et hurlant sa douleur a laissé une empreinte indélébile. C’était en couverture de “Life Magazine”, en 1972. Son auteur, Nick Ut, avait alors obtenu le prix Pulitzer. Vingt-cinq ans plus tard, lors d’une commémoration, une jeune femme prend la parole : " Si je pouvais retrouver l’homme qui a bombardé mon village, je lui dirais que nous ne pouvons pas changer le passé mais que nous devons faire de notre mieux pour pardonner au présent et promouvoir la paix du futur. "

 

Etrange hasard : John Plummer, le pilote qui a bombardé au napalm Trang Bang, le village où vivait Kim Phuc, alors âgée de 9 ans, est présent. " Qui est cette femme ? " demande-t-il à son voisin. " C’est la gamine de la photo. " Bouleversé, John lui fait passer un mot : " Je suis cet homme, Kim. " Elle se dirige alors vers lui, bras ouverts. Il éclate en sanglots : " Je suis désolé… " " Tout va bien John, j’ai pardonné ", répète la jeune femme. " Depuis que j’ai retrouvé Kim, il n’y a plus de cauchemars, plus de hurlements. Que du silence ", confie John. Ils prévoient d’écrire ensemble un livre… sur le pardon.

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Pardonnez- nous nos offenses

5 Mai 2013, 01:43am

Publié par Fr Greg.

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" Aimez vos ennemis", "Aimez ceux qui vous ont haïs".

Dans “le Livre de Jonas” le prophète est envoyé par Dieu à Ninive, ville dont les habitants l’ont irrité : "Dis-leur de cesser de pécher s’ils veulent obtenir mon pardon." Mais Jonas ne peut se résoudre à porter cette parole et trouverait plus juste que les coupables soient punis. Ce n’est pas un hasard si la liturgie juive invite à lire publiquement “le Livre de Jonas” à la quatrième des cinq prières du Yom Kippour – le Grand pardon – (la plus importante des fêtes juives), qui rappelle justement qu’il faut apprendre à pardonner. Car le pardon nous permet de reprendre les rênes de notre destin et de reconnaître autrui comme étant toujours susceptible de renouer avec le bien.

 

Le christianisme, lui, érige le pardon en loi. "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés." Mais, pas plus que le judaïsme, il ne cherche à faire croire à la facilité de cet acte. Quand Pierre vient demander à Jésus combien de fois il doit pardonner à un frère qui lui a causé du tort ("Serait-ce jusqu’à sept fois ?"), Jésus répond : "Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais soixante-dix-sept fois !" Un nombre symbolique qui signale la démesure du pardon et sa proximité avec l’amour absolu.

http://www.psychologies.com

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