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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Les enfants ...

9 Avril 2021, 16:29pm

Publié par Grégoire.

Les enfants ...

« Les enfants vous auriez du poisson ? » Jn 21, 5.

C’est tellement difficile d’entrer par nous-même dans cette présence de Jésus qui est La Résurrection, qu’il y a cette pente naturelle de revenir à ce qui nous est connaturel : notre travail, nos occupations, ce qu'on sait faire : « Pierre dit : je m’en vais à la pêche, et les apôtres : nous allons avec toi ». 

Et Jésus, comme pour Marie Madeleine, les disciples d’Emmaüs, vient les faire entrer dans quelque chose qui ne vient pas d’eux. Il vient nous agrandir à ce qui n’est pas nous.  Et Jésus commence par les appauvrir : « ils travaillèrent toute la nuit sans rien prendre » et au petit matin Jésus les convertit à son désir à Lui : « Les enfants » Jésus commence par nous mettre relatif à Lui. Pour nous fait entrer dans son œuvre.

Car c’est son oeuvre, et pour la réaliser, il n’a absolument pas besoin de nous. Si il veut notre coopération, d’où sa demande « auriez-vous du poisson ? » c’est par pure miséricorde, parce qu’il nous traite en amis, et il veut qu’on coopère non pas parce qu'il faudrait qu'on coopère pour obtenir quelque chose, mais simplement parce qu'il nous aime.

Coopérer avec Jésus, c'est comme une mère qui laisse à son tout petit d'achever son repas, le gâteau qu'elle a préparé; autant dire que ce sera un désastre, mais elle préfère que son tout petit participe, lui faisant croire qu'il réalise tout, plutôt que d'achever quelque chose de parfait toute seule. Et Jésus nous laisse non seulement la place, mais Sa place, nous donnant d'agir dans le monde, dans l'Eglise comme si c’était nous qui avions tout fait. « Alors jetez le filet à droite. Ils le jetèrent et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer tellement il avait de poisson. » 

Jésus ne nous corrige pas en niant nos initiatives, mais en les assumant. Alors qu’il avait du poisson, Jésus veut celui des disciples. Jésus vient nous prendre là où on s'est engagé, et là, il nous fait entrer dans son désir sur nous, dans sa présence personnelle, qui est à la fois ce qu'Il nous donne et ce qu'Il veut nous faire vivre, selon son efficacité à Lui. C’est cela l’espérance : vivre et se rendre dépendant du désir actuel de Jésus, qui veut plus pour nous que tout ce que nous pouvons désirer.

Et il y alors la présence de Jean, le cœur contemplatif, celui qui a maintenu un vrai désir dans son cœur, c’est lui qui discerne pour les autres la présence de Jésus : « C’est le Seigneur ». C’est parce que Jean a pris Marie auprès de lui à la Croix « il la pris chez lui » Dans ce qu’il a de plus intime, de plus personnel. Jean n’a pas pris Marie comme une dévotion, à lui réciter des prières. Jean a reçu le cœur de Marie, l’amour qu’elle avait pour Jésus. Le reste ça n’intéresse pas beaucoup Marie : les moulins à prière, ce n’est pas Marie du tout. 

Le propre d’une mère, c’est d’éveiller l’amour, le sens de la présence de l’autre, d’accepter d’être débordé, agrandit par un autre. Une mère conduit a rendre notre coeur vulnérable, sensible à un autre, émerveillé, admiratif.

Si on n’est pas attiré par l’autre, mais c’est terrible, on reste en nous-même, avec ce qu’on sait faire, avec notre travail et nos raisonnements. Et on n’atteint jamais ce pour quoi on est fait : l’autre. Si notre coeur n’est pas éveillé à l’amour on ne peut découvrir que Dieu est amour, qu’Il est pour moi, et donc que Jésus Ressuscité me porte actuellement, assume toute ma vie, et m’attire à Lui pour être avec Lui vers le Père.

Le « C’est le Seigneur » n’est pas un fait observable, rationnel que Jean a proclamé, mais l’attraction de son cœur; il reconnait la présence de Jésus pour Lui. Il est attiré, parce qu’il est attente de Jésus, et son cœur est éveillé à aimer, à recevoir un autre.

Grégoire +

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