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Le regard paternel de Dieu

19 Avril 2021, 16:13pm

Publié par Grégoire.

Le regard paternel de Dieu

« L’oeuvre du Père c’est que vous croyez en Celui qu’il a envoyé ». Jean 6, 29

C'est Le travail du Père que de nous conduire à croire en Jésus. Jésus le dit « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l’attire. Il est écrit: Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque entend le Père et reçoit sa parole vient à moi »

La vision moderne de la foi, c’est d’en avoir fait un acte libre d’adhésion, qui vient de moi « c’est moi qui croit ». Comme si ça venait de nous, comme si on était capable de Dieu ! Jésus nous dit que croire c’est un fruit, l’effet en nous du Père qui nous attire, nous parlant nous conduit à Jésus. C’est cela la volonté du Père: nous faire entrer et demeurer dans un contact immédiat, actuel, personnel, intime avec Jésus. 

Mais nous on voudrait que ça vienne de nous « JE crois ». Or, si notre relation à Jésus, notre vie chrétienne c’est le fruit de ce qu’on fait, c’est un athéisme pratique. Et il n’y a rien de plus désespérant. Comme de croire qu’une vie droite, prudente, réglée me donne « droit » à communier ou à la vie éternelle ! C’est faux ! Seul le Père peut me donner Jésus et m’en faire vivre. Pour nous c’est impossible.

C’est pour cela qu’on mendie au Père avant de communier, de nous dire une parole  « Seigneur, je ne suis pas capable de te recevoir, mais dis une seul Parole et je serais capable » car le Père me parlant, me donne de pouvoir recevoir Jésus. Sinon, on ne le reçoit pas. On le reçoit matériellement mais il n’y a rien de personnel.

C’est capital, car le grand désespoir qui existe dans notre vieille Europe, vient de ce qu’on a fait croire que pour vivre de Dieu, de Jésus, il fallait faire beaucoup d’efforts, croire, espérer, aimer par nous-même ! C’est du marxisme : puisque pour un athée nous ne sommes que ce que nous faisons !

Et il n’y a rien qui engendre plus le désespoir, la violence autour de soi que de croire en ce que l’on fait. Ça a un effet immédiat sur le reste du monde. On est peut-être cause de suicide et de meurtre par nos manières pieuses de compter sur nous-mêmes.

La foi c’est avoir le regard même du Père sur toutes choses, son sourire. C’est quelque chose du regard même du Père. Comme l’espérance, c’est laissez le Père me faire vivre de ses désirs, de son efficacité à Lui, de sa manière de réaliser les choses. Croire, c’est donc mendier son regard, son sourire.

Et la résurrection, c’est l’amour dans son premier jaillissement. Et pour le recevoir, il faut être des pauvres, ne plus se regarder, ni se juger. Ne plus compter sur soi, ne plus s’appuyer sur soi, ne plus croire en soi. 

L’Evangile, c’est apprendre qu’on est aimé du Père, tout attendre de Lui comme Jésus se reçoit du Père. On est plus ce qu’on reçoit que ce qu’on fait. L’oeuvre du Père c’est donc de creuser en nous une capacité à le recevoir, à l’écouter. À vivre de son don gratuit. Et c’est pour cela qu’il nous commande d’aimer ! Il ne nous commande pas d’être efficace, de bien prier, mais d’aimer.

Parce que c’est la bonté d’un autre qui nous transforme, comme c’est la bonté du Père qui nous sanctifie, nous rend aimant, intelligent. Rien n’est plus efficace que la bonté d’un autre pour nous. L’amour c’est, en moi, l’effet de la bonté personnelle d’un autre, de Jésus. Et la foi, c’est cette connaissance amoureuse, ce regard actuel du Père sur chacun, dont il veut nous faire participer. Il n’y a donc rien de plus personnel et rien qui n’est plus reçu qu’un regard de foi.

L’évangile, c’est le Père qui vient nous dire qu’on est son amour. La foi est donc un secret personnel que je ne peux que recevoir. Nous sommes gardien d’un secret personnel : je suis le secret du Père. Je suis son amour. Mes frères sont ceux que le Père aime. Et il faut les aider à découvrir, à toucher qu’ils sont bien-aimés.

Grégoire +

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