Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Le Père nous aime tellement

14 Avril 2021, 16:20pm

Publié par Grégoire.

Le Père nous aime tellement

« Le Père nous aime tellement qu’il nous donne son Fils » Jn 3, 16.

Toute la nouvelle alliance est d’entrer dans ce don personnel d’amour du Père pour nous. C’est de la gratuité pure, un don qui est de trop : le salut n’est pas de nous sauver de quelque chose, ou un ravalement général de notre nature… mais quelqu’un. Le Salut, c’est Jésus. C’est le dépassement de la loi dans un lien personnel, dans l’amour, ou je ne fais plus qu’un avec Celui qui m’est donné ! 

Et cela, c’est terriblement plus exigeant que la loi ! L’amour réclame de regarder la personne de l’autre, Lui, son don pour moi et de nous engager personnellement, de prendre des initiatives, accepter d’être vulnérable à sa personne, sensible à son don, réceptif à ses initiatives. C’est moi face à Lui. Sans personne pour me surveiller ou me dire ce que j’ai à faire ou à vivre. C’est personnel !

Les ténèbres, c’est éviter ce don qui nécessairement nous met à nu et nous éprouve. Et les grandes ténèbres de l’humanité, c’est de rester à ce qu’on fait ! Travail, travail, travail ! On reste séduit par ses découvertes, ses trouvailles, ses résultats. Et cela jusque dans notre lien au Père : on fait des petits chants, on fait nos prières, on lui balance nos litanies et nos liturgies dont on est fier et satisfait. Lui, le Père, ce qu’il en pense ? On ne cherche pas trop ! C’est encore la tentation de Pierre quelques jours après avoir vu Jésus ressuscité : « je m’en vais à la pêche ! » 

On s’occupe, on se distrait, mais vivre d’un don c’est tellement difficile. Parce que cela nous engage dans notre personne, dans notre sensibilité, nos passions… et là, c’est un peu le foutoir. Evidemment puisque c’est le lieu de la première catastrophe nucléaire : le péché originel ! Du coup, on met ça de coté et on bosse, on organise, on se réfugie dans notre efficacité, nos raisonnements, nos conclusions : on reste alors toujours relatif à soi puisqu’on est toujours à « faire quelque chose ».

Avoir peur d’aimer, c’est avoir peur de Dieu. Refuser d’aimer, c’est refuser Dieu puisque Dieu est amour !

Aimer, c’est le connaitre, le recevoir dans toute notre personne. Tout l’évangile, le don de Jesus, c’est Celui qui est amour qui est venu vivre, ce qu’il est, dans notre nature : il s’est fait enfant de Marie, ami des pauvres, époux des pécheurs, nourriture des affamés, serviteurs de ses amis, offrande en pure perte pour être à nous jusqu’au bout, totalement, définitivement, sans conditions, comme il est vers le Père, un avec Lui et vulnérable à tout ce qu’est le Père.

La grande rage du démon, Prince de ce monde, c’est le refus total et définitif de ce don absolu. Il préfère ses raisonnements, sa logique, son autonomie propre et demeurer dans ce qu’il connait.

La lumière est venue en ce monde, mais on préfère ce qu’on fait, ce qu’on connait. On n’aime pas d’aimer. On ne veut pas être mis à nu. Il n’y a pas de place pour l’amour dans ce monde. Aimer nous appauvrit, nous rend vulnérable, sans défense, et réclame de ne plus nous regarder, d’être relatif, offert en pure perte à Celui qui est, et qui est là, pour nous.

C'est de cela qu'il est venu nous sauver ... 

Grégoire +

 

Commenter cet article