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Le cri de joie de Jésus

22 Février 2021, 17:18pm

Publié par Grégoire.

Le cri de joie de Jésus

« Bienheureux es-tu Simon Bariona, parce que ce n’est ni la chair ni le sang qui t’ont révélé cela, mais le Père de moi, celui dans les cieux » Matt 16, 17.

Ce cri de joie de Jésus « Bienheureux » manifeste son désir de se faire connaitre, de cette connaissance intime, personnelle. C’est le but et le terme de notre vie : voir Dieu, le connaitre tel qu’il est, tel qu’il se connait ! Et l’incarnation, notre vie chrétienne, c’est pour anticiper la vision béatifique ! 

On dit vision, mais de fait la vision reste extérieure, on devrait dire un toucher intérieur, comme lorsqu’on connait un ami, un intime depuis des années.

L’évangile c’est une révélation, ce n’est pas dans le prolongement de notre expérience humaine. Ce n’est pas humain, ce n’est pas selon « la chair et le sang ». C’est autre ! C’est au-delà ! L’évangile c’est Jésus, c’est Dieu qui se donne à vivre, à connaitre et à aimer ! Parce que tel est son désir ! Il veut une amitié, une connaissance personnelle entre lui et moi ! C’est donc se laisser conduire par le Père pour vivre dès maintenant quelque chose de sa vie ! Le connaitre de l’intérieur !

Notre grande lutte, notre grand combat, c’est de s’approprier personnellement cette révélation. Que rien de l’évangile, de l’eucharistie ou de mes liens de charité ne demeurent extérieurs. Que je ne sois en rien spectateur. Que rien ne soit un rite, un culte, des prières à réciter. Il n’y a rien qui ne blesse plus Jésus.

Toute ma vie doit être cette conquête du coeur de Jésus, tout vivre avec Lui, comme un ami avec son ami, un enfant avec son Père, un époux avec son épouse. 

Apprendre à avoir cette confiance infinie en Lui, lui remettre tout ce que je porte tout le temps, entrer dans cette simplicité, être toujours à nu devant lui, sans aucune honte : il connait nos fragilités, nos pauvretés, nos erreurs et il veut qu’on s’en serve pour entrer et vivre dans abandon, une confiance sans limite, et être absolument certain de son amour pour nous, un amour inconditionnel. Devenir le familier de Jésus.

C’est pour ça que la grande école c’est la charité fraternelle : la charité fraternelle ce sont des amitiés qui sont à la taille de Dieu : recevoir son frère, sa soeur comme une présence de Jésus, et confier à l’autre tout ce qu’on est : nos joies, nos luttes, nos douleurs : tout mettre en commun comme faisait les premiers chrétiens; au-début ce sont nos biens matériels, mais ensuite nos secrets les plus intimes : notre connaissance de Jésus. Si on est capable de le faire avec ses frères, c’est le signe de notre simplicité avec Jésus. Si on n’est pas capable avec ceux qui sont nos prochains, c’est le signe que notre coeur n’est pas encore complètement pauvre, complètement livré à Jésus, en attente de Lui. 

Il ne s’agit pas d’être des héros, des gens parfaits ou Mère Teresa, il s’agit juste d’être Le bien-aimé de Jésus. Toucher qui je suis pour Lui. Et ça, ça ne peut pas venir de nous. Ça ne vient pas de nos efforts. Je ne le touche seulement si je me laisse dépouiller de moi-même, de mes idées, de mes projets, de mes rêves sur moi-même. Il faut être très pauvre, en esprit, pour accepter d’être aimé inconditionnellement, d'être son « Bienheureux ».

Grégoire +

 

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