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QUE CHERCHEZ-VOUS ?

Dieu ne peut-être connu que dans une connaissance amoureuse...

28 Octobre 2015, 06:00am

Publié par Grégoire.

Dieu ne peut-être connu que dans une connaissance amoureuse...

 

 « Si l’intelligence est quelque chose de divin en l’homme, la vie selon l’intelligence est également divine comparée à la vie humaine. Il ne faut donc pas écouter ceux qui conseillent à l’homme, parce qu’il est homme, de borner sa pensée aux choses humaines, et, mortel, aux choses mortelles, mais l’homme doit, dans la mesure du possible, s’immortaliser, et tout faire pour vivre selon la partie la plus noble qui est en lui ; car même si cette partie est petite par sa masse, par sa puissance et sa valeur elle dépasse de beaucoup tout le reste. On peut même penser que chaque homme s’identifie avec cette partie même, puisqu’elle est la partie fondamentale de son être, et la meilleure. Il serait alors étrange que l’homme accordât la préférence non pas à la vie qui lui est propre, mais à la vie de quelque chose autre que lui.... »  

Aristote. Ethique à Nicomaque Livre X, chap 7.

« L’homme qui exerce son intelligence et la cultive semble être à la fois dans la plus parfaite disposition et le plus cher aux dieux. Si, en effet, les dieux prennent quelque souci des affaires humaines, ainsi qu’on l’admet d’ordinaire, il sera également raisonnable de penser, d’une part qu’ils mettent leur complaisance dans la partie de l’homme qui est la plus parfaite et qui présente le plus d’affinité avec eux (ce ne saurait être que l’intelligence), et, d’autre part, qu’ils récompensent généreusement les hommes qui chérissent et honorent le mieux cette partie, voyant que ces hommes ont le souci des choses qui leur sont chères à eux-mêmes, et se conduisent avec droiture et noblesse. Or que tous ces caractères soient au plus haut degré l’apanage du sage, cela n’est pas douteux. Il est donc l’homme le plus chéri des dieux. Et ce même homme est vraisemblablement aussi le plus heureux de tous. Par conséquent, de cette façon encore, le sage sera heureux au plus haut point. »

Aristote. Ethique à Nicomaque Livre X, 9.

 

« La quête de la vérité, est difficile sous un point de vue, facile sous un autre. Ce qui en témoigne, c'est qu'il est impossible que quelqu’un atteigne complètement la vérité, et qu’on la manque complètement. Chacun en explique un quelque chose. Ce que chacun en particulier ajoute à la connaissance de la vérité n'est rien sans doute ou n'est que peu de chose ; mais la réunion de toutes les connaissances présente d'importants résultats. De sorte qu'il en est ici, comme de ce que nous disons dans le proverbe : Qui manquerait une porte ? Considérée ainsi, la quête de la vérité est facile. Mais l'impossibilité d'une possession complète de la vérité dans son ensemble et dans ses parties, montre tout ce qu'il y a de difficile dans la recherche dont il s'agit. Cette difficulté est double. Toutefois, elle a peut-être sa cause non pas dans les choses, mais dans nous-mêmes. En effet, de même que les yeux de l’oiseau de nuit sont aveuglés par la lumière du jour, de même notre intelligence est aveuglée par ce qui est le plus réel. »                      

Aristote. Métaphysique. Livre a.