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Alors que Christ nous a complètement épousé... nous épuisons notre Foi en n'espérants qu'une victoire morale sur ces défauts qui nous emmer...

19 Octobre 2014, 09:40am

Publié par Fr Greg.

Alors que Christ nous a complètement épousé... nous épuisons notre Foi en n'espérants qu'une victoire morale sur ces défauts qui nous emmer...

 

... Le Christ, en se faisant homme comme nous, a permis que nous soyons un avec lui, par sa mort et sa résurrection ; il nous a vraiment épousés et a fait de nous, comme peuple, son épouse. Et ceci n’est rien d’autre que l’accomplissement du dessein de communion et d’amour tissé par Dieu au long de l’histoire, l’histoire du peuple de Dieu et aussi l’histoire personnelle de chacun de nous. C’est le Seigneur qui fait cela.

Il y a toutefois un autre élément qui nous réconforte encore plus et qui nous ouvre le cœur : Jean nous dit que dans l’Église, épouse du Christ, la « Jérusalem nouvelle » est rendue visible. Cela signifie que l’Église est non seulement l’épouse mais qu’elle est aussi appelée à devenir une ville, symbole par excellence de la coexistence et des relations humaines. Comme il est beau, alors, de pouvoir déjà contempler, selon une autre image tout aussi suggestive de l’Apocalypse, toutes les nations et tous les peuples rassemblés dans cette ville, comme sous une tente, « la tente de Dieu » (cf. Ap 21,3) ! Et dans ce cadre glorieux, il n’y aura plus d’isolement, d’exaction ni de distinctions d’aucune sorte – de nature sociale, ethnique ou religieuse – mais nous serons tous un dans le Christ.

Devant cette scène inouïe et merveilleuse, notre cœur ne peut pas ne pas se sentir fortement confirmé dans l’espérance. Voyez, l’espérance chrétienne n’est pas simplement un désir, un souhait, ce n’est pas de l’optimisme : pour un chrétien, l’espérance est une attente, une attente fervente, passionnée, de l’accomplissement ultime et définitif d’un mystère, le mystère de l’amour de Dieu, dans lequel nous sommes nés de nouveau et nous vivons déjà. Et c’est l’attente de quelqu’un qui doit arriver : c’est le Christ Seigneur qui est toujours plus proche de nous, jour après jour, et qui vient nous introduire enfin dans la plénitude de sa communion et de sa paix. L’Église a alors la tâche de garder allumée et bien visible la lampe de l’espérance, pour qu’elle puisse continuer de resplendir comme un signe sûr du salut et éclairer pour toute l’humanité le sentier qui conduit à la rencontre avec le visage miséricordieux de Dieu.

Chers frères et sœurs, voilà donc ce que nous attendons : que Jésus revienne ! L’Église-épouse attend son époux ! Mais nous devons nous demander en toute sincérité : sommes-nous vraiment des témoins lumineux et crédibles de cette attente, de cette espérance ? Nos communautés vivent-elles encore dans le signe de la présence du Seigneur Jésus et dans l’attente chaleureuse de sa venue, ou bien semblent-elles lasses, engourdies sous le poids de la fatigue et de la résignation ? Courons-nous aussi le risque d’épuiser l’huile de notre foi et celle de la joie ? Soyons vigilants !

François, Pape.

15 Oct 2014.