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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

l'Avent: faire l’expérience de la proximité du Seigneur!

29 Novembre 2010, 17:13pm

Publié par Father Greg

vepres    «Chaque commencement porte en soi une grâce particulière, parce qu'il est béni par le Seigneur. Pendant cet Avent, il nous sera donné une fois encore de faire l'expérience de la proximité de Celui qui a créé le monde, qui oriente l'histoire et qui a pris soin de nous jusqu'à arriver à ce sommet de sa complaisance : se faire homme. C'est justement le grand et fascinant mystère du Dieu avec nous, et même du Dieu qui se fait l'un de nous.

Pendant le temps de l'Avent, l'Eglise nous prend par la main et, à l'image de Marie la très sainte, exprime sa maternité, en nous faisant faire l'expérience de l'attente joyeuse de la venue du Seigneur qui nous embrasse tous dans son amour qui sauve et console.

C'est pourquoi, la liturgie ne se lasse pas de nous encourager et de nous soutenir, en plaçant sur nos lèvres, aux jours de l'Avent, le cri sur lequel se referme toute l'Ecriture, sur la dernière page de l'Apocalypse de saint Jean : « Viens, Seigneur Jésus »

L'Incarnation nous révèle, dans une lumière intense, et de façon surprenante, que toute vie humaine a une dignité très haute, incomparable. (Aussi) Il n'y a aucune raison de ne pas considérer l’embryon comme une personne dès sa conception.

 

Dieu nous aime de façon profonde, totale, sans distinction ; il nous appelle à l'amitié avec lui ; il nous fait participer à une réalité au-dessus de toute imagination et de toute pensée et parole : la vie divine même. Nous prenons conscience, avec émotion et gratitude, de la valeur, de la dignité incomparable de toute personne humaine, et de la grande responsabilité que nous avons envers tous.

        

  « Nouvel Adam, le Christ, manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation... Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (Gaudium et spes, 22).

 

Croire en Jésus Christ implique aussi d'avoir un regard nouveau sur tout homme, un regard de confiance et d'espérance ».


Benoit XVI, vêpres du premier dimanche de l'Avent.

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Veillez !!!

28 Novembre 2010, 06:52am

Publié par Father Greg

 

Veillez !!!

 

 

« Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra…Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

 

 

L’avent, c’est, en latin : ‘l’arrivée du jour’ !  « Le jour est arrivé » !!! Cet évangile, c’est Jésus qui nous demande d’ouvrir les yeux : il demande d’être fixé sur la vraie réalité qui est déjà là, mais pas encore manifesté. Comme un veilleur de guetter sa manifestation, d’attendre ce moment actuel où il vient à nous ; il est Celui qui maintenant vient à moi ! Il m’est donné tout de suite, c’est ça le réel que je dois demander de toucher, auquel je dois être éveillé ! Il est Celui qui est déjà là, et qui n’arrête pas de venir à nous.

- Mais, ce qui, d'habitude, nous dérange dans cet évangile ; c'est la comparaison avec le déluge, au temps de Noé et la mise en garde qui va avec : « Deux hommes seront aux champs, l'un est pris, l'autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l'une est prise, l'autre laissée ». Comment faire pour entendre là un évangile, au vrai sens du terme, c'est-à-dire une Bonne Nouvelle ? 

- Comme toujours: ou bien nous lisons ces lignes de la manière humaine, c'est-à-dire avec notre mesure, à notre taille... ou bien nous entendons Jésus nous dire quelque chose qu’il veut réaliser pour nous. 

 

- Or, ce qu'il faut demander c’est ces moyens que Noé a pris les pour ouvrir les yeux ; Il a accepté de quitter ce qu’il croyait connaitre, ses petites sécurités, alors qu’à côté, les gens ont continué de faire les kékés, diners mondains etc... Oh, pas méchant, mais que de perte de temps ! Et personne n’a vu qu’un don incroyable était là, à porté de main ; et le déluge, c’est le déluge des choses secondes qui nous emportent, nous dispersent et font de nous des errants !

 

- Et là, on retrouve un thème habituel, celui du jugement (ou du tri), entre le bon grain et l’ivraie. Or, du bon et du mauvais, du bon grain et de l'ivraie, il y en a en chacun de nous : c'est donc au cœur de chacun de nous que le bon est préservé et le mal extirpé. Qu’est-ce qui est vraiment vécu avec Jésus et qui est éternel ? Si mes perfections ou mes misères me font me regarder, c’est encore une perte de temps ; si mes misères me font mendier et mes qualités rendre grâce et tout lui donner, alors tout ce que j’ai vécu a immédiatement une signification éternelle !

 

-Enfin, quand Jésus parle de sa venue, il ne parle pas de lui tout seul. Il annonce que toute personne est en train d’être plus posséder, être toujours plus pris par ce don immense. Saint Paul exprime autrement ce même mystère quand il dit que le Christ est la tête d'un Corps dont nous sommes les membres. 


- Si bien que, en fait, quand nous disons « Nous attendons le bonheur que tu promets qui est l'avènement de Jésus-Christ notre Seigneur »... c'est du Christ total que nous parlons. Et alors nous comprenons que Jésus puisse parler de sa venue au futur : l'homme Jésus est déjà venu mais le Christ total est en train de naître: « La création tout entière gémit dans les douleurs d'un enfantement qui dure encore »

 

Veillez donc ! Regardez cette naissance qui veut tout prendre en vous, et arrêter de lui résister en vous accrochant à vos petits projets, ou de pleurer sur ces ruines de Jérusalem en vous… Car Il est déjà là, et Il vient pour être encore plus là pour vous !

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Veillée pour la vie...

26 Novembre 2010, 18:14pm

Publié par Father Greg

 

 

Veillée pour la vie. Le 27 Novembre.

En union avec Benoit XVI.

 

à Orléans: 20h30-23h00. ND des Miracles.


Voici un fruit de la prière pour la vie:

Gianna Jessen, rescapée de l'avortement. Melbourne 2008

 


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Pourquoi l'Islam??

24 Novembre 2010, 00:00am

Publié par Father Greg

 

QUELLE EST LA PLACE DE L’ISLAM

DANS LE PLAN DE DIEU ?

 

 

Devant une modernité qui aurait souvent tendance à oublier qu'elle ne peut effacer Dieu de l'horizon des hommes, y-t-il un rôle confié à l'islam dans le plan du salut ?

 

De quelle manière pouvons-nous insérer la naissance et la diffusion de l'islam à l'intérieur du plan salvifique?

Père Samir : Ceci est une question délicate, mais légitime. Nous pouvons l'exprimer ainsi : « Pour autant qu'il nous est donné à nous les hommes de le savoir, l'islam a-t-il une place dans le plan de Dieu ? ».

 

Au fil de l'histoire, les chrétiens d'Orient se sont souvent posé cette question. La réponse des théologiens arabes chrétiens était : « Dieu a permis la naissance de l'islam pour punir les chrétiens de leur infidélité ». Je pense que la vérité sur l'islam est à renvoyer à la question de la division entre les chrétiens orientaux, une division souvent due à des motifs nationalistes et culturels cachés derrière des formules théologiques.

 

L'islam a servi à réaffirmer la foi en un seul Dieu, à réitérer l'appel à nous consacrer totalement à Lui, à modifier notre vie pour l'adorer. Il s'agissait d'une réaction saine, dans le prolongement de la tradition biblique juive et chrétienne. Mais en réalité pour arriver à cela, l'islam a éliminé tout ce qui créait un peu de difficulté, en particulier : la nature à la fois humaine et divine du Christ; le Dieu Un et trine, qui est dialogue et amour; et le fait que le Christ se soit montré obéissant jusqu'à sa mort sur la croix, qu'il se soit vidé de lui-même comme dit saint Paul, par amour pour nous !

 

C'est donc une religion qui s'est rationalisée, non pas dans le sens rationnel par rapport à Dieu, mais dans le sens qu'elle a voulu simplifier ces aspects que la raison humaine ne peut accepter. L'islam se présente alors comme la troisième et dernière religion révélée... et pour nous elle ne l'est évidemment pas. Après le Christ, que le Coran reconnaît comme Parole de Dieu, Verbe de Dieu, il est incompréhensible que Dieu ait envoyé un autre Verbe qui est le Coran.

 

Si le Coran était en accord avec l'Évangile et servait à le rendre plus clair, je dirais pourquoi pas ? Comme les saints qui apportent un éclairage sur l'Évangile et sur la personne de Jésus. Mais ici ce n'est pas le cas : c'est contradictoire. C'est pourquoi je ne peux pas dire que Dieu a envoyé un prophète (qui serait Muhammad) avec une nouvelle révélation. Je peux encore moins dire de lui qu'il est « le sceau des prophètes », comme affirme le Coran, autrement dit qui complète et corrige, accomplit jusqu'au bout la révélation du Christ.

 

Mais alors quelle est la place de l'islam dans le plan de Dieu?

Père Samir : Je crois que pour nous chrétiens il est un stimulant pour nous ramener au fondement de tout : Dieu est l'Unique, la Réalité Ultime ! Que représente l'affirmation juive et chrétienne fondamentale, reprise par le Coran dans la belle Sourate 112 : « Di': Dieu est l'Unique! Dieu est l'impénétrable! » Une affirmation que la vie moderne risque de nous faire oublier.

 

Interview du père Samir Khalil Samir, jésuite à ZENIT.  Docteur en théologie orientale et islamologie, le père Samir est professeur de sciences religieuses à l'université Saint-Joseph de Beyrouth et professeur d'études islamo-chrétiennes à l'Institut pontifical oriental à Rome.

 

 

 


Blague Palestinienne...

 

 

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Lumière du Monde

21 Novembre 2010, 21:46pm

Publié par Father Greg

Lumière du Monde

Le Pape, l'Eglise et les signes des temps

Lumière du Monde est le livre qui recueille la conversation entre Benoît XVI et le journaliste allemand Peter Seewald. Sortie prévue le 23 Novembre Quelques extraits : 

La joie du christianisme Toute ma vie a toujours été traversée par un fil conducteur, celui-ci: le christianisme donne la joie, il élargit nos horizons. En fin de compte une vie toujours et seulement vécue «contre» serait insupportable. 

le PapeUn mendiant  Pour ce qui concerne le Pape, il est lui aussi un pauvre mendiant devant Dieu, encore plus que les autres hommes. Bien sûr, je prie le Seigneur d'abord, auquel je suis lié, pour ainsi dire, par une vieille amitié. Mais j'invoque aussi les saints. Je suis très ami avec saint Augustin, Bonaventure et Thomas d'Aquin. Je leur dis donc: "Aidez-moi!" La Mère de Dieu, ensuite, est toujours un grand point de référence. En ce sens, je m'insère dans la communion des saints. Avec eux, renforcé par eux, je parle ensuite avec le Dieu bon, surtout en mendiant, mais aussi en remerciant, ou content, tout simplement. 

Les difficultés  J'en avais tenu compte. Mais avant tout, il faut être très prudent dans l'évaluation d'un pape, s'il est important ou non, quand il est encore en vie. C'est seulement plus tard qu'on peut reconnaître quelle place dans l'histoire dans son ensemble, a une chose ou une personne déterminée. Mais que l'atmosphère ne serait pas toujours joyeuse était évident compte tenu de la constellation mondiale, avec toutes les forces de destruction qu'il y a, avec toutes les contradictions qui l'habitent, avec toutes les menaces et les erreurs. Si je n'avais reçu que du consensus, je devrais me demander si vraiment j'annonce l'Évangile tout entier. 

Le choc des abus Les faits ne m'ont pas du tout cueilli par surprise. A la Congrégation pour Doctrine La foi, je m'étais occupé des cas américains; j'avais vu aussi la situation monter en Irlande. Mais les dimensions furent un choc énorme. Depuis mon élection au seuil de Pierre, j'avais rencontré à plusieurs reprises des victimes d'abus sexuels. Il y a trois ans et demi, en Octobre 2006, dans un discours aux évêques irlandais, je leur avais demandé "d'établir la vérité de ce qui s'est produit dans le passé, de prendre toutes les mesures nécessaires pour les empêcher de se reproduire, de s'assurer que les principes de justice soient pleinement respectés et, surtout, de guérir les victimes et tous ceux qui sont touchés par ces crimes odieux. "Voir le sacerdoce souillé de cette manière, et avec cela l'Eglise catholique elle-même, a été difficile à supporter. A cette époque, cependant, il était important de ne pas détourner le regard du fait qu'il existe du bien dans l'Église, pas seulement ces choses terribles. 

Les médias et les abus  Il était évident que l'action des médias n'était pas seulement motivée par la poursuite de la vérité pure, mais qu'il y avait aussi le plaisir de mettre l'Eglise au pilori et, si possible, de la discréditer. Et pourtant, il était nécessaire que ceci soit clair: puisqu'il s'agit de faire la lumière sur la vérité, nous devons être reconnaissants. La vérité, unie à un amour bien compris, est la valeur numéro un. Et puis, les médias n'auraient pas pu donner ces comptes rendus si le mal n'avait pas été dans l'Église elle-même. Ce n'est que parce que le mal était à l'intérieur Eglise que les autres ont pu le retourner contre elle. 

Progrès  La problématique du terme «progrès» émerge. La modernité a cherché son propre chemin, guidée par l'idée de progrès et par celle de liberté. Mais qu'est-ce que le progrès? Aujourd'hui, nous constatons que le progrès peut aussi être destructeur. Pour cela, nous devons réfléchir sur les critères à adopter pour que les progrès soient vraiment des progrès. 

Un examen de conscience  Au-delà des simples plans financiers, un examen de conscience complet est absolument inévitable. C'est à cela Eglise que a cherché à contribuer avec l'encyclique "Caritas in veritate". Elle ne donne pas de réponses à tous les problèmes. Elle veut être un pas en avant pour regarder les choses d'un autre point de vue, qui ne soit pas seulement celui de la faisabilité et le succès, mais du point de vue selon lequel il existe une normativité de l'amour pour notre prochain qui est orienté à la volonté de Dieu et pas seulement à nos désirs. Dans ce sens, il faudrait donner des impulsions pour que se produise vraiment une transformation de la conscience. 

La vraie intolérance La véritable menace devant laquelle nous nous trouvons est que la tolérance soit abolie au nom de la tolérance elle-même. Il y a le danger que la raison, ce qu'on nomme la raison de l'Occident, soutienne avoir finalement reconnu ce qui est juste et avance ainsi une prétention de totalité (totalitaire) qui est ennemi de la liberté. Je crois nécessaire de dénoncer avec force cette menace. Personne n'est obligé d'être chrétien. Mais personne ne devrait être forcé de vivre selon la «nouvelle religion», comme si elle était la seule vraie, obligatoire pour toute l'humanité. 


Les mosquées et la burqa  Les chrétiens sont tolérants, et en tant que tels, ils permettent aussi à d'autres leur propre compréhension. Nous nous réjouissons du fait que dans les pays arabes du Golfe (Qatar, Abu Dhabi, Dubaï, Koweït), il y a des églises où les chrétiens peuvent célébrer Messe et nous espérons que cela arrivera partout. Il est donc naturel que chez nous, les musulmans puissent se réunir pour prier dans les mosquées. Quant à la burqa, je ne vois aucune raison pour une interdiction générale. On dit que certaines femmes ne la portent pas volontairement, mais qu'en réalité c'est une sorte de violence exercée contre elles. Il est clair qu'on ne peut pas être d'accord avec cela. Mais si elles veulent la porter volontairement, je ne vois pas pourquoi nous devrions l'empêcher. 

Le christianisme et la modernité  Etre chrétien est une chose vivante, moderne, traverse, en la formant, et en la façonnant, toute ma modernité, et donc dans un sens, l'embrasse vraiment. 

Ici une grande lutte spirituelle est nécessaire, comme j'ai voulu le montrer avec la mise en place récente d'un Conseil Pontifical pour la nouvelle évangélisation. Il est important que nous cherchions à vivre et à penser le christianisme de telle sorte qu'il assume la modernité bonne et juste, et donc, dans le même temps, s'éloigne et se distingue de celle qui devient une contre-religion. 

le Pape3 L'optimisme  On pourrait le penser en regardant superficiellement et en restreignant l'horizon au seul monde occidental. Mais si on regarde de plus près - et c'est ce que je peux faire grâce à la visite des évêques du monde entier et également à de nombreuses autres rencontres - nous voyons que le christianisme en ce moment développe aussi une créativité absolument nouvelle. La bureaucratie est usée et fatiguée. Ce sont des initiatives qui viennent de l'intérieur, de la joie de la jeunesse. Le christianisme prendra peut-être un nouveau visage, peut-être même un aspect culturel différent. Le christianisme ne détermine pas l'opinion publique mondiale, d'autres en sont à l'origine. Et pourtant le christianisme est la force vitale sans laquelle les autres choses ne pourraient pas continuer à exister. C'est pourquoi sur la base de ce que je vois et dont je peux faire l'expérience personnelle, je suis très optimiste sur le fait que le christianisme se trouve face à une nouvelle dynamique. 

Drogues Beaucoup d'évêques, en particulier ceux d'Amérique latine, me disent que là où passe la route de la culture et du commerce de la drogue - et cela se passe dans la plupart de ces pays - c'est comme si un animal monstrueux et mauvais étendait sa main sur ce pays pour ruiner les gens. Je pense que ce serpent du commerce et de la consommation de la drogue qui enveloppe le monde est un pouvoir dont nous ne parvenons pas toujours à nous faire une idée adéquate. Il détruit les jeunes, il détruit les familles, il conduit à la violence et menace l'avenir de nations entières. Cela aussi est une terrible responsabilité de l'Occident: il a besoin de drogues et ainsi, il crée des pays qui lui fournissent ce qui finira par les consumer et les détruire. Une faim de félicité a surgi, qui ne parvient pas à se rassasier avec ce qu'il y a, et qui se réfugie pour ainsi dire dans le paradis du diable et détruit complètement l'homme. 

Dans la vigne du Seigneur  En fait, j'avais une fonction de direction, mais je n'avais rien fait seul et j'ai toujours travaillé en équipe: tout comme l'un des nombreux travailleurs dans la vigne du Seigneur, qui a probablement fait le travail préparatoire, mais en même temps c'est quelqu'un (?) qui n'est pas fait pour être le premier et assumer la responsabilité de tout. J'ai compris qu'à côté des grands papes, il doit y en avoir également de petits, qui apportent leur contribution. Ainsi, à ce moment, j'ai dit ce que je sentais vraiment [...]


Le Concile Vatican II nous a enseigné, à juste titre, que pour la structure de l'Eglise la collégialité est constitutive: c'est-à-dire le fait que le pape est le premier dans le partage et non pas un monarque absolu qui prend les décisions seul et fait tout par lui-même. 

 

Judaïsme  Je dois dire que dès le premier jour de mes études de théologie, la profonde unité entre l'Ancien et du Nouveau Testament, entre les deux parties de notre Sainte Écriture, m'est apparue d'une certaine façon très claire. J'avais réalisé que nous ne pouvions lire le Nouveau Testament qu'en même temps que ce qui l'avait précédé, sinon nous n'aurions pas compris. Ensuite, naturellement, ce qui s'est passé sous le Troisième Reich nous a frappés comme Allemands et nous a poussés d'autant plus à regarder le peuple d'Israël avec humilité, honte et amour. 
Dans ma formation théologique ces choses se sont intimement liées et ont suivi le chemin de ma pensée théologique. Il était donc clair pour moi - et ici aussi en absolue continuité avec Jean-Paul II - que, dans mon annonce de la foi chrétienne, il devait y avoir, au centre, ce nœud nouveau, d'amour et de compréhension, d'Israël et de l'Église, fondé sur le respect de la manière d'être de chacun et de leurs missions respectives [...] 


Quoiqu'il en soit, à ce point, dans l'ancienne liturgie aussi, il m'a semblé qu'un changement était nécessaire. En effet, la formule était telle qu'elle pouvait blesser vraiment les Juifs, et n'exprimait certainement pas d'une manière positive la grande, profonde unité entre l'Ancien et le Nouveau Testament. 


C'est pourquoi j'ai pensé que dans l'ancienne liturgie une modification était nécessaire, en particulier, comme je l'ai dit, en référence à notre rapport avec nos amis juifs. 
Je l'ai changé de telle sorte qu'y figurât notre foi, que le Christ est le salut pour tous. Qu'il n'y a pas deux voies de salut et, par conséquent que le Christ est aussi le Sauveur des Juifs, et pas seulement des païens. Mais aussi de manière qu'on ne prie pas directement pour la conversion des juifs dans un sens missionnaire, mais pour que le Seigneur hâte le moment de l'histoire où nous serons tous unis. Pour cette raison, les arguments utilisés par un certain nombre de théologiens polémiquement contre moi sont irresponsable et ne rendent pas justice à ce qui a été fait. 


Pie XII  Pie XII a tout fait pour sauver les gens. Bien sûr, on peut toujours demander, "Pourquoi n'a-t-il pas protesté de manière plus explicite? Je crois qu'il a compris qu’elles auraient été les conséquences d'une protestation publique. Nous savons que pour cette situation, il a personnellement beaucoup souffert. Il savait qu'en soi, il aurait dû parler, mais la situation l'en empêchait. 

 

Aujourd'hui, les gens les plus raisonnables reconnaissent que Pie XII a sauvé de nombreuses vies, mais soutiennent qu'il avait des idées archaïques sur les Juifs et qu'il n'était pas à la hauteur du Concile Vatican II. Toutefois, le problème n'est pas là. L'important, c'est ce qu'il a fait et ce qu'il a essayé de faire, et je crois qu'il faut vraiment reconnaître qu'il a été l'un des grands justes et que, comme personne d'autre, il a sauvé tant et tant de Juifs. 


Sexualité Se concentrer sur le préservatif veut dire banaliser la sexualité, et cette banalisation représente justement la dangereuse raison pour laquelle tant et tant de gens, dans la sexualité, ne voient plus l'expression de leur amour, mais seulement une sorte de drogue, qu'ils s'administrent. C'est pourquoi la lutte contre la banalisation de la sexualité fait aussi partie du grand effort afin que la sexualité soit valorisée de façon positive, et puisse exercer son effet positif sur l'être humain dans sa totalité.


Il peut exister des cas isolés justifiés, par exemple quand 
une prostituée utilise un préservatif, et ceci peut être le premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer à nouveau la conscience du fait que tout n'est pas permis, et qu'on ne peut pas faire tout ce qu'on veut. Toutefois, ceci n'est pas le vrai moyen pour vaincre l'infection du HIV. Une humanisation de la sexualité est vraiment nécessaire.


L'Église  Paul n'entendait pas l'Eglise en tant qu'institution, en tant qu'organisation, mais comme un organisme vivant, où tous travaillent l'un pour l'autre, en étant unis à partir du Christ. C'est une image, mais une image qui conduit en profondeur et qui est très réaliste, rien que par le fait que nous croyons vraiment recevoir le Christ dans l'Eucharistie, le Christ ressuscité. Et si tout le monde reçoit le même Christ, alors vraiment nous sommes tous unis dans ce nouveau corps ressuscité, comme le grand espace d'une humanité nouvelle. Il est important de comprendre cela et donc de comprendre Eglise non pas comme un appareil qui doit tout faire - bien que l'appareil lui appartienne, dans certaines limites - mais comme un organisme vivant qui vient du Christ lui-même. 


Humanae Vitae Les perspectives de "Humanae vitae" restent valides, mais c'est une autre chose de trouver des chemins humainement praticables. Je pense qu'il y aura toujours des minorités intimement persuadées de la justesse de ces perspectives, et qui, en les vivants, en seront pleinement satisfaits de manière à devenir pour les autres un modèle fascinant à suivre. Nous sommes des pécheurs. Mais nous ne devrions pas le prendre comme argument contre la vérité, quand cette morale élevée n'est pas vécue. Nous devrions chercher à faire tout le bien possible, nous soutenir et nous encourager mutuellement. Exprimer tout cela aussi du point de vue théologique, conceptuel et pastoral dans le contexte de la sexologie actuelle et de la recherche anthropologique est une grande tâche à laquelle nous devons nous consacrer plus et mieux. 


Femmes La formulation de Jean-Paul II est très importante: "L'Église n'a en aucune façon le la faculté de conférer l'ordination sacerdotale aux femmes". Il ne s'agit pas de ne pas vouloir, mais de ne pas pouvoir. Le Seigneur a donné une forme à l'Eglise avec les Douze, puis à leur succession, avec les évêques et les presbytres (prêtres). Nous n'avons pas créé cette forme de l'Eglise, mais elle est constitutive de Lui. La suivre est un acte d'obéissance, dans la situation actuelle, peut-être l'un des actes d'obéissance les plus pesants (gravosi). Mais cela, justement, est important, que l'Eglise montre qu'elle n'est pas un régime de l'arbitraire. Nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons. Au contraire, il y a une volonté du Seigneur pour nous, que nous suivons, bien que cela soit pénible et difficile dans la culture et la civilisation d'aujourd'hui. 

 

Entre autres choses, les responsabilités confiées à des femmes dans l'Église sont si grandes et significatives qu'on ne peut pas parler de discrimination. Ce serait le cas si le sacerdoce était une sorte de domination, alors qu'à l'inverse il doit être complètement service. Si on jette un œil à l'histoire de l'Eglise, alors on se rend compte que le rôle des femmes - de Marie à Monique, jusqu'à Mère Teresa - est si éminent que par de nombreux aspects, les femmes définissent le visage de l'Eglise plus que les hommes. 


Les vérités ultimes  C'est une question très sérieuse. Notre prédication, notre annonce est effectivement largement orientée, unilatéralement, à la création d'un monde meilleur, tandis que le monde vraiment meilleur n'est presque plus mentionné. Ici nous devons faire un examen de conscience. Bien sûr, nous essayons d'aller à la rencontre de l'auditoire, de lui ce qui est dans son horizon. Mais notre devoir consiste dans le même temps à briser cet horizon, à l'étendre, et à regarder les choses dernières. 


Les choses dernières sont comme le pain sec pour les hommes d'aujourd'hui. Elles leur semblent irréelles. Ils aimeraient à la place des réponses concrètes pour aujourd'hui, des solutions pour les tribulations quotidiennes. Mais ce sont des réponses qui en restent à la moitié si elles ne permettent également de pressentir et de reconnaître que je me prolonge au-delà de cette vie matérielle, qu'il y a un jugement, et qu'il y est la grâce et l'éternité. En ce sens, nous devons aussi trouver des mots et des moyens nouveaux, pour permettre à l'homme de briser le mur du son de son fini. 


La venue du Christ  Il est important que chaque époque soit près du Seigneur. Que nous aussi, ici et maintenant, nous sommes sous le jugement du Seigneur et nous nous laissons juger par son tribunal. Il a été question d'un double avènement du Christ, un à Bethléem et l'autre à la fin des temps, jusqu'à ce que Saint Bernard de Clairvaux parle d'Adventus medius, d'un avènement intermédiaire, à travers lequel, toujours, Il entre périodiquement dans l'histoire. le ^pape 2
Je pense qu'il a pris le ton juste. Nous ne pouvons pas savoir quand le monde finira. Le Christ lui-même a dit que personne ne le sait, pas même le Fils. Mais nous devons rester pour ainsi dire comme s'il allait venir bientôt, et surtout être sûr que, dans les épreuves, il est proche. Dans le même temps, nous devrions savoir que par nos actions, nous sommes sous son jugement. 


© L'Osservatore Romano - 21 Novembre 2010

 

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IL EST ROI COMME UN AGNEAU!!

20 Novembre 2010, 22:46pm

Publié par Father Greg

 

Que signifie que Jésus est Roi ?


 « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »

  Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » 

Jésus, est Roi dans un dénuement total, en acceptant la plus grande injustice, en silence. Son ‘autorité’, c’est celle de celui qui a pouvoir d’ouvrir les portes du Royaume à ceux qui sont perdus, qui n’ont que des misères et des pauvretés humaines à offrir.

Et, si nous confessons le Christ, Roi de l'Univers, c’est aussi parce que cette seigneurie nous est donnée. Et elle nous est donnée pour en user !! Aussi, notre cœur est-il tourmenté de faire entrer les perdus de la terre, dans le Royaume ?


Cette question nous est posée comme à Caïn: "Qu'as-tu fait de ton frère ?" Or, que de fois nous disons: "Suis-je le gardien de mon frère ? Ah ! Ça ne me regarde pas, ce n’est pas mon problème." Face à cette démission, le pape JPII répond: "Oui, tout homme est le gardien de son frère, car Dieu confie l'homme à l'homme !"

Et là, il nous faut nous tourner vers le troisième personnage dont on parle si peu: l'autre condamné, celui que personne, j'espère, n'ose appeler "le mauvais larron".

Il faut le regarder. Quand nous savons les mots qui peuvent monter à nos lèvres lorsqu'une lutte survient, il est facile de comprendre cet homme et de lui pardonner ses propos.

En regardant ce troisième homme du Golgotha, ne doit-on pas espérer qu’il reprend en secret les mots mêmes qu'il vient d'entendre de ce dialogue extraordinaire, qui ne peut pas ne pas avoir eu une résonance profonde en son cœur: "Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Royaume." Est-il possible que, dans le dialogue dont il a été le témoin, il n'ait pas été tiré dans ce chemin de salut ?

Ce que le bon larron a fait, ne l’a-t-il pas fait aussi pour son frère ? Or, n’est-ce pas cela être Roi avec Jésus ? Exercer cette Seigneurie, n’est-ce pas chercher à faire entrer dans le royaume les plus pauvres ? Ceux en lesquels il n’y a humainement plus rien à espérer ? Voilà notre pouvoir sur les autres hommes. En acceptant que notre place soit celle du bon larron, nous donnons accès au Royaume. En espérant pour tous nous permettons au Christ d’exercer son attraction sur tous.

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On demande des Saints!!

18 Novembre 2010, 09:06am

Publié par Father Greg

Mission-lefilm2                    Nouvelle évangélisation


La nouvelle évangélisation, exige à la fois « une conversion personnelle au Christ et à son Evangile », « un changement de mentalité », et «une révision du rythme de nos occupations et de nos programmes ».

 

Evangéliser est un parcours difficile, mais les difficultés se résolvent « quand il existe une ‘ardeur missionnaire’ et la conscience que nous collaborons immédiatement à de l’œuvre de Dieu ».

 

« L’œuvre missionnaire, n’est pas un travail de salariés mais l’œuvre d’amis de Jésus qui l’on laissé entrer dans leur vie et se sont laissés émerveillés par lui », capables d’affronter tout obstacle ou tout effort sans économie d’énergie ou de sacrifices, capables même de donner leur vie pour le Christ » 

 

Cardinal Odilo Scherer, archevêque de Sao Paulo.

 

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Keep Cool... Comment?? Ecoute "Yolanda Be Cool"

17 Novembre 2010, 22:16pm

Publié par Father Greg

Tu no speak americano? Keep Cool... et demande à Yolanda!!



 

D'après la musique de originale Renato Carosone - Tu Vuò Fa' L'Americano
 http://www.youtube.com/watch?v=BqlJwMFtMCs

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Prière...

16 Novembre 2010, 11:22am

Publié par Father Greg

« Mon Dieu,

Je ne vous aime pas..., je ne crois pas en vous...

Si vous voulez que je vous aime, faites-moi vous aimer.

Si vous voulez que je croie en vous, donnez-moi la foi.

Moi, je n'ai que plaintes, douleurs, tristesses, aigreur à vous donner...  

Je laisse en m’endormant couler mon cœur en Vous

 Comme un vase tombé dans l’eau de la fontaine

 Et que vous remplissez de Vous-même sans nous. »

Marie-Noel, Notes intimes. 

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Angelus de Benoît XVI - appel à une révision profonde du système économique

15 Novembre 2010, 11:45am

Publié par Father Greg

Extraits Angélus du 14 Novembre 2010:

"La crise économique actuelle, de laquelle il a été question également ces derniers jours lors de la réunion du G20, doit être prise avec le plus grand sérieux : elle a de nombreuses causes et envoie un appel fort à une révision profonde du modèle de développement économique global (cfr Enc. Caritas in Veritate, 21)

En outre, malgré la crise, il faut constater que dans des Pays d'ancienne industrialisation, on favorise des styles de vie caractérisés par une consommation excessive, qui s'avèrent aussi nuisibles pour l’environnement et pour les pauvres. Il faut viser, alors,  un nouvel équilibre entre l'agriculture, l'industrie et les services, pour que le développement soit durable, pour que personne ne manquent de pain et de travail, et que l'air, l'eau et les autres ressources primaires soient préservés comme des biens universels (cfr Enc. Caritas in Veritate, 27). Il est fondamental pour cela:

-de cultiver et de répandre une conscience éthique claire, à la hauteur des défis les plus complexes du temps présent ;

-s'éduquer tous à une consommation plus sage et responsable ;

-promouvoir la responsabilité personnelle avec la dimension sociale des activités rurales, fondées sur des valeurs éternelles, tels que l'accueil, la solidarité, le partage de l'effort dans le travail."

 

Pour y réfléchir:

 





Mardi

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« Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme une fournaise… »

13 Novembre 2010, 22:37pm

Publié par Father Greg

le jour du Seigneur

 

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » 

Il existe un temple en chacun de nous, qui demande de s'écrouler pour ne plus vivre que de Celui qui veut être notre temple, de Celui qui ne peut être que reçu ; « détruisez ce temple » = détruisez toutes vos certitudes, vos assurances, ce que vous avez acquis, vos petites vertus, vos petites gloires humaine, vos petites vanités… toute ces images de vous-même…  ‘Détruisez ce temple’, c’est accepter de ne s’appuyer sur RIEN que sur ce que Lui veut me donner, et a hâte de me donner ! En effet, qu’est-ce que le jour du jugement, sinon le désir actuel de Jésus sur moi qui veut me prendre à lui sans condition, sans que je m’accroche à ce que je crois avoir acquis ou mérité ; Jésus veut tout me donner gratuitement ! Aussi, tout doit être comme détruit pour que je puisse tout recevoir…

 A quoi me sert alors d’avoir conscience de mes péchés ou de mes vertus, si ce n’est pour l'attendre davantage, si ce n’est pour m’appuyer encore plus sur Lui, pour demeurer dans ce contact actuel et immédiat avec Lui ? C'est pour moi que le Christ vient, et Lui désire que je sois pris par Lui, comme Lui désire me prendre !

Le second avènement du Seigneur a lieu, on pourrait dire ‘maintenant’ pour chacun d’entre nous, dès que nous demandons vraiment à Jésus de tout prendre en nous. Pour celui qui attend avec ferveur se réalise la présence de Celui qui donne tout, puisqu’il se donne ! Et Lui nous demande de demeurer dans cette attente, dans la pauvreté de celui qui veut tout recevoir du Christ ! Le surhomme chrétien, c’est celui qui ne s’appuie plus sur ce qu’il a fait, mais celui qui ne regarde que Jésus, comme ce dont il hérite en propre; Et tel sera le jugement : entre ceux qui s’appuient sur eux-mêmes et ceux qui ne s’appuient plus que sur Lui.

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EXHORTATION APOSTOLIQUE: "VERBUM DEI" à lire urgemment!!!

12 Novembre 2010, 09:59am

Publié par Father Greg

 


Benoit XVI     Le texte intégral de l'exhortation apostolique post-synodale de Benoît XVI intitulée « Verbum Dei », « Le Verbe de Dieu »

sur « La Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l'Église »

(5-26 octobre 2008), est disponible sur le site du Vatican à l'adresse suivante :


http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20100930_verbum-domini_fr.pdf

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Etes-vous vraiment vivant...? Est-Il vraiment votre vie?

7 Novembre 2010, 07:00am

Publié par Father Greg

« …à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ?... »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-38.

 

 

Est-ce que, en entendant l’évangile, vous vous êtes dit : mais c’est quoi cette histoire de fous, cette histoire de femme sept fois veuve qui ne saura plus de qui être l’épouse à la résurrection..? Et puis d’abord, la résurrection, c’est quoi? Est-ce un truc un peu lointain, qui ne nous concerne pas encore ? Un état bizarre ou on flottera on ne sait pas trop comment... ?

 

Or, la grande réponse de Jésus c'est de dire : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants car tous sont vivants pour lui » . Cela veut dire que « la résurrection » c’est cette présence incroyable de Jésus, qui n’est contenu dans aucun lieu, et qui vient tout assumer de notre vie, de nos actions si on le laisse tout prendre ! La Résurrection, c’est devenir avec Jésus complètement vivant, d’une vie qui n’est plus humaine ! C’est Dieu lui-même, qui vient tout assumer de ce que l’on vit, et qui nous met déjà dans l’éternité ; et qui veut que nous vivions déjà de ce passage que Jésus a réalisé pour nous, et qu’il nous donne : un don caché mais complètement réel ! 

 

C'est pour cela qu'on ne peut pas "croire" en la Résurection, sans effectivement vivre dans une dépendance actuelle avec Jésus qui est "la Résurection", et qui nous fait entrer dans quelque chose de tout nouveau parce qu'on accepte d'etre pris par cette initiative divine de Dieu pour nous. On ne peut 'raisonner' ou avoir des idées claires sur la Résurection; c'est une dépendance personnelle envers Celui qui est vivant d'une vie substantielle, présent à tout ce qui est, et donné à tout ceux à qui il est présent!

 

Certes, il y a la mort physique, fin de nos vies terrestres : une épreuve pour ceux qui restent. Mais, cette mort physique, elle sera le moment où le don qui nous est déjà fait -et donc le vrai poids de nos actes et de tout ce que l’on vit- nous sera dévoilée ! 

D'ou ce désir de Jésus de nous voir déjà vivre « en Fils de Dieu, en héritier de la Résurrection » comme ce qui déjà nous appartient en propre! 


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"le Christ est mon seul programme"

4 Novembre 2010, 09:21am

Publié par Father Greg

Homélie Mgr Blaquart 17 oct 2010

 

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Éteins donc ta tivi.. faut pas rester encabané...

3 Novembre 2010, 11:22am

Publié par Father Greg

Mes Aieux- Dégénération

Groupe Quebecois

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Viens, sois ma lumière...

2 Novembre 2010, 11:36am

Publié par Father Greg

 

  

«Si jamais je deviens sainte - je serai certainement une sainte des "ténèbres". Je serai continuellement absente du Ciel - pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre.»

 

« Il y a tant de contradiction dans mon âme, un profond désir de Dieu, si profond qu’il fait mal ; une souffrance permanente, et avec cela le sentiment de ne pas être

voulue par Dieu, rejetée, vide, sans foi, sans amour, sans zèle…

Le ciel n’a aucun sens pour moi : il m’apparaît comme un lieu vide ! 

 

 Confesser à Dieu qu’on n’a pas la foi, n’est-ce pas l’ultime mystère quotidien ?  Et dans le même souffle, je demande “pardon, faites de moi ce qu’il Vous plaît »

 

Mère Therèsa, Viens soit ma lumière.  

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Sortie des enfants de choeurs de St Laurent....

1 Novembre 2010, 15:24pm

Publié par Father Greg

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Bienheureux!!!

1 Novembre 2010, 09:08am

Publié par Father Greg

toussaint..

 

 

Nos larmes sur terre ont un sens que nous ne connaissons pas...

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« J’ai toujours désiré d’être une sainte… »

1 Novembre 2010, 08:53am

Publié par Father Greg

« Vous le savez, ma Mère, j'ai toujours désiré d'être une sainte, mais hélas ! j'ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu'il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d'inventions maintenant ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j'ai recherché dans les livres saints l'indication de l'ascenseur, objet de mon désir et j'ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : Si quelqu'un est TOUT PETIT qu'il vienne à moi. (Pr 9,4) Alors je suis venue, devinant que j'avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel j'ai continué mes recherches et voici ce que j'ai trouvé : Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux !(Is 66,12-13) Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n'ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. (Ps 89,2) »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit C

 

ste Therese enfant

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