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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Père ..

28 Avril 2021, 16:18pm

Publié par Grégoire.

Père ..

« Ce que je dis, je le dis comme le Père me le dit » Jn 12, 50

Le Fils aime le Père avec l’amour même que Lui donne le Père. Le Fils c’est l’amour du Père se donnant, fécond en lui-même. Jésus dit donc le Père dans tout ce qu’il est. Et nous aussi, on est quelque chose de son amour. On aime donc le Père avec l’amour qu’il nous donne, qu’il met en nous.

En nous donnant à Jésus, le Père nous donne de l’aimer avec l’amour même de Jésus. L’offrande, le sacrifice de Jésus c’est à nous. C’est notre héritage. La messe qui rend présente l’offrande d’amour actuelle de Jésus au Père, offrande vécue dans notre chair, fait que toutes nos offrandes, toutes nos luttes, toutes nos vies ont le poids, la taille, la signification même de l’offrande de Jésus. L’amour de Jésus pour le Père est la vie de notre vie, sa face cachée mais réelle.

Mais on ne peut s’appuyer sur cette offrande de Jésus, son amour devient notre vie que si on est radicalement pauvre. 

C’est pour ça que la première manière dont Le Père se donne à connaitre, c’est Marie. Elle est celle qui a tout reçu gratuitement, qui est immaculée par pure gratuité, qui est mère de Dieu par hyper-gratuité. C’est bien ce qu’a touché St Louis Marie Grignon de Monfort que nous fêtons aujourd’hui : « le Père a réalisé en Marie en grande lettres, ce qu’il veut faire pour chacun de nous » 

Le Père a donné à Marie de vivre tout son mystère, tout ce qu’il est. Et ça c’est pour nous, aujourd’hui. C’est ce que nous vivons. Pas moins. Marie est source du fils, en recevant tout de Lui, en vivant de son amour. Elle est à Noël le premier visage du Père. 

À Noël, Marie et Jésus sont un. Et à la croix, ils sont encore plus un, dans la même offrande, dans un amour où ensemble ils communiquent à Jean leur amour commun. « Voici ta mère ». Et cela dans la plus grande pauvreté : il n’y a pas de place pour Jésus à Noël, et à la croix ce sont tout ses frères qui le rejettent : ils n’en veulent pas.

L’amour de Jésus est de trop, il est insupportable. C’est trop de gratuité. Et derrière, c’est le rejet du Père ! C’est la haine du démon envers le Père, la haine du fils ainé, de celui qui a des droits. 

Et la grande réponse, c’est la pauvreté extrême de Marie, sa pauvreté radicale : elle est celle qui reçoit tout, qui accepte de ne pas comprendre, qui accepte de n’avoir aucun droit, qui suit l’agneau partout où il va. 

Et ce cœur de Marie, de la femme, de celle qui est fragile, manifeste le coeur du Père, sa vulnérabilité, sa délicatesse, sa magnanimité. Le Père a un cœur plus que maternel, plus vulnérable et plus silencieux qu’un tout-petit. L’enfant de Marie et le coeur de Marie disent ensemble qui est le Père. 

C’est là la vraie lutte de notre vie : toucher le cœur de notre Père. Supprimer de notre vie toutes nos imaginations religieuses, abstraites, infantile sur le Père. Et entrer dans ce lien personnel, familier, intime avec Jésus, avec Marie qui nous disent le Père, et qui nous mettent dans un contact immédiat avec Lui. Pour se reposer auprès de Lui et dire en silence, avec Marie, avec Jésus : « Père ».

Grégoire +

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